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Pratiques de pouvoir, violences et contestations à l’Est

Practices of power, violence and protest, in the East

De l’empire russe au démantèlement de l’URSS et du bloc communiste (XIXe-XXIe siècle)

From the Russian Empire to the dismantlement of the USSR and the Communist bloc (19th-20th centuries)

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Publié le mercredi 06 janvier 2010 par Karim Hammou

Résumé

À travers une thématique large - conçue pour fédérer et valoriser les travaux novateurs menés par de jeunes chercheurs - il s’agit, lors de ces journées doctorales, de questionner le continuum de violence au sein d’un espace qui a connu, du XIXe siècle à nos jours, une récurrence de bouleversements politiques, démographiques et territoriaux visant tantôt à l’homogénéisation, tantôt à l’éclatement. Parmi les axes d'investigation privilégiés, on s'intéressera à l’expansion territoriale et politique de l’État russe, aux migrations et trajectoires d'exilés, aux formes variées de contestation, y compris artistiques, aux sorties d’empire.

Annonce

À travers une thématique large - conçue pour fédérer et valoriser les travaux novateurs menés par de jeunes chercheurs - il s’agit, lors de ces journées doctorales, de questionner le continuum de violence au sein d’un espace qui a connu, du XIXe siècle à nos jours, une récurrence de bouleversements politiques, démographiques et territoriaux visant tantôt à l’homogénéisation, tantôt à l’éclatement.

  • Un premier moment de réflexion s’attachera à suivre l’expansion territoriale et politique de l’Etat russe, marquée par différentes phases de formation et refondation qui incluent, après 1917, l’instauration d’un nouvel ordre non-russe, puis son articulation au bloc de l’Est. Définir une politique des nationalités, penser le territoire en lui assignant une fonction d’uniformisation des groupes sociaux, s’appuyer sur les particularismes locaux pour servir les objectifs du centre et inversement, constituent autant de questions soumises à l’analyse. En outre, la question des migrations, volontaires ou forcées, contribue à renouveler l’approche de la construction de cet espace marqué par une gestion autoritaire des populations. Ainsi, les trajectoires d’exilés, de réfugiés et d’immigrés, de groupes déplacés ou déportés, suggèrent de s’intéresser aux ruptures de la déterritorialisation, allant jusqu’à la répétition de passages en diaspora et aux mouvements de retour.

 

  • Rêvées ou effectives, les sorties d’empire représentent un autre aspect de ce continuum à l’étude. Dès lors, un second axe thématique envisagera le spectre de la contestation, depuis les revendications pacifiques aux révoltes ouvertes qui se sont manifestées à la faveur de bouleversements politiques mettant l’empire en danger, tels que la Première guerre et la révolution de 1917, le vacillement de 1941, le Dégel et l’année 1956 ou encore les émeutes et pogroms de la fin des années 1980, sonnant déjà le glas de l’URSS. Les différentes réactions du pouvoir face aux révoltes, de l’instrumentalisation à la répression, pourront faire l’objet d’un utile contrepoint. Enfin, face à l’inertie des régimes ou à la radicalité des changements, il nous faudra considérer les attitudes et pratiques ambivalentes : corps sociaux et individu, mais aussi pouvoirs locaux et intermédiaires, sont autant d’observatoires d’où apprécier le jeu de bascule entre soumission et autonomisation, adaptation et contestation. L’art offrira un champ d’analyse privilégié en raison, d’une part, de ses possibles affinités avec une idéologie dominante, d’autre part, de sa capacité émancipatrice à embrasser et dire un vécu traumatique.

Les interventions (20 minutes) pourront s’articuler autour d’une période précise ou développer une analyse sur la longue durée ; elles privilégieront le point de vue décentré des périphéries ou lui préféreront un décentrement « de l’intérieur », propre à évoquer par exemple les scènes et contre-scènes politiques des milieux artistiques.

Les intervenants sont invités à fournir un texte à leur discutant dans un délai de quinze à dix jours avant le déroulement des journées, les 23 et 24 mars 2010.

Merci d’envoyer vos propositions (300 mots) et une brève présentation biographique

avant le 11 janvier 2010 à : doctorales.2009@gmail.com

Les organisateurs seront conduits, si le nombre de propositions est trop important, à faire un choix parmi elles et vous communiqueront leur sélection fin janvier.

Organisateurs : Félix Chartreux (Paris I), Juliette Denis (Paris X-ITHP), Cloé Drieu (EHESS-CERCEC, CHDT), Anouche Kunth (EHESS-CERCEC).

Catégories

Lieux

  • EHESS, 54 boulevard Raspail. 75006 Paris. Salle 524.
    Paris, France

Dates

  • lundi 11 janvier 2010

Contacts

  • Félix Chartreux, Juliette Denis, Cloé Drieu, Anouche Kunth ~
    courriel : doctorales [dot] 2009 [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Félix Chartreux, Juliette Denis, Cloé Drieu, Anouche Kunth ~
    courriel : doctorales [dot] 2009 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Pratiques de pouvoir, violences et contestations à l’Est », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 06 janvier 2010, http://calenda.org/199891