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Alimentation en milieu amazigh (berbère)

Pratiques et représentations de l'alimentation

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Publié le jeudi 10 décembre 2009 par Karim Hammou

Résumé

L’objectif de ce numéro thématique de la revue Awal (Cahiers d’études berbères) est d’apporter un éclairage sur quelques-uns des aspects de l’alimentation (nourritures, techniques/objets, préparations culinaires) des populations berbères au Maghreb et dans le contexte migratoire. Depuis les travaux pionniers de Marceau Gast (1968) peu d’étude, sinon de façon secondaire, se sont consacrées à l’alimentation dans le monde berbère, aux cultures alimentaires et aux représentations qui en découlent. Dégagées du poncif des études sur la commensalité rituelle, religieuse et/ou festive, que nous apprennent ces pratiques quotidiennes et rituelles sur la société ? Quelles transformations, quelles innovations ?

Annonce

Les questionnements s’orienteront autour des trois thématiques suivantes :

1. Alimentation et émigration

Manger « ici et là-bas ». L’alimentation est marquée par des pratiques culturelles dépendantes des espaces dans lesquels les acteurs vivent. En contexte migratoire, se nourrir engendre nécessairement des modifications (aliments différents ou absence des denrées). Comment les individus gèrent-ils ces transformations, organisent et modifient leurs habitudes alimentaires. Des produits alimentaires circulent entre les communautés et l’examen de ces biens nourriciers qui voyagent souligne leur importance et le fait qu’ils sont parfois pensés comme des moyens de communiquer, d’être un peu « là-bas ». Le partage des nourritures est essentiel, comment garder la « part » de l’absent ?

2. Alimentation : prescriptions rituelles

Se nourrir signifie aussi des préférences particulières et régionales qui manifestent des supports identitaires pérennes (aliments valorisés, consistances, senteurs, etc.). Les nourritures se diversifient en fonction des rituels (naissances, accouchements, mariages, etc.), d’événements quotidiens (repas collectif, fêtes, retours migratoires, pratiques curatives, etc.).

3. Perspectives historiques

Les transformations se révèlent dans le temps, c’est particulièrement le cas en milieu rural où les restrictions alimentaires et les périodes de disettes endémiques ont disparu mais demeurent présentes à l’esprit de beaucoup. Ses stratégies de contournement de la faim sont présentes dans les mémoires et dans la littérature orale.

Il convient enfin d’interroger d’autres modifications : rapport entre les genres (qui mange quoi ? quand ? pourquoi ? modifications du corps, etc.) les groupes sociaux (nomades, sédentaires) et la temporalité (saisons). L’incidence des objets dans la manière de manger, de préparer les aliments (techniques de dessiccation, principes gustatifs). Il s’agit de mettre en perspective l’invariant historique à l’appartenance culturelle (la présence des céréales orge/ blé dans le nord ou du mil dans les régions sahariennes) et d’en étudier si possible les transformations induites par les influences extérieures survenues à des moments précis de l’histoire (période coloniale et émigration).

Propositions de contributions (titre et résumé ne dépassant pas 4000 signes) à adresser avant le 15 janvier 2010 :

Marie-Luce Gélard (Université Paris-Descartes)
mlgelard@yahoo.fr et marie-luce.gelard@parisdescartes.fr

Calendrier

Délais pour les textes définitifs : le 15 mai 2010.

Dates

  • vendredi 15 janvier 2010

Fichiers attachés

Mots-clés

  • alimentation, berbère, émigration, Afrique du Nord

Contacts

  • Marie-Luce GELARD
    courriel : marie-luce [dot] gelard [at] parisdescartes [dot] fr

Source de l'information

  • Marie-Luce GELARD
    courriel : marie-luce [dot] gelard [at] parisdescartes [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Alimentation en milieu amazigh (berbère) », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 10 décembre 2009, http://calenda.org/199770