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Publié le mardi 27 octobre 2009 par Marie Pellen

Résumé

Le nazisme et le génocide des Juifs ont acquis aujourd’hui une fonction paradigmatique dans notre évaluation de la modernité. Dans le même temps, les recherches des dernières décennies sur ces deux phénomènes ont réactivé et réactualisé les études sur la Grande Guerre. Certains historiens voient ainsi dans la guerre de 1914-1918 la matrice du XXe siècle. La Révolution française a également été pensée et interprétée dans des termes analogues. Considérés ainsi, ces événements sont généralement associés à la notion de rupture de civilisation, voire de régression du processus même de la civilisation occidentale. Cette façon de penser l’histoire pose également la question du statut et de la validité d’approches reposant notamment sur les concepts d’origine (par exemple du type : « aux origines de… ») ou de fondements comme dispositif de compréhension du contemporain.

Annonce

Le nazisme et le génocide des Juifs ont acquis aujourd’hui une fonction paradigmatique dans notre évaluation de la modernité. Dans le même temps, les recherches des dernières décennies sur ces deux phénomènes ont réactivé et réactualisé les études sur la Grande Guerre. Certains historiens voient ainsi dans la guerre de 1914-1918 la matrice du XXe siècle. La Révolution française a également été pensée et interprétée dans des termes analogues. Considérés ainsi, ces événements sont généralement associés à la notion de rupture de civilisation, voire de régression du processus même de la civilisation occidentale. Cette façon de penser l’histoire pose également la question du statut et de la validité d’approches reposant notamment sur les concepts d’origine (par exemple du type : « aux origines de… ») ou de fondements comme dispositif de compréhension du contemporain.

En portant principalement notre attention sur les événements les plus violents et décisifs du XXe siècle – sans négliger pour autant ceux qui ont marqué les siècles précédents –, il s’agit de s’interroger sur les conditions faisant qu’un événement acquiert une fonction déterminante (en tant que paradigme, matrice, origine, modèle, schème…) dans sa culture d’accueil – qui est généralement la culture de la société ou de la communauté dans laquelle a eu lieu l’événement et qui l’a, à des degrés divers, subi. 

Cela engage à définir tous les concepts et les savoirs (discours, disciplines, champs) en jeu et à porter notre attention autant sur les événements en tant que tels (leurs conditions de possibilité, l’historicité dans laquelle ils s’inscrivent) que sur la reconnaissance de leur ampleur et les procédures d’institution de leur signification et de construction de leur(s) sens.

Pour engager cette réflexion, nous inviterons des intervenants en philosophie, science du langage (rhétorique, linguistique), histoire et sociologie. Cette approche invite à un double niveau d’analyse. D’une part, interroger le rapport entre les événements et les différents discours qui ont été élaboré sur eux. D’autre part, étudier de façon critique les rapports de ces différents discours entre eux sur les plans méthodologique, logique et conceptuel. Parallèlement à cette approche épistémologique, on cherchera à interpréter les tensions et les oppositions entre ces différents discours et leurs acteurs, leurs influences, leurs oppositions.

10 MARS - 21 AVRIL - 19 MAI 2010

De 12h à 14h

Organisé par

  • Emmanuelle Danblon (Groupe de recherche en argumentation linguistique - GRAL - ULB)
  • Philippe Mesnard (Collège International de Philosophie - Paris)
  • Yannis Thanassekos (Fondation Auschwitz)

Université Libre de Bruxelles - Bâtiment A - Salle Ay.2.117

PROGRAMME

La thématique sera déclinée

Sous l’angle de la philosophie politique

Le mercredi 10 mars 2010 de 12h à 14h 

Intervenants

  • Myriam Revault d’Allonnes (Professeur des Universités-Paris)
  • Jean-Marc Ferry (Professeur à l’Université Libre de Bruxelles)

Modérateur

  • Philippe Mesnard (Collège International de Philosophie-Paris)

Sous l’angle historiographique

Le mercredi 21 avril 2010 de 12h à 14h

Intervenants

  • Laurence Van Ypersele (Professeur à l’Université Catholique de Louvain)
  • Frédéric Rousseau (Professeur à l’Université de Montpellier)

Modérateur

  • Yannis Thanassekos (Fondation Auschwitz)

Sous l’angle de la rhétorique

Le mercredi 19 mai 2010 de 12h à 14h

Intervenants

  • Ekkehard Eggs (Professeur à l’Université de Hanovre)
  • Alain Rabatel (Professeur à l’Université de Lyon)

Modérateur

  • Emmanuelle Danblon (Groupe de recherche en argumentation linguistique-GRAL-ULB)

Lieux

  • ULB - Avenue Franklin D. Roosevelt, 50 / Salle AY.2.117
    Bruxelles, Belgique

Dates

  • mercredi 10 mars 2010
  • mercredi 21 avril 2010
  • mercredi 19 mai 2010

Mots-clés

  • Histoire, exemplarité, génocides, discours, violence, représentations

Contacts

  • Emmanuelle DANBLON
    courriel : edanblon [at] ulb [dot] ac [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Emmanuelle DANBLON
    courriel : edanblon [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Violences, histoire, exemplarité », Séminaire, Calenda, Publié le mardi 27 octobre 2009, http://calenda.org/199316