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Les échelles pour les géographes et les autres

Scales for Geographers and Others

Cultures, finalités et pratiques scalaires

Cultures, finalities, and scalar practices

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Publié le lundi 17 mai 2010 par Karim Hammou

Résumé

L’échelle est une des bases historiques de la construction des connaissances en géographie (carte), avec des interrogations sur la position (lieu) mais elle ne l’est pas moins pour d’autres disciplines. Penser ce qui est loin par rapport à ce qui est proche nécessite certes deux niveaux d’information (questions de résolution) et de lecture, mais aussi, et surtout, un moyen technique de ramener ces ailleurs lointains à la taille appréhendable de ce qui est local. C’est la fonction de la fraction : 1/x dont le numérateur renvoie à la taille de l’homme (100 m). Cela permet la mise en relation des échelles géographiques généralement décrites comme des ordres de grandeur (ou des niveaux) où apparaissent des cohérences particulières, des formes. Toute approche scalaire est ainsi relativiste. Elle l’est en prenant comme référence commune l’échelle de l’homme, mais elle l’est aussi, car aucune échelle ne peut être pensée seule.

Annonce

Le Groupe Dupont et l'UMR ESPACE (équipe d'Avignon) organisent la 18e Biennale de Géographie - Géopoint 2010, les 3 et 4 juin 2010, à l'université d'Avignon

Présentation du thème pour Géopoint 2010

L’échelle est une des bases historiques de la construction des connaissances en géographie (carte), avec des interrogations sur la position (lieu) mais elle ne l’est pas moins pour d’autres disciplines.

Penser ce qui est loin par rapport à ce qui est proche nécessite certes deux niveaux d’information (questions de résolution) et de lecture, mais aussi, et surtout, un moyen technique de ramener ces ailleurs lointains à la taille appréhendable de ce qui est local. C’est la fonction de la fraction : 1/x dont le numérateur renvoie à la taille de l’homme (100 m). Cela permet la mise en relation des échelles géographiques généralement décrites comme des ordres de grandeur (ou des niveaux) où apparaissent des cohérences particulières, des formes. Toute approche scalaire est ainsi relativiste. Elle l’est en prenant comme référence commune l’échelle de l’homme, mais elle l’est aussi, car aucune échelle ne peut être pensée seule.

Dès lors, deux voies s’ouvrent. Celle classique en géographie de l’articulation et de la compréhension des cohérences par niveaux, mais aussi celle issue des mathématiques et de la physique, de l’échelle comme dimension continue du monde avec dans ce dernier cas la possibilité d’étudier la variation de toute information dans l’ordre des échelles (approche fractale, dépendance et indépendance d’échelle, transition fractal – non fractal, etc.). Dès lors, les rapports scalaires peuvent-ils être vus comme un élément des causalités fondamentales du monde ?

À partir de là, il parait souhaitable que ces deux courants se rejoignent et se fertilisent, car une théorisation en géographie ne semble pas possible sans une théorie des rapports scalaires, et, car, inversement, le monde n’étant pas une seule et unique structure scalaire, les organisations par niveaux –, et cela quels que soient les champs disciplinaires – doivent être comprises, ce qui revient à théoriser chaque limite qui contribue à clôturer logiquement et à enclore spatialement, ici une cellule, là un pays.

Le dialogue doit donc être nécessairement transdisciplinaire, mais encore faut-il s’entendre sur le sens des mots !

Programme

Jeudi 3 juin 2010

8h30 - 9h30    Accueil des congressistes (hall du bâtiment Sud, en verre et métal)

9h30 - 10h00    Ouverture Officielle de la 18e biennale de Géographie

10h00 - 11h00    Conférences

    LAURENT NOTTALE, PHILIPPE MARTIN, MAXIME FORRIEZ
Le fil d'Ariane du dédale scalaire de l'espace-temps géographique : la relativité d'échelle

  •     Partie 1 : L’échelle en géographie
  •     Partie 2 : Relativité d’échelle, fractale et loi d’échelle
  •     Partie 3 : Géographie théorique et relativité d’échelle

11h00 - 11h30    Questions

11h30 - 12h00    Conférences

    FRANÇOIS DURAND-DASTES ou ALAIN PAVE (sous-réserve)
Systèmes et ordres de grandeur spatiaux et temporels ou …

12h00 - 12h30    Questions

12h30 - 14h00    Buffet

14h00 - 15h45    Sous- thème 1

Quelle prise en compte des échelles dans les outils et modèles géographiques descriptifs et prospectifs ? État actuel, évolutions possibles

16h00 - 17h45    Sous- thème 2

Les rapports scalaires d’un territoire. L’intra, l’extra et l’inter-territorial

Vendredi 4 juin 2010

8h30 - 9h00    Conférences

    DENISE PUMAIN
Dynamique des entités géographiques et lois d’échelle dans les systèmes complexes : la question de l’ergodicité

9h00 - 9h30    Questions

9h30 - 10h00    Conférences

    FRANÇOIS DURAND-DASTES ou ALAIN PAVE (sous-réserve)
Systèmes et ordres de grandeur spatiaux et temporels ou …

10h00 - 10h30    Questions

10h45 - 12h30    Sous- thème 3

Les « jeux » scalaires de la crise actuelle (financière, économique, sociale, sanitaire, etc.) : entre global et local et inversement

12h30 - 13h45    Buffet

13h45 - 15h30    Sous-thème 4

Le vocabulaire de la scalarité et la question des échelles dans d’autres
Disciplines : Dialogue transdisciplinaire


Catégories

Lieux

  • Université d'Avignon - Campus Sainte Marthe
    Avignon, France

Dates

  • jeudi 03 juin 2010
  • vendredi 04 juin 2010

Mots-clés

  • géographie, rapports scalaires, dépendance d'échelle, relativité d'échelle, global vs local, niveaux scalaires, carte

Contacts

  • Philippe Martin
    courriel : Philippe [dot] Martin [at] univ-nancy2 [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Nathalie Brachet
    courriel : nathalie [dot] brachet [at] univ-avignon [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les échelles pour les géographes et les autres », Colloque, Calenda, Publié le lundi 17 mai 2010, http://calenda.org/201150