AccueilInstitutionnalisation, désinstitutionnalisation de l'intervention sociale

*  *  *

Publié le mercredi 23 décembre 2009 par Delphine Cavallo

Résumé

L’État social s’est caractérisé dans la plupart des pays occidentaux développés par une institutionnalisation accrue de ses modes d’intervention dans le champ des politiques sociales et plus spécifiquement au niveau de la régulation sociale. Une des formes les plus accomplies qu’a revêtue ce processus d’institutionnalisation s’est concrétisée dans le développement du travail social professionnalisé. Or ce mouvement est en voie de recomposition pour différentes raisons que ce colloque se propose d’étudier.

Annonce

L’Etat social s’est caractérisé dans la plupart des pays occidentaux développés par une institutionnalisation accrue de ses modes d’intervention dans le champ des politiques sociales et plus spécifiquement au niveau de la régulation sociale. Une des  formes les plus accomplies qu’a revêtue ce processus d’institutionnalisation s’est concrétisée dans le développement du travail social professionnalisé.

Or ce mouvement est en voie de recomposition pour différentes raisons que ce colloque se propose d’étudier. Mouvement qui se traduit à la fois par une remise en cause des institutions intervenant traditionnellement dans ce champ et par la promotion de nouveaux modes, de nouvelles organisations et de nouveaux acteurs. C’est ce mouvement qui déstabilise l’organisation de l’Etat et des institutions participant à cette fonction de régulation sociale qui est au cœur des interrogations de ce colloque. Ceci autour de quatre grandes questions qui structurent le déroulement du colloque : 

  • 1) L’intervention sociale se déprofessionnalise-t-elle ?
  • 2) Quelles formes nouvelles prend dans ce contexte le contrôle social ?
  • 3) Comment ce mouvement imprime t-il sa marque au mode de gestion des institutions et en retour comment ces modes de gestion affectent-ils la conception et la mise en œuvre de l’intervention sociale ?
  • 4) Assiste-t-on à l’émergence d’un nouveau mode d’intervention et de régulation sociale, que d’aucuns appellent « le social de compétition », qui contournerait les institutions traditionnelles du champ ?

Ces questions s’inscrivent dans un débat au sein de la communauté scientifique entre ceux qui estiment que les sociétés « post-modernes » sont engagées dans un processus de désinstitutionnalisation, renforçant les dynamiques individuelles et les particularismes locaux dans un contexte socio-politique à dominante libérale, et ceux qui estiment que l’on assiste au contraire à de nouvelles formes d’institutionnalisation s’appuyant sur de nouvelles modalités de contrôle social et de mobilisation des subjectivités.

Mais au-delà de la controverse théorique, les questions soulevées ici revêtent une importance pratique car il en va de l’avenir des grandes institutions qui ont caractérisé l’Etat Providence avec leurs milliers de professionnels.

Ce colloque ne se limite donc pas à la discussion des thèses en présence par les chercheurs de différents pays mais est largement ouvert aux intervenants sociaux de terrain et  aux structures qui les encadrent (organismes de formation, employeurs, etc.)

Colloque co-organisé par le GRIS-Université de Rouen et le CR 34 de l'AISLF, Intervention et politiques sociales.

Jeudi 28 janvier

9 h 00 | Accueil

9 h 45 - 10 h 05 | Institutionnalisation-désintitutionnalisation de l’intervention sociale : les données d’un débat.
François ABALLÉA, Professeur de sociologie à l’université de Rouen.

10h05 - 10 h 35 | Désinstitutionnalisation ou changement institutionnel ?
Lise DEMAILLY, Professeur de sociologie émérite à l’université de Lille 1

10 h 35 - 11h 05 | Les nouvelles valeurs de l’administration et l’épuisement de l’idée d’institution.
Guy QUINTANE, Professeur de droit public à l’Université de Rouen.

11 h 05 -11 h30 | Pause

11 h 30 -12 h 00 | Travailler le soi dans une société du travail sur soi
Didier VRANCKEN, Professeur de sociologie à l’université de Liège, Vice-président de l’AISLF

12 h 00 - 12 h 30 | « L’acteur faible » : une figure emblématique des institutions contemporaines ?
Jean-Paul PAYET, Professeur à l’université de Genève.

12 h 30 - 12 h 45 | Débat

12 h 45 - 14 h 15 | Déjeuner sur place

14 h 15 - 16 h 00 | Ateliers

  • 1) La déprofessionnalisation du travail social.
    Travail social-nouveaux acteurs.
  • 2) La pluralité des formes de contrôle social.
    Contrôle social et interaction usagers-institutions.
  • 3) Les nouveaux modes de gestion des institutions sociales.
    Nouvelles modalités organisationnelles.
  • 4) Le contournement des institutions.

16 h 00 - 16 h 30 | Pause

16 h 30 - 18 h 15 | Ateliers

  • 1) La déprofessionnalisation du travail social. Résistance et transformation.
  • 2) La pluralité des formes de contrôle social. L’institution et sa théorisation.
  • 3) La pluralité des formes de contrôle social. Pluralité des normes et changement de référentiel.
  • 4) La pluralité des formes de contrôle social. Contrôle social et intervention de l’Etat.
  • 5) Les nouveaux modes de gestion des institutions sociale.
    Principes et orientations.

Vendredi 29 janvier

9 h 00 - 9 h 25 | Assurance, assistance et intervention sociale
Michel MESSU, Professeur à l’université de Nantes.

9 h 25 - 9 h 50 | L’individualisation des institutions.
Marc Henry SOULET, Professeur à l’université de Fribourg, Secrétaire général de l’AISLF

9h 50 - 10 h 15 | Secteur privé-financement public : l’intervention auprès des publics marginaux
Evelyne BAILLARGEAU, Chercheur à l’université de Montréal (CREMIS) et enseignante à l’université d’Amsterdam;

10 h 15 - 10 h 30 | Débat

10h 30 - 10 h 50 | Pause

10 h 50 - 12 h 30 | Ateliers

  • 1) La déprofessionnalisation du travail social.
    Intervention : nouvelles frontières.
  • 2) La pluralité des formes de contrôle social.
    Nouvelles figures, nouvelles normes.
  • 3) La pluralité des formes de contrôle social.
    Les formes du contrôle social.
  • 4) Les nouveaux modes de gestion des institutions sociale.
    Les nouveaux outils de la rationalisation.

12 h 30 - 14 h 00 | Déjeuner sur place

14 h 00 - 15 h 30 | Table ronde : Légitimité des institutions et autonomie professionnelle animée par Elise LEMERCIER, Maître de conférences à l’Université de Rouen, avec :

  • Emile GROULT
    Président de l’Union Régionale Interfédérale des Œuvres et Organismes Privés Sanitaires et Sociaux de Haute-Normandie
  • Emmanuelle JEANDET-MENGUAL
    Conseillère Régionale déléguée à la Validation des Acquis de l’Expérience, au schéma des formations sanitaires et sociales et au CREFOR.
  • Janick LÉGER-LESOEUR
    Présidente de la Commission Protection de l’Enfance Insertion,Vice-présidente du Conseil Général de L’Eure.
  • M.TAILHAIDES
    Représentant de l’association Eure regroupant des directeurs d’établissements sanitaires et sociaux de l’Eure.
  • Yves YVENAT
    Directeur de la Caisse Régionale d’Assurance Maladie de Normandie

15 h 30 - 16 h 00 | Conclusion des travaux

Maryse BRESSON, Professeur à l’université de Saint-Quentin, présidente du Groupe de Recherche « Interventions et politiques sociales » de l’AISLF

16 h 00 | Clôture du colloque : Patrice COHEN, directeur du GRIS,
Vice-président Recherche de l’université de Rouen.

 

GRIS, Département de sociologie, Université de Rouen

Colloque « Intervention sociale »
UFR Sciences de l’Homme et de la Société
Rue Lavoisier
76821 Mont Saint-Aignan cedex

www.univ-rouen.fr

Pour tous renseignements : gris@univ-rouen.fr

Catégories

Lieux

  • Maison de l'université, Université de Rouen
    Rouen, France

Dates

  • jeudi 28 janvier 2010
  • vendredi 29 janvier 2010

Fichiers attachés

Mots-clés

  • Intervention sociale, politiques sociales, institutions

Contacts

  • GRIS #
    courriel :

Source de l'information

  • Élise Lemercier
    courriel : elise [dot] lemercier [at] univ-rouen [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Institutionnalisation, désinstitutionnalisation de l'intervention sociale », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 23 décembre 2009, http://calenda.org/199855