AccueilLes savoirs de l’ingénieur en France et l’édition de manuels, cours et cahiers d’exercices militaires entre 1751 et 1914

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Publié le mardi 01 décembre 2009 par Karim Hammou

Résumé

Appel à contributions pour une journée d’étude organisée le 22 octobre 2010, à l’INHA. Cette journée d’étude s’inscrit dans le programme consacré à la bibliographie du livre d’architecture français (1512-1914) mené par l’INHA depuis 2003. Elle a pour ambition d’approfondir le volet architecture militaire en analysant l’intense activité éditoriale liée à la formation des élèves officiers des écoles militaires du milieu du XVIIIe siècle au début du XXe siècle.

Annonce

Les savoirs de l’ingénieur en France et l’édition de manuels, cours et cahiers d’exercices militaires entre 1751 et 1914.

Emilie d’Orgeix (INHA) et Isabelle Warmoes (musée des Plans-reliefs)

Cette journée d’étude s’inscrit dans le programme consacré à la bibliographie du livre d’architecture français (1512-1914) mené par l’INHA depuis 2003. Elle a pour ambition d’approfondir le volet architecture militaire en analysant l’intense activité éditoriale liée à la formation des élèves officiers des écoles militaires du milieu du XVIIIe siècle au début du XXe siècle. Elle est réalisée en partenariat avec le musée des Plans-reliefs qui organise depuis 1993 des journées d’étude visant à faire le point sur l’état des connaissances concernant des thèmes en relation avec les collections du musée. Les actes des journées précédentes ont notamment fait l’objet des publications suivantes : Architectures militaires napoléoniennes (1993), L’Ecole d’application de l’artillerie et du génie de Metz (1802-1870) enseignement et recherches (1995), Le paysage des cartes, genèse d’une codification (1998) et Atlas militaires manuscrits européens, XVIe-XVIIIe siècles (2002).

Jusqu’au milieu du XVIIIe siècle, la formation théorique des ingénieurs militaires s’accomplissait soit dans des collèges d’enseignement religieux (principalement des écoles jésuites) soit directement auprès d’un pair ou d’un aîné. Cet enseignement « à bonne école » était complété par la lecture d’ouvrages généraux sur l’histoire de la fortification publiés par les professeurs des écoles jésuites et de vade-mecum de terrain plus spécialisés tels Les travaux de Mars d’Alain Manesson Mallet (1671) ou La science des ingénieurs (1729) de Bernard Forest de Bélidor. La création de l’école du génie de Mézières, inaugurée en 1751, modifie profondément tant les modes d’enseignement militaire que la forme et la structure des outils pédagogiques. Son fondateur, Nicolas de Chastillon et son neveu le chevalier de Villelongue rédigent ainsi vers 1760 de premières instructions manuscrites sous forme de traités spécifiquement composées à l’attention des élèves officiers. A leur suite, un grand nombre de cahiers d’exercices théoriques, qui prendront progressivement le titre de cours à partir de la fin du XVIIIe siècle, ont été publiés. Cette production qui doit s’adapter aux nouvelles méthodes d’enseignement, voit ses formes et discours se modifier.

Se fondant sur l’étude et l’inventaire des collections des bibliothèques militaires réalisés pour enrichir la base bibliographique sur le livre d’architecture français, cette journée d’étude analysera aussi bien les cours et manuels pratiques destinés aux élèves des écoles d’application du génie que les publications à l’attention des officiers des autres corps d’armée, littérature doublement soutenue par les presses lithographiques des écoles militaires et par diverses maisons d’éditions spécialisées telles Firmin-Didot, Jean Corréard, Charles Tanera (ou Delgrave pour les modèles d’étude en plâtre).

Plusieurs types d’interventions sont sollicités sur les thèmes suivants :

  1. La composition des collections et des archives des écoles militaires, notamment celles de Mézières, Polytechnique, Metz, Fontainebleau et Angers. Quels sont les fonds aujourd’hui conservés ? Comment ont-ils été constitués ? Quelles sont leur composition ?
  2. La typologie et la structuration de certains de ces cours publiés notamment par les presses lithographiques militaires. Comment et quand passe-t-on du manuel au cours ? Comment se structure cette littérature partagée entre oral et écrit ? Comment les différentes matières y sont-elles organisées ? Quelle est la nouveauté du concept du cours ? Est-ce qu’il implique un nouveau rapport entre texte et image ?
  3. La structure et l’activité des maisons d’éditions qui se spécialisent à partir du milieu du XVIIIe siècle en littérature militaire. Qui sont-elles ? Quelle est la part de la production militaire dans leurs catalogues d’édition ? Comment sont adaptés les cours des presses lithographiques militaires ? Comment conçoivent-elles leur production (reliure, format, impression, tirage, éditeurs, coût) ? Quelle a été leur influence dans la composition des ouvrages ?

Les propositions de communication d’environ 300-500 signes peuvent être adressées à emilie.dorgeix@inha.fr et isabelle.warmoes@culture.gouv.fr avant le 1er mars 2010.

Lien direct vers l'annonce sur le site de l'INHA : http://www.inha.fr/spip.php?article2874

Lieux

  • INHA 2 rue Vivienne
    Paris, France

Dates

  • lundi 01 mars 2010

Mots-clés

  • savoirs de l'ingénieur, édition, livres scientifiques, écoles du génie, formation des ingénieurs militaires

Contacts

  • Emilie d'Orgeix
    courriel : edorgeix [at] citechaillot [dot] org
  • Isabelle Warmoes
    courriel : isabelle [dot] warmoes [at] culture [dot] gouv [dot] fr

Source de l'information

  • Emilie d'Orgeix
    courriel : edorgeix [at] citechaillot [dot] org

Pour citer cette annonce

« Les savoirs de l’ingénieur en France et l’édition de manuels, cours et cahiers d’exercices militaires entre 1751 et 1914 », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 01 décembre 2009, http://calenda.org/199685