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Polyphonie et société

Polyphony and society

Revue électronique Transposition. Musique et sciences sociales

Electronic journal Transposition. Musique et sciences sociales

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Publié le mardi 23 février 2010 par Karim Hammou

Résumé

Dans le cadre de son premier numéro, la revue Transposition. Musique et sciences sociales compte interroger la relation qu’une société peut entretenir avec la polyphonie. Pour ce faire, elle privilégiera des propositions venues de l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales. Transposition. Musique et sciences sociales est une nouvelle revue électronique semestrielle fondée par des doctorant de l’EHESS et soutenue par le Centre de recherche sur les arts et le langage. Pour plus d’informations : http://musique.ehess.fr/sommaire.php?id=459.

Annonce

Date limite d’envoi des textes : 15 juin 2010

La polyphonie est une pratique musicale caractérisée par une double exigence : la recherche d’autonomie des voix et le maintien de leur interdépendance étroite. Elle s’oppose ainsi à la monodie ou à la mélodie accompagnée. L’apparition et l’évolution de ce procédé musical dans diverses aires culturelles mondiales sont des phénomènes qui intéressent de manière directe les différents courants de la musicologie. Ainsi, par sa pluralité, la polyphonie semble nous renseigner sur une façon de penser la musique et l’individu au sein d’une société. Elle implique également, pour ceux qui la pratiquent comme pour ceux qui l’écoutent, une attention particulière : maîtriser les règles musicales qui la régissent (à une période et dans une zone géographique précises) ; savoir jouer ensemble sans que la mélodie principale soit seule directrice ; apprendre à l’entendre. La polyphonie renvoie, notamment pour les musiciens occidentaux, à une longue tradition dont l’origine remonte au IXe siècle et qui depuis lors n’a cessé d’être remodelée dans ses normes pratiques, compositionnelles et esthétiques. Il s’agit donc d’un héritage culturel fort, esquissant un réseau d’influences à travers le temps.

A partir d’une signification commune, la notion de polyphonie peut recouvrir une grande diversité d’acceptions. Il s’agit de jouer ensemble, de former, ou de composer une certaine harmonie. La polyphonie s’étendrait ainsi non seulement à la pratique instrumentale, mais encore à la représentation métaphorique d’un équilibre au sein d’une ville ou d’une société dans la cohabitation des différents groupes et individualités qui la composent.

Dans le cadre de son premier numéro, la revue Transposition : musique et sciences sociales compte interroger la relation qu’une société peut entretenir avec la polyphonie. Pour ce faire, elle privilégiera des propositions venues de l’ensemble des disciplines des sciences humaines et sociales. Certaines approches peuvent d’ores et déjà être proposées : 

1.    Approches historiques, philosophiques et sociales : origine et évolution de la polyphonie. En quoi ces phénomènes musicaux nous renseignent-ils sur les sociétés qui les produisent ?

2.    Exemples de traitements polyphoniques. Comment les productions d’un compositeur, d’une école de composition ou d’un genre musical font-elles évoluer la façon de penser la polyphonie et apparaissent ainsi comme le reflet de leur temps ?

3.    Polyphonie et technique interprétative. Comment s’organise la pratique polyphonique ? Quels sont, par exemple, les moyens utilisés par les musiciens pour se repérer dans l’œuvre s’ils ne sont pas guidés par une mélodie principale ? Ce système favorise-t-il l’émergence d’un chef chargé de rendre cohérente la globalité de l’exécution ?

4.    Quelle est la place de la polyphonie aujourd’hui dans la musique contemporaine ou les musiques actuelles ? On pourra notamment s’intéresser à la question de la survivance de polyphonie dans ces musiques et se pencher sur l’évolution de la définition du terme « polyphonie » pour décrire les musiques d’aujourd’hui.

5.    La polyphonie comme métaphore de la vie musicale. A l’échelle d’un orchestre ou d’un espace précis, l’activité musicale peut être perçue comme « polyphonique » : en équilibre, toujours précaire, entre la recherche d’autonomie des voix et l’exigence de leur interdépendance. L’identité musicale d’une ville peut ainsi, par exemple, être liée à sa capacité à faire coexister en son sein des représentations musicales diamétralement opposées. Quels sont alors les éléments qui permettent aux acteurs de cette vie musicale de concevoir ces ensembles disparates comme une entité cohérente ?

6.    Représentations de la polyphonie. La polyphonie, comme toute forme musicale, prend vie dans des lieux ou espaces. Ceux-ci peuvent lui être dédiés ou concorder, par leurs éléments architecturaux ou plastiques, avec certains aspects de ce procédé musical. Peut-on établir des relations d’interdépendance entre ces différentes représentations de la polyphonie ? Comment, dans l’ensemble des arts plastiques et littéraires, représenter la polyphonie sans support musical ?

7.    Transposition du terme « polyphonie » dans le champ social. Il s’agira ici de questionner l’usage – par des acteurs ou des chercheurs – de termes ayant trait à la polyphonie (en tant que système musical) pour analyser des phénomènes sociaux divers.  

Les textes, conformes aux normes exigées par la revue, devront être adressés au comité de rédaction de Transposition avant le 15 juin 2010.

transposition.submission@gmail.com

Présentation de la revue

Transposition. Musique et sciences sociales est une revue électronique semestrielle consacrée aux recherches qui interrogent les rapports entre la musique et les sociétés dans lesquelles elle se développe. Envisageant l’importance de la musique et des pratiques musicales dans l’organisation des sociétés, elle entend questionner la manière dont celles-ci les pensent, les instituent et les mettent en scène. Elle veut ainsi se faire l’écho de l’ouverture de la musicologie aux autres disciplines des sciences sociales, tout en encourageant ces dernières à s’intéresser à l’objet musical.

Chaque numéro de cette revue scientifique s’organise autour d’un thème précis, favorisant le dialogue entre différentes disciplines.

Transposition est composée de quatre types de contributions :

  • des articles approfondis sur le thème retenu (de 50 000 à 70 000 signes),
  • des études de cas sur le thème retenu (20 000 signes maximum),
  • des entretiens avec des chercheurs,
  • et des comptes rendus de lecture (3000 à 5000 signes).

Outre le dossier thématique, une place est réservée aux articles rédigés sur des sujets libres et proposés de manière spontanée à la revue. Seuls les articles rédigés en français ou en anglais seront retenus.

Transposition. Musique et sciences sociales a été créée par des doctorants de l’EHESS et est soutenue par le Centre de Recherche sur les Arts et le Langage (CRAL).

Comité scientifique :

Esteban Buch, Rémy Campos, Christelle Cazaux-Kowalski, Marc Chemillier, Jacques Cheyronnaud, Paulo F. de Castro, Alessandro Di Profio, Jérôme Dokic, Nicolas Donin, Alexandre Dratwicki, Florence Gétreau, Cécile Grand, Jean Gribenski, Philippe Gumplowicz, Isabelle His, Martin Kaltenecker, Barbara Kelly, Geneviève Mathon, Jean-Jacques Nattiez, Max Noubel, Emmanuelle Olivier, Jann Pasler, Patrick Taïeb, Patrice Veit, Philippe Vendrix et William Weber.

Comité de rédaction :

Malika Combes, Justine Comtois, Igor Contreras, Laetitia Derbez, Brice Gérard, Etienne Jardin, Maud Lambiet, Elsa Rieu, Yann Rocher, Julien Ségol et Theresa Schmitz.

Contacts :

Comité de rédaction : transposition.redaction@gmail.com
Soumission d'article : transposition.submission@gmail.com

Dates

  • mardi 15 juin 2010

Mots-clés

  • musique, polyphonie, société

Contacts

  • Etienne Jardin
    courriel : ej [at] bru-zane [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Etienne Jardin
    courriel : ej [at] bru-zane [dot] com

Pour citer cette annonce

« Polyphonie et société », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 23 février 2010, http://calenda.org/200317