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Paysages

Landscapes

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Publié le jeudi 15 octobre 2009 par Marie Pellen

Résumé

Le terme « paysage » fait l’objet de nombreux débats conceptuels. En effet, la perception du temps et de l’espace varie précisément selon les époques et les lieux, chacun se représentant et inventant un paysage nouveau (Westphal, La Géocritique, 2007). L’enjeu est de dépasser le clivage entre acteur et spectateur du paysage, pays et paysan, paysage et environnement et d’éviter d’abstraire le lien entre les paysages et leur territoire. Les paysages concernent autant le spectateur et son point de vue subjectif et parfois esthétique, que l’expérience concrète du promeneur.

Annonce

SOCIETE FRANCAISE D’ETUDES IRLANDAISES

12-13 MARS 2010

UNIVERSITE DE NANTES

 APPEL A COMMUNICATIONS

           Le terme « paysage » fait l’objet de nombreux débats conceptuels. En effet, la perception du temps et de l’espace varie précisément selon les époques et les lieux, chacun se représentant et inventant un paysage nouveau (Westphal, La Géocritique, 2007). L’enjeu est de dépasser le clivage entre acteur et spectateur du paysage, pays et paysan, paysage et environnement et d’éviter d’abstraire le lien entre les paysages et leur territoire. Les paysages concernent autant le spectateur et son point de vue subjectif et parfois esthétique, que l’expérience concrète du promeneur.

 Le thème de ce Congrès « paysages/landscapes » veut souligner la diversité des paysages et établir un lien avec la multiplicité des personnages pouvant traverser le pays – touriste, promeneur, explorateur, agriculteur, artiste, géomètre, promoteur, acteur politique- et donc la multiplicité des sujets engagés dans la construction d’un paysage.

La géographie, la géologie, le climat de l’Irlande, mais aussi l’histoire irlandaise ont nourri un rapport à la terre et au pays souvent pétri de dur labeur et d’arrachement, d’exil et d’expropriation. En retour, ces réalités ont aussi contribué à la construction d’un paysage archétypique et nostalgique de la verte Erin, de la chaumière et des tourbières. Quels rapports l’Irlande entretient-elle avec son paysage ? Des « ringforts » aux cloîtres des moines, puis les « demesnes » du XVIIIème siècle : quel paysage irlandais ces enclos et jardins construisent-ils et quelle est la part du modèle anglais mais aussi la part de l’Europe dans cette construction? En outre, quel lien nouer entre la réflexion sur le paysage et la réflexion sur la frontière, en particulier celle entre Irlande du Nord et du Sud?

 Au cours de ces dernières années, le développement économique sans précédent, principalement dans l’industrie et les services, ainsi que le recul de l’agriculture ont entraîné des changements dans l’aménagement du territoire. Cette évolution récente a conduit le Heritage Council à lancer en 2006 un audit du paysage : « Landscape Character Assessment » suivi du lancement d’un programme de conservation  du paysage : « Landscape Policy Development and Establishment of a National Landscape Program ». Dans le même esprit, le Heritage Council a lancé ces dernières années des programmes de conservation des villes irlandaises fortifiées avec l’instauration d’un « Irish Walled Towns Day». Depuis 2003, le Department of Environment, Heritage and Local Government a entamé un inventaire de tous les jardins historiques et parcs paysagers en Irlande : « National Inventory of Architectural Heritage ». Tout en induisant des transformations dans l’aménagement du territoire, la croissance économique a transformé le paysage irlandais, la manière de l’arpenter mais aussi de le voir. Simple effet de mode ou réel changement? La crise que connaît l’Irlande depuis fin 2008 va-t-elle remettre en cause cet engouement pour le paysage?

Envisagé sous l’angle métaphorique et linguistique. Le « paysage » (politique, médiatique, institutionnel) permet d’embrasser et de donner corps dans le discours à un ensemble de données dont il peut être intéressant de se demander quel rapport elles entretiennent avec la terre, le pays, le territoire et à quelles représentations de l’Irlande elles font principalement appel.

 Sur le plan artistique et littéraire, le thème du Congrès offre divers sentiers d’exploration dans les œuvres irlandaises de toutes les époques, qu’il s’agisse des mythes et légendes, d’œuvres romanesques, poétiques ou théâtrales, de mise en scène de la nature, de l’idée de pastorale ou de pittoresque (Faber Book of Landscape Poetry, Kenneth Baker ed.).On pourra aussi s’interroger sur les liens entre peinture et paysage. En outre, la littérature contemporaine fait une large place au paysage urbain qu’il sera sans doute intéressant d’évaluer. Les représentations de l’espace et du temps dans la littérature contemporaine offrent des lignes de bifurcation et dessinent un paysage littéraire irlandais que différentes approches critiques permettent d’explorer. Les lectures éco-critiques et géo-poétiques sont bienvenues.

 Il est envisagé de rassembler les interventions en fonction des lignes problématiques suggérées par les propositions de communications, plutôt qu’en fonction des lignes de partage traditionnelles entre littérature, civilisation et linguistique.  Les communications devront être de préférence en anglais en vue d’une publication.

PROPOSITIONS DE COMMUNICATION :

 Merci de soumettre vos propositions de communication avant le 15 décembre 2009   à :

marie.mianowski@univ-nantes.fr

 Les formulaires d’inscription au Congrès 2010 seront en ligne sur le site de la SOFEIR, sur celui de l’Université de Nantes et sur celui du CRINI (Centre de Recherche sur les Identités Nationales et l’Interculturalité).

Dates

  • mardi 15 décembre 2009

Mots-clés

  • paysages, Irlande

Contacts

  • Marie Mianowski
    courriel : marie [dot] mianoswski [at] univ-nantes [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Emmanuelle Depaix
    courriel : emmanuelle [dot] depaix [at] univ-nantes [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Paysages », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 15 octobre 2009, http://calenda.org/199220