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Publié le jeudi 04 mars 2010 par Delphine Cavallo

Résumé

L’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais (ENSAPM) et le groupe Interférent, constitué de chercheurs en art et d’artistes, organisent une journée d’étude intitulée « Mouvements et références ». Animés par la volonté de confronter différentes disciplines et de penser le rapport entre théorie et pratique, les organisateurs ont fait le choix d’un sujet à la fois transversal et ouvert.

Annonce

Colloque du 2 octobre 2010

L’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais (ENSAPM) et le groupe Interférent, constitué de chercheurs en art et d’artistes, organisent une journée d’étude intitulée « Mouvements et références ». Animés par la volonté de confronter différentes disciplines et de penser le rapport entre théorie et pratique, les organisateurs ont fait le choix d’un sujet à la fois transversal et ouvert.
Appel à contribution

La notion de mouvement traverse le champ artistique, qu'elle soit pensée à l'échelle du corps, au travers de la danse comme des pratiques du déplacement et de la mobilité, au cœur de configurations picturales comme avec l’Op art, ou dans l’œuvre de Jenny Holzer, qui souligne comment la modification du contexte référentiel peut influencer les codes urbains et géographiques du mouvement.

Cette notion imprègne aussi l’architecture. Elle se reflète dans le travail de nombre d’architectes : on peut penser aujourd’hui aux volumes des Diller et Scofidio, par exemple, dont on ne sait où est l’endroit et où est l’envers. Comme aux trajectoires construites d’un Enrique Miralles qui met en mouvement ce qui relève de l’immobile. Et, que ce soit à propos de l’architecture baroque, moderne ou contemporaine, la notion de mouvement est thème de réflexion chez, par exemple, Anthony Vidler, Aaron Betsky, Mario Carpo.

Le mouvement est aussi inscrit dans la nature même de certains media tels que la musique et l'art vidéo, en lien avec des problématiques contemporaines – la vitesse généralisée, le flux, le devenir, les échanges et les connexions, le nomadisme, etc. – qui peuvent être pensées à la lumière de Gilles Deleuze et Félix Guattari, Zygmunt Bauman ou Paul Virilio. Le mouvement occupe, de fait, un espace sémantique qui le place au centre des préoccupations artistiques, ce dont atteste encore la question des différents "mouvements" artistiques qui se succèdent, s’opposent ou se prolongent au sein de l'Histoire de l’art ou de l’architecture.

Or l'idée de mouvement suppose une articulation avec la notion de référence, puisque tout mouvement s'appuie sur « quelque chose » ou, pour le formuler autrement, tout mouvement est mouvement par rapport à « quelque chose ». Il est dès lors intéressant de constater que cette notion de référence, interrogée selon une lecture artistique/architecturale, résonne elle aussi avec des problématiques actuelles.

Questionner la diversité des pratiques et stratégies artistiques et architecturales à l’aune des notions de mouvement et référence : c’est vouloir comprendre d’où viennent et où vont certaines forces créatrices. Ce couple de notions peut être envisagé dans ses dimensions historique et contemporaine – lesquelles peuvent révéler des rapports d'opposition, de résonnance, de continuité – au regard du dépassement des frontières ou du brouillage des genres. Les figures de l’« image pensive » développée par Jacques Rancière, comme du « voyage immobile » deleuzien, sont des outils théoriques qui permettent de saisir la quintessence des procédés hybrides, polyvoques et multidisciplinaires. Ces logiques en mouvement renouvellent la réflexion autour de la notion de référence, en posant la question de son déplacement.

Axes de recherche possibles:

  • Mouvements et références dans les pratiques et théories artistiques et architecturales
  • Mouvements artistiques en tant que référence dans l'histoire de l'art
  • Mouvements et références de la pensée / Pensée du mouvement et de la référence
  • Mouvements et références dans un contexte d’immédiateté, de simultanéité et d’interactivité
La journée d’études se tiendra à l’ENSAPM, le 2 octobre 2010. La date limite de réception des propositions est le 16 avril 2010, sous la forme d'un résumé de l'intervention d'une page maximum, accompagné de 5 mots clés, des nom, prénom, e-mail, fonction, laboratoire et université de l'auteur(e) à envoyer à : contact.interferent@gmail.com

Dates

  • vendredi 16 avril 2010

Source de l'information

  • Julia Nyikos
    courriel : julianyikos [at] yahoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Mouvements et références », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 04 mars 2010, http://calenda.org/200456