AccueilL'orientalisme, les orientalistes et l'Empire ottoman

L'orientalisme, les orientalistes et l'Empire ottoman

Orientalism, orientalists and the Ottoman Empire

*  *  *

Publié le mardi 26 janvier 2010 par Karim Hammou

Résumé

Ce colloque entend non pas réhabiliter l’orientalisme en bloc mais en souligner la grande diversité et, à certains égards, l’utilité pratique, méconnue chez nous depuis qu’il a disparu des nomenclatures disciplinaires. Pour cela, des chercheurs réunis autour de Sophie Basch, Nora Seni, Pierre Chuvin et Michel Espagne ont choisi, dans le cadre de ce colloque historique, de suivre selon quatre axes les variations du regard européen sur un Empire qui était à la fois d’Europe et d’ailleurs.

Annonce

Dans le cadre de la Saison de la Turquie en France (1er juillet 2009 – 31 mars 2010)

Sous le patronage de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres,

Colloque à l’Institut de France,

Les 12 et 13 février 2010

L’Orientalisme, les Orientalistes et l’Empire ottoman. De la fin du XVIIIe siècle à la fin du XXe

L’Empire ottoman a été, durant près de cinq siècles, un des principaux, voire le principal champ d’expérience de ce qu’il est convenu d’appeler l’orientalisme. Cette notion recouvre en fait des disciplines très différentes, scientifiques ou artistiques, parfois les deux, qui ont pour point commun l’étrangeté, réelle ou apparente, de leur objet. Les orientalistes, formant très tôt une communauté scientifique à travers l’Europe, ont parfois exagéré, ou caricaturé, cette étrangeté. Ils ont aussi, dans bon nombre de cas, contribué à la réduire et redécouvert l’universel derrière le particulier et le singulier. Or l’Empire ottoman a été totalement négligé par Edward Saïd dans sa célèbre charge contre l’orientalisme. Sur un cas d’école, ce colloque entend non pas réhabiliter l’orientalisme en bloc mais en souligner la grande diversité et, à certains égards, l’utilité pratique, méconnue chez nous depuis qu’il a disparu des nomenclatures disciplinaires. Pour cela, des chercheurs  réunis autour de Sophie Basch, Nora Seni, Pierre Chuvin et Michel Espagne ont choisi, dans le cadre de ce colloque historique, de suivre selon quatre axes les variations du regard européen sur un Empire qui était à la fois d’Europe et d’ailleurs.

Vendredi matin, Première demi-journée, Présidence Paul Bernard (membre de l’AIBL) L’orientalisme des philologues

9h 30, ouverture.

Présentation : Nora Seni (IFEA), Pierre Chuvin (Paris Ouest –Nanterre)

  • 10h 10, Michel Tardieu : « Le collectage des contes syriaques du Tûr ‘Abdîn par Eugen Prym et Albert Socin en 1869 »
  • 10h 40, Pascale Rabault-Feuerhahn et Michel Espagne, "Le réseau stambouliote de Silvestre de Sacy"

11h 10, pause café

  • 11h 20, Perrine Simon-Nahum : « Ernest Renan et  le rôle de Constantinople dans la transmission du grec à l’Occident »
  • 11h 50, Jeff Moronvalle, « Connaître et représenter l'Orient au siècle des Lumières : le Recueil de cent estampes représentant différentes nations du Levant (dit Recueil Ferriol), 1714 »

12h 20, discussion générale 

Vendredi après-midi, sous la Présidence de M. Pierre-Sylvain Filliozat, Président de l’AIBL

Séance publique de l’AIBL à 15h 30 précises, L’orientalisme des voyageurs : aventuriers, savants et diplomates 

15h 40, Véronique Schiltz, correspondant de l’Institut, « L’Empire ottoman sous le regard des Russes au XVIIIe siècle »

16h 10, Frédéric Hitzel, "Les ambassades occidentales à Constantinople et la diffusion d'une certaine image de l'Orient" (sous le patronage de M. Jean Richard)

16h 40, Isabella Casa-Fossati, À la recherche de Sainte-Sophie, Gaspare et Giuseppe Fossati (sous le patronage de M. Gilbert Dagron)

17h 10, Rémi Labrusse  « Théories de l'ornement et "Renaissance orientale" : un modèle ottoman pour le XIXe siècle ? » (sous la patronage de M. Jean-Pierre Babelon)

18h 00, réception 

Samedi matin, Troisième demi-journée, modérateur Henry Laurens (professeur au Collège de France) 

10h, Les foyers de l’orientalisme 

  • 9h 50, Suzanne Marchand (Bâton Rouge), « L’amitié germano-turque et la première guerre mondiale »
  • 10h 20, Gilles Veinstein, « La polémique Tott-Peysonnel sur l’Empire ottoman »
  • 10h 50, Pause café
  • 11h 10, Sabine Mangold, "Entre diplomatie et érudition: Joseph von Hammer Purgstall et son réseau en Europe et dans l'Empire ottoman"
  • 11h 40, Céline Trautmann-Waller, "Constantinopolis (1822) de Joseph von Hammer-Purgstall ou la passion du détail appliquée à la capitale de l'Empire ottoman"

12h 10, discussion générale 

Samedi après-midi, Quatrième demi-journée, modérateur Jean Richard (membre de l’AIBL)

L’orientalisme des orientaux

  • 14h 30, Edhem Eldem, « Quand l’orientalisme se fait oriental : Osman Hamdi Bey (1842-1910) et ses représentations de l’Orient »
  • 15h, Mercedes Volait, "L'architecte (Saber Sabri), l'amateur (Ahmad Zaki) et le collectionneur (Omar Sultan): trois figures égyptiennes de l'orientalisme architectural au Caire"

15h 30, pause café

  • 15h 40, Zeynep çelik, « Orientalisme ou proto-régionalisme? Expérimentations architecturales ottomanes, ca1900 »
  • 16h 10, Nora Seni, « L'essor des études orientales au XIXe siècle dans ses relations avec la philanthropie »

16h 40, discussion générale  

17h 10, Conclusions : Sophie Basch, Michel Espagne

Lieux

  • Institut de France , 23 quai de Conti
    Paris, France

Dates

  • vendredi 12 février 2010
  • samedi 13 février 2010

Mots-clés

  • Turquie, orientalisme européen, Istanbul, histoire

Contacts

  • secrétaire général AIBL
    courriel : secretairegeneral [at] aibl [dot] fr

Source de l'information

  • Michel Espagne
    courriel : michel [dot] espagne [at] ens [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'orientalisme, les orientalistes et l'Empire ottoman », Colloque, Calenda, Publié le mardi 26 janvier 2010, http://calenda.org/200087