Accueil« There is no such thing as nature! » Redéfinition et devenir de l’idée de nature dans l’art contemporain

« There is no such thing as nature! » Redéfinition et devenir de l’idée de nature dans l’art contemporain

"There is no such thing as nature!" Redefining the Concept & Future of Nature in Contemporary Art

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Publié le lundi 14 décembre 2009 par Marie Pellen

Résumé

Cette journée tentera de proposer une définition complétée/nouvelle de l’idée de nature en ciblant les interventions sur la production artistique contemporaine. Elle s’intéressera dans un premier temps à penser le paysage contemporain en évoquant les notions de paysage culturel et de paysage comme métaphores des problèmes de société. Dans un second temps, nous nous interrogerons sur la relation qu’entretiennent les hommes à la nature alors que les manipulations génétiques vont bon train, confondant régulièrement les limites entre l’homme et l’animal.

Annonce

(Scroll down for English version)

Journée d’étude, 31 mai et 1er juin 2010, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, INHA.

Alors qu’en décembre, les Nations Unies organisent leur 15ème conférence sur les changements climatiques à Copenhague, dans cette même ville, le Statens Musem for Kunst met en place l’exposition Nature Strikes Back accompagnée d’un colloque international abordant les relations qui lient l’art et la nature aux technologies. Peu de temps auparavant, la Barbican Art Gallery à Londres exerçait avec Radical Nature un retour sur la production artistique de ces quarante dernières années confrontées à une planète en constante évolution avec, entre autres, les artistes clef du Land Art, de l’activisme environnementaliste et de l’architecture expérimentale ainsi que quelques représentants de la nouvelle génération. Paris emboîtait le pas, avec (In)habitable ? L’art des environnements extrêmes à la Maison Européenne de la Photographie. Les artistes présentés cherchent, par quelque moyen qui soit, et souvent grâce aux nouvelles technologies, à explorer et à se réapproprier avec humour, la poésie et l’utopisme inhérents au concept de nature.

Bien que le questionnement sur l’idée de nature ne soit en rien une originalité, force est de constater que, face à la montée des problèmes écologiques et à l’apparition des nouvelles sciences, il s’actualise et revêt de nouvelles formes. L’aporie apparaît lorsque les nouvelles technologies, boostant l’industrialisation de masse et ainsi déclenchant les problèmes écologiques connus aujourd’hui, deviennent simultanément le possible guérisseur de ces mêmes maux. Foi en la science ou adepte de la décroissance, l’opinion s’égare dans ces paradoxes et ne trouve de réponse convenable. Alors que jusque dans les années 80, les artistes revendiquaient le retour à une nature originelle, nos contemporains n’apparaissent nullement sous une bannière commune. La nature n’est alors plus uniquement utilisée pour des raisons écologiques mais comme un matériau reflétant l’éventail des problèmes sociétaux. Ce qui amène Kin Levin, dans le catalogue Trans’Plant : Living vegetation in contemporary art (Hatje Catz Publishers, 2000)  à déclarer « Artists using plants today have little in common except they share the crucial anxieties of our time ». Angoisse de la dégradation de notre environnement, terreur des nouvelles sciences qui, à force d’avoir aidé l’humain à dominer la nature, sa nature, l’ont rendue incontrôlable. Comment pouvons-nous alors la définir, ou plutôt la redéfinir, confrontée à ces nouvelles formes de créations, d’hybridations, de manipulations ?  

Cette journée tentera de proposer une définition complétée/nouvelle de l’idée de nature en ciblant les interventions sur la production artistique contemporaine. Elle s’intéressera dans un premier temps à penser le paysage contemporain en évoquant les notions de paysage culturel et de paysage comme métaphores des problèmes de société. Dans un second temps, nous nous interrogerons sur la relation qu’entretiennent les hommes à la nature alors que les manipulations génétiques vont bon train, confondant régulièrement les limites entre l’homme et l’animal.

Parmi les multiples pistes de réflexions possibles, nous pourrons s’intéresser aux suivantes :

  •  Les cultural landscapes/emerging landscapes
  • Relation art /Science Fiction.
  • Décadence et attirance pour les nouvelles technologies
  • Désenchantement
  • Ecologie

Merci d’envoyer votre proposition de communication (300 mots) à Marion Duquerroy (marionduquerroy (at) yahoo [point] fr) avant le 28 février 2010. Les présentations ne devront pas dépasser 30 minutes. 

Call for paper

 

Symposium, 31st of May and 1st of June 2010, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, INHA.

In December, the United Nations will host its 15th Conference on climate change in Copenhagen. In this same city, the Staten Museum for Kunst opens its exhibition entitled Nature Strikes Back, twinned with an international symposium addressing the relationships between art, nature and technology. This follows a precedence set by the Barbican Art Gallery, London, which recently looked back over the last few years of artistic production. The Barbican’s exhibitors were also faced with the notion of an endlessly changing planet, and included Land Artists, active environmentalists, experimental architects and representatives of the new generation. Paris followed with (In)habitable ? L’art des environnements extrêmes, held at the Maison Européenne de la Photographie. The exhibiting artists tried through various means, and by exploiting new technologies, to explore and re-appropriate with humour, the poetry and utopia inherent within the concept of Nature.

The idea of questioning the idea of Nature is far from original, nevertheless when confronted with increasing ecological problems and the emergence of new science; the concept is constantly renewed and forced to take on new forms. Paradoxes appear when damaging new technologies, such as the perpetration of mass industrialisation, simultaneously hold the answer to healing their own assaults on our ecology. Public opinion becomes lost in these paradoxes and finds no answer, whether we have faith in science, or are supporters of sustainable de-growth. Up until the 1980s, artists were united under their wish for a return to original Nature, whereas our contemporaries are no longer gathered under a common banner.

Nature is then not uniquely used for promoting ecology, but as a material to reflect the wide ranging scope of society’s problems. This has lead Kin Levin, in the catalogue Trans’Plant : Living vegetation in contemporary art (Hatje Catz Publishers, 2000), to conclude: ‘Artists using plants today have little in common except they share the crucial anxieties of our time.’ Anxiety for the deterioration of our environment, fear for new sciences which, by dint of helping humans dominate nature, their nature, have lead to its uncontrollability. The question is how can we define Nature, or rather redefine it, confronted as we are with these new forms of creation, hybridisation and manipulation?

This symposium will aim to propose a new and/or completed definition of the idea of Nature by focusing all papers on contemporary art. Firstly, it will take issue with an idea of contemporary nature, evoking nations of cultural landscape alongside the metamorphosis of society’s problems. Secondly, it will question the relationship which binds us with Nature, even whilst genetic manipulations proceed apace, frequently blurring the lines between human beings and the animal kingdom.

Topic may include but are not limited to:

  • cultural landscapes/emerging landscapes
  • relationship art/Science Fiction
  • decadence and attraction to new technologies
  • disenchantment
  • ecology

Abstract (300 words) should be submitted to Marion Duquerroy (marionduquerroy (at) yahoo [point] fr) before the 28th of February 2010. Presentations will be expected not to exceed 30 minutes. 

Lieux

  • CIRHAC, INHA
    Paris, France

Dates

  • dimanche 28 février 2010

Mots-clés

  • idée de nature, art contemporain

Contacts

  • Marion Duquerroy
    courriel : marionduquerroy [at] yahoo [dot] fr

Source de l'information

  • Marion Duquerroy
    courriel : marionduquerroy [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« « There is no such thing as nature! » Redéfinition et devenir de l’idée de nature dans l’art contemporain », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 14 décembre 2009, http://calenda.org/199792