AccueilGoûts privés et enjeux publics dans la patrimonialisation, XVIIIe-XXIe siècle

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Publié le mardi 01 juin 2010 par Marie Pellen

Résumé

L'articulation du privé et du public dans les phénomènes de patrimonialisation suit généralement le modèle de l'invention de l'espace public : un canon artistique et historique peu à peu dessiné par la critique privée serait précisé et validé par une administration. Ainsi l'accumulation des collections privées serait finalement réorganisée par les conservateurs de musées, en fonction de catégories « publiques ». C'est à interroger cette épure que s'emploie cette journée.

Annonce

L'articulation du privé et du public dans les phénomènes de patrimonialisation suit généralement le modèle de l'invention de l'espace public : un canon artistique et historique  peu à peu dessiné par la critique privée serait précisé et validé par une administration. Ainsi l'accumulation des collections privées serait finalement réorganisée par les conservateurs de musées, en fonction de catégories "publiques". C'est à interroger cette épure que s'emploie cette journée. La construction des appropriations urbaines fait  l'objet d'une première série d'études, qui envisagent la perception de la qualité architecturale, sa validité, et ses conséquences, fussent-elles paradoxales. On aborde ensuite le rapport avec le marché et la légitimité des nouvelles consommations. La seconde partie de cette journée s'emploie toujours à "repeupler" les institutions selon l'appel de certains sociologues, cette fois en matière de collections. Elle s'attache in fine aux entreprises de divers "missionnaires" du patrimoine en Amérique latine au cours des constructions nationales-étatiques. A chaque fois, l'enjeu tient au rôle des amateurs, curieux et autres connaisseurs dans le mouvement de patrimonialisation. En effet, si leurs activités sont régulièrement évoquées par les institutions reconnaissantes comme par les érudits méticuleux, elles ne figurent qu'à l'arrière-plan du grand récit du patrimoine collectif. Le changement d'échelle de la microhistoire des collections permet de les faire apparaître ; mais surtout il s'agit ici de restaurer le croisement des émotions particulières et des investissements collectifs.

24 juin 2010

Lieu : Galerie Colbert, salle Jullian

Responsable scientifique : Art, Politique, Institution, EA Histoire sociale et culturelle de l'art, Université Paris 1

9h - 9h 15 Accueil par Dominique Poulot, Université Paris 1, et présentation du discutant général, Antoine Hennion, directeur de recherche au Centre de Sociologie de l'Innovation
MINES-Paristech/CNRS 

Dominique Poulot, Université Paris 1/IUF: La patrimonialisation publique est-elle une prova d'orchestra des goûts privés ? 

I Les modes d'appropriation d'un patrimoine en ville et au musée

9h 15-9h 45  Hélène Jannière, ENSA Paris- La Villette : La critique architecturale: entre discours de spécialistes et débat public

Pratiques d'habiter et jugements de goût, XVIIIème siècle-XXème siècle

9h 45- 10h  Fabienne Seillan, Université Paris 1 : Spéculation immobilière et qualité architecturale à Paris au XVIIIème siècle

10h - 10h 15 Aysegul Cankat, Ecole d'architecture de Grenoble : La ville multiple : l'habitat d'Istambul, commandes privées et images publiques

10h 15- 10h 30 Ahmed Zaouche, Université Paris 1 : Destructions et (dé)constructions patrimoniales à Tunis : Quand le goût privé dépèce l’espace historique

10h 30 -11h  Discussion

Pause

Artistes, amateurs, marché et institutions aujourd'hui

11h 15 - 11h 30 Rose-Marie Barrientos, Université Paris 1 : Les publics privés des "entreprises critiques"

11h 30 - 11h 45 Anna Zamora, Columbia University : La légitimité de nouvelles organisations et de leurs pratiques: Le cas de PS1 Contemporary Art Center à New York

11h 45 - 12h Pierre Gueydier, Université Catholique de l'Ouest : Marché, pratiques et puissance publique : le cas de la loi Hadopi

12h - 12h 30 Discussion

Pause déjeuner

II Les constructions du patrimoine pour soi et pour l'autre

14h - 14h 30 Chantal Georgel, INHA : Le poids des collections privées dans les collections  publiques françaises"

L'invention des musées

14h 30 - 14h 45 Arnaud Bertinet , Université Paris 1 : Les fondateurs de musées locaux sous le Second Empire

14h 45 - 15h 00 Geraldine Masson, Université Paris 1/Musée d'Orsay : Conservateurs  artistes et érudits dans les musées français du XIXème siècle

15 h 00 - 15h 15 Pascale Dhaussy, Université Catholique de l'Ouest : Un musée de la vie parisienne : le musée Grévin

15h 15 - 15h 30 Christina Ntaflou, Université Paris 1/Fondation Onassis : Mécènes et galeries publiques dans la  Grèce contemporaine

15h 30 - 16h 00  Discussion

 Pause

Patrimonialisations croisées ?

16h 00- 16h 15 Maria-Paola Rodriguez, Université Paris 1/COLFUTURO :  Savants au service de la construction nationale : Colombie - 1819-1830

16h 15 - 16h 30 Paulina Faba Zuleta, Université Paris 1/ CONICYT : La patrimonialisation en Ile de Pâques, missionnaires et indigènes

16h 30 - 16h 45 Paz Nunez Regueiro, Musée du Quai Branly : Les archives "patagones" en France: la collection Henry de La Vaulx (1896-1897) et la mémoire mapuche-tehuelche

16h -45 - 17h 15 : Discussion

Conclusions : Antoine Hennion

Lieux

  • INHA, 2 rue Vivienne, salle Jullian, 1er étage
    Paris, France

Dates

  • jeudi 24 juin 2010

Mots-clés

  • patrimoine, musées, art

Contacts

  • Zinaïda Polimenova
    courriel : zinaida [dot] polimenova [at] univ-paris1 [dot] fr

Source de l'information

  • Zinaïda Polimenova
    courriel : zinaida [dot] polimenova [at] univ-paris1 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Goûts privés et enjeux publics dans la patrimonialisation, XVIIIe-XXIe siècle », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 01 juin 2010, http://calenda.org/201336