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Publié le vendredi 06 novembre 2009 par Karim Hammou

Résumé

Le cycle de conférences publiques À l’école des sciences sociales, une initiative de l’EHESS (École des hautes études en sciences sociales) à Marseille et du département Société de l’Alcazar, aborde la troisième saison de ces rendez-vous mensuels de la recherche « en train de se faire », autour de sujet dits de société. La présence de chercheurs offerte par le cadre de ces conférences rend possible un véritable échange avec le public, lui permettant de s’informer et de débattre de questions de société avec des spécialistes des sciences humaines et sociales. Et aux chercheurs marseillais d’être à l’écoute des préoccupations du public et du retour qu’il peut leur adresser sur les questions sociales. Un tel espace de liberté crée une occasion de dépasser ce que Spinoza affirme dans Éthique : « Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés ». Ce cycle de conférences donne ainsi toute sa dimension citoyenne à la production de la connaissance, condition essentielle pour un savoir partagé et réellement démocratique.

Annonce

Le cycle de conférences publiques À l’école des sciences sociales, une initiative de l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) à Marseille et du département Société de l’Alcazar, aborde la troisième saison de ces rendez-vous mensuels de la recherche « en train de se faire », autour de sujet dits de société.

La présence de chercheurs offerte par le cadre de ces conférences rend possible un véritable échange avec le public, lui permettant de s’informer et de débattre de questions de société avec des spécialistes des sciences humaines et sociales. Et aux chercheurs marseillais d’être à l’écoute des préoccupations du public et du retour qu’il peut leur adresser sur les questions sociales. Un tel espace de liberté crée une occasion de dépasser ce que Spinoza affirme dans Éthique : « Les hommes se croient libres pour cette seule cause qu’ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par où ils sont déterminés ». Ce cycle de conférences donne ainsi toute sa dimension citoyenne à la production de la connaissance, condition essentielle pour un savoir partagé et réellement démocratique.

Conférences organisées par des laboratoires de recherche du pôle marseillais de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et le département Société de l’Alcazar. Ce cycle est réalisé en partenariat avec le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et
Marseille l’Hebdo.

Les laboratoires de l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) impliqués dans le cycle A l’école des sciences sociales sont implantés à la Vieille-Charité, à Marseille : le SHADYC (Sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles), le GREQAM
(Groupement de recherche en économie quantitative d’Aix-Marseille) et l’IDEP (Institut d’économie publique), un Groupement d’intérêt scientifique créé par le Greqam.

Hommes et primates en perspective : les origines de l’homme en question

Mercredi 21 octobre 2009 – 18h > salle de conférences

  • Fréderic Joulian, anthropologue, maître de conférences, EHESS.

Si les recherches préhistoriennes et anthropologiques sur les origines de l’homme interrogent de façon continue les chercheurs et le public elles relèvent parfois plus du mythe que de la réalité scientifique. Cette conférence explorera cette contradiction majeure et la façon dont nous en sommes sortis depuis une vingtaine d’années en travaillant sur les comportements complexes des primates en milieu naturel et en explorant de nouveaux modèles d’évolution et de relation entre primates, préhommes et hommes actuels.

La communication est-elle vide ou lourde de sens ?

Mercredi 4 novembre 2009 – 18h > salle de conférences

  • André Lapied, économiste, professeur à l'Université Paul Cézanne, directeur du Département de philosophie économique du Greqam.
  • Sacha Bourgeois-Gironde, philosophe, maître de conférences à l'Ecole Normale Supérieure des lettres et sciences humaines de Lyon et Institut Jean Nicod.

La communication est vide de sens car elle ne dit pas ce qui est - en escamotant l’essentiel de la réalité au bénéfice des émotions qu’elle veut provoquer et en niant les faits pouvant la contredire - et qu’elle évacue le sens en posant que tous les points de vue se valent. Mais elle est aussi lourde de sens car elle dit ce qui n’est pas. Elle cherche à faire voir le réel dans une construction purement médiatique : le rêve comme remède contre la vraie vie. Ce dernier n’est pourtant rien d’autre qu’une automutilation de l’instinct de vie, un asservissement.

 De Kyoto à Copenhague
Quelles négociations internationales sur le changement climatique?

Mardi 8 décembre 2009 – 18h > salle de conférences

  • Sylvie Thoron, économiste, maître de conférences à l’Université de Toulon.

Depuis la convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, adoptée lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992 en passant par le protocole de Kyoto, où en est-on à la veille du sommet de Copenhague, en 2009 ? Que s’est-il passé au cours de ces dix-sept ans en matière de négociations internationales ? La théorie des jeux utilisée par la science économique permet de mieux percevoir les points de vue différents et les stratégies sous-jacentes aux négociations mais aussi de comprendre pourquoi un tel processus a été engagé. Comment l'action collective peut-elle émerger de la confrontation d'intérêts en partie convergents et en partie antagonistes?

Et si demain, les enfants ne savaient plus parler ? La précarité linguistique en question

Samedi 9 janvier 2010 – 15h > salle de conférences

  • Véronique Rey, linguiste, professeur des universités, chercheur au Shadyc et responsable du département « Langage, Ecriture et Didactique du français », à l’IUFM/Université de Provence.

Des dysfonctionnements langagiers, comme la dysphasie, repérés parmi les Troubles envahissants du développement (TED), sont des cas cliniques chez des enfants ne présentant par ailleurs aucun déficit de perception. Cela conduit à s’interroger sur l’acquisition de la langue première (ou maternelle) et les éléments qui conduisent à sa transmission. Après une présentation des situations de dysphasies, nous aurons recours à l’anthropologie pour évoquer la précarité linguistique. 

Les multiples dimensions de la pauvreté et des inégalités

Mardi 2 février 2010 – 18h > salle de conférences

  • Nicolas Gravel, économiste, professeur à l’Université de la Méditerranée.

Les inégalités ont-elles augmenté en France ces dernières années ? La pauvreté est-elle plus élevée aux Etats-Unis qu’en France ? Des réponses à ce type de questions sont apportées presque tous les jours, notamment dans les grands médias. Il demeure que ces questions sont difficiles, car les notions d'"augmentation des inégalités" ou de "pauvreté" sont loin d’être évidentes. Une difficulté particulière est soulevée par le fait que les inégalités et la pauvreté ne se limitent pas au seul revenu usuellement considéré. La conférence présentera les principales méthodes utilisées par les économistes pour apprécier les inégalités et la pauvreté et mettra en exergue les principes éthiques et philosophiques qui les justifient. Elle illustrera également l'emploi de ces méthodes pour l'évaluation des inégalités en France et pour quelques comparaisons internationales.

Les effets négatifs de l'aide humanitaire et de l'aide au développement

Samedi 27 mars 2010 – 15h > salle de conférences

  • Jean-Pierre Olivier de Sardan, anthropologue, chercheur au LASDEL, directeur d’études à l'EHESS et directeur de recherche émérite au CNRS.

L'aide humanitaire et l'aide au développement sont évidemment associés à des préoccupations altruistes et généreuses, au Nord, et à des besoins réels, au Sud. Mais leur impact sur les sociétés qui en sont bénéficiaires est loin d’être simple et elles induisent un certain nombre d’effets pervers ou négatifs que la socio-anthropologie du développement a mis en évidence. Divers exemples en seront examinés en Afrique : phénomènes de dépendance, créations de rentes, accroissement de la corruption, délégitimation des administrations locales, stratégies opportunistes de contournement et de détournement, multiplications des malentendus, frustrations et incompréhensions entre donataires et récipiendaires, relations clientélistes, développement du double langage et des écarts entre discours et réalités. Les diverses formes d’aide ne sont donc pas seulement des solutions, mais aussi des problèmes. Leurs réformes sont nécessaires, mais elles impliquent d’accepter les diagnostics de la recherche empirique, qui écornent bien souvent les diverses idéologies humanitaires ou développementistes.

Lutte contre la pauvreté : assistance ou assistanat ?

Mardi 20 avril 2010 – 18h > salle de conférences

  • Alain Leroux, économiste, professeur à l’Université Paul Cézanne.

Il a fallu attendre 2007 pour que la lutte contre la pauvreté s’inscrive clairement dans une annonce programmatique : faire baisser d’un tiers le taux de pauvreté au cours du présent quinquennat. C’est là sans conteste un point positif dont il faut reconnaître tout le mérite à nos gouvernants. Mais comment, dans le même temps, ne pas s’alarmer de l’angle d’attaque retenu qui consiste à considérer la pauvreté comme un effet collatéral de l’inactivité au lieu d’y voir une souffrance humaine et une urgence politique appelant une action spécifique ?

Gandhi ou les enjeux contemporains d’une icône indienne

Mercredi 19 mai 2010 – 18h > salle de conférences

  • Arundhati Virmani, historienne, EHESS.

En 2007, les Nations Unies reconnaissent le jour de la naissance de Gandhi comme journée mondiale de la non-violence. Soixante ans après sa mort, celui que les Indiens considèrent comme le père de la patrie a non seulement conservé mais renforcé un rayonnement international qu’il avait déjà de son vivant. Désormais associé à de grandes figures militantes comme Martin Luther King ou Nelson Mandela, il incarne une philosophie de l’action publique que revendiquent des individus et des groupes les plus divers, des plus contestataires aux plus établis. Une telle approche de l’actualité de Gandhi se fie toutefois trop aux apparences, comme si l’héritage du Mahatma pouvait se limiter à une formulation consensuelle. En fait, de nouveaux enjeux se dessinent dont le plus important est peut-être la volonté de l’Inde et des Indiens de se faire reconnaître comme une des grandes puissances du monde aujourd’hui.

Contact :

Yves Doazan, doazan@univmed.fr ,tél. 04 91 14 07 31

Lieux

  • Bibliothèque de l'Alcazar - 58 Cours belsunce
    Marseille, France

Dates

  • mercredi 19 mai 2010
  • mercredi 21 octobre 2009
  • mercredi 04 novembre 2009
  • mardi 08 décembre 2009
  • samedi 09 janvier 2010
  • mardi 02 février 2010
  • samedi 27 mars 2010
  • mardi 20 avril 2010

Mots-clés

  • communication, pauvreté, inégalités, précarité, aide humanitaire, aide au développement, changement climatique, Gandi, primate

Contacts

  • Yves Doazan
    courriel : yves [dot] doazan [at] univ-amu [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Yves Doazan
    courriel : yves [dot] doazan [at] univ-amu [dot] fr

Pour citer cette annonce

« À l'école des sciences sociales », Cycle de conférences, Calenda, Publié le vendredi 06 novembre 2009, http://calenda.org/199416