AccueilRencontres en sciences sociales et littéraires : l'intercontinental

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Publié le mercredi 25 novembre 2009 par Karim Hammou

Résumé

Être à l’écoute est certainement l’attitude qui caractérise le mieux le dialogue : « où “j’écoute” veut dire aussi “écoute-moi” » selon labelle formule de Roland Barthes. L’événement lui-même n’est ni d’un côté ni de l’autre, il est dans l’entre-deux. C’est cet espace tiers que les tables rondes vont occuper, entre toutes les Afriques, car il n’y en a pas qu’une, et toutes les Amériques, elles aussi très diverses. La musique, à la différence de la parole, n’a pas besoin de traduction. La parole est déjà une traduction, ne serait-ce que lorsqu’elle s’écrit noir sur blanc. Traduire laisse à désirer : ce n’est pas une imperfection, c’est une stimulation. Dans cet espace tiers de la traduction, l’improvisation donne le la.

Annonce

Lieu :

Auditorium de la Fondation Alliance Française
101, boulevard Raspail 75006 Paris
Métro 4 station Saint-Placide/ Métro 12 station Notre Dame des Champs

Programme

Samedi 5 décembre de 16h à 18h

Partie 1: Regards croisés sur la traversée atlantique

Il est impossible de s’intéresser à la traversée atlantique sans commencer par l’esclavage et la traite négrière qui constituent non seulement une tache originelle, mais également le début d’une nouvelle histoire. Le fait colonial de l’esclavage est majeur car, pour la première fois, il rend noir et esclave synonymes et équivalents, du moins potentiellement. Ultérieurement, on parlera, au XXe siècle, de “musique nègre” pour évoquer le jazz et “d’art nègre” pour désigner la statuaire africaine dans son ensemble. La table ronde a pour objectif de contribuer à démêler l’écheveau serré des conséquences de l’esclavage, à partir du temps présent, et à dévoiler les contacts comme les écarts entre les deux “blocs”, africain et américain.

Intervenants:

  • Seloua Luste Boulbina, philosophe, chercheur associé à l'Université Paris VII, Paris
  • Véronique Helenon, Professeur à la Florida International University, Etats-Unis
  • Trica Keaton, Associate Professor, Vanderbilt University, Etats-Unis
  • Elikia M'Bokolo, Historien, Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, EHESS, Paris
  • Blaise Tchikaya, Juriste, Université de Paris XIII, Paris

Samedi 12 décembre 2009 de 16h à 18h

Partie 2: La littérature et les subjectivités

"Parlez-vous français ? Je ne parle pas français" est une nouvelle ironique que Jane Mansfield
écrivit en 1917. Bien entendu, l’histoire se passe dans un café parisien. On peut, paradoxalement, parler anglais en français, ou créole, ou wolof. On peut, surtout, transformer une langue sous l’effet d’une autre langue. C’est une langue tierce qui peut naître ainsi de ce curieux travail d’une langue absente dans une langue présente. Faire se rencontrer des auteurs d’expression française (plutôt que “francophones”) provenant de deux continents éloignés mais liés par l’histoire, notamment par l’empreinte linguistique laissée par l’ancien empire colonial français, permettra de mieux entendre dans les rapports au français, l’expression des subjectivités.

Intervenants :

  • Jeanne Wiltord, psychanalyste, Martinique
  • Louis-Philippe Dalembert, écrivain, Haïti
  • Abdourahmane Waberi, écrivain, Djibouti
  • Tanela Boni, écrivain, Côte d’Ivoire
  • Simone Schwarz-Bart, écrivain, Guadeloupe

Modératrice: Caroline Bourgine, journaliste, Paris

Catégories

Lieux

  • 101 bd Raspail
    Paris, France

Dates

  • samedi 12 décembre 2009
  • samedi 05 décembre 2009

Mots-clés

  • Intercontinental, Afriques, Amériques, esclavage, langues, subjectivité

Contacts

  • Christelle Gomis
    courriel : presse [dot] vibrationscaraibes [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Christelle Gomis
    courriel : presse [dot] vibrationscaraibes [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Rencontres en sciences sociales et littéraires : l'intercontinental », Informations diverses, Calenda, Publié le mercredi 25 novembre 2009, http://calenda.org/199646