AccueilLes conférences de l'Institut d'études avancées de Nantes

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Publié le mardi 10 novembre 2009 par Karim Hammou

Résumé

Conférences présentées à l'Institut d'études avancées de Nantes, 5 allée Jacques Berque, amphithéâtre Simone Weil. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Annonce

Mardi 10 novembre de 18 h à 20 h

« Du bon usage de la crise »

par Susan George 

"Making good use of the crisis",  Lecture by Susan George

Politologue, Susan George est présidente d’honneur de l’association ATTAC-France et présidente du conseil d’administration du Transnational Institute (Amsterdam), institut de recherche décentralisé dont les membres se consacrent à l’étude des rapports entre pays du Nord et du Sud. À la pointe des combats internationaux, elle a contribué à mener la campagne contre l’Accord Multilatéral sur l’Investissement (l’AMI) et pour le contrôle citoyen de l’Organisation mondiale du commerce. Susan George est l’auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels "Un autre monde est possible si… "(Fayard, 2004), "Pour ou contre la mondialisation libérale" (débat avec Martin Wolf, Grasset, 2002), ou encore "Le Rapport Lugano" (Fayard, 2000).

Organisée par l’Institut d’études avancées de Nantes en collaboration avec la Maison des sciences de l’homme Ange-Guépin, cette conférence propose de réfléchir collectivement sur la crise financière actuelle : « Nous ne sommes pas affligés d’une seule crise, financière, mais de crises mondiales et multiples qui se coalisent et nous emprisonnent. Les moyens d’y échapper existent même s’ils sont politiquement difficiles à mettre en œuvre. Comment les citoyens pourraient-ils se servir de la crise pour améliorer leur sort et celui de l’humanité ? ».

Lundi 16 novembre, de 14 h à 16 h

en collaboration avec la Maison des sciences de l’homme Ange-Guépin

« Histoire des rythmes »

par Jean-Claude SCHMITT, directeur d’études à l’EHESS

Si la question des rythmes sociaux a été considérée comme centrale dès le tournant du XIXe et du XXe siècle par les fondateurs des sciences sociales, tels Emile Durkheim, Marcel Mauss ou Georg Simmel, les historiens ne lui ont pas accordé l’attention qu’elle mérite. Elle concerne pourtant - nous en faisons le constat chaque jour - tous les aspects de la vie en société, qu’il s’agisse des transports urbains, de la vie scolaire ou du tempo des réformes politiques. La conférence se concentrera sur l’étude de la société médiévale aux Ve et VIe siècles autour de trois thématiques : la représentation, propre à cette culture, des rythmes fondamentaux qui régissent la nature ; les formes de symbolisation et d’imposition des rythmes sociaux ; les changements de rythmes dans l’histoire.

Mardi 15 décembre 2009, de 18 h à 20 h

« La crise : où en sommes-nous ? »

par Paul Jorion, sociologue et anthropologue

Depuis son début en février 2007, la crise a connu de nombreuses métastases, d’abord au sein même du monde financier, ensuite au sein de l’économie. Première historique : le coût de la crise dépasse cette fois les moyens dont disposent les États. Du coup, le cancer continue de progresser : la mort du capitalisme est devenue inéluctable. Près de trois ans après le début de la crise, où en somme-nous ? 

Lundi 18 janvier, de 14 h à 16 h

en collaboration avec la Maison des sciences de l’homme Ange-Guépin

« Passions académiques »

par Françoise Waquet, historienne à l’université de Paris Sorbonne IV

Le monde universitaire est généralement étudié par les historiens sous les signes majeurs de la raison et du pouvoir. Ces approches relevant de l’histoire des idées ou de la sociologie laissent de côté les passions. Pourtant, celles-ci colorent bien des protocoles du travail scientifique et des rituels de la vie universitaire. On en prendra la mesure à partir de la relation élémentaire qu’est celle d’un maître et de son disciple, ce qui conduira à s’interroger sur l’incidence des passions dans l’économie du savoir.

Mardi 26 janvier, de 18 h à 20 h

en collaboration avec la Maison des sciences de l’homme Ange-Guépin

« Les neuf vies d’Al-Qaida »

par Jean-Pierre FILIU, historien, professeur associé à Science-Po (chaire Moyen-Orient)

Neuf vies en vingt ans, tel est l’incroyable parcours d’Al-Qaida. Il est enfin temps de reconstituer l’ensemble de son histoire, sans en esquiver les zones d’ombre. Cette histoire est celle de l’invention du jihad global et de l’émergence d’une nouvelle secte, en guerre ouverte contre les fondements de l’Islam. Bien avant le 11 septembre 2001, l’organisation de Ben Laden s’est construite dans les confins afghans, avant de tisser sa toile planétaire à partir du Soudan. Mais c’est grâce à la protection des talibans qu’elle est devenue la première, et heureusement la seule, formation terroriste à vocation mondiale.

Lieux

  • Institut d'études avancées de Nantes, amphithéâtre Simone Weil, 5 allée Jacques Berque
    Nantes, France

Dates

  • mardi 26 janvier 2010
  • mardi 10 novembre 2009
  • lundi 16 novembre 2009
  • mardi 15 décembre 2009
  • lundi 18 janvier 2010

Fichiers attachés

Mots-clés

  • crise, conférence, politologue, nantes

Contacts

  • Hugues Roger
    courriel : hugues [dot] roger [at] iea-nantes [dot] fr

Source de l'information

  • Mélanie Scellier
    courriel : melanie [dot] scellier [at] rfiea [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les conférences de l'Institut d'études avancées de Nantes », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mardi 10 novembre 2009, http://calenda.org/199441