AccueilPoor little Belgium. La petite Belgique dans la Grande Guerre : une icône, des images

Poor little Belgium. La petite Belgique dans la Grande Guerre : une icône, des images

Poor little Belgium. Belgian and the Great War: an icon in pictures

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Publié le mardi 12 janvier 2010 par Karim Hammou

Résumé

Ce colloque se propose d'étudier les images de et dans la Belgique durant la Grande Guerre. Cet espace géographique et cette période chronologique ont offert un contexte singulier pour l’élaboration et la diffusion d’un corpus de représentations iconographiques riche et varié. Le cas belge offre un éclairage original et particulier sur le développement de la propagande par les images à la faveur de la première guerre mondiale. Comment les grandes puissances belligérantes ont utilisé l’évocation de la « Poor little Belgium » ? Au-delà des problématiques sur la diffusion et l’instrumentalisation de ces images, ce colloque aura pour objectif d’ébaucher une typologie des différents documents iconographiques, de discuter des méthodes d’analyse à leur appliquer.

Annonce

APPEL à CONTRIBUTION

Namur, 25-26-27 novembre 2010

Emboîtant avec un peu de retard les progrès réalisés au niveau international, la recherche historique concernant la première guerre mondiale en Belgique a été considérablement renouvelée durant ces dernières années. Les universités ont surtout participé à cet effort, suivant en cela l’entreprise entamée dès le début des années 1990 par l’équipe de l’Historial de Péronne. Le colloque organisé en 2003 à Bruxelles a non seulement mis en évidence les premiers résultats de ce dynamisme, mais il a également suscité de nouveaux chantiers dont les produits sont aujourd’hui connus et diffusés. Les chercheurs ont surtout privilégié les problématiques liées à l’histoire des représentations et à l’étude des antagonismes suscités ou exacerbés, au sein de la société belge, par la Grande Guerre. Différentes catégories de Belges ont ainsi été mises en lumière : les Héros, les Martyrs, les Traîtres, les réfugiés, les espions, les déportés, etc. Leur sort pendant et après le conflit a été profondément étudié et leurs images ont été soigneusement esquissées.

Les images de et dans la Belgique durant la Grande Guerre, c’est l’objet que nous proposons d’étudier lors de cette manifestation scientifique. Notre objectif est de partir de la documentation iconographique contenue dans les différents lieux de conservation du Royaume qui évoque la période 1914-1918 en Belgique. Cet espace géographique et cette période chronologique ont offert un contexte singulier pour l’élaboration et la diffusion d’un corpus de représentations iconographiques riche et varié.

La Belgique apparaît comme le lieu privilégié où se croisent et s’affrontent des « propagandes » qui varient en intensité selon leur émetteur et qui usent de plus en plus d’images diverses. Dans les territoires occupés, la censure cherche sa voie entre une lecture tantôt pacifiste, tantôt partisane des événements politico-militaires de 1914-1918. Des feuilles clandestines bravent l’occupant et jouent autant avec l’humour que l’horreur pour construire une résistance symbolique aux contraintes imposées par l’ennemi. La caractéristique de l’espace belge est ainsi de connaître à la fois une « propagande » iconographique qui émane d’une autorité étrangère et qui provoque un rejet de la majorité des populations touchées et une production « privée » d’images qui, au vu de la situation de la Belgique occupée, revêt une importance particulière. Dans la Belgique de 1914-1918, photographier, filmer, dessiner, caricaturer sont perçus comme autant d’actes de résistance. Le contexte d’occupation – et de résistance – a-t-il  influé sur le contenu de ces représentations ? L’espace belge a-t-il été un laboratoire pour la production et la diffusion de nouveaux types de documents iconographiques ?  Quels canaux ont été privilégiés spécifiquement et simultanément par la presse censurée et les publications clandestines ? Quelles thématiques ont été prioritairement évoquées ?  Ont-elles évolué au cours de ces années d’occupation ? Quelle a pu être l’efficacité de ces propagandes par l’image ?

D’un point de vue international, la Grande Guerre constitue un événement-clé dans l’évolution des images. Les historiens qui ont orienté leurs recherches vers l’analyse de documents iconographiques s’accordent pour donner à cet événement militaire une portée culturelle sans précédent. Ce conflit a imposé une image de la guerre qui s’est ancrée dans les mémoires pour constituer une sorte de modèle iconographique incontournable. Les médias modernes ont acquis, dans son creuset, un nouveau statut. La photographie, le cinéma, l’enregistrement sonore, le croquis amateur, la caricature, l’affiche publicitaire, la carte postale émaillent les collections privées et publiques consacrées en tout ou en partie aux années de la Grande Guerre. Le rythme de leur production semble suivre celui de la fabrication des équipements militaires. A travers le prisme du cas belge, un autre objectif de ce colloque est d’approcher de manière inédite l’influence formelle qu’ont pu exercer les images de la Première Guerre mondiale sur les conflits suivants et leurs représentations.

A la croisée des différents axes qui viennent d’être dégagés, le cas belge offre un éclairage original et particulier sur le développement de la propagande par les images à la faveur de la Première Guerre mondiale. Comment les grandes puissances belligérantes ont utilisé l’évocation de la « Poor little Belgium » ? Peut-on déterminer les caractéristiques de cette instrumentalisation nécessairement plus complexe qu’il n’y paraît ? Quelles sont, d’autre part, les différentes images qui circulent dans la Belgique de 1914-1918 ? Quelle place faut-il leur accorder dans l’évolution de l’image de guerre ? Au-delà des problématiques sur la diffusion et l’instrumentalisation de ces images, ce colloque aura pour objectif d’ébaucher une typologie des différents documents iconographiques, de discuter des méthodes d’analyse à leur appliquer et d’offrir, in fine, une synthèse provisoire des caractéristiques de ces réalisations. A partir de différentes études de cas inscrites dans un contexte historique particulier, est-il finalement possible de placer des balises méthodologiques dans le domaine de l’analyse et de l’exploitation des documents iconographiques ?

Date limite pour le dépôt des propositions : 15 avril 2010

Ils doivent être envoyés à l’adresse suivante : axel.tixhon@fundp.ac.be. Ils donneront le titre provisoire de la communication et un résumé de 2000-2500 caractères. Les communications peuvent être présentées en français, en néerlandais et en anglais. Elles ne devront pas excéder 30 minutes. Les frais de logement, de repas et de déplacement des orateurs seront pris en charge par les organisateurs.

Comité scientifique:

Dominique Hanson (MRA - Bruxelles), Chantal Kesteloot (CEGES - Bruxelles), Anne Roekens (FUNDP-Namur), Bénédicte Rochet (FUNDP-Namur), Pierre-Alain Tallier (AGR - Bruxelles), Axel Tixhon (FUNDP Namur), Laurence Van Ypersele (UCL - Louvain).  

Lieux

  • Département d'Histoire - Facultés universitaires de Namur, rue de Bruxelles
    Namur, Belgique

Dates

  • jeudi 15 avril 2010

Mots-clés

  • images, première guerre mondiale, Belgique

Contacts

  • Axel Tixhon
    courriel : axel [dot] tixhon [at] unamur [dot] be
  • Bénédicte Rochet
    courriel : benedicte [dot] rochet [at] unamur [dot] be

Source de l'information

  • Bénédicte Rochet
    courriel : benedicte [dot] rochet [at] unamur [dot] be

Pour citer cette annonce

« Poor little Belgium. La petite Belgique dans la Grande Guerre : une icône, des images », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 12 janvier 2010, http://calenda.org/199972