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Les circuits courts dans un projet de territoire

Short Circuiting Farmers and Consumers

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Publié le jeudi 09 septembre 2010 par Karim Hammou

Résumé

Ce Workshop conjugue des interventions d’universitaires et de représentants d’administrations locales, afin d’interroger les évidences construites avec le temps à propos des « circuits courts ». Plus que des formes alternatives de commercialisation, ces circuits courts se présentent comme la tentative de rapprocher les agriculteurs et les consommateurs. Mais qu’en est-il réellement de leur capacité à résoudre différents problèmes, économiques, sociaux, environnementaux ? Cette journée est organisée dans le cadre des activités de la Zone atelier environnementale urbaine (fruit d’une initiative entre le CNRS/Laboratoire LIVE ERL 7230 et la Communauté urbaine de Stasbourg). Elle vise à apporter un éclairage global sur les circuits courts ainsi qu’à présenter l’état des savoirs sur la question sur le territoire de la Communauté urbaine de Strasbourg. Elle est ouverte à toute personne intéressée par la problématique des circuits courts et du développement local/territorial durable.

Annonce

Zone Atelier Environnementale Urbaine, (CNRS/Université de Strasbourg)

Workshop  « Les circuits courts dans un projet de territoire »

Strasbourg, le 7 & 8 octobre 2010 

Depuis quelques années, différentes formes de commercialisation des produits alimentaires mettant en rapport direct des producteurs et des consommateurs se sont multipliées : vente à la ferme, marchés de producteurs, AMAP (Association pour le Maintien de l’Agriculture Paysanne)… Présentées comme des alternatives aux modes de distribution dominants, ces « circuits courts » ont pris leur essor avec pour but de renouer un lien distendu avec les consommateurs et de favoriser une meilleure rémunération des producteurs. Les deux problématiques apparaissent d’ailleurs liées : les agriculteurs ont le sentiment que si la grande distribution ou les intermédiaires peuvent se permettre des prix qui les privent de la rémunération de leur travail, c’est qu’ils approvisionnent des consommateurs qui ont perdu toute notion des réalités de la production agricole. Pourtant, les demandes sociales adressées à l’agriculture ne cessent de s’accroitre. Comment préserver ces emplois et une agriculture socialement diversifiée ? Comment permettre simultanément aux urbains de bénéficier de produits de qualité au meilleur coût ?

Les produits de terroir, la recherche de l’authenticité, la mise en valeur du goût ou des savoir-faire a constitué un premier tournant vers la préservation à la fois d’un contenu culturel de l’alimentation, mais aussi d’une dimension écologique (notamment à travers la notion de paysage).

Les préoccupations liées aux débats sur le changement climatique et la nécessité de « relocaliser » les économies sont venues redoubler ces arguments plus « classiques ». « Manger local » est devenu une injonction à la fois pour les consommateurs soucieux de leur impact personnel en termes de production de gaz à effets de serre (GES), mais aussi pour les politiques chargés d’élaborer des plans d’adaptation au changement climatique.

Les circuits courts se proposent donc de « remettre de la proximité dans les assiettes » : proximité entre le producteur et le consommateur, mais aussi proximité des localisations. Les agriculteurs situés dans les espaces périurbains sont ainsi les premiers concernés par ces évolutions.

Pour toutes ces raisons, les circuits courts apparaissent comme des outils précieux dans la mise en œuvre d’un projet de territoire durable.

Toutefois, les évidences qui ont été construites avec le temps méritent d’être questionnées : quels sont les avantages réels des circuits courts du point de vue écologique, sont-ils vraiment moins polluants ?

Les circuits courts permettent-ils de renforcer l’emploi local et permettent-ils aux agriculteurs de résister aux pressions foncières liées à l’urbanisation ?

Quelles sont les motivations des consommateurs et quels avantages tirent-ils de ces relations directes avec les producteurs ? 

Poser ces questions apparait nécessaire afin d’aborder les circuits courts de la façon la plus pertinente possible, car ce n’est qu’à partir d’une connaissance des avantages réels mais aussi de leurs limites que les circuits courts pourront représenter un outil efficace de développement durable de l’agriculture urbaine et périurbaine.

Les débats de ce workshop visent, dans cette optique, à apporter un éclairage global sur les circuits courts, mais aussi à présenter l’état des savoirs sur la question dans la région, et plus particulièrement sur la Communauté Urbaine de Strasbourg.  

Programme 

Jeudi 7 octobre, 18h - 20h30

Galerie scientifique de l’UDS, Amphi Fresnel,

3, Rue de l'Université, 67000 Strasbourg

Projection du film de Coline Serreau « Solutions locales pour un désordre global », suivie d’un débat.

Table ronde : Quelles solutions locales en Alsace ?  

Vendredi 8 octobre, 9 h-18 h

Collège Doctoral Européen

46 Boulevard de la Victoire, 67000 STRASBOURG

Une première partie (matinée) sera consacrée à des présentations ou exposés, une seconde partie (après-midi) aux discussions en atelier.  

Session 1 : 9h – 10h30

1.      Catherine Darrot, Agrocampus Ouest (Rennes), « Mieux connaître les circuits courts pour mieux les soutenir politiquement »

2.      Anne Frankhauser, CUS, présentation de l’étude sur les consommateurs dans les circuits courts sur la CUS

3.      Claire Lamine, INRA Ecodéveloppement (Avignon), Les Amap. D'un autre système d'échange à un autre partage des incertitudes et des responsabilités.

pause

Session 2 : 10h45 – 12h30

4.      Hélène Douence (Université de Pau), présentation du développement des Amap en région Sud Ouest

5.      Paul Schiellein, vice-président de la Chambre d’Agriculture du Bas-Rhin et président du comité professionnel « pour une agriculture de proximité«, et Aude Forget, Chambre d’agriculture du Bas-Rhin, présentation des circuits courts en Alsace

6.      Thomas Le Gallic , (Acteon, Colmar) Circuits courts et impact environnemental

Repas paysan ! (organisé par la chambre d’agriculture) 

Après midi : Ateliers : 14h 00 – 16h15 

Atelier 1 : Les circuits courts et l’équité sociale : le point de vue des producteurs et des consommateurs

Comment s’exprime la solidarité ? Entre agriculteurs, entre consommateurs, entre agriculteurs et consommateurs ? (voire considérer l’impact sur les agricultures des pays en développement ?) la proximité est-elle une clôture ou simplement une reconfiguration des formes d’expression de la solidarité ?

Quels sont les freins ? Quelles sont la robustesse et l’intensité de ces relations agriculteurs-consommateurs ? 

Atelier 2 : Les circuits courts, outil pour le maintien d’une agriculture territorialisée ?

Quelle viabilité économique ?

Quelles sont les contraintes et les avantages pour le producteur ?

S’agit-il de convertir des exploitations ? Quel type d’agriculteur susceptible de rentrer dans les circuits courts ? Est-ce que cela transforme les relations avec les autres acteurs de la distribution ? avec les acteurs des filières ?  

Atelier 3 : Les circuits courts : un bienfait pour l’environnement ?

Les circuits courts permettent-ils de répondre aux enjeux du changement climatique ?

Sont-ils moins polluants ?

Contribuent-ils davantage à la multifonctionnalité de l’agriculture ?  

16h15 - Pause  

16 h 45– 18 h 15– Conclusions des travaux en ateliers, synthèse

Lieux

  • Collège Doctoral Européen, 46 bd de la victoire
    Strasbourg, France

Dates

  • jeudi 07 octobre 2010
  • vendredi 08 octobre 2010

Mots-clés

  • circuits courts, consommation alimentaire, agriculture urbaine/périurbaine, aménagement urbain

Contacts

  • Laurence Granchamp
    courriel : agriculturesurbaines [at] misha [dot] fr

Source de l'information

  • Laurence Granchamp
    courriel : agriculturesurbaines [at] misha [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les circuits courts dans un projet de territoire », Journée d'étude, Calenda, Publié le jeudi 09 septembre 2010, http://calenda.org/201771