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Ciné-tourisme

Film-induced tourism

Revue Téoros

Téoros Journal

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Publié le lundi 19 juillet 2010 par Marie Pellen

Résumé

Téoros, revue de recherche en tourisme, prépare un dossier concernant le Ciné-tourisme. Plus que tout autre médium, le cinéma produit depuis plus de 100 ans un impact considérable sur la culture occidentale, par les idées qu’il véhicule mais aussi par la diversité des images à laquelle les spectateurs sont exposés. Qui n’a pas reconnu (et donc visité), au cours d’un voyage, le site de tournage d’une scène vue au grand écran. La télévision contribue elle aussi sans distinction au phénomène : celui d’une forme de tourisme spécifique lié à l’imaginaire développé sur nos écrans (petits et grands) et qui transforme les spectateurs passifs en visiteurs actifs de sites géographiques associés, de près ou de loin, à des productions ciné-culturelles.

Annonce

Plus que tout autre médium, le cinéma produit depuis plus de 100 ans un impact considérable sur la culture occidentale, par les idées qu’il véhicule mais aussi par la diversité des images à laquelle les spectateurs sont exposés.  Qui n’a pas reconnu (et donc visité), au cours d’un voyage, le site de tournage d’une scène vue au grand écran.  La télévision contribue elle aussi sans distinction au phénomène : celui d’une forme de tourisme spécifique lié à l’imaginaire développé sur nos écrans (petits et grands) et qui transforme les spectateurs passifs en visiteurs actifs de sites géographiques associés, de près ou de loin, à des productions ciné-culturelles (ci-après appelé le « texte »).

Le ciné-tourisme prend plusieurs formes : visites de lieux servant ou ayant servi à des tournages et devenus, de ce fait, attractions; pèlerinages guidés d’une série spécifique de sites d’une même ville liés par un même texte; visites de décors dans les différents studios ou de simulations de décors dans des parcs thématiques (sur plusieurs continents), participation à des festivals de films et d’images ou à des activités de fandom (comme les colloques thématiques tenus par les fans autour d’un texte ou d’un genre particulier de textes) ou le déplacement à des fins de magasinage (shopping) dans des boutiques spécialisées d’articles de cinéma/télévision, visite de cimetières où sont inhumés des grands noms du 7e art, etc.  Le ciné-tourisme peut aussi susciter l’intérêt des visiteurs pour des sites physiques réels auquel le cinéma fait référence sans vraiment y avoir eu accès (le cas du Tibet, par exemple, avec une production comme Seven Years in Tibet, 1997, pourtant tournée en Amérique du Sud, ou des montagnes du Wyoming pour le film Brokeback Mountain, 2005, plutôt tourné en Alberta)

Le ciné-tourisme n’est pas nouveau : il a été observé pour la première fois à la fin des années 1930. En effet, c’est dans le sillon du succès du film Mutiny on the Bounty (1935), tourné à Tahiti, que le tourisme a pris forme dans ces îles du Pacifique. Le phénomène s’est accentué dans les décennies suivantes, par l’émergence d’un intérêt touristique pour d’autres espaces géographiques, jusque là ignorés du monde du voyage d’agrément, grâces à des films comme Niagara (1953), Bridge on the River Kwai (1958) et Lawrence of Arabia (1962).  Mais aucun film n’aura un impact aussi grand que The Sound of Music (1965) qui continue de produire, bon an mal an, plus de 300 000 visiteurs attirés par la ville de Salzburg dans l’espoir d’y reconnaître un élément (marqueur) du film.  Car le ciné-tourisme donne toute sa raison à la relation entre le visiteur et le marqueur de MacCannell (1976).  

Le 7e art repose sur la création d’émotions par l’image et le son.  Ce faisant, il associe dans l’esprit des spectateurs des espaces géographiques (les destinations) à des moments de plaisir qu’il fera bon de s’approprier dans le cadre d’un séjour.  Ainsi, certains feront du ciné-tourisme pour découvrir des lieux réels tandis que d’autres seront carrément interpelés par la recherche de lieux imaginaires qui n’existent que dans l’hyper réalité du 7e art (sites de tournage de Star Wars, en Tunisie, par exemple, ou de la saga des Lord of the Ring, en Nouvelle-Zélande).  L’étude du ciné-tourisme demande donc de se pencher sur les rapports entre les médias et la société mais aussi sur l’individu au cœur de cette négociation de sens.

Malgré son histoire et son importance économique indéniable, le phénomène du ciné-tourisme n’a été l’objet d’attention universitaire que très récemment (une dizaine d’année tout au plus).  De plus, elle n’a donné le jour qu’à des études publiées chez les Anglo-Saxons. Cet appel à textes constitue l’occasion pour la recherche francophone et francophile de s’intéresser au sujet

Sans mettre l’accent uniquement sur les enjeux du ciné-tourisme dans l’univers francophone, ce dossier de Téoros s’intéresse d’abord au phénomène proprement dit, aux possibilités de développement qu’il représente pour la destination mais aussi aux inévitables enjeux du tourisme (accès à l’emploi, acculturation locale, impacts environnementaux, etc.).  En plus de ces questions, votre texte peut porter sur l’un des sujets suivants :

  • le lobbying cinématographique des bureaux et offices de tourisme auprès des centres de production du cinéma/télévision pour la promotion d’espaces touristiques;
  • la construction de la destination à travers l’expérience cinématographique;
  • le film de fiction ou le documentaire comme médium de promotion des destinations;
  • l’expérience touristique d’un lieu géographique employé pour fins de tournage;
  • l’expérience du parc thématique consacré aux productions cinématographiques/télévisuelles;
  • la question de l’authenticité et de la mise en scène (représentation) dans l’expérience ciné-touristique;
  • tout sujet connexe lié au ciné-tourisme.

Soulignons que les textes choisis pour ce dossier ne sont pas des analyses de films mais traiteront bien de la variété des expériences touristiques offertes, à travers le prisme du film.

Les auteur(e)s doivent faire parvenir un manuscrit rédigé préférablement en français présenté selon les règles de la revue, disponibles au www.teoros.revue.org. Les textes soumis, en format Word (pas de PDF), doivent compter environ 6000 à 8000 mots et doivent comprendre un objectif (question) de recherche clairement énoncé; un descriptif de la méthodologie de recherche employée, et un volet théorique.  Une étude de cas peut s’ajouter à ces éléments. Chaque article doit inclure les nom et prénom de tous les auteurs, leur titre principal et leur affiliation (une seule), leur adresse électronique (courriel) et postale, un résumé de 150 à 200 mots maximum en français et en anglais, ainsi qu'une une liste des mots clés (maximum de 5). Les auteurs sont invités à fournir 3 ou 4 illustrations, libres de droits et en haute résolution (300 dpi) en indiquant clairement la légende de la photo et le nom du photographe. ATTENTION : toute illustration tirée d’une scène de film ou d’affiche doit recevoir préalablement à sa soumission à Téoros les autorisations nécessaires auprès du distributeur responsable de la production pour une diffusion internationale (version papier  et électronique).

Les manuscrits soumis pour la publication dans Téoros doivent être originaux. Les auteurs restent responsables du contenu et des opinions exprimés ainsi que de la correction des données et des références bibliographiques. La date limite pour soumettre un texte est le 15 octobre 2010.  Les propositions de textes doivent être adressées à la revue : teoros@uqam.ca. Veuillez inscrire « Ciné-tourisme » dans la ligne de sujet.

Dates

  • vendredi 15 octobre 2010

Mots-clés

  • tourisme, cinéma, ciné-tourisme, télévision, touriste

Contacts

  • Alain A. Grenier
    courriel : teoros [at] uqam [dot] ca

Source de l'information

  • Revue Téoros
    courriel : teoros [at] uqam [dot] ca

Pour citer cette annonce

« Ciné-tourisme », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 19 juillet 2010, http://calenda.org/201611