AccueilLes petits territoires insulaires face aux changements climatiques : vulnérabilité, adaptation et développement

*  *  *

Publié le mardi 20 octobre 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Dans la communauté scientifique internationale, il est généralement admis que les petites îles, qu’elles soient localisées sous les tropiques ou sous de plus hautes latitudes, possèdent des caractéristiques qui les rendent particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques. [VertigO] lance un appel à la soumission de texte pour le dossier de son volume 10 numéro 2 qui se voudra un dossier multidisciplinaire abordant les différentes dimensions de la thématique des changements climatiques dans le contexte particulier des petits territoires insulaires et dans une perspective de développement durable.

Annonce

Coordination du numéro

Christian Bouchard (Université Laurentienne, Canada), Rolph Payet (University of Seychelles), Steve Plante (Université du Québec à Rimouski, Canada), Louis Marrou (Université de La Rochelle, France) et Éric Duchemin (Université du Québec à Montréal, Canada).

Descriptif

Dans la communauté scientifique internationale, il est généralement admis que les petites îles, qu’elles soient localisées sous les tropiques ou sous de plus hautes latitudes, possèdent des caractéristiques qui les rendent particulièrement vulnérables aux effets des changements climatiques, à l’élévation du niveau de la mer et aux événements météorologiques extrêmes (degré de confiance très élevé, IPCC, 2007) i. Entre autres, on s’attend à ce que les différentes manifestations des changements climatiques aient des impacts sur les infrastructures, les établissements humains et les ressources des zones côtières, sur la biodiversité tant marine que terrestre ainsi que sur les ressources en eau dans de nombreuses îles. On s’attend également à ce que les changements climatiques aient des effets significatifs sur l’agriculture et sur le tourisme, deux piliers des économies insulaires, alors que les préoccupations sont de plus en plus grandes en ce qui concerne la possibilité d’un impact sur la santé humaine.

Ce discours général étant d’abord lié à la situation qui prévaut dans les petits États insulaires en développement (PÉID), force est de constater que les effets des changements climatiques se feront ressentir dans tous les petits territoires insulaires ii, PÉID ou non. Ces petits territoires insulaires peuvent se trouver sous toutes les latitudes (tropicales et subtropicales, tempérées, arctiques et subarctiques), être maritimes, fluviales ou lacustres, et être plus ou moins éloignés des rives continentales, fluviales ou lacustres. Cela ouvre la voie à considérer des îles et des archipels fort différents afin de documenter et confronter leurs situations et expériences respectives, ce qui représente l’objectif général de ce numéro thématique sur « les petits territoires insulaires face aux changements climatiques ». Cela permet également de se questionner sur la spécificité ou non des petits espaces insulaires face aux changements climatiques, ainsi que, dans ce contexte particulier, sur l’importance des littoraux et, dans le cas des îles en position maritime, sur les relations entre île et mer. 

Plus spécifiquement, notre but est de publier un dossier multidisciplinaire abordant les différentes dimensions de la thématique des changements climatiques dans le contexte particulier des petits territoires insulaires et dans une perspective de développement durable. Ainsi, les textes soumis pour publication dans le dossier doivent traiter de problèmes/sujets relevant d’une des dimensions suivantes :

  1. les données, signes et perceptions des changements climatiques, notamment à l’échelle locale,
  2. les risques, vulnérabilités et impacts envisagés (sociaux, économiques ou environnementaux),
  3. les questions de gouvernance et de gestion, la contribution des ONG et l’action citoyenne,
  4. les mesures/actions de prévention, les stratégies d’adaptation et la résilience des sociétés et des territoires insulaires,
  5. les réflexions et prospections quant aux changements climatiques et à leurs implications en termes de développement, et
  6. les enjeux géopolitiques aux échelles régionale et internationale, incluant les revendications des insulaires et la défense de leurs intérêts ainsi que les problèmes de réfugiés climatiques insulaires.

Les textes soumis doivent être innovateurs et apporter une contribution au corpus scientifique existant. Puisque les changements climatiques et le développement durable représentent des objets d’étude ayant une forte interdisciplinarité, les textes peuvent autant provenir des sciences naturelles, des sciences sociales et humaines, des sciences de la santé, des sciences de l’environnement, etc.

Pour soumettre un texte, prière de consulter les politiques de publication de la revue disponibles à l’adresse suivante : http://vertigo.revues.org  

Lors de la soumission, les auteurs doivent fournir leur nom et les coordonnées de trois réviseurs potentiels pour leur article. La revue se réserve le droit de choisir ou non les réviseurs proposés.

Échéancier

  1. 15 décembre 2009 : date limite pour l’envoi d’une proposition contenant un titre et un résumé d’un maximum de 500 mots ;
  2. 1er avril 2010 : date limite pour l’envoi d’un texte complet respectant les conditions éditoriales précisées sur le site de la revue à l’adresse suivante : http://vertigo.revues.org ;
  3. Évaluation du texte par un comité de lecture - réponse définitive de la revue en juin 2010 avec grille d'évaluation des évaluateurs ;
  4. Août 2010 : réception des textes révisés ;
  5. Septembre 2010 : mise en ligne du numéro.

Sauf pour les dates du 15 décembre et du 1er avril, l’échéancier est fourni à titre indicatif.

Les propositions (résumés et textes complets) sont soumises par courrier électronique à l’adresse suivante : vertigoweb@sympatico.ca

Vous pouvez aussi nous faire parvenir en tout temps des propositions de textes pour les différentes sections de la revue. La revue accepte la soumission de textes scientifiques en tout temps.

i  “Small islands, whether located in the tropics or higher latitudes, have characteristics which make them especially vulnerable to the effects of climate change, sea-level rise, and extreme events (very high confidence)” (Climate Change 2007: Impacts, Adaptation and Vulnerability, Contribution of Working Group II to the Fourth Assessment Report of the IPCC, Chapter 16, page 689).

ii Par petits territoires insulaires nous entendons toutes les îles dont la superficie n’excède pas celle de la Grande-Terre de Nouvelle-Calédonie (16 750 km2), tous les archipels dont la superficie de l’île principale n’excède pas celle de la Grande-Terre de Nouvelle-Calédonie et la superficie terrestre totale n’excède pas 20 000 km2 (mais incluant à titre exceptionnel les îles Salomon dont la superficie totale est de 29 000 km2), ainsi que les deux petits États insulaires en développement n’occupant qu’une partie d’une île mais dont la superficie n’excède pas 20 000 km2 (soit le Brunei et le Timor-Leste).

Dates

  • mardi 15 décembre 2009

Mots-clés

  • États insulaires, changements climatiques, adaptation, vulnérabilité, résilience, gouvernance, intervention, action locale

Contacts

  • Eric Duchemin
    courriel : eric [dot] duchemin [at] editionsvertigo [dot] org

Source de l'information

  • Eric Duchemin
    courriel : eric [dot] duchemin [at] editionsvertigo [dot] org

Pour citer cette annonce

« Les petits territoires insulaires face aux changements climatiques : vulnérabilité, adaptation et développement », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 20 octobre 2009, http://calenda.org/199226