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Santé, environnement, développement : regards croisés

Quatrièmes journées des doctorants du Laboratoire population environnement développement

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Publié le mercredi 18 novembre 2009 par Karim Hammou

Résumé

Les quatrièmes journées des doctorants du LPED sont, cette année, consacrées au tryptique développement, environnement et santé dans une perspective pluridisciplinaire. Ces journées sont l’occasion pour les doctorants issus de des sciences sociales ou des sciences de la nature et de la vie de présenter leurs travaux et d’en débattre avec des chercheurs confirmés qui seront animateurs de débats, intervenants, rapporteurs ou présents dans l’auditoire.

Annonce

Le Laboratoire Population - Environnement - Développement (UMR 151, IRD - Université de Provence) organise chaque année des journées scientifiques dont les doctorants venus de différentes unités de recherche, disciplines et régions du monde sont les principaux acteurs. Cette année, les journées des doctorants sont consacrées au triptyque développement, environnement et santé abordé dans un cadre de réflexion pluridisciplinaire au regard de sa complexité. Ces journées sont l’occasion pour les doctorants issus de des sciences sociales ou des sciences de la nature et de la vie de présenter leurs travaux et d’en débattre avec des chercheurs confirmés qui seront animateurs de débats, intervenants, rapporteurs ou présents dans l’auditoire et les comités d’organisation et scientifique. Dans les pays du Sud et du Nord, la question sanitaire se trouve au carrefour des notions, entendues au sens large, de développement et d’environnement. Ainsi, au confluent d’une volonté de croissance économique et de revendications de masse à l’accessibilité d’un système de soin de qualité, l’état de santé d’une population peut être facteur ou résultat du développement économique d’un pays. Cette relation peut prendre des formes diverses selon le contexte, l’époque, le pays. De même, les modifications de l’environnement peuvent agir sur l’état de santé d’une population et sur le développement d’un pays, le raisonnement inverse étant également possible. Face à ces la complexité grandissante des interrelations entre les différentes dimensions du développement, la présentation de travaux de thèse en cours ou achevés constitue un moyen efficace pour apporter un éclairage de ce que les sciences diront demain des rapports entre natures et sociétés et à l’aide des outils méthodologiques et théoriques qu’elles mobiliseront. Les doctorants sont invités à s’exprimer autour de trois grands axes de réflexion. Cependant, ces orientations n’excluent pas la proposition de communications originales susceptibles d’apporter un éclairage pertinent sur la thématique générale de ces journées.  

Axe 1 : Transformations des milieux, santé des populations

Les thèmes traditionnels de l’hygiénisme d’assainissement des milieux (eaux, air, sols), de lutte contre les épidémies et maladies vectorielles ou transmissibles sont éclairés d’un jour nouveau par les phénomènes climatiques liés au réchauffement de l’atmosphère. Paludisme, maladie de Lyme, dengue et autres infections vectorielles trouvent avec la hausse des températures, des précipitations, la mondialisation et les interactions entre hommes et animaux des conditions favorables à leur développement et à leur extension géographique. A ce sujet, la frontière établie entre pays dits « développés » et pays dit « en voie de développement » mérite d’être remise en cause d’un point de vue sanitaire. En effet, les maladies chroniques (cancers, troubles de la reproduction, allergies, asthme) liées en partie à la pollution se retrouvent dans les lieux industrialisés ou urbanisés tant au nord qu’au sud de l’hémisphère ainsi que dans les zones rurales où les transformations des formes de production agricoles ont pu provoquer une transformation dans les registres de pathologies.

Quelles sont les conséquences des transformations des milieux sur les populations humaines et leur santé ? Comment les analyser ? Quelles sont les conséquences des modifications dans l’urbanisation, l’aménagement du territoire et des formes d’habitat sur la santé des populations? Comment les politiques publiques mises en place gèrent-elles à les situations d’urgence épidémique et préviennent les transformations en cours? Quels sont les moyens et les échelles de leur mise en oeuvre ? Les échelles retenues sont-elles adéquates ? 

Axe 2: Les politiques publiques face au triptyque Population, Santé et Développement

Le schéma de pensée selon lequel l’enrichissement économique d’un pays passe nécessairement par une main d’œuvre qualifiée et en bonne santé pousse certains pays à mettre en oeuvre des politiques d’amélioration de la situation sanitaire telles que la vaccination, l’amélioration de l’accès aux soins ou le développement de structures sanitaires. La pandémie mondiale de grippe A est un exemple très éloquent de l'importance que peut prendre une maladie sur les plans économique, social et politique. D'autres épidémies ont également des conséquences démographiques et sociales importantes comme le VIH/SIDA ou

le paludisme. Les politiques publiques de population ont été adoptées à des rythmes divers et avec plus ou moins de succès selon les pays. Au départ, les actions orientées vers une réduction des naissances ont puisé leur justification dans la notion d’un bien-être familial, puis ont progressivement intégré le principe des droits et de la responsabilité individuels. Fondée sur des arguments économiques (assurer le développement en termes de croissance économique), sanitaires (réduire la mortalité et la morbidité des mères et des enfants en particulier) et aujourd’hui écologiques (distribuer des contraceptifs dans les pays en développement aiderait à lutter contre le changement climatique en ralentissant la croissance démographique mondiale,), la mise en place des politiques de population s’est enclenchée sur fond de transition démographique. Reste que dans les pays du Sud, en Afrique subsaharienne notamment, l’interrelation entre les dynamiques démographiques et environnementales sont restées longtemps en marge des préoccupations des politiques chargées des questions de population.

Quel est le rôle des politiques publiques dans l’amélioration de l’état de santé des populations ? Quelles peuvent être leur portée et leurs limites ? Au-delà des aspects sanitaires,

que recouvrent les politiques publiques de santé mises en oeuvre ? Quel est la place des savoirs des populations et de leur mobilisation dans la construction de politiques publiques de

santé ? Quelles formes prennent l’appropriation ou les résistances des pratiques préconisées par les politiques nationales ou internationales par les populations ? Comment analyser les inadéquations si elles existent ?

Axe 3 : Santé, environnement et développement : recueil de données, outils évaluatifs et stratégies d’acteurs (le politique, le praticien, l’usager et l’expert)

Cet axe se veut ancré dans une approche réflexive car les relations entre facteurs de développement, facteurs environnementaux et état de santé d'une population sont de nature complexe et objets de nombreux discours scientifiques, idéologiques, sociaux et politiques. Les exemples des controverses persistantes autour du changement climatique ou des questions

de santé environnementale (pesticides, ondes électromagnétiques, bisphénol A…) posent la question du rôle de la mesure, des représentations graphiques, des outils techniques utilisés par les acteurs (associations, chercheurs, décideurs politiques,…) dans leurs discours. L’élaboration d’indicateurs de l’état de santé d’une population ou d’une politique publique n’est pas un processus neutre. Les outils d’évaluation cristallisent les différentes conceptions existantes ainsi que des intérêts sociaux en jeu parfois contradictoires. Les producteurs de données statistiques (Etats, organismes internationaux, hôpitaux, programmes de recherche,…), par leur maîtrise de l’accès aux sources et de l’échelle de recueil des données, contribuent fortement à la définition d’un « problème » et aux actions mises en oeuvre pour le résoudre.

Sur quelles techniques et représentations s’appuient les différents acteurs pour faire aboutir leurs discours ? Quels critères sont retenus pour juger de l’état de santé d’une population ? Quelles sont les valeurs de références et leur pertinence ? Quelle demande sociale est adressée aux sciences humaines et sociales, aux sciences de la nature et de la vie et quelle est leur contribution à la légitimation de discours officiels ?

Modalités de soumission

Les journées des doctorants se tiendront jeudi 25 et vendredi 26 mars 2010. Les fiches d’inscription ainsi qu’un résumé de 400 mots devront être envoyés

avant le 15 janvier 2010.

Le comité scientifique déterminera alors les communications retenues et en informera les postulants le 1 er février par courriel.

  • Soit par courrier :

LPED. Céline Guilleux. Julie Mong-Thé
Université de Provence, case 10
3, place Victor Hugo
13331 Marseille, cedex 03

  • Soit par courriel :

lped_jdd4@yahoo.fr

Lieux

  • Faculté Saint-Charles
    Marseille, France

Dates

  • vendredi 15 janvier 2010

Fichiers attachés

Mots-clés

  • santé, environnement, développement, interdisciplinarité, pluridisciplinarité

Contacts

  • Céline Guilleux
    courriel : celine [dot] guilleux [at] hotmail [dot] fr
  • Julie Mong The
    courriel : jdd4_lped [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Céline Guilleux
    courriel : celine [dot] guilleux [at] hotmail [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Santé, environnement, développement : regards croisés », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 18 novembre 2009, http://calenda.org/199567