AccueilLa « logique » du sens : de la sémantique à la lexicographie. Débat critique autour des propositions de Robert Martin

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Publié le mardi 01 décembre 2009 par Marie Pellen

Résumé

Ce colloque voudrait discuter les propositions avancées par Robert Martin dans ses ouvrages et articles. Les communications seront distribuées en deux thématiques qui structurent fortement les apports de Robert Martin au débat linguistique : la sémantique d’une part, la lexicographie de l’autre.

Annonce

Metz, 24-26 mars 2011

colloque placé sous le patronage de la Société de linguistique romane

Le CELTED (Université Paul Verlaine-Metz), l’ATILF (CNRS-Nancy Université) et la MSH Lorraine, axe "langues, textes et documents", souhaitent organiser un colloque afin de discuter les propositions avancées par Robert Martin dans ses ouvrages et articles. Les communications seront distribuées en deux thématiques qui structurent fortement les apports de R. Martin au débat linguistique : la sémantique d’une part, la lexicographie de l’autre.

L’œuvre sémantique de Robert Martin porte sur la sémantique lexicale et sur la sémantique de la phrase avec des « propositions » qui ont à la fois une portée générale et une influence « paroissiale ». L’originalité de son approche est d’avoir su lier le lexical et le phrastique, le général et le particulier au moyen du fil rouge de la vérité en mettant sur pied une sémantique vériconditionnelle, qui s’appuie sur la logique, mais qui ne s’y réduit pas. Robert Martin promeut en effet une véritable « logique du sens », capable de calculer les liens de vérité qui unissent les phrases à partir du potentiel sémantique des unités qu’elles comportent. Il sera intéressant, entre autres :

  1. de cerner l’originalité de son modèle par rapport aux autres approches et modèles sémantiques (logiques ou non) disponibles actuellement et de faire ressortir son pouvoir explicatif.
  2. de mettre en avant la pertinence et la validité des concepts théoriques et opératoires forgés par Robert Martin à l’intérieur de son modèle telles que les notions d’univers de croyance, d’image d’univers, etc. Soit en les confrontant à des notions ou concepts d’autres approches, soit en les appliquant à des phénomènes linguistiques pour lesquels ils n’ont pas encore été employés.
  3. de tracer et d’organiser l’extension des domaines, champs, catégories et constructions grammaticales, etc., abordés par Robert Martin : relations lexicales (polysémie, synonymie, antonymie), inférences (implication, présupposition) temporalité et temps grammaticaux, modes et modalités, négation et termes négatifs, déterminants (défini/indéfini et détermination/indétermination) et quantificateurs, phrases exclamatives, concession, noms propres, noms abstraits, thème et focalisation, métaphores, ironie, fiction, etc.
  4. de mesurer l’apport des analyses de Robert Martin sur tel ou tel de ces sujets.
  5. de formuler à partir de son modèle des perspectives d’extension théorique et méthodologique, soit en sémantique lexicale, soit en sémantique grammaticale, soit encore dans l’interface qui unit les deux.

Robert Martin a participé à deux entreprises lexicographiques majeures, le Trésor de la langue française (TLF) et le Dictionnaire du moyen français (DMF), dont il assure toujours la direction scientifique. Cette expérience lui a donné l’occasion d’avancer plusieurs propositions méthodologiques. En ce domaine, il sera intéressant, entre autres :

  1. de mettre en relation ses propositions méthodologiques en matière lexicographique avec son modèle sémantique ou bien d’étudier les apports de ce modèle à la lexicographie.
  2. de discuter les options méthodologiques du DMF ainsi que ses perspectives de développement ou d’exploitation. A cet égard, on pourrait s’appuyer sur les travaux consacrés par R. Martin à la lexicographie évolutive, à la préfixation, au traitement de la langue scientifique et des mots grammaticaux, aux graphies, etc.
  3. d’explorer la jonction entre la lexicographie et le TAL, étudiée à plusieurs reprises par Robert Martin ces dernières années.
  4. d’envisager les perspectives offertes par la « modularité lexicographique », préconisée récemment par R. Martin, sans avoir encore été mise en application. En permettant de dépasser l’arborescence bidimensionnelle de la lexicographie traditionnelle, la modularité permettrait de tenir enfin compte de la réalité multidimensionnelle du « signifié de langue ».

On l’aura compris, il ne s’agit pas pour le contributeur de prendre prétexte de tel ou tel point du travail de Robert Martin pour exposer en fait sa propre recherche, mais bien de se placer au centre des préoccupations et analyses de l’oeuvre de Robert Martin et d’en discuter les tenants et aboutissants théoriques afin d’en faire sortir toute la «substantifique moelle».

 Les propositions de communication, comprenant le titre définitif, la problématique générale, ainsi qu'un bref descriptif des contenus – sans oublier les nom, prénom, fonction et établissement d'appartenance –, sont à adresser par courriel avant le 31 août 2010 à Frédéric Duval (fduval@atilf.fr).

Comité d’organisation :

  • Frédéric Duval (Université Paul Verlaine-Metz /CELTED),
  • Georges Kleiber (Université de Strasbourg/LILFA),
  • Jean-Marie Pierrel (ATILF/ Nancé Université et CNRS).

 Comité scientifique :

  • Sylvie Bazin-Tachella (Nancy Université),
  • Jacques François (Université de Caen),
  • Frankwalt Möhren (Université de Heidelberg),
  • Laurent Perrin (Université Paul Verlaine-Metz),
  • David Trotter (Université de Aberystwyth),
  • Marc Wilmet (Université libre de Bruxelles).

Catégories

Lieux

  • Université Paul Verlaine-Metz, UFR Lettres et Langues, Ile du Saulcy
    Metz, France

Dates

  • mardi 31 août 2010

Mots-clés

  • sémantique, lexicographie

Contacts

  • Frédéric Duval
    courriel : fduval [at] atilf [dot] fr

Source de l'information

  • Frédéric Duval
    courriel : fduval [at] atilf [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La « logique » du sens : de la sémantique à la lexicographie. Débat critique autour des propositions de Robert Martin », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 01 décembre 2009, http://calenda.org/199683