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Les Européens dans les guerres napoléoniennes

Europeens in the Napoleonic Wars

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Publié le lundi 29 mars 2010 par Natalie Petiteau

Résumé

Depuis une dizaine d’années, les historiens ont porté sur les conflits des années 1800-1815 un regard neuf, permettant d’aller au-delà de la traditionnelle lecture événementielle et stratégique des célèbres batailles napoléoniennes pour envisager l’impact de celles-ci dans l’histoire sociale, culturelle et politique de l’aube des temps contemporains.

Annonce

Colloque organisé par l’association Les Audois et les Archives départementales de l’Aude

Les Européens dans les guerres napoléoniennes

Carcassonne

Archives départementales de l’Aude, 41 avenue Claude Bernard



Au-delà des connaissances générales relatives aux résistances à la conscription, il convient de revenir sur ce que signifie réellement l’acceptation ou le refus de partir aux armées. C’est par la conscription que les réalités de la nation s’imposent au village, c’est par la présence des officiers chargés du recrutement que les monarchies engagées dans les coalitions rappellent leur autorité à leurs sujets. A l’inverse, les modalités de résistances mettent au jour des formes de liens sociaux et des types de rapport au politique.
Une fois sous les drapeaux, les jeunes hommes sont affrontés à des réalités humaines nouvelles. Etre enrégimentéVIRGULE c’est rencontrer des hommes de même nationalité mais de régions différentes, vivre au quotidien suivant des règles strictes, faire l’apprentissage d’un rapport nouveau à la politique et à l’écrit (pour correspondre avec sa famille), enrichir sa perception du monde par la découverte de contrées nouvelles.
Enfin, faire la guerreVIRGULE c’est bien sûr affronter la violence. Les campagnes napoléoniennes sont-elles un temps d’accentuation de la « brutalisation » des combats ? L’évolution de l’artillerie et les mutations des pratiques stratégiques engagent les hommes de façon différente. Les pratiques de secours et de soins connaissent également de profondes transformations. Par ailleurs les invasions françaises en territoire étranger, PUIS l’occupation des Alliés en France en 1814 et 1815 conduisent les civils à affronter eux aussi certaines formes de violence guerrière.
Autant de questions qui seront évoquées dans ce colloque, sans oublier la part qui fut faite au XIXe siècle à la gloire des armes, parce que ces hommes, confrontés à la guerre entre 1800 et 1815, ont souvent tenté d’en donner a posteriori une image valorisante.



Introduction
Ecrire l’histoire des guerres, par Rémy Cazals, Université de Toulouse Le Mirail, CNRS-Framespa


Vendredi 4 juin matin
Quels combattants pour quelles guerres ?

- Combattre sous l’Empire, par Stéphane Calvet, docteur en histoire de l’Université d’Avignon
- Le départ du conscrit dans la représentation et la mémoire, par Alan Forrest, Université d’York
- Le baptême du feu. Faire ses premières armes sous l'Empire, par Dorothée Malfoy-Noël, doctorante à l’Université de Montpellier III
- Les troupes européennes du maréchal Bernadotte, par Jean-Marc Olivier, Université de Toulouse-Le Mirail, CNRS-Framespa


Vendredi 4 juin après-midi
Combattre et survivre au quotidien

- La question de la brutalisation des conditions du combat à l'époque napoléonienne étudiée à travers l'exemple de la guerre de Calabre de 1806-1807, par Nicolas Cadet, docteur en histoire de l’Université de Paris IV-Sorbonne
- Borodino : pistes de réflexion anthropologique d’une bataille napoléonienne, par Walter Bruyère-Ostells, Université de Montpellier III
- Officiers et soldats illyriens de l’armée napoléonienne (1809-1814) par Vladimir Brnardic, Institut croate d’histoire de Zagreb
- Des violeurs et meurtriers ordinaires ? : les officiers et soldats napoléoniens en Espagne, analyse du sac de Castro Urdiales (Cantabrie, 11 mai 1813), par Jean-Marc Lafon, Université de Montpellier III


Samedi 5 juin matin
Les civils face aux militaires

- À l’ombre des militaires. Réflexions sur les civils de la Grande Armée, par Benoît Roger, docteur de l’Université de Paris I-Sorbonne
- Front et frontière intérieure : les rébellions dans la France des 130 départements, par Aurélien Lignereux, Université d’Angers
- Etude d'un témoignage de prisonnier de guerre saxon en France en 1814, par Jacques Hantraye, docteur en histoire de l’Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne
- La diffusion des truchements français et russes en territoires allemands entre 1805 et 1813, par Claudie Paye, Université de Düsseldorf


Samedi 5 juin après-midi
Prolongements, mémoire et mythes

- Le bataillon de l’île d’Elbe, 1814-1857, par Jean-Marc Largeaud, Université de Tours
- De l’uniforme à l’accoutrement : une métaphore de la retraite ? Réalité et symbolique du vêtement dans la campagne de Russie de 1812 par Marie-Pierre Rey, Université de Paris I-Panthéon-Sorbonne
- La mémoire du combat, par Natalie Petiteau, Université d’Avignon


Conclusions, par Natalie Petiteau, Université d’Avignon

Lieux

  • 41 avenue Claude Bernard (Archives départementales de l’Aude)
    Carcassonne, France

Dates

  • vendredi 04 juin 2010
  • samedi 05 juin 2010

Mots-clés

  • guerres napoléoniennes

Contacts

  • Sylvie Caucanas
    courriel : sylvie [dot] caucanas [at] cg11 [dot] fr
  • Natalie Petiteau
    courriel : natalie [dot] petiteau [at] wanadoo [dot] fr

Source de l'information

  • Natalie Petiteau
    courriel : natalie [dot] petiteau [at] wanadoo [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les Européens dans les guerres napoléoniennes », Colloque, Calenda, Publié le lundi 29 mars 2010, http://calenda.org/200712