AccueilLe corps dansant et l'intime

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Publié le mercredi 01 septembre 2010 par Marie Pellen

Résumé

Volet académique du festival de danse contemporaine « Inside_out » qui aura lieu en mars/avril 2011 pour sa deuxième édition, ces deux journées d'étude questionneront les notions d'intime et de corps dansant. Nous proposons trois axes de recherche : Pudeur, genre et nudité / Corps à corps / Regarder ce corps dansant. Le but est la rencontre de chercheurs en danse ainsi que de praticiens et d' « experts » des thématiques de la danse, en Belgique et en Europe. Aussi, cela permettra d'envisager la danse comme une thématique de recherche à part entière et de croiser des discours esthétiques, culturalistes, sociologiques, anthropologiques.

Annonce

1er et 2 avril 2011 – Université Libre de Bruxelles

Date limite : 15 octobre 2010

Depuis les années 1960-1970, l’intime est mis en scène, le corps est exhibé et exposé. Pourtant, exposer l’intime ne va pas de soi, puisque comme le définit Alain Corbin, « c’est le privé du privé, ce à quoi on a peu accès ». En invitant à une réflexion sur le corps dansant et l’imaginaire qui lui est attaché, l’intime nous semble pouvoir questionner les conceptions et les sensibilités du corps en représentation.
Qu’il soit rejeté de l’espace public ou cherché à tout prix, l’intime joue un rôle de catalyseur sur scène : provocation ou nudité sont ainsi presque toujours l’objet de polémiques. Prenant appui sur le renouvellement récent des recherches sur la danse, nous souhaitons poser des jalons dans les nouveaux espaces de réflexion portant sur les socialités, les sensibilités, les pratiques et représentations du corps, dans le champ de la danse contemporaine entendue au sens large.

Afin d’approfondir la réflexion sur cette problématique, nous pouvons orienter ces journées d’étude selon trois axes de recherche :

Pudeur, genre et nudité

Hygiène, morale, convenance, la danse a souvent fait l’objet de critique d’indécence, étant vue comme un art où les corps s’avilissent, souffrent ou conduisent à la perte de soi. Les performances contemporaines ne sont pas exemptes de ce débat, notamment lorsque l’intime est mis en scène. Au-delà des restrictions ou des discours contre ce que certains nomment des dérives, il s’agit de questionner les normes dans lesquelles ces corps dansants s’inscrivent.

Corps à corps

Outre la représentation de l’intime (c’est-à-dire les spectacles dont l’intime est le sujet), la question se pose de la rencontre des corps sur scène. Comment se fait le contact, le toucher et quels en sont les effets sur le corps de l’autre ? Comment celui-ci est-il appréhendé ? Mais aussi quelles sont les limites de l’intime de ce corps à l’heure du numérique, pour ne citer qu’un exemple ? Ces questionnements pourront être abordés à la fois en terme de techniques (contact improvisation…) et de pensée du corps.

Regarder ce corps dansant

Il s’agit ici de s’intéresser à la perception et à la réception du corps dansant et de l’intime. Puisque voir des corps dansants ne semble pas toujours une évidence, quels sont les freins et les obstacles à ce regard ? Comment former et travailler le regard du spectateur ? Dans ce rapport étrange entre les corps assis des spectateurs, sollicités dans leurs perceptions, leurs émotions, voire leur participation sous diverses formes, et ceux des danseurs, quels sont les éléments qui dérangent ?

Volet académique du Festival de danse contemporaine « Inside_out » qui aura lieu en mars/avril 2011 pour sa deuxième édition, ces journées sont organisées par une équipe pluridisciplinaire de chercheurs en danse de l'ULB et de danseurs. Elles ont pour but la rencontre d'"experts" des thématiques de la danse, qu'ils soient praticiens ou théoriciens, en Belgique et en Europe. Aussi, elles permettront d’envisager la danse comme une thématique de recherche à part entière et de croiser des discours esthétiques, culturalistes, sociologiques, anthropologiques.

La journée se déroulera au rythme de communications de 30 minutes suivies de discussions de 15 minutes environ, animées par un répondant. Les propositions de communications et d’atelier pratiques sont les bienvenues.

Les propositions de communications d’environ 3500 signes (espaces compris) sont à envoyer avant le 15 octobre 2010 à l’adresse festival.insideout.workshop@gmail.com. Nous vous remercions de bien vouloir joindre une courte présentation personnelle (nom, institution, coordonnées) ainsi que le titre de votre intervention dans un fichier séparé.

Organisateurs :

  • Marie Angibaud (Alumni gestion culturelle et Cercle OPAC – ULB)
  • Stéphanie Gonçalves (doctorante en histoire de la danse – ULB)
  • Pierre-Yves Le Cunff (Alumni gestion culturelle et Cercle OPAC – ULB)
  • Marion Rhéty (doctorante en histoire culturelle de la danse – ULB/ Paris 1)
  • Elodie Verlinden (docteur en information et communication, chercheur – ULB)

Lieux

  • Université Libre de Bruxelles - Campus du Solbosch
    Bruxelles, Belgique

Dates

  • vendredi 15 octobre 2010

Mots-clés

  • danse, intime, arts du spectacle vivant, histoire culturelle, sociologie, anthropologie, sémiologie

Contacts

  • Stéphanie Goncalves
    courriel : sgoncalv [at] ulb [dot] ac [dot] be
  • Marion Rhéty
    courriel : marion [dot] rhety [at] ulb [dot] ac [dot] be

Source de l'information

  • Stéphanie Goncalves
    courriel : sgoncalv [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Le corps dansant et l'intime », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 01 septembre 2010, http://calenda.org/201726