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Publié le jeudi 29 avril 2010

Résumé

Appel à contributions jeunes chercheurs en vue du colloque « Arts et connaissances » qui se tiendra en novembre prochain à l'université Paris 8 – Saint-Denis.

Annonce

Objet : appel à contribution jeunes chercheurs
Lieu : St-Denis, université Paris 8
Date de l’événement : 16-18 novembre 2010
Date limite d’envoi des propositions : 31 mai 2010
Disciplines concernées : Arts, lettres, esthétique, histoire de l’art, sociologie de l’art.

« Est-ce qu’il n’y a pas aussi quand même une pensée dramatique ? Est-ce qu’il y a des choses qu’on ne peut penser qu’en théâtre ? Est-ce que le Tartuffe nous dit quelque chose qu’on ne peut penser que par Tartuffe ? » Et, de la même façon et pour prolonger ces propos de Valère Novarina, est-ce qu’il y a des choses qu’on ne peut penser qu’en cinéma ou qu’en musique, qu’en danse ou qu’en peinture, etc. ? Et si oui, si l’art ou les arts pensent, comment l’Université peut-elle et doit-elle les penser ? Voilà peut-être délimité le champ le plus général des interrogations que nous vous proposons de mener : pensée des arts — à la fois : pensée propre aux arts, et pensée sur les arts et sur cette pensée.

Au sein du colloque « Arts et connaissances » organisé par l’école doctorale « arts » de l’université Paris 8, une journée entière a été réservée pour les interventions de jeunes chercheurs (doctorants et post-doctorants). Occasion d’une double réflexion, tant sur nos objets de recherche — les « œuvres » : d’ailleurs ce mot convient-il encore, et alors comment ? — que sur nos méthodes. Façon aussi de ne pas se laisser dicter, du dehors, une « épistémologie » qui resterait inadaptée aux domaines artistiques, et que ces domaines viennent justement remettre en question, peut-être de façon plus générale.

Les pistes qui seront explorées pourront recouper, entre autres, quelques unes des questions suivantes :

  • Quels sont les pouvoirs et les impouvoirs, quant à la pensée et à la connaissance, de ce qui se joue sur une scène ou dans un tableau, dans une œuvre musicale ou lors d’une performance, etc. ?
  • Comment l’Université, classiquement censée construire des savoirs dits « constatatifs », peut-elle prendre en compte et en charge la part dite « performative » qu’inclut la production de recherches sur les arts quels qu’ils soient et, parfois aujourd’hui, la production d’œuvres ?
  • Quel déplacement du concept classique de science s’opère-t-il quand celle-ci s’attache à la singularité d’une œuvre, d’un nom propre ? En quoi le travail, de plus en plus fréquent, sur des artistes ou auteurs supposément vivants, sur des œuvres possiblement ou manifestement inachevées, change-t-il la façon d’aborder les artistes ou auteurs supposément morts, les œuvres que l’on croyait achevées ?
  • Comment prendre en compte les mutations actuelles (arts dits de « performance » ou arts « numériques », pour ne relever que deux des indices les plus visibles) ? Le concept d’œuvre y résiste-t-il, et si oui comment ?
  • L’économie classique de la connaissance (savoirs positifs, discours argumentés, « logiques » et non-contradictoires) peut-elle rendre compte de l’(an)économie de l’œuvre ? Quel don de connaissance pourra jamais s’acquitter de la tâche qu’appelle une œuvre d’art, avec ce qu’elle focalise ou cristallise de tensions et contradictions, et en ce qu’elle demeure aporétique ?
  • Au-delà de la réaffirmation, nécessaire, d’une connaissance spécifique aux arts, au sein de leur sphère d’autonomie — à leurs formes et à l’histoire de celles-ci, à leurs procédures, comme à tout ce qui échappe, par principe, aux disciplines qui abordent les arts depuis leur dehors —, quels sont les enjeux les plus larges des arts et de la recherche sur ceux-ci ? Un art peut-il en éclairer un autre ? Et pourquoi donc les arts, dans leur multiplicité irréductible ? Qu’est-ce que l’art et les arts nous apportent comme connaissance(s) de la société, de l’histoire, et au-delà ?
  • Enfin, comment l’art intègre-t-il en son sein des connaissances qui lui sont au départ extérieures : scientifiques (au sens le plus large) ou techniques, par exemple ? Comment le chercheur en rend-il compte ?

Les propositions (taille indicative : 500 mots env.) seront à envoyer, accompagnées d’une brève présentation de l’auteur (50-70 mots env.), avant le 31 mai 2010, par courriel aux deux adresses suivantes : Eugénie Zvonkine , Benjamin Renaud . La publication des actes est envisagée.

Eugénie Zvonkine, Benjamin Renaud,
École doctorale « Esthétique, sciences et technologies des arts » (ED 159)
Université Paris 8 – Vincennes St-Denis

Lieux

  • Saint-Denis, France (93)

Dates

  • lundi 31 mai 2010

Fichiers attachés

Mots-clés

  • arts, connaissances, épistémologie, lettres

Contacts

  • Benjamin Renaud
    courriel : benjamin [dot] renaud [at] univ-paris8 [dot] fr

Source de l'information

  • Benjamin Renaud
    courriel : benjamin [dot] renaud [at] univ-paris8 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Arts et connaissances », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 29 avril 2010, http://calenda.org/201005