AccueilAvant-gardes artistiques / avant-gardes politiques dans les années 1960 et 1970 : un parallèle en question

Avant-gardes artistiques / avant-gardes politiques dans les années 1960 et 1970 : un parallèle en question

Artistic and political avant-gardes in the sixties and seventies: parallels under question

*  *  *

Publié le jeudi 25 mars 2010 par Marie Pellen

Résumé

Ce colloque propose d'approcher et de dégager les enjeux esthétiques, sociaux et politiques du parallèle avant-gardes artistiques / avant-gardes politiques en prenant comme objet d'étude la situation des avant-gardes pendant les années soixante et soixante-dix.

Annonce

Jeudi 6 et vendredi 7 mai 2010

Institut National d’Histoire de l’Art
2 rue Vivienne 75002 Paris - salle Giorgio Vasari

Sous la responsabilité de Malika Combes, Igor Contreras, Perin Emel Yavuz, et en collaboration avec Esteban Buch

Les années soixante et soixante‐dix voient se développer un art de la contemporanéité qui fait interagir l’oeuvre d’imagination et l’intelligibilité de la société, souvent dans des actions collectives et interdisciplinaires. Ainsi, un parallèle semble s’établir entre les nouvelles manières d’intervenir dans le champ artistique et celles qui, dans le champ du pouvoir, s’inscrivent en dehors des voies de la politique classique. Les mouvements de contestation en faveur d’un nouvel équilibre mondial et sociétal (lutte pour les droits civiques aux États‐Unis, mouvement de 1968, montée du féminisme, etc.) apparaissent comme le pendant politique de l’éclatement des catégories et des pratiques artistiques, et inversement. Ils inscrivent la perception de ces années‐là comme celles d’une marche commune de l’avant‐garde artistique et de l’avant‐garde politique, avant que ce phénomène ne s’essouffle, laissant place à une conception postmoderne.

Il apparaît cependant que la viabilité du parallèle avant‐gardes artistiques / avant‐gardes politiques dépende de l’investissement de l’oeuvre d’art par une fonction critique. Loin d’une conception simpliste de la modernité selon laquelle le seul fait de quitter le régime mimétique de l’art est politique en ce que cela entraîne une rupture dans l’organisation et dans les hiérarchies sociales, des artistes vont proposer euxmêmes ou s’associer à un programme afin de donner une dimension politique à leurs productions. L’avantgarde artistique développe ainsi son projet esthétique au moyen de nouvelles formes (performance, situation, déconstruction du récit, dissolution des frontières entre l’art et la vie, pratiques documentaires, peinture critique, etc.). Ce développement formel est‐il néanmoins toujours lié à des aspects proprement politiques ?

Ce colloque propose donc d'approcher et de dégager les enjeux esthétiques, sociaux et politiques d’un tel parallèle autour de ce moment historique marqué par des événements politiques et des transformations socio‐culturelles. Nous nous poserons, par exemple, les questions suivantes : Quels sont les discours et les pratiques qui incarnent ce parallèle ? Quelle en fut la réception ? Quels effets la contestation et le militantisme politiques produisent‐ils sur les formes artistiques ? Existe‐t‐il des formes d’action politique elles‐mêmes influencées par l’avant‐garde artistique ?

L’étude de cas précis, issus de toutes les formes artistiques et dans des contextes nationaux différents, sera également le moyen d’aborder des questions théoriques qui se trouvent au coeur du débat épistémologique concernant l’autonomie de l’art et l’ancrage social de l’oeuvre artistique.

Jeudi 6 mai 2010

14h : Accueil des participants et du public

I. Activation : politique de la forme

Modérateur : Igor Contreras

14h30 : Sylvain Dreyer : Prolétaires et créateurs : renaissance de l’avant‐garde en milieu ouvrier

15h10 : Elvan Zabunyan : Penser l’espace du corps comme politique : la performance féministe, une avantgarde au temps de la guerre du Vietnam

Pause

16h : Ainhoa Kaiero : Récits électroniques et nouvelles politiques de l’identité dans l’oeuvre de Laurie Anderson

16h40 : Beate Kutschke : Révolutions d’ailleurs. La réception des bouleversements politiques non‐européens dans l’avant‐garde musicale de 1968

Vendredi 7 mai 2010

II. Parallèle : d’un champ, l’autre

Modératrice : Perin Emel Yavuz

9h30 : Esteban Buch : L’avant‐garde musicale en Argentine et les spectres du politique: trajectoires de Gustavo Beytelmann

10h10 : Igor Contreras : L’ambiguïté de l’avant‐garde artistique sous le franquisme : quelques réflexions à partir du festival Encuentros de Pampelune (1972)

Pause

11h : Malika Combes : La musique de l’engagement dans la France des années 1960 versus les choix musicaux de Jean‐Luc Godard pour le film La Chinoise

Pause‐déjeuner

III. Assimilation : Le discours de la forme

Modératrice : Malika Combes

14h : Perin Emel‐Yavuz : Jochen Gerz et Christian Boltanski : Investigations esthétiques d’une politique de l’image

14h40 : Fabien Danesi : La stratégie de Guy Debord après l’internationale situationniste

Pause

15h20 : Philippe Rousseau : Un pavé (virtuel) dans la vitre (modélisée) – Jeff Wall sur Dan Graham

16h00 : Table ronde conclusive, modérateur : Esteban Buch (participants à confirmer)

Lieux

  • Institut National d’Histoire de l’Art (INHA) - 2 rue Vivienne - salle Giorgio Vasari
    Paris, France

Dates

  • jeudi 06 mai 2010
  • vendredi 07 mai 2010

Mots-clés

  • avant-garde artistique, avant-garde politique

Contacts

  • Igor Contreras
    courriel : contrerasigor [at] gmail [dot] com
  • Perin Emel Yavuz
    courriel : arvimm [dot] groupe [at] gmail [dot] com
  • Malika Combes
    courriel : transposition [dot] redaction [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Igor Contreras
    courriel : contrerasigor [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Avant-gardes artistiques / avant-gardes politiques dans les années 1960 et 1970 : un parallèle en question », Colloque, Calenda, Publié le jeudi 25 mars 2010, http://calenda.org/200643