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Cultures touristiques : spatialités, mobilités, corporéités

Touristic cultures: spatialities, mobilities, corporealities

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Publié le jeudi 26 novembre 2009

Résumé

La tension entre spatialités, mobilités et corporéités est co-constitutive du tourisme. Le lien entre pratiques touristiques et mobilité est le premier problème qui se pose, car les pratiques touristiques font partie d’un ensemble de mobilités et prennent place dans les « styles d’habiter » fondés sur la mobilité. Ensuite, l’approche culturelle appréhende également les manières très variées de corporéités, règles et « équipements » des pratiques humaines. Se pose alors toute une série de questions concernant les pratiques touristiques et leur apprentissage en termes de « cultures touristiques ». Enfin, le tourisme prend une part non-négligeable à cette circulation mondialisée par le déplacement des touristes, mais aussi par les transactions financières et de circulation d’images qu’il met en branle.

Annonce

Union géographique internationale

Commission “Cultural Approach in Geography”

Chair: Prof. Benno Werlen 

Commission “Geography of Tourism, Leisure and Global Change”

Chair: Prof. Jarkko Saarinen

Sion, Suisse, 21-23 juin 2010

La tension entre spatialités, mobilités et corporéités est co-constitutive du tourisme. Le lien entre pratiques touristiques et mobilité est le premier problème qui se pose, car les pratiques touristiques font partie d’un ensemble de mobilités et prennent place dans les « styles d’habiter » fondés sur la mobilité. Ensuite, l’approche culturelle appréhende également les manières très variées de corporéités, règles et « équipements » des pratiques humaines. Se pose alors toute une série de questions concernant les pratiques touristiques et leur apprentissage en termes de « cultures touristiques ». Enfin, le tourisme prend une part non-négligeable à cette circulation mondialisée par le déplacement des touristes, mais aussi par les transactions financières et de circulation d’images qu’il met en branle. L’ensemble fait émerger des « cultures touristiques » qui sont informées par des manières de faire ordonnées et réglées de la part des touristes, mais aussi de la part de la sphère marchande des offres de produits touristiques relativement standardisés qui font dorénavant partie de la culture occidentale, sinon d’une culture touristique mondiale. Il se pose notamment les questions suivantes :

1. Comment le tourisme comme phénomène affecte-t-il la théorisation des approches culturelles en géographie ? Comment l’outillage conceptuel de la géographie culturelle peut-il donner sens au tourisme ? Quelles en sont les impasses ? Est-ce que le phénomène « tourisme » invalide-t-il certains concepts de la géographie culturelle ? Nous invitons des contributions d’ordre épistémologique qui déconstruisent le regard géographique que l’approche culturelle porte sur le tourisme.

2. L’apprentissage de cultures touristique est l’un des éléments centraux remarqués par Löfgren (1999) lorsqu’il pose la question de savoir « how we have acquired the skills of being tourists ». Cette question n’a pas encore reçu des réponses substantielles, notamment si l’on regarde les cultures touristiques non-occidentales.

3. Les pratiques touristiques ne font sens que par un déplacement, un changement de lieu et de place, ce qui les range parmi les problèmes posés par les « mobility studies ». Quelle part prennent les pratiques touristiques dans les cultures de mobilité ? Quelles sont les interdépendances à l’œuvre entre pratiques touristiques et d’autres pratiques de mobilité ? Comment les lieux sont traduits en capital culturel ou en effets de distinction ? Les communications attendues portent sur des conceptualisations, mais aussi méthodologies originales de recherche et d’études de cas.

4. Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) – telles qu’Internet, téléphone portable, e-mail, SMS et des multiples applications de « social network » - ont une part de plus en plus importantes dans les pratiques du moment qu’elles accompagnent physiquement les individus. L’un des éléments porte sur le fait que les individus restent toujours « joignables » et « attachés », même lors de leur déplacement touristique, qui auparavant constituait une rupture plus importante. Quels sont alors les effets de ces innovations technologiques sur les pratiques touristiques ?

5. L’assemblage d’une pratique touristique constitue une performance très peu étudiée. Des techniques du corps, un savoir-faire et des compétences sont nécessaires tout autant des instruments, technologies, notamment pour le transport et l’hébergement, vêtements, coûts, restauration etc. La notion d’assemblage issu de la « actor-network-theory » (Latour, 2000) peut être utile pour décrire la façon dont les différents éléments sont mis ensemble par le touriste en acte.

6. L’engagement corporel est crucial dans les pratiques touristiques, car des techniques du corps spécifiques – la manière de marcher, la maîtrise de l’alpinisme, flâner, se bronzer – sont nécessaires. Ainsi conçu, les pratiques touristiques peuvent être vues comme « acquis civilisationnel » par la maîtrise du corps qu’elles nécessitent. En même temps, le temps du hors-quotidien et de l’autre est aussi le temps d’une sexualité autre où les rapports sexuels non-routiniers peuvent avoir lieu.

Si vous souhaitez faire une communication, vous êtes cordialement invité à faire parvenir un résumé (jusqu’à 300 mots) – en anglais ou en français, les deux langues officielles de l’UGI –

à christine.eden@iukb.ch avant le 31.01.2010.

Comité d’organisation

UER Tourisme, Institut Universitaire Kurt Bösch, Sion :

  • Mathis Stock (responsable) : mathis.stock@iukb.ch
  • Christophe Clivaz : christophe.clivaz@iukb.ch
  • Christine Eden (secrétariat) : christine.eden@iukb.ch
  • Léopold Lucas : leopold.lucas@iukb.ch
  • Stéphane Nahrath : stephane.nahrath@iukb.ch

Comité scientifique :

  • Christophe Clivaz, Institut Universitaire Kurt Bösch, Sion, Suisse
  • Bernard Debarbieux, Université de Genève, Suisse
  • Anne-Marie d’Hauteserre, Université de Waikato, Nouvelle-Zélande
  • Yoshitaka Ishikawa, Université de Kyoto, Japon
  • Guy Mercier, Université de Laval, Canada
  • Claudio Minca, Royal Holloway College, University of London, Royaume-Uni
  • Armando Montanari, Université La Sapienza, Rome, Italie
  • Stéphane Nahrath, Institut Universitaire Kurt Bösch, Sion, Suisse
  • Marc Redepenning, Université Friedrich Schiller, Jena, Allemagne
  • Jarko Saarinen, Université d’Oulu, Finlande
  • Isabelle Sacareau, Université Michel de Montaigne, Bordeaux, France
  • Mathis Stock, Institut Universitaire Kurt Bösch, Sion, Suisse
  • Benno Werlen, Université Friedrich Schiller, Jena, Allemagne

Catégories

Lieux

  • Sion, Confédération Suisse

Dates

  • dimanche 31 janvier 2010

Mots-clés

  • approche culturelle, pratiques touristiques, spatialités, mobilités, corporéités

Contacts

  • Christine Eden
    courriel : christine [dot] eden [at] iukb [dot] ch

URLS de référence

Source de l'information

  • Leopold Lucas
    courriel : leopold [dot] lucas [at] iukb [dot] ch

Pour citer cette annonce

« Cultures touristiques : spatialités, mobilités, corporéités », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 26 novembre 2009, http://calenda.org/199658