AccueilEntre attraction et rejet : deux siècles de contacts franco-suisses (XVIIIe-XIXe siècles)

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Publié le mardi 20 octobre 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Cette journée d'étude à l'Université du Maine rassemblera une dizaine de grands spécialistes de cinq universités françaises et suisses pour analyser et mieux faire comprendre les relations franco-suisses du XVIIIe au XIXe siècle. Littéraires, historiens du politique, de la culture et du voyage vont nourrir cette journée et offrir des échanges prometteurs. Cette journée donnera lieu à une publication dans les meilleurs délais pour permettre une large diffusion des résultats. Marie-Jeanne Heger (3LAM-Université du Maine) et Guillaume Poisson (CERHIO-Université du Maine et section histoire Université de Lausanne).

Annonce

Limitrophe de la France, la Suisse reste un pays mal connu de ses voisins, comme l’ont encore montré tout récemment, au printemps 2009, les rencontres du Centre culturel européen de Nantes. La France s’obstine en effet à ignorer largement cet espace au coeur de l’Europe, avec lequel elle entretient pourtant des liens politiques, économiques et culturels étroits depuis 1521.

Par son histoire, son système politique, sa neutralité et ses multiples particularismes, la Suisse déconcerte plus d’un observateur étranger.

Néanmoins, la France et la Suisse s’observent, s’affrontent, pratiquent des échanges et négocient ensemble. De l’image du voisin inquiétant et encombrant à la fascination et à l’admiration de l’Autre, cette journée d’étude se propose de regarder sous différents angles le couple France-Suisse, au sein duquel l’attraction et la répulsion alternent, se superposent et parfois s’opposent.

Le cadre chronologique retenu englobe le XVIIIe et le XIXe siècles. Si cette période est marquée par une forte domination française – tant politique que culturelle – il faut également noter une plus grande présence de la Suisse dans l’Europe d’alors, constat qui vaut plus particulièrement pour sa relation à la France. La découverte des Alpes, comme nouvelle Arcadie qui rassure face aux changements de la modernité naissante ; l’esprit de Coppet rassemblant des intellectuels français, suisses ou bien encore allemands autour de Mme de Staël pour constituer l’opposition à Bonaparte ; l’affirmation d’une littérature romande face au « roman industriel français » ; l’installation d’une ambassade permanente et d’un vaste réseau consulaire suisse en France…, ces divers phénomènes montrent bien l’intérêt de la rencontre que nous proposons.

Organisation scientifique

  • Marie-Jeanne Heger-Étienvre, professeur émérite de littérature et civilisation germaniques, Université du Maine
  • Guillaume Poisson, assistant en Histoire moderne, doctorant, Universités du Maine et de Lausanne

9h30 Accueil

10h  Ouverture par Daniel Luzzati, Vice-Président du Conseil des Etudes et de la Vie Universitaire, Université du Maine

Message de Katharina Pompilio-Herold, Attachée culturelle de l’Ambassade de Suisse à Paris

Présidence : Marie-Hélène Quéval, Université du Maine

10h15 Danièle Tosato-Rigo, Université de Lausanne,
L’affermissement d’une constitution républicaine en Suisse et la référence française : attraction, rejet, malentendus.

10h45 Etienne Hofmann, Université de Lausanne et Guillaume Poisson, Université de Lausanne – Université du Maine,
« Note sur les relations de la France et de la Suisse » du 24 février 1821. Réflexions à partir d’un document inédit.

11h15 Gérard Gengembre, Université de Caen,
Un regard contre-révolutionnaire sur l’étrangeté helvétique : la Suisse  dans la doctrine de Louis de Bonald.

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Présidence : Danièle Tosato-Rigo, Université de Lausanne

14h  Jean-Daniel Candaux, Bibliothèque de Genève,
L’image de la Suisse construite et propagée par les voyageurs français entre Encyclopédie et Révolution.

14h30 Ariane Devanthéry, Université de Lausanne,
Un regard sur la Suisse des débuts du tourisme : les guides Joanne au XIXe siècle.

15h  Delphine Marinot, Université du Maine,
Alexandre Dumas aux chutes du Rhin en 1832 : entre fascination et théâtralisation.

15h30 Pause

Présidence : Jean-Marie Constant, Université du Maine

16h Marie-Jeanne Heger-Étienvre, Université du Maine,
« Cette étrange nation... ». Impressions parisiennes du philosophe bâlois Isaak Iselin en 1752.

16h30 François Rosset, Université de Lausanne,
Une attirance équivoque : la Suisse romande et Paris.

17h  Gérard Gengembre, Université de Caen, Conclusion.

Informations pratiques

Lieu : 

Salle Pierre Belon, rez-de-chaussée de la Bibliothèque universitaire,
Université du Maine, avenue Olivier Messiaen, 72085 Le Mans

Accès : 

Tram 1, arrêt « Campus-Ribay »
Autoroute A11 et A81

Contact :

Lieux

  • Université du Maine, Bibliothèque universitaire, Salle Pierre Belon, Avenue Olivier Messiaen
    Le Mans, France

Dates

  • vendredi 23 octobre 2009

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Suisse, France, Bâle, Paris, Rhin, Suisse romande, voyage, diplomatie, littérature, tourisme, politique, attraction, rejet, contact

Contacts

  • Marie-Jeanne Heger
    courriel : mj [dot] heger-etienvre [at] orange [dot] fr
  • Guillaume Poisson
    courriel : guillaume [dot] poisson [at] unil [dot] ch

Source de l'information

  • Guillaume Poisson
    courriel : guillaume [dot] poisson [at] unil [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Entre attraction et rejet : deux siècles de contacts franco-suisses (XVIIIe-XIXe siècles) », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 20 octobre 2009, http://calenda.org/199199