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Les féministes de la deuxième vague, actrices du changement social

Feminists of the second wave, actresses of social change

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Publié le lundi 12 avril 2010 par Karim Hammou

Résumé

Le colloque « Les féministes de la deuxième vague, actrices du changement social » propose une réflexion sur les actrices (et acteurs) des luttes pour l’égalité des sexes en France. Il est ouvert à toutes les approches des sciences humaines qui apportent des éclairages à l’histoire politique du XXe siècle et du temps présent. Il aura lieu à Angers les 20-22 mai 2010 à la Maison des sciences humaines.

Annonce

Colloque international organisé par le CERHIO (Angers) et   Le Centre d'histoire de Sciences Po (Paris)

en partenariat avec :

Archives du féminisme, Musea, Bibliothèque Marguerite Durand, Centre des archives du féminisme, Bibliothèque de Documentation internationale contemporaine (BDIC), EFiGiES, Women in French (Grande-Bretagne).

Ce colloque propose une réflexion sur les actrices (et acteurs) des luttes pour l’égalité des sexes en France. Il est ouvert à toutes les approches des sciences humaines qui apportent des éclairages à l’histoire politique du XXe siècle et du temps présent. 

Colloque international « Les féministes de la 2e vague, actrices du changement social » 20-22 mai 2010

PROGRAMME

Jeudi 20 mai 

Bienvenue : Christine BARD (directrice de la MSH Confluences), Jean-Michel MATZ (directeur du CERHIO-Université d’Angers) et Jean-François SIRINELLI (directeur du Centre d’histoire de Sciences Po) 

  • 14h00 Michelle PERROT : Conférence inaugurale sur George Sand 
  • 15h00 Christine BARD (Université d’Angers), Biographie et prosopographie dans l’historiographie du féminisme : bilan et perspectives

Débat      

Postérités, sous la présidence de Charles SOWERWINE (Université de Melbourne, Australie) 

  • 16h00 Máire CROSS (Newcastle University), D’une vague à l’autre: les usages féministes de Flora Tristan 
  • 16h20 Edith TAÏEB (Paris), La postérité d’Hubertine Auclert 

Débat  et  Pause   

Traces et mémoire 

  • 16h40 Annie METZ (Bibliothèque Marguerite Durand), Le public de la Bibliothèque Marguerite Durand, 1990-2010 
  • 17h00 Bénédicte GRAILLES (Université d’Angers), Les raisons du don. L’exemple du Centre des Archives du féminisme (2001-2010) 
  • 17h20 Hélène FLECKINGER (Université de Paris I), Militer en images. Carole Roussopoulos ou les usages féministes de la vidéo  
  • 17h40 Diana HOLMES (University of Leeds), Le ‘je’ féministe et le temps qui passe : Colette, Agnès Varda, Nancy Huston  

Débat      

  • Evelyne ROCHEDEREUX, les « Belles histoires de la ghena goudou » (Les Temps modernes, 1974) 

Soirée festive sur inscription, en présence de Cécile Proust, femmeusesdanseuse 

Vendredi 21 mai 

Transition d’une vague à l’autre et années MLF

Sous la présidence de Karen OFFEN (Stanford, Etats-Unis) 

  • 9h00 Sylvie CHAPERON (Université de Toulouse Le Mirail), Simone de Beauvoir d’une vague à l’autre 
  • 9h20 Evelyne DIÉBOLT (Paris), Les premières militantes du mouvement protestant Jeunes Femmes 
  • 9h40 Dalila MORSLY (Université d’Angers), Fadela M’Rabet, pionnière du féminisme au seuil de l’Algérie indépendante 
  • 10h00 Bibia PAVARD (Centre d’histoire de Sciences Po), Qui sont les 343 femmes du manifeste d’avril 1971 ? 
  • 10h20 Mathilde DUBESSET (IEP Grenoble), Catholiques et féministes : itinéraires de trois femmes à Lyon dans les années 1960-1980 

Débat  et  Pause   

Féministes et syndicalistes

Une table Ronde animée par Françoise THÉBAUD (Univ. Avignon, codirectrice de Clio

  • 11h00 Pascale LE BROUSTER (Université de Paris VII), Une syndicaliste-féministe : le parcours de Jeannette Laot à la CFDT (1961-1981) 
  • Slava LISZEK, Marie Couette, féministe de la CGT
  • Jocelyne GEORGES, Les dirigeantes féministes de la CGT entre 1944 et 1968 
  • Dominique LOISEAU (ESO Nantes), De la difficulté de s’identifier comme féministe : les responsables syndicales en Pays de Loire aujourd’hui 

12h30  Déjeuner 

Féministes dans la vie culturelle

Sous la présidence de Denyse BAILLARGEON (Université de Montréal, Canada)       

  • 14h00 Fabienne DUMONT, Nil Yalter : confluence des mémoires migrantes, des femmes et des ouvrières 
  • 14h20 Pauline BOIVINEAU (Université d’Angers), Danseuses contemporaines et féministes ? 
  • 14h40 Claire BLANDIN (Paris-Est Créteil), Christiane Rochefort, un parcours féministe littéraire et médiatique 
  • 15h00 Michèle SCHAAL (Indiana University, Bloomington / Frankreich Zentrum der FU Berlin), Marie Darrieusecq et Virginie Despentes : une troisième vague féministe littéraire 
  • 15h20 Christiane ACHOUR-CHAULET (Université de Cergy Pontoise), Leïla Sebbar, le féminisme à l’initiale d’une écriture et son devenir dans l’œuvre 

16h00  Débat  et  Pause 

16h40 Françoise PICQ, Féministes des années mouvement et aujourd’hui 

17h00 Table Ronde animée par Christine BARD, avec

  • Brigitte BOUCHERON (Bagdam, Toulouse)
  • Thomas LANCELOT (Mix’Cité),
  • Moïra SAUVAGE (Commission Femmes d’Amnesty International)
  • Marie-Thérèse VAN LUNEN-CHENU (Femmes et hommes en Eglise / Genre en christianisme)

18h00 

Amphi Germaine Tillion

  • Fanny BUGNON, Corinne BOUCHOUX (Université d’Angers / Musea), Portraits de féministes dans Musea, musée virtuel sur l’histoire des femmes et du genre 

ou 

Salle de séminaire Frida Kahlo

  • Projection d’une sélection d’entretiens avec des féministe contemporaines (Archives du féminisme : Françoise FLAMANT et Hélène FLECKINGER

Pot  offert par le Centre des archives du féminisme, visite de l’exposition Quand le CAF sort de sa réserve (Bibliothèque Universitaire de Belle Beille, salle Burgess). 

Soirée libre

Samedi 22 mai 

Depuis les années 1990

Sous la présidence d’Elisabeth ELGAN (Södertörn University, Suède) 

  • 9h00 Laure BERENI (New York University), Penser la dimension transversale des mobilisations féministes : l’espace de la cause des femmes 
  • 9h20 Annie JUNTER-LOISEAU (Université de Rennes 2), Les politiques territoriales d’égalité : une affaire de femmes engagées 
  • 9h40 Soline BLANCHARD et Milka METSO (Université de Toulouse Le Mirail), Rue des entrepreneuses : des universitaires féministes à l’épreuve du ‘marché’ 

10h  Débat  et  pause 

Sous la présidence de Sîan REYNOLDS (University of Stirling, Royaume-Uni) 

  • 10h30 Yves DENÉCHÈRE (Université d’Angers), Les féministes au parlement européen 
  • 10h50 Lilian MATHIEU (CNRS-ENS Lyon) et Ariane JOSSIN (Centre de recherche sur l’action politique en Europe de Rennes et Centre Marc Bloch de Berlin), Féministes et altermondialistes : le point G au contre-sommet d’Annemasse (2003) 
  • 11h10 Claude FERAL (Université de la Réunion), Huguette Bello, féministe de La Réunion 
  • 11h30 Nassira HEDJERASSI (Université de Lille III), Expériences de Groupes de féministes des migrations (forcées) en France années 2000 

11h50  Débat  

Conclusion 

15h- 16h30 : Un parcours guidé par une médiatrice vous est proposé au Musée des Beaux-Arts d’Angers sur les représentations des femmes dans les œuvres du musée. Entrée : 4 euros. Sur inscription. 

  • Exposition dans le hall de la MSH (sous la direction de Valérie NEVEU et de Christine BARD, Université d’Angers et étudiants de M2 Bibliothéconomie) 
  • Exposition virtuelle d’Hélène FLECKINGER sur la vidéaste Carole Roussopoulos (http://musea.univ-angers.fr

Comité scientifique des colloques de 2010 et 2011

Direction scientifique : Christine Bard (CERHIO / Centre d’histoire de Sciences Po)

Comité scientifique :

  • Maggie Allison (Grande-Bretagne)
  • Pascale Barthélémy (ENS Lyon)
  • Claire Blandin (Centre d’histoire de Sciences Po)
  • Valérie Brunetière (Université de Paris V)
  • Fanny Bugnon (Université d’Angers)
  • Sylvie Chaperon (Univ.Toulouse Le Mirail/Centre d’histoire sociale du XXe s. de Paris I)
  • Marion Charpenel (Sciences Po Paris, CEVIPOF)
  • Anne Cova (Univ. Aberta, Portugal)
  • Maire Cross (Grande-Bretagne)
  • Helen Harden-Chenut (Etats-Unis)
  • Catherine Coquery-Vidrovitch (Université de Paris VII)
  • Gabrielle Costa de Beauregard (Centre d’histoire de Sciences Po)
  • Yves Denéchère (Université d’Angers)
  • Francis Depui-Péri (Canada)
  • Elsa Dorlin (Université de Paris I)
  • Micheline Dumont (Canada)
  • Claude Féral (Université de La Réunion)
  • Françoise Flamant (Archives du féminisme)
  • Hélène Fleckinger (Université de Paris I)
  • Geneviève Fraisse (CNRS)
  • Odile Goerg (Université de Paris VII)
  • Bénédicte Grailles (Université d’Angers)
  • Eliane Gubin (ULB, Belgique)
  • Anne Hugon (Université de Paris I)
  • Alban Jacquemart (EHESS)
  • Catherine Jacques (ULB, Belgique)
  • Annie Junter-Loiseau (Université de Rennes II)
  • Liliane Kandel (Paris)
  • Rose-Marie Lagrave (EHESS)
  • Armelle Lebras-Chopard (Sciences Po Paris)
  • Andrée Lévesque (Mc Gill University, Canada)
  • Christine Machiels (Université catholique de Louvain /Université d’Angers)
  • Lilian Mathieu (Université de Paris I)
  • Dalila Morsly (Université d’Angers)
  • Valérie Neveu (Université d’Angers)
  • Karen Offen (Etats-Unis)
  • Bibia Pavard (Centre d’histoire de Sciences Po)
  • Michelle Perrot (Université de Paris 7)
  • Françoise Picq (Paris-Dauphine)
  • Juliette Rennes (Université de Lyon II)
  • Florence Rochefort (CNRS)
  • Sylvie Schweizer (Université de Lyon 2)
  • Charles Sowerwine (Université de Melbourne, Australie)
  • Françoise Thébaud (Université d’Avignon)
  • Louis-Georges Tin (IUFM d’Orléans)
  • Sabrina Tricaud (Université de Paris-Ouest).

« Les féministes de la 2e vague, actrices du changement social »

À la différence de l’approche thématique retenue pour Le Siècle des féminismes (2004), dernière grande synthèse sur le sujet, ce colloque propose une réflexion sur les actrices (et acteurs) des luttes pour l’égalité des sexes en France. Il est ouvert à toutes les approches des sciences humaines qui apportent des éclairages à l’histoire politique du XXe siècle et du temps présent. Il s’inscrit dans le prolongement de La Part des militants (1996), colloque qui tirait profit du développement de la méthode prosopographique et des avancées du Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier. Il prépare le Dictionnaire biographique des féministes, vieux rêve des spécialistes de l’histoire du féminisme, qui devrait se concrétiser d’ici 2012. Comme les autres domaines de l’histoire politique, l’histoire du féminisme a en effet besoin de ce type d’outil pour connaître de nouveaux approfondissements et pour s’exporter hors du cercle de ses spécialistes. 

Si le genre biographique est une des voies royales de l’histoire des femmes, ce n’est pas le cas pour l’histoire du féminisme, objet qui se place à la confluence des femmes, du genre mais aussi du politique et, de plus en plus, du culturel. Beaucoup de biographies manquent encore sur les rayonnages des bibliothèques, et les mémoires, les autobiographies de militantes sont rares. La mise en cause de « l’illusion biographique » n’est sans doute pas étrangère à cette lacune. On pourra aussi se demander si l’ethos féministe n’est pas en partie responsable de ces carences biographiques, dont les retombées sont lourdes en termes mémoriels. Le présent colloque témoigne en tout cas d’un intérêt croissant pour les parcours des actrices du changement social que sont les féministes. 

Quels sont les classements les plus pertinents pour rendre lisible une histoire complexe tant sont multiples les initiatives, les associations, les formes de féminisme ? Peut-on dépasser ou raffiner les traditionnels couples d’oppositions (radicales / réformistes ; différentialistes / antidifférentialistes ; bourgeoises / prolétaires ; théoriciennes / praticiennes ; françaises / immigrées ; hétérosexuelles / homosexuelles…). Des controverses déchirent les féministes. Comment sont-elles vécues ?  

Nombreuses sont les militantes investies dans la lutte pour les « droits humains ». Comment gèrent-elles leurs engagements multiples ? La multi-appartenance complexifie les trajectoires militantes dont il faut saisir les logiques, les contradictions, les dilemmes.  

L’identité féministe est à la fois endogène et exogène : construite par les militantes, à travers le collectif, ou par des figures singulières et fortes, ou construite par l’extérieur, et notamment par les médias. Que dire de la vision antiféministe de « la » féministe ? De son image, généralement mauvaise, dans l’opinion ? Quelles sont les réactions à ces caricatures ? Le rapport vie privée/vie publique des militantes doit être creusé. Outre le fait qu’il s’agit d’une curiosité médiatique insistante, il est aussi au cœur de l’enjeu proprement féministe de choisir librement sa vie, de la construire hors des conventions sociales, et de politiser la vie privée, sexualité incluse, pour les féministes radicales. La vie privée n’échappe plus aujourd’hui aux questionnements de l’histoire sociale du politique : celle des féministes peut-elle prétendre au titre de « laboratoire de la modernité » ? Plus précisément, la question de leur identité sexuée, de leur rapport aux normes de genre, doit être soulevée. Les correspondances, les journaux intimes, les témoignages nous informent sur les interférences du militantisme et du privé, dévoilant joies et souffrances, contradictions et espoirs. Nous suivrons leurs parcours jusque dans les traces, contemporaines et posthumes, qu’elles laissent, sans oublier leurs archives. Nous incluons également dans notre réflexion les écrivaines et les artistes qui à divers degrés se rattachent au féminisme. L’accès à la création est en effet un combat personnel et collectif ; leurs œuvres en portent témoignage. Enfin, en multipliant et diversifiant les exemples de parcours militants, nous espérons mieux définir l’identité féministe. 

Christine Bard

La suite…. du 19 au 21 mai 2011

Les féministes de la 1ère vague

Féminisme Belle Époque

  • CHENUT Helen (University of California Irvine), Comment les féministes caractérisent-elles leurs adversaires ? (1900-1914)
  • BACOT Jean-Pierre (Dr HDR, associé Univ. de Bourgogne, CIMEOS), Les hommes, le féminisme et la franc-maçonnerie
  • OFFEN Karen (Independant Scholar, Stanford Univ., États-Unis), Adventures in tracking the elusive life of Madame Avril de Sainte-Croix French and International feminist extraordinaire (1855-1939)
  • PEDERSEN Jean (Prof. University of Rochester, Etats-Unis), Marya Chéliga (1858-1927) : résistante polonaise, féministe française, militante internationale
  • ROLL Sandrine, La réforme sociale via la consommation, un espace d’échanges et de rencontres entre les femmes catholiques et les féministes
  • CADIER-REY Gabrielle, De la philanthropie protestante au féminisme : Sarah Monod et Julie Siegfried, les deux premières présidentes du Conseil national des femmes françaises
  • STORA-LAMARRE Annie (PU Univ. De Besançon), Les féministes juives à Paris au début du XXe siècle
  • POUJOL Catherine, Philanthropie et spiritualité juive : Marguerite Brando Salvador (1846-1925) et Clarisse Eugène Simon (1855-1950) 

Entre les deux guerres

  • FORMAGLIO Cécile (doctorante, Univ. Angers), Cécile Brunschvicg
  • JACQUEMART Alban (doctorant en sociologie, EHESS), Georges Lhermitte, un militant singulier dans le mouvement féministe réformiste du début du XXe siècle
  • MACHIELS Christine (doctorante Univ. Angers/ Université catholique de Louvain), Ce qui a fait de moi une féministe, plus encore, une révoltée sociale. Marcelle Legrand-Falco (1880-1985)
  • FELL Alison S. (Senior Lecturer, Univ. of Leeds., Royaume-Uni), Germaine Malaterre-Sellier, la Grande Guerre et le féminisme des années 1920
  • REYNOLDS Sian (University of Stirling, Ecosse), Féministes pacifistes de 1938 entre Vichy et Résistance : trajectoires de 28 pétitionnaires
  • EPSTEIN Anne (IEP/Université de Strasbourg, associée au PRISME-GSPE) ‘Pas tout à fait des nôtres’: Anna Lampérière, le féminisme et le solidarisme au tournant du XXe siècle
  • GORDON Felicia (Senior Research Fellow, Anglia Ruskin University, Cambridge), Performing one’s Profession : the public and private lives of Dr Constance Pascal (1877-1937)
  • CLARK Linda, Millersville University of Pennsylvania, From Professional Experience to Feminism in early 20th Century France
  • THÉBAUD Françoise (PU émérite, Univ Avignon), Marguerite Thibert (1886-1982) ou l’affirmation d’un féminisme d’expertise.

Catégories

Lieux

  • Maison des sciences humaines Faculté des Lettres 5bis bd Lavoisier
    Angers, France

Dates

  • samedi 22 mai 2010
  • jeudi 20 mai 2010
  • vendredi 21 mai 2010

Contacts

  • Christine Bard
    courriel : Christine [dot] Bard [at] univ-angers [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Cristiana Pavie
    courriel : cristiana [dot] pavie [at] univ-angers [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les féministes de la deuxième vague, actrices du changement social », Colloque, Calenda, Publié le lundi 12 avril 2010, http://calenda.org/200807