AccueilChâteaux : naissances et métamorphoses

Châteaux : naissances et métamorphoses

Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord

*  *  *

Publié le mardi 17 novembre 2009 par Karim Hammou

Résumé

Appel à communication pour le prochain colloque des Rencontres d'archéologie et d'histoire en Périgord, 24, 25 et 26 septembre 2010 à Périgueux.

Annonce

Les châteaux : naissances et métamorphoses

Dans le cadre des Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, le thème proposé pour le colloque 2010 s’inscrit dans la continuité des sujets traités depuis plus de quinze ans et entend mettre l’accent sur les phases d’émergence et d’évolution des châteaux européens, dans une approche embrassant une très longue durée qui pourrait occasionnellement débuter dans les siècles protohistoriques pour atteindre, le cas échéant, les débuts du xxie siècle. Les aspects fondamentaux à envisager sont la [ou les] naissance[s] du château – enclos, refuge, site défensif et/ou site d’habitat – et ses transformations, dans ses aspects, ses formes et ses fonctions tout au long des siècles. On exclura toutefois du débat ce qui relève de l’abandon ou de la destruction – donc de la ruine du “château” – qui fera sans doute l’objet d’un prochain colloque.
Les deux termes retenus dans le titre doivent servir de guide, qu’ils soient pris isolément ou reliés l’un à l’autre dans une enquête montrant l’apparition – voire les naissances et/ou “renaissances” – puis les transformations du château, dans son cadre comme dans ses fonctions. “Naissance” s’applique aux origines de l’établissement (lointaines, par exemple lorsqu’il s’agit d’une aula carolingienne, ou plus récentes, comme dans le cas d’une construction moderne ou contemporaine). On analysera alors les conditions de mise en valeur des sites originaux et les étapes de leur développement, ainsi que les caractères qu’elles présentent. Cette approche pourra aussi englober les fondements légendaires ou mythiques des lignages qui ont entrepris l’édification du “château” : la lecture que l’on en fait varie, dans ce cas, selon qu’elle exprime la vision des constructeurs ou celle des observateurs extérieurs.

Pour sa part, la “métamorphose” signale d’abord un changement total de forme, d’aspect de telle sorte que l’objet concerné n’en soit plus reconnaissable ; c’est ainsi que s’interprète l’emploi du terme apparaissant dans le titre français du poème d’Ovide (1488). La métamorphose recouvre donc un bouleversement de grande ampleur, qui retient l’attention de ceux qui en sont les témoins ou celle des historiens qui, aujourd’hui, tentent de l’approcher à travers la documentation archéologique, textuelle ou iconographique. C’est en ce sens qu’Hippolyte Taine l’entendait lorsqu’il écrivait que, avec la Révolution, la France connaît « pareille à un insecte qui mue (…), une métamorphose ». S’agissant des châteaux, les transformations capitales sont d’abord architecturales et, donc, dépendent à la fois du contexte historique – “l’époque”, au sens large – et des vicissitudes des lignages qui en sont propriétaires ou dépositaires. Leur plus ou moins grande aisance économique, leur rôle – plus ou moins actif – dans la situation politique ou militaire du moment, sont la source directe de modifications sensibles de leur demeure, que celle-ci soit leur propriété depuis longtemps ou qu’elle vienne d’entrer dans le patrimoine familial : le château connaît alors une « nouvelle jeunesse »… Qu’il y ait, ou non, « changement de propriétaire », aux mutations du bâti s’ajoutent d’inévitables changements d’usages et, plus globalement, de fonctions des châteaux ; déjà sensible dans les époques anciennes – ainsi pour la Renaissance –, cela est tout spécialement notable pour la période contemporaine – voire actuelle – qui, dans le cadre d’évolutions plus rapides et plus profondes, voit une forte accélération des occasions de bouleversements décisifs.

Si a priori la démarche proposée semble convenir à l’étude d’un édifice particulier et représentatif, on ne s’interdira pas de montrer des situations s’appliquant à des ensembles cohérents d’édifices français ou étrangers. Les exemples des “donjons” de Philippe Auguste ou des “châteaux” de la Loire pourraient, ainsi, être retenus.

Les propositions de communication, accompagnées d'un résumé et d'une présentation de l'auteur doivent parvenir au plus tard le 31 décembre 2009

de préférence par courrier électronique à dominique.picco@u-bordeaux3.fr ou à l'adresse postale suivante :

Mme Dominique Picco
Université Bordeaux3, UFR d'histoire, Domaine universitaire, 33607 Pessac cedex

L’association loi 1901, Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord, présidée par Anne-Marie Cocula, professeur d’histoire moderne et ancienne présidente de l’Université Bordeaux3, soutenue par les collectivités locales (Mairie de Périgueux, Conseil général de Dordogne, Conseil régional d’Aquitaine), l’IUFM d’Aquitaine, l’Université de Bordeaux (Ausonius), organise chaque année, à Périgueux, le dernier week-end de septembre, un colloque centré sur la thématique du château du Moyen Âge à nos jours. Au commencement étaient, en 1984, à l’initiative de Charles Higounet et d’André Chastel, les Rencontres de Commarque, du nom du château médiéval dont les ruines ont été lentement exhumées de la forêt périgourdine et partiellement restaurées ou consolidées. Sous la direction d’André Debord, elles prirent en 1993 le nom de Rencontres d’archéologie et d’histoire en Périgord et reposent depuis sur le même principe : nourrir une réflexion historique dans la longue durée autour du château, en tant qu’acteur principal, associé, chaque année, à un nouveau partenaire pour former avec lui un « couple » voué au destin habituel de toutes les alliances, avec leurs rapprochements, leurs tensions et leurs déchirements. À l’origine, il ne semblait pas évident de la continuer aussi longtemps, ne serait-ce que par crainte d’épuiser le sujet...Or, la succession des colloques et le renouvellement de leurs apports montrent que la fin de l’histoire du château n’est pas d’actualité. L’essentiel de cette démarche met efficacement en jeu les apports d’une pluridisciplinarité réelle dès les premières Rencontres entre archéologie et histoire, mais qui, depuis, s’est élargie en accueillant aux côtés de la sociologie, de la géographie, de l’histoire de l’art, des spécialistes de philosophie, de littérature, de cinéma et de théâtre, sans négliger la curiosité des historiens pour des disciplines proches de la leur qu’ils abordent à leur manière. Enfin, de colloque en colloque, a grandi l’intérêt pour les études de cas, toujours exemplaires en dépit d’une singularité très prégnante quand il s’agit du château au pluriel. Il se traduit par un déplacement sur le terrain, source d’évasion et de travaux pratiques. Cette formule a été adoptée à l’occasion du colloque Château et guerre, en 1998, avec une séance et une visite du château de Castelnaud, au bord de la Dordogne, et de son musée de la guerre au Moyen Age.

Les actes du colloque sont publiés d’une année sur l’autre depuis dix ans par Ausonius Éditions.

Pour plus de renseignement sur les publications voir le blog de l'association : http://rencontreschateauxperigord.unblog.fr/.

Lieux

  • Bibliothèque municipale
    Périgueux, France

Dates

  • jeudi 31 décembre 2009

Fichiers attachés

Mots-clés

  • archéologie, histoire

Contacts

  • Picco Dominique
    courriel : dominique [dot] picco [at] u-bordeaux3 [dot] fr

Source de l'information

  • Dominique Picco
    courriel : dominique [dot] picco [at] u-bordeaux-montaigne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Châteaux : naissances et métamorphoses », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 17 novembre 2009, http://calenda.org/199546