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Villes et territoires réversibles

Cities and reversible territories

Colloque de Cerisy

Cerisy conference

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Publié le vendredi 26 février 2010 par Delphine Cavallo

Résumé

Un des fondements de la pensée moderne quant à l’action collective fut, comme condition historique du progrès, de produire de l’irréversibilité. La ville du XXe siècle, sa société, ses mondes d’action collective, ont été profondément structurés, mais aussi profondément marqués, par ce goût démiurgique pour l’irréversible. On sait aujourd’hui ce qu’a permis de produire cette posture immodeste, mais aussi ce qu'il en a coûté, et continue d’en coûter (...).

Annonce

DU LUNDI 20 SEPTEMBRE (19 H) AU LUNDI 27 SEPTEMBRE (14 H) 2010

DIRECTION :

Franck SCHERRER, Martin VANIER

ARGUMENT :

Un des fondements de la pensée moderne quant à l’action collective fut, comme condition historique du progrès, de produire de l’irréversibilité. La ville du XXe siècle, sa société, ses mondes d’action collective, ont été profondément structurés, mais aussi profondément marqués, par ce goût démiurgique pour l’irréversible. On sait aujourd’hui ce qu’a permis de produire cette posture immodeste, mais aussi ce qu'il en a coûté, et continue d’en coûter.

On fait l’hypothèse que le nouveau fondement de la pensée post-moderne — ou hyper-moderne si l’on préfère échapper à ce débat — de l’action collective est dans la promotion du principe inverse: la réversibilité, comme nouvelle posture de la relation à un futur désormais largement désigné comme incertain. L’injonction au développement durable elle-même porte en germe une nouvelle utopie de la ville et du territoire réversible: comment agir de façon équitable sans avoir pour horizon la ville sans cesse inachevée afin de pas obérer les capacités des générations futures à conduire leur propre développement?

La ville réversible au sein de territoires et de réseaux qui le seraient tout autant, les uns comme les autres par leurs acteurs, leurs systèmes d’action, leurs mondes techniques, leurs univers de production matérielle et idéelle? De quoi peut-il bien s’agir? D'où une seconde hypothèse: la réversibilité qualifie, dans les sociétés développées, la relation que l'on construit avec le futur de la même manière que le patrimoine est devenu le filtre hégémonique de notre relation avec le passé.

Ce colloque résolument interdisciplinaire se donne pour objectif de répondre à ces questions en explorant la réversibilité dans le nouveau système de valeurs, dans les formes concrètes, techniques, organisationnelles de son avènement, dans les cultures professionnelles qui la fondent progressivement comme une nouvelle modalité structurante de nos rapports à un temps moins linéaire, et à un espace plus modulable.

Prioritairement destiné aux urbanistes et aux aménageurs, mais ouvert également à tous ceux, chercheurs, enseignants, étudiants, responsables de collectivités, que ces enjeux retiennent, ce colloque souhaite organiser une large rencontre sur la question de la réversibilité, telle qu’elle a déjà été abordée dans d’autres mondes, techniques ou culturels, que celui de la ville (en particulier celui de la production industrielle et du management de l’entreprise), et telle qu’elle a déjà cheminé, aussi bien dans les problématiques scientifiques (notamment les sciences de la matière et les sciences de l’univers) que dans la création artistique (notamment dans le Land Art ou les arts de la rue).

CALENDRIER PROVISOIRE :

Lundi 20 septembre

Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants
Etre(s) réversibles? A la découverte du sujet... (exploration collective)

Mardi 21 septembre

Matin:

Propos introductifs

Martin VANIER: Ouverture
Franck SCHERRER: Janus plus que Prométhée: ne pas laisser de traces, dernier orgueil de l’urbaniste

Signes avant-coureurs: Les villes rétrécissantes, projeter la décroissance

Sylvie FOL: Les villes rétrécissantes: projeter la décroissance. Regards internationaux
Marcus ZEPF: Rétrécir en Allemagne de l'Est: l'action collective entre déconstruction et valorisation

Après-midi:

Les trames réversibles, architectures territoriales de l’anticipation

Lauren ANDRES: L'éphémère, le temporaire et la veille comme enjeux d'une ville réversible et éminemment mutable
Philippe PANERAI: Eloge de la trame: de la centuriation romaine à la Land Ordinance de Jefferson

Soirée:
Cinéma

Mercredi 22 septembre

Matin:

Le projet urbain réversible, condition de la ville durable?

Nadia ARAB: Projets urbains et temporalités de l'action
Frédéric DE CONINCK: La réversibilité de l'usage de l'espace par les entreprises, une mise en question de la durabilité sociale
Vincent FOUCHIER: La réversibilité urbaine: une nouvelle utopie?
François GRETHER: Les temps du projet urbain

Après-midi:
La réversibilité est-elle compatible avec la décision politique en matière de développement urbain et territorial?, table ronde entre des praticiens et des chercheurs animée par Philippe ESTÈBE, avec Laurent THÉRY, François LORFEUVRE et Dominique ROYOUX

Soirée:
Luc GWIAZDZINSKI: La réversibilité, approche sensible

Jeudi 23 septembre

Matin:
Alain BOURDIN: Réversibilité, abduction et paradigme des conséquences. Un enjeu pour penser la ville?

Synthèse à mi-parcours, par Franck SCHERRER et Martin VANIER

Après-midi:
Le Mont-St-Michel, où le retour orchestré à l’état d’île (Visite d’un site à la réversibilité débattue)

Soirée littéraire:
Lectures

Vendredi 24 septembre

Matin:

Qu’est-ce qui est vraiment irréversible?

Etienne KLEIN: Que veut dire réversible?
Dominique BOURG & Alain PAPAUX: Principe de précaution, logique indiciaire et irréversibilité

Après-midi:

Qu’est-ce qui est vraiment irréversible?

Yannick BARTHE: La réversibilité dans la gestion des déchets nucléaires: une nouvelle approche de la décision politique
Philippe DURANCE: Qu'est-ce qui est vraiment réversible?

Soirée:
Projection-Débat, par Philippe MOUILLON: S’inscrire dans la persistance rétinienne

Samedi 25 septembre

Matin:

Prévisibilités démographiques et labilité des pratiques sociales: vraies et fausses évidences à l’épreuve de la réversibilité

Vincent KAUFMANN: La motilité des villes
Monique ELEB: L'habitat: flexible, adaptable, réversible?

Après-midi:

Faire advenir le virtuel urbain: la médiation artistique

Philippe CHAUDOIR: Penser la ville fragile
Philippe CABANE: Actions non-territoriales
Maud LE FLOC'H: La ville à l'état gazeux

Dimanche 26 septembre

Matin:

La parole à la jeune recherche (synthèse finale)

Aurélie DELAGE
Benjamin PRADEL
Chloë VIDAL

Après-midi:
Conclusions

Lundi 27 septembre
DÉPARTS

Avec le soutien du Conseil régional de Basse-Normandie

Lieux

  • Centre Culturel International de Cerisy, Le Château
    Cerisy-la-Salle, France

Dates

  • dimanche 26 septembre 2010
  • lundi 20 septembre 2010
  • mardi 21 septembre 2010
  • mercredi 22 septembre 2010
  • jeudi 23 septembre 2010
  • vendredi 24 septembre 2010
  • samedi 25 septembre 2010

Contacts

  • Centre Culturel International de Cerisy
    courriel : info [dot] cerisy [at] ccic-cerisy [dot] asso [dot] fr

Source de l'information

  • Michaël Morel
    courriel : info [dot] cerisy [at] ccic-cerisy [dot] asso [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Villes et territoires réversibles », Colloque, Calenda, Publié le vendredi 26 février 2010, http://calenda.org/200391