AccueilDe la « prise » à la « reprise » : la fabrication de l’image d’archives et ses usages dans la recherche historique

De la « prise » à la « reprise » : la fabrication de l’image d’archives et ses usages dans la recherche historique

From capture to recapture: the production and use of archival imagery in historical research

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Publié le jeudi 21 janvier 2010 par Karim Hammou

Résumé

Si l’image n’est plus considérée comme un document mineur de l’historiographie culturelle, il semblerait que sa capacité, réelle ou supposée, à augmenter le savoir historique soit encore minorée par les recherches qui s’attachent à la reconstitution et à la compréhension proprement dites des événements historiques. Dans ce domaine, les archives écrites demeurent la source privilégiée. L’objectif de ce séminaire est moins de savoir comment l’image est utilisée après-coup pour représenter le passé que d’interroger la manière dont elle participe à son édification. Pour être en mesure d’identifier la fonction originelle du document iconographique, nous nous intéresserons au moment précis de sa fabrication et de son enregistrement. Cette exploration en amont nous permettra de déterminer les stratégies, enjeux et objectifs qui concourent à lui conférer le statut d’archives.

Annonce

Séminaire de recherches mensuel organisé par l’unité de recherches « Mondes Modernes et Contemporains » de l’Université Libre de Bruxelles.Année académique 2010-2011.

Dans le domaine de l’histoire des représentations, on note depuis une dizaine d’années un intérêt soutenu et varié pour les images en tant que source et objet d’histoire. Alors que dans les années 70 et 80, l’image était considérée comme une simple illustration, corroborant les résultats obtenus à partir des archives écrites, elle est aujourd’hui envisagée comme un facteur essentiel de la construction des mémoires, permettant de mieux appréhender les comportements collectifs des sociétés. Ce constat se traduit par une multiplication d’études qui placent l’image, fixe ou mobile, et ses supports au cœur de la démonstration, et qui s’interrogent sur la spécificité de ses modes d’expression ainsi que sur ses usages et fonctions. Ces recherches sont généralement introduites ou accompagnées par une réflexion méthodologique portant sur les outils conceptuels dont dispose l’historien pour analyser le langage véhiculé par l’image.

Si l’image n’est donc plus considérée comme un document mineur de l’historiographie culturelle, il semblerait que sa capacité, réelle ou supposée, à augmenter le savoir historique soit encore minorée par les recherches qui s’attachent à la reconstitution et à la compréhension proprement dites des événements historiques. Dans ce domaine, les archives écrites demeurent la source privilégiée. La mésestime dans laquelle est tenue l’image mérite cependant d’être précisée en réalisant un état des lieux de la recherche actuelle. Autrement dit, l’objectif de ce séminaire est moins de savoir comment l’image est utilisée après-coup pour représenter le passé que d’interroger la manière dont elle participe à son édification. Outre l’appréciation des résultats obtenus par ce type d’études, il conviendra de discuter des problèmes méthodologiques rencontrés par l’historien qui intègre les documents iconographiques à son corpus d’analyse.

D’un point de vue épistémologique, cette orientation nécessite également de réfléchir à la notion d’image d’archives. Les études sur les usages et mésusages des images dites d’archives, sur leurs migrations et recyclages au cinéma, à la télévision, dans la presse, la muséographie, les manuels scolaires, etc., partent généralement du principe que toute image du passé constitue un gisement documentaire que l’on peut qualifier d’archives. Or, l’image n’a pas toujours été pensée à titre conservatoire. Pour être en mesure d’identifier la fonction originelle du document iconographique, nous nous intéresserons au moment précis de sa fabrication et de son enregistrement. Cette exploration en amont nous permettra de déterminer les stratégies, enjeux et objectifs qui concourent à lui conférer le statut d’archives.

Les langues de communication du séminaire sont le français et l’anglais. Les propositions de communication (une page environ) sont à adresser

au plus tard, pour le 1er avril 2010.

Les communications ne dépasseront pas 45 minutes.

Comité d’organisation : Irene Di Jorio (idijorio@ulb.ac.be), Julie Maeck (jmaeck@ulb.ac.be), Jihane Sfeir (jsfeir@ulb.ac.be)

Lieux

  • Université Libre de Bruxelles
    Bruxelles, Belgique

Dates

  • jeudi 01 avril 2010

Fichiers attachés

Mots-clés

  • archives, représentations, historiographie, images, photographie

Contacts

  • Irene Di Jorio
    courriel : Irene [dot] Di [dot] Jorio [at] ulb [dot] ac [dot] be
  • Julie Maeck
    courriel : juliemaeck [at] gmail [dot] com
  • Jihane Sfeir
    courriel : jsfeir [at] ulb [dot] ac [dot] be

Source de l'information

  • Irene Di Jorio, Julie Maeck, Jihane Sfeir ~
    courriel : juliemaeck [at] hotmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« De la « prise » à la « reprise » : la fabrication de l’image d’archives et ses usages dans la recherche historique », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 21 janvier 2010, http://calenda.org/200063