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Crises ?

Échange et diffusion des savoirs, (2009-2010)

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Publié le mercredi 18 novembre 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

Depuis 10 ans, l'association Échange et diffusion des savoirs parie sur l'intelligence, en présentant à l'Hôtel du département des Bouches du Rhône des saisons de conférences thématiques, ouvertes au grand public, et animées par des penseurs et chercheurs délibérément choisis parmi les plus éminents dans leurs domaines respectifs. Un pari philosophique et politique réussi. Pour célébrer ce dixième anniversaire de façon prospective et pas seulement commémorative, Échange et diffusion des savoirs a choisi d'inviter dix personnalités éminentes qui ont participé à ces programmes dans le passé : François Hartog, Michel Troper, Jean-Michel Besnier, Jean-Marc Lévy-Leblond, Thierry Paquot, Serge Latouche, Olivier Mongin, Robert Castel, Marcel Detienne & Charles Malamoud.

Annonce

9 conférences de décembre 2009 à mai 2010
présentées par Échange et diffusion des savoirs

Depuis 10 ans, l'association Echange et diffusion des savoirs parie sur l'intelligence, en présentant à l'Hôtel du département des Bouches du Rhône des saisons de conférences thématiques, ouvertes au grand public, et animées par des penseurs et chercheurs délibérément choisis parmi les plus éminents dans leurs domaines respectifs. Un pari philosophique et politique réussi.

Pour célébrer ce dixième anniversaire de façon prospective et pas seulement commémorative, Echange et diffusion des savoirs a choisi d'inviter dix personnalités éminentes qui ont participé à ces programmes dans le passé :

  • François Hartog,
  • Michel Troper,  
  • Jean-Michel Besnier,
  • Jean-Marc Lévy-Leblond,
  • Thierry Paquot,
  • Serge Latouche,
  • Olivier Mongin,
  • Robert Castel,
  • Marcel Detienne &
  • Charles Malamoud

Du 10 décembre 2009  au 6 mai 2010, il s'agira pour eux de réassigner sa fonction clarificatrice à ce concept dont on a fait un nom commun avec lequel, semble-t-il souvent, on embrume la chose dont on parle plutôt que la désigner. En d'autres termes, contribuer à sortir le concept de crise d'une définition trop souvent univoque, totalitaire pour l'envisager dans sa forme plurielle, complexe : crise du temps, crise de la société, crise du politique et de l’économique, avec ses cortèges de mutations, de transformations profondes des comportements ou des organisations.

Les conférences se déroulent les jeudis à 18h45 à l’Hôtel du département des Bouches-du-Rhône (52 avenue de Saint-Just 13004 Marseille).

L'entrée est libre sans réservation dans la limite des places disponibles.

Informations et programme détaillé : 04 96 11 24 50 ou contact@des-savoirs.org

Programme

  • 10 décembre 2009

Crise du temps, crise dans le temps
par François Hartog

On voudrait interroger et, si possible, éclairer la notion de crise, en posant la question du rapport qu’une société entretient avec le temps. Une crise n’est-ce pas aussi, voire d’abord une crise dans le temps, quand, soudain, l’évidence du temps ordinaire, quotidien vient à se  brouiller ? Se trouve alors mis en péril le présent et, comme suspendu, le retour régulier des jours. N’est-ce pas à saisir ces brisures et à rétablir un cours du temps que bien des grandes œuvres de l’esprit, depuis les prophéties bibliques jusqu’à la littérature contemporaine, se sont employées ?     

Historien de la Grèce antique et historiographe, François Hartog s'attache à privilégier une approche anthropologique de l'histoire. Ses travaux sur les formes historiques de temporalisation ont largement contribué à la formation et à la diffusion du concept de "régime d'historicité". François Hartog est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales où il occupe la chaire d'historiographie antique et moderne.

Anciens, modernes, sauvages, Seuil, 2008 (2005) ; Evidence de l'histoire. Ce que voient les historiens, Gallimard, 2007 (2005) ; Régimes d'historicité. Présentisme et expériences du temps, Seuil, 2003 ; Les usages politiques du passé (dir.), EHESS, 2001

  •  21 janvier 2010

Sur la prétendue crise de l'Etat
Par Michel Troper

Selon une opinion répandue depuis près d’un demi-siècle, l’État est en crise. Les manifestations de cette crise seraient multiples. 

En raison de la globalisation, la plupart des États auraient perdu leur capacité d’agir de façon autonome en matière économique, militaire ou pour lutter contre les changements climatiques. D’autre part, sur le plan proprement juridique, on prétend que l’État a perdu son caractère essentiel, la souveraineté, car il serait désormais soumis au droit, aussi bien à un droit interne, conformément à l’idéologie de l’État de droit, qu’au droit international ou dans le cadre régional au droit de l'Union Européenne.

 Pourtant, la crise financière et économique de 2008-2009 semble confirmer ce que la théorie juridique permettait de discerner très clairement : que l’État reste le principal lieu du pouvoir.

Michel Troper compte parmi les plus grands spécialistes français d'histoire constitutionnelle. Ses travaux, touchant en particulier l'épistémologie juridique et la théorie de l'interprétation, lui valent une réputation et une autorité internationales. Professeur émérite à l'Université Paris-X, il assure par ailleurs un enseignement régulier à l’Académie européenne de théorie du droit de Bruxelles.

Comment décident les juges (dir.), Economica, 2008 ; Droit constitutionnel (avec F. Hamon), LGDJ, 2005 (29éme éd.) ; La philosophie du droit, PUF, 2005 (2002) ; La théorie du droit, le droit, l'État, PUF, 2001

  • 04 février 2010

Faut-il avoir peur du posthumain ?
Par Jean-Michel Besnier, philosophe

Les spéculations relatives à l’avenir de l’espèce humaine vont bon train. Elles s’alimentent aux progrès biotechnologiques, aux recherches en sciences cognitives, au développement des technologies du virtuel ainsi qu’aux promesses générées par les nanotechnologies. Dans quelle mesure relèvent-elles encore de la science-fiction ?  

Pour Jean-Michel Besnier, la crédibilité du posthumain compte moins que l’état d’esprit dans lequel se trouvent ceux de nos contemporains qui aspirent à une relève prochaine de l’humanité, ou la redoute.

 Selon le philosophe, il s'agirait d'une espèce de "fatigue d’être soi". Dès lors, comment résister à cette propension suicidaire ?

Jean-Michel Besnier enseigne la philosophie à l’Université Paris-IV-Sorbonne. Il appartient par ailleurs au Centre de recherche en épistémologie appliquée (CREA), laboratoire du CNRS et de l’Ecole Polytechnique axé sur les sciences cognitives.

Jean-Michel Besnier s'intéresse aux impacts philosophiques et sociologiques des sciences et technologies cognitives, en cherchant à articuler les enjeux scientifiques et métaphysiques qui font de l'intelligence artificielle une discipline en prise sur notre temps. Ses réflexions portent également sur les enjeux philosophiques des biotechnologies végétales et médicales.

Demain, les posthumains, Hachette, 2009 ; La croisée des sciences, Seuil, 2006 ; L’irrationnel nous menace-t-il ?, Plein Feux, 2006 ; Les théories de la connaissance, PUF, 2005 ; Peut-on encore croire au progrès ? (dir. avec D. Bourg), PUF, 2000 

  • 04 mars 2010

De la physique des crises à la crise de la physique
Par Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien et philosophe

La physique s'intéresse depuis longtemps aux phénomènes critiques, c'est-à-dire aux transitions discontinues entre états d'un système. Quelles idées-clés a-t-elle permis de dégager pour penser de telles évolutions brutales ? Ces notions sont-elles exportables à des situations plus générales, à des phénomènes sociaux ou politiques ? 

Ne faut-il pas se demander si la physique elle-même connaît des crises historiques ? Ses profondes transformations actuelles n'en fourniraient-elles pas un exemple majeur ?

Physicien et épistémologue, Jean-Marc Lévy-Leblond est professeur émérite à l’Université de Nice Sophia-Antipolis. Il a été directeur de programme au Collège international de philosophie. Responsable du secteur scientifique des éditions du Seuil depuis 1972, il dirige la revue Alliage (www.tribunes.com).

A quoi sert la science ?, Bayard, 2008 ; Quantique (avec F. Balibar), Dunod, 2007 (1984) ; De la matière relativiste, quantique, interactive, Seuil, 2006 ; La vitesse de l'ombre, Seuil, 2006 ; Impasciences, Seuil, 2003 (2000) ; La pierre de touche, Gallimard, 1996 ; Aux contraires. L'’exercice de la pensée et la pratique de la science, Gallimard, 1996 ; L’esprit de sel. Science, culture, politique, Seuil, 1996 (1981) ; Mettre la science en culture, ANAIS, 1986

  • 11 mars 2010

Villes en crise, crise des banlieues, crise de l'urbain : s'agit-il de crise ?
Par Thierry Paquot, philosophe de l'urbain

Si l’état de crise est exceptionnel et annonciateur d’un quelconque dysfonctionnement, alors ce terme ne convient pas pour décrire et caractériser les situations observées dans les villes, les banlieues et les quartiers, ici ou ailleurs, compte tenu du fait que dorénavant l’urbanisation est planétaire et que partout ce qu’on appelle "ville" pose problème.  

C’est ce malaise dans la civilisation urbaine qu’examine Thierry Paquot, afin de montrer, à la fois, les dégâts produits par une urbanisation désordonnée et écologiquement désastreuse et les alternatives, encore modestes, qui inventent une nouvelle demeure terrestre.

 Face aux manifestations de non-ville – tours, grands ensembles, gated community, pavillonnaire diffus… – il existe d’autres manières de fabriquer de la ville, incitatrice d’urbanité et ouverte à l’altérité. Mais rien n’est gagné !

Philosophe et essayiste, Thierry Paquot enseigne à l'Institut d'urbanisme de Paris (Université Paris XII -Val de Marne). Editeur de la revue Urbanisme, qui fait autorité sur le sujet, il est par ailleurs producteur sur France-Culture.

Ghettos de riches. Tour du monde des enclaves résidentielles, Perrin, 2009 ; Le territoire des philosophes (dir.), La Découverte, 2009 ; La folie des hauteurs. Pourquoi s’obstiner à construire des tours ?, Bourin, 2008 ; Habiter, le propre de l'humain, La Découverte, 2007 ; Utopies et utopistes, La Découverte, 2007 ; Terre urbaine. Cinq défis pour le devenir urbain de la planète, La Découverte, 2006 ; Les faiseurs de villes, 1850-1950 (dir.), Parenthèses, 2004 ; Le quotidien urbain. Essais sur les temps des villes (dir.), La Découverte, 2001 ; La ville et l'urbain. L'état des savoirs (dir.), La Découverte, 2000

  • 25 mars 2010

La décroissance est-elle la solution de la crise ?
par Serge Latouche, économiste et philosophe

Dans les années de l’euphorie spéculative et financière, les journaux titraient souvent : l’économie va bien mais les gens vont mal. On peut penser qu’à l’inverse si l’économie va mal les gens se porteront mieux… Il n’en est rien.

 Les Africains de l’informel ne s’en porteront pas plus mal. Cela pourrait même constituer pour eux une opportunité  : se libérer des chaînes de la dépendance économique en rompant avec celles de l’imaginaire. Décroître signifierait pour eux préserver leur patrimoine naturel, quitter les usines à sueur pour renouer avec l'agriculture vivrière, l'artisanat et le petit commerce, reprendre en main leur destinée.

 Notre situation ne serait pas si différente si nous étions capables de nous libérer de la toxicodépendance de la consommation et du travail.

Serge Latouche est professeur émérite de sciences économiques à l'Université Paris-XI et a été parmi les fondateurs de la Revue du M.A.U.S.S. (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales). Parmi les défenseurs actuels les plus connus de la perspective de la décroissance soutenable, il développe une théorie très critique envers l'orthodoxie économique, plus largement envers la notion de développement, y compris le développement durable.

Petit traité de la décroissance sereine, Mille et une Nuits, 2007 ; Le pari de la décroissance, Fayard, 2006 ; L'invention de l'économie, Albin Michel, 2005 ; La pensée créative contre l'économie de l'absurde, Parangon, 2005 ; L'occidentalisation du monde, La Découverte, 2005 (1989)  ; Survivre au développement, Mille et une Nuits, 2004 ; Justice sans limites, Fayard, 2003 ; La déraison de la raison économique, Albin Michel, 2001

  • 22 avril 2010

Ce n'était pas une crise de plus…
Par Olivier Mongin, philosophe

La crise de 2008 est-elle une crise de plus ? A se satisfaire de cette notion de crise, on s'installe dans l'idée que l'histoire et la politique vont de crise en crise, de bulle en bulle, de phase d'excitation en phase de dépression. Tout en observant que le langage économique est défaillant et que les débats entre économistes sont rares, il faut comprendre pourquoi la crise de 2008 est avant tout un moment spécifique qui coagule des transformations profondes  et dont la question écologique est le symbole. Mais il faut aussi saisir en quoi cette mutation a une signification historique qui affecte bien entendu l'Europe et l'Occident.

 Olivier Mongin est philosophe et essayiste. Il dirige depuis 1989 la revue Esprit, qui joue un rôle considérable dans la vie intellectuelle française et européenne. Observateur reconnu du social et du politique contemporains et penseur critique des totalitarismes comme des nouveaux risques démocratiques, chacun de ses ouvrages se place au cœur des débats actuels.

Sarkozy. Corps et âme d'un président (avec G. Vigarello), Perrin, 2008 ; La condition urbaine. La ville à l'heure de la mondialisation, Le Seuil, 2007 (2005) ; Face au scepticisme, Hachette, 1998 ; La violence des images ou comment s'en débarrasser ?, Le Seuil, 1997 ; Vers la troisième ville ?, Hachette, 1995

  • 29 avril 2010

Transformation sociale et transformation de la réflexion sur le social
Par Robert Castel, sociologue

"Si difficile soit-elle à mettre en œuvre, l'exigence de reconstruire des régulations publiques à la fois flexibles et fortes est peut-être en train de s'imposer comme le seul recours dans la situation actuelle, sauf à consentir au pire. La crise financière, économique et sociale qui prend à la gorge des centaines de millions d'individus de par le monde a rendu manifeste l'inanité des constructions fondées sur l'hégémonie du marché auto-régulé. "

Robert Castel est directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales. Après avoir soumis l’ordre psychiatrique à une interrogation radicale, il travaille sur la question sociale qui se pose aujourd’hui de manière aiguë avec la crise de l’Etat providence. Il a ainsi apporté une contribution essentielle à la compréhension de l’Etat social comme des mécanismes de l’exclusion, cernant l'histoire et les raisons d'une structure collective qui protège autant qu'elle expose, qui organise autant qu'elle désagrège. La qualité et la profondeur de son interrogation, sa probité intellectuelle sont internationalement reconnues.

La montée des incertitudes. Travail, protections, statut de l'individu, Seuil, 2009 ; La discrimination négative. Citoyens ou indigènes ? , Seuil, 2007 ;

Propriété privée, propriété sociale, propriété de soi (avec C. Haroche), Hachette, 2005 (2001) ; L'insécurité sociale. Qu'est-ce qu'être protégé ?, Seuil, 2003 ; Les métamorphoses de la question sociale. Une chronique du salariat, Gallimard, 2000 (1995) ; Le RMI, une dette sociale (avec J.-Fr. Laé), L'Harmattan, 1991 

  • 06 mai 2010

Ordre, crise, changement
Dialogue : Marcel Detienne, helléniste avec Charles Malamoud, indianiste

"Crise" vient d'un verbe grec qui signifiait à la fois séparer et juger. C'est toujours un ordre préalable, fondé ou fondateur, qui paraissait jusque-là inamovible, qu'une crise met en péril ou du moins en mouvement.  Une crise aboutit nécessairement à un changement plus ou moins violent, plus ou moins profond, fondateur d'un nouvel ordre, ou à la mort du corps physique, social ou symbolique concerné.

Helléniste mondialement réputé, ancien directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, Marcel Detienne est professeur émérite à la Johns Hopkins University, aux Etats-Unis. Auteur de très nombreux ouvrages qui font autorité dans l'étude de l'histoire de la Grèce ancienne, Marcel Detienne pratique l'analyse anthropologique comparée des mythes et des sociétés.

Comparer l'incomparable, Seuil, 2009 (2000) ; Les ruses de l'intelligence (avec Jean-Pierre Vernant), Flammarion, 2009 (1974) ; Où est le mystère de l'identité nationale ?, Panama, 2008 ; Les Grecs et nous, Perrin, 2005 ; Comment être autochtone ? Du pur Athénien au Français raciné, Seuil, 2003 ; Qui veut prendre la parole ? (dir.), Seuil, 2003 ; Transcrire les mythologies, Albin Michel, 2000 (1994)

Directeur d'études honoraire à l'Ecole pratique des hautes études à Paris, Charles Malamoud est un des plus grands indianistes contemporains. Son travail sur le système de pensée qui sous-tend les textes les plus anciens, les mythes et les rites de l’Inde, éclaire d'un jour nouveau les relations entre la mort, la loi, la répétition, la succession des générations mais également l’écriture et la parole. Son œuvre, considérable, et son enseignement, dépassent largement le cercle des indianistes, et inspirent le travail d’historiens, de psychologues, d’anthropologues, de sociologues, de psychanalystes…

La danse des pierres, Seuil, 2005 ; Féminité de la parole. Etudes sur l'Inde ancienne, Albin Michel, 2005 ; Corps des Dieux (dir. avec Jean-Pierre Vernant), Gallimard, 2003  ; Le jumeau solaire, Le Seuil, 2002 ; Cuire le monde. Rites et pensée dans l'Inde ancienne, La Découverte, 1989  ; Lien de vie, nœud mortel. Les représentations de la dette en Chine, au Japon et dans le monde indien (dir.), EHESS, 1988  ; La dette (dir.), EHESS, 1980

Lieux

  • Hôtel du département des Bouches-du-Rhône, 52 avenue de Saint-Just
    Marseille, France

Dates

  • jeudi 10 décembre 2009
  • jeudi 21 janvier 2010
  • jeudi 04 février 2010
  • jeudi 04 mars 2010
  • jeudi 11 mars 2010
  • jeudi 25 mars 2010
  • jeudi 22 avril 2010
  • jeudi 29 avril 2010
  • jeudi 06 mai 2010

Fichiers attachés

Contacts

  • Arnold Cécile
    courriel : cecile [dot] arnold [at] des-savoirs [dot] org

Source de l'information

  • Cécile Arnold
    courriel : contact [at] des-savoirs [dot] org

Pour citer cette annonce

« Crises ? », Cycle de conférences, Calenda, Publié le mercredi 18 novembre 2009, http://calenda.org/199573