AccueilLe trouble de l'identité : tradition, racines, origines et cultures

Le trouble de l'identité : tradition, racines, origines et cultures

The malaise of Identity: Traditions, Roots, Origins and Cultures

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Publié le mercredi 28 avril 2010 par Marie Pellen

Résumé

L’identité est une catégorie problématique, du point de vue historique, culturel, politique car elle nous défend, mais, en même temps, elle nous expose. L’identité est religieuse, dans le sens où elle noue les individus et la communauté dans une dimension d’éternité. Mais l’identité représente encore un vrai problème ? N’est-elle pas devenue depuis longtemps un faux problème ? La plupart de théories et de thèses sur l’altérité, bâties et déconstruites tout au long du XIXè et XXè siècle, n’ont elles pas dépassé cette définition ?

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L’identité est une catégorie problématique, du point de vue historique, culturel, politique car elle nous défend, mais, en même temps, elle nous expose. L’identité est religieuse, dans le sens où elle noue les individus et la communauté dans une dimension d’éternité. Mais l’identité représente encore un vrai problème ? N’est-elle pas devenue depuis longtemps un faux problème? La plupart de théories et de thèses sur l’altérité, bâties et déconstruites tout au long du XIXè et XXè siècle, n’ont elles pas dépassé cette définition?

La même idée de l’altérité absolue et de l’unicité de chaque individu trouve sa propre formulation grâce au langage produisant aussi l’idée de nation, d’ethnie, de culture, d’esprit des peuples, à savoir les manifestations d’essences qui sont fondées sur une sorte d’écriture originaire. Le lexique de la singularité et de l’originalité exploite les mêmes mots que celui de l’origine, de la fidélité au même.

Ainsi, tout en étant témoignage d’une particulière période historique de nos sociétés, «fondées» sur la mobilité (des individus, des informations) et sur l’interconnexion de plus en plus croissante, l’apparition de «néologismes de la différence» ne fait que confirmer l’idée d’identité, encore que représentée par des nouvelles formules : identité processuelle, performative, théâtrale, multiple, plurielle, tactique et négociée, et encore pidginisation, mise en situation des identités concrètes, hybridation, métissage, mélange, jusqu’aux plus récentes identités «cross-culturelles» ou multiculturelles.

L’objectif donné de cette «nouvelle langue» est celui de raconter – en dépit de tout discours identitaire – l’efficacité concrète de gérer la complexité de sa vie par chaque individu: ce «récit» fait que les identités soient plus supportables et partageables dans ces temps ordinaires. Cette «langue de la nouveauté» cherche à la fois à défaire, liquéfier, arrondir de façon joyeuse la référence à l’identité, à la fois à construire des nouvelles identités, plus «authentiques» et imaginaires que celles qu’elle vient de déconstruire.

L’identité semblerait donc se présenter en tant que maladie dont on ne finit jamais de guérir. On peut tomber malades d’identité. Il y a des identités vraies et fausses, authentiques et imaginaires. Identités à retrouver (notamment la santé), défendre (par le biais de médicaments), reprendre. Si, de ce point de vue, on pourrait parler d’un trouble de l’identité (des identités), le soin ne semble pas être chirurgical : du genre, morte l’identité, mort le problème, morte la bête, mort le venin. Mais à quel trouble on se réfère? Combien et quel genre de trouble y a-t-il? Un type de trouble pour chaque identité? Tout trouble est négatif?

Si on s’arrête à examiner attentivement le mot trouble on s’aperçoit d’une chose tellement évidente qui échappe à notre regard : notre langage nous ramène toujours à un «mal de l’être», à l’ontologie identitaire et, par conséquent, à notre tentative de rétablir une unité problématique. Est-il possible de considérer une ontologie qui ne soit pas liée au mythe de l’origine? Y a-t-il un trouble positif, propulseur d’intensité, de radicalité, d’interrogation, de nouveaux stimulants qui ne se plient pas au bricolage facile et souvent stérile du postmodernisme? Y a-t-il, enfin, une conception de l’identité qui revendique non pas sa protection mais l’immersion dans la contradiction et le manque de réponse, le silence et le chaos?

Date limite pour l'envoie d'un résumé d'environ 500 mots: 20 mai 2010

Le contributions doivent être envoyées pour le 20 juin 2010
Pour les normes rédactionnelles suivre celles que vous trouvez ici:
http://trickster.lettere.unipd.it/doku.php?id=generale:contatti

Catégories

Dates

  • jeudi 20 mai 2010

Mots-clés

  • identité, tradition, racines, origine, culture

Contacts

  • Rédaction de Trickster
    courriel : trickster [at] lettere [dot] unipd [dot] it

Source de l'information

  • Alessandro Corio
    courriel : ale [dot] corio76 [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Le trouble de l'identité : tradition, racines, origines et cultures », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 28 avril 2010, http://calenda.org/200990