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L'UNESCO et la guerre froide

UNESCO and the Cold War

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Publié le mardi 16 février 2010

Résumé

Le principal objectif de la conférence est d’étudier l’influence que la guerre froide a exercée sur l’UNESCO, ses activités et son évolution, de même que l’impact que l’organisation, à travers les efforts qu’elle a déployés pour rallier les peuples et les pays dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la science, a eu sur l’affrontement entre les pays qu’opposaient des divergences irréconciliables quant à leur vision du monde, leurs intérêts et leurs objectifs sur la scène internationale.

Annonce

Comité scientifique international du projet « Histoire de l’UNESCO »
Conférence internationale

L’UNESCO et la Guerre froide
Center for American Studies (HCA), Université d’Heidelberg, 4-5 mars 2010

Dès sa création, l’UNESCO a été l’un des cadres où l’affrontement idéologique Est-Ouest a été le plus évident. Pendant de nombreuses années, l’Organisation est demeurée un otage de la Guerre froide, période pendant laquelle les deux blocs qui s’opposaient ont tenté de l’utiliser comme instrument de leur conflit idéologique. Par ailleurs, l’UNESCO, qui avait été créée, ainsi qu’il est dit dans son Acte constitutif, « afin d’atteindre graduellement, par la coopération des nations du monde dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture, les buts de paix internationale et de prospérité commune de l’humanité », a joué un rôle important, qui n’a pas toujours été bien perçu, en modérant les divisions entre les blocs antagonistes issus de la Guerre froide, cherchant à atténuer le conflit qui les opposait en influant sur l’esprit des peuples et en propageant des idées de paix et d’entente qui pourraient aider à éliminer le germe de la guerre dans l’esprit des hommes.

Le principal objectif de la conférence est donc d’étudier l’influence que la Guerre froide a exercée sur l’UNESCO, ses activités et son évolution, de même que l’impact que l’Organisation, à travers les efforts qu’elle a déployés pour rallier les peuples et les pays dans les domaines de la culture, de l’éducation et de la science, a eu sur l’affrontement entre les pays qu’opposaient des divergences irréconciliables quant à leur vision du monde, leurs intérêts et leurs objectifs sur la scène internationale.

Organisation des séances

Au début de chaque séance, un commentateur présentera les documents portant sur le thème général qui auront été diffusés avant la Conférence ; les auteurs lui répondront, puis la parole sera donnée à l’ensemble des participants. Une interprétation simultanée sera assurée en anglais et en français. 

4 mars, matin

9 h 15 – 12 h 30

Observations préliminaires

  • Françoise Rivière, Sous-Directrice générale pour la culture, UNESCO
  • Jean-François Sirinelli, Directeur du Centre d’Histoire de Sciences Po, Paris, Président du Comité scientifique international du Projet Histoire de l’UNESCO
  • Detlef Junker, Directeur et fondateur de l’Heidelberg Center for American Studies, Université d’Heidelberg

Introduction à la Conférence, Robert Frank, Directeur de l’UMR/IRICE, membre du Comité scientifique international du Projet Histoire de l’UNESCO.

1re séance : L’UNESCO et les États membres : dans la tourmente des politiques de la Guerre froide

PRÉSIDENT : M. Mohieddine Hadhri, Université du Qatar

Textes diffusés avant la conférence :

  • « Les relations entre le Japon et l’UNESCO pendant la guerre froide » (Liang Pan, Professeur adjoint de relations internationales, École supérieure de sciences humaines et sociales, Université de Tsukuba, Japon)
  • « La Bulgarie et l’UNESCO au cours des années 1956-1972 » (Mariana Lecheva, Chef de département, Archives nationales de Bulgarie)
  • « La commission canadienne pour l’UNESCO (1957-1980) » (Andrew Young, Historien militaire, Ottawa, Canada)
  • « La Hongrie, membre de l’UNESCO : son admission et ses activités (1945-1963) » (Anikó Macher,  Doctorant, Institut d'études politiques de Paris)
  • « L’UNESCO, la Guerre froide et l’Afrique du Nord » (Moncef Sehbani, Doctorant, Faculté des Lettres, des Arts et des Humanités. Manouba, Tunisie)
  • « Le rôle de l’UNESCO dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture au Kenya depuis l’indépendance » (Joshia Osamba, Département de philosophie, d’histoire et de religion, Université d’Egerton, Kenya)

Commentateur : Laura Wong, Heidelberg Center for American Studies, Université d’Heidelberg ; The Reischauer Institute for Japanese Studies, Université de Harvard

Discussion

4 mars, après-midi

14 heures – 17 heures

2e séance : Nouer le dialogue avec l’autre côté du « Rideau de fer »

PRÉSIDENT : M. Ilya V. Gaiduk, Institut d’histoire mondiale, Académie des sciences de Russie

Textes diffusés avant la conférence :

  •  « Comment l’UNESCO a contribué à faire « rouiller » le rideau de fer grâce aux volontaires Est-Ouest » (Arthur Gillette, ancien Directeur de la Division de la jeunesse et des activités sportives de l’UNESCO)
  • « Le Centre européen pour l’enseignement supérieur (CEPES) dans le contexte de réponse de l’UNESCO à la guerre froide » (Leland Conley Barrows, Professeur, Voorhees College, Etats-unis)
  • « L’UNESCO, le Conseil International des Archives (ICA) et la Guerre froide » (Klaus Oldenhage, Vice-Président (à la retraite), Archives fédérales d’Allemagne)
  • « Le rôle de l’UNESCO pour surmonter les conséquences de la catastrophe de Chernobyl à la fin de la guerre froide » (Raman Ramanouski, Docteur, Docteur en histoire des relations internationales, Minsk, Bélarus)

Commentateur : M. Christian Ostermann, Directeur, Projet International d’Histoire de la Guerre Froide (CWIHP), États-Unis

Discussion

3e séance : La lutte pour la paix et la compréhension mutuelle

PRÉSIDENTE : Mme Glenda Sluga, Professeur, Université de Sydney

Textes diffusés avant la conférence :

  •  « La guerre de l’UNESCO à la guerre froide: le règne de la paix internationale et de la confiance mutuelle » (Omprakash Dash, Doctorant-chercheur, Université Jawaharlal Nehru, New Delhi, Inde)
  • « L’UNESCO et la Guerre froide : Diversité culturelle et industrie culturelle » (Beatriz Barreiro Carril, Doctorante, Université Carlos III, Madrid, Espagne - Professeur de Droit international public, Université Rey Juan Carlos de Madrid)
  • « La conférence intergouvernementale sur la protection des biens culturels en cas de conflit armé (La Haye 1954) : illustration de l’impact de la Guerre froide sur le projet phare de l’UNESCO » (Christian Bolduc, Archiviste, Bibliothèque et Archives nationales du Québec)
  • « Culture transnationale et l’UNESCO pendant la guerre froide » (Kouki Hara, Institut universitaire européen)
  • « L’UNESCO et le Conseil du cinéma des Nations Unies : la coordination de l’information cinématographique (1945-1951) » (Suzanne Langlois, Professeur associée, Université York, Toronto, Canada)
  • « Le NOMIC et la Guerre froide. Enjeux et perspectives» (Michael Palmer, Université Paris III)

Commentateur : Mme Madeleine Herren, Professeur, Université d’Heidelberg

Discussion

5 mars, matin

9 h 15 – 12 h 15

4e séance : L’UNESCO : une plate-forme pour promouvoir la culture, la science et l’éducation

PRÉSIDENT : M. Tom Weiss, Université de la ville de New York (CUNY)

Textes diffusés avant la conférence :

  •  « Science et transformation de l’environnement dans les institutions spécialisées de l’ONU au temps de la Guerre froide : le cas de l’UNESCO » (Jacob Darwin Hamblin, Département d’histoire, Université d’État de l’Oregon, États-Unis)
  • « Les sciences sociales en Amérique latine et la lutte pour la prééminence à l’UNESCO pendant la Guerre froide : la concurrence entre le Chili et le Brésil » (Fernanda Beigel, Chercheur adjoint, CONICET, Université nationale de Cuyo, Mendoza, Argentine)
  • « L’UNESCO et la naissance des activités spatiales » (Hervé Moulin, Doctorant, Paris IV Sorbonne)
  • « Une campagne des idées: l’extrême droite américaine et l’UNESCO » (Randle Hart, Southern Utah University, États-Unis)
  • « Une contribution à l’entente internationale : historiens belges et la révision des manuels scolaires » (Eva Schandevyl, Chercheur, Belgique)
  • « L’UNESCO et les deux premières conférences interaméricaines sur l’éducation mathématique » (Wagner Rodrigues Valente, Professeur, GHEMAT, Sao Paulo, Brésil)

Commentateur : Mme Iris Schroeder, Université de Magdebourg ; Université Humboldt, Berlin

Discussion

5 mars, après-midi

14 heures – 16 heures

Table ronde : Étudier l’UNESCO pendant la Guerre froide : problèmes, questions et perspectives

Introduction : M. Akira Iriye, Professeur, Université de Harvard

Discussion

Modérateurs/animateurs

  • Robert Frank, Directeur, UMR/IRICE
  • Glenda Sluga, Professeur d’histoire internationale, Université de Sydney
  • Ibrahima Thioub, Professeur, Directrice du Département d’histoire, Université Cheikh Anta Diop, Dakar, Sénégal
  • Ilya V. Gaiduk, Chargé de recherche principal, Institut d’histoire mondiale, Académie des sciences russe, Moscou.

Allocutions de clôture

  • Mme Françoise Rivière, Sous-Directrice générale pour la culture, UNESCO
  • Jean-François Sirinelli, Directeur du Centre d'Histoire de Sciences Po, Paris
  • Jens Boel, Chef archiviste de l’UNESCO, Coordonateur du Projet « Histoire de l’UNESCO »

Lieux

  • Université d’Heidelberg
    Heidelberg, Allemagne (69117)

Dates

  • jeudi 04 mars 2010
  • vendredi 05 mars 2010

Mots-clés

  • UNESCO, histoire, guerre froide

Contacts

  • Jens Boel
    courriel : j [dot] boel [at] unesco [dot] org
  • Matthias Kutsch
    courriel : mkutsch [at] hca [dot] uni-heidelberg [dot] de

Source de l'information

  • Caroline Michotte
    courriel : c [dot] michotte [at] unesco [dot] org

Pour citer cette annonce

« L'UNESCO et la guerre froide », Colloque, Calenda, Publié le mardi 16 février 2010, http://calenda.org/200260