AccueilAntagonisme et reconnaissance

Antagonisme et reconnaissance

Antagonism and recognition

*  *  *

Publié le lundi 18 janvier 2010 par Karim Hammou

Résumé

La réflexion sur le thème de la reconnaissance amorcée par Hegel a brusquement ressurgi au début des années 1990, avec plusieurs ouvrages marquants, d’Axel Honneth, Charles Taylor, Jürgen Habermas, Nancy Fraser, James Tully, qui ont placé le thème de l’éthique et de la politique de la reconnaissance au cœur des sciences sociales et de la philosophie politique. Tous insistent sur le motif de la lutte, lequel est posé soit dans son évidence, soit sous l’espèce de la justification du conflit en termes d’attentes normatives déçues. Nous voudrions, avec ce séminaire interdisciplinaire entamé en 2009, tenter de répondre frontalement à la question : qu’est-ce qu’une lutte pour la reconnaissance ?

Annonce

Nous cherchons à explorer les axes suivants.

Notre première question est : quand y a-t-il lutte pour la reconnaissance ? Comment, en puissance dans les attentes de reconnaissance des individus et des groupes, s’actualise-t-elle ? Dans quelles conditions, et en fonction de quelles contraintes ? Qu’est-ce qui permet de l’identifier, et qui le fait ?

Nous aimerions également soulever la question de l’Ennemi. Contre qui lutte-t-on, ou en d’autres termes, de qui s’agit-il d’obtenir la reconnaissance ? Nous voudrions également analyser le fait qu’aussi évidentes que soient certaines instances de reconnaissance, elles doivent toujours être reconnues comme telles en premier lieu par celui qui structure sa lutte contre cet ennemi-là. En outre, quelle est la place spécifique de l’Etat comme adresse des revendications de reconnaissance. Constitue-t-il une instance d’appel, ou hégémonique ?

Enfin, afin d’examiner l’issue du conflit, il s’agira d’évaluer l’étendue du caractère intégrateur prêté au conflit par les théories de la reconnaissance. Dans quels cas une approche « réconciliatrice » de la lutte pour la reconnaissance est-elle fondée ? Quelles luttes qui ne se laissent pas interpréter comme des réconciliations, prenant des formes hybrides, celle du compromis sans consensus, de l’arrangement temporaire, etc. ? Comment rendre compte des cas où l’on ne cherche plus à extorquer la reconnaissance à l’instance (institutionnelle) qui s’impose dans le cadre politique, juridique ou normatif qui est le sien, mais où l’on s’arrache à la relation, pour se donner une autre instance ? 

Programme pour le 2e semestre 2009-2010:

mercredi 27 janvier 2010, 17h-19h

JOAN STAVO-DEBAUGE, sociologue, Université de Lausanne : "L'étranger de G. Simmel et le problème de la reconnaissance : des bienfaits de la moindre appartenance à la solution de l'exit"

Répondante : Estelle Ferrarese, Université de Strasbourg

mercredi 17 février 2010, 17h-19h

SANDRA LAUGIER, philosophe, Université d'Amiens : "Reconnaissance et dissensions morales chez Stanley Cavell"

Répondant : Olivier Voirol, Institut für Sozialforschung (Francfort)

mercredi 17 mars 2010, 17h-19h

DAVID OWEN, politologue, Université de Southampton, : "Recognition, Expression and Struggle"

Lieu : Salle de la Table Ronde,
MISHA (Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme –Alsace)
5, allée du Général Rouvillois
CS 50008
67083 Strasbourg cedex
http://www.misha.fr/acces.htm

Lieux

  • Maison Interuniversitaire des Sciences de l'Homme -Alsace 5, allée du Général Rouvillois CS 50008
    Strasbourg, France

Dates

  • mercredi 27 janvier 2010
  • mercredi 17 février 2010
  • mercredi 17 mars 2010

Mots-clés

  • Reconnaissance, conflit

Contacts

  • Estelle Ferrarese
    courriel : ferrarese [at] unistra [dot] fr

Source de l'information

  • Estelle Ferrarese
    courriel : ferrarese [at] unistra [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Antagonisme et reconnaissance », Séminaire, Calenda, Publié le lundi 18 janvier 2010, http://calenda.org/200025