AccueilQuantifier le monde et l'Europe : acteurs, outils et appropriations

Quantifier le monde et l'Europe : acteurs, outils et appropriations

Quantifying the World and Europe: Actors, Tools and Appropriations

Appel à communications dans le cadre du congrès de l'Association fançaise de science politique à Strasbourg (2011)

Calls for Papers for the conference of the Association française de science politique à Strasbourg (2011)

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Publié le lundi 20 septembre 2010 par Karim Hammou

Résumé

Cette section thématique du congrès de l'AFSP 2011 a pour objectif d’analyser les processus de construction d’espaces politiques et bureaucratiques transnationaux, notamment européens, à partir de la production et l’appropriation des outils statistiques. Il se déroulera sur deux demi-journées. Les communications seront discutées par des chercheurs français et étrangers confirmés. Contact: etienne.penissat@ens.fr

Annonce

Quantifier le monde et l’Europe : acteurs, outils et appropriations

 La production d’indicateurs statistiques, de nomenclatures et de conventions économiques visant à comparer, à évaluer et à orienter les conduites économiques et politiques n’est pas un phénomène nouveau. Pourtant, depuis une vingtaine d’années, la production et la circulation d’instruments de connaissance et d’action semble subir un certain nombre de transformations : démultiplication des lieux de production ; accentuation de la pression normative par des « politiques du chiffre » ; recours grandissant à des indicateurs statistiques qui reposent sur l’hypothèse d’une commensurabilité universelle ; transformation des formes d’articulation entre savoir et pouvoir qui s’inscrit dans de nouveaux dispositifs de coordination d’espaces d’action régionale ou mondiale.

En proposant une entrée par la production et l’appropriation des outils statistiques, l’objectif de la Section Thématique est d’analyser les processus de construction d’espaces politiques et bureaucratiques transnationaux, notamment européens. Les communications pourront porter sur deux axes principaux.

Le premier consiste à se focaliser sur les processus de fabrication des outils statistiques internationaux et sur les institutions qui les labellisent. Il s’agit d’analyser les controverses, négociations et processus concrets de conception des enquêtes (enquêtes « Forces de travail » ou « Eurobaromètre » de l’UE ; enquête PISA etc.), des catégories statistiques (nomenclatures de professions ou d’éducation, indicateurs thématiques) ou encore des méthodes (modèles économétriques, enquêtes par panel ou expérimentales) qui institutionnalisent de nouvelles catégories et échelles d’observation et d’action. De même, l’histoire spécifique des services statistiques et des statisticiens de ces organismes internationaux, privés ou publics, ainsi que l’identification des ressources et réseaux efficients des acteurs contribuera à replacer ces productions chiffrées dans des processus de professionnalisation et d’autonomisation de l’expertise « internationale ». L’ambition est alors d’identifier les articulations avec les cadres nationaux, les dynamiques d’élaboration d’ordres internationaux distincts et la production de nouvelles manières de définir, de découper et d’agir sur le monde social.

Un second axe pourra se centrer sur les formes de circulation et d’appropriation des outils statistiques afin d’identifier leurs usages possibles. La focale peut se placer directement au niveau des espaces transnationaux, notamment pour mettre au jour des processus d’unification de champs économique, scientifique ou bureaucratique. Mais elle peut aussi être verticale en observant leurs réappropriations nationales voire locales. Sont alors privilégiés les transformations des chaînes de production statistique et les contraintes pesant sur les institutions nationales ; les usages militants et politiques ou encore la mobilisation de ces outils dans des dispositifs d’action publique. Par ce biais, il s’agit d’interroger la solidité des outils internationaux à la lumière de leur capacité à enrôler des acteurs impliqués dans l’action publique nationale ou internationale en leur fournissant des ressources et des savoir-faire susceptibles de faire émerger de nouvelles formes de domination (ou leur subversion) ou encore d’étudier les échecs de leur imposition. 

Les propositions de communication (maximum 4000 signes) devront spécifier le cadre d’analyse et les matériaux mobilisés.

Envoyer avant le 2 septembre 2011

à Jay Rowell (Jay.rowell@misha.fr) et Etienne Penissat (etienne.penissat@ens.fr)

Lieux

  • Strasbourg, France

Dates

  • vendredi 02 septembre 2011

Fichiers attachés

Contacts

  • Penissat Etienne
    courriel : etienne [dot] penissat [at] ens [dot] fr

Source de l'information

  • Etienne Penissat
    courriel : etienne [dot] penissat [at] ens [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Quantifier le monde et l'Europe : acteurs, outils et appropriations », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 20 septembre 2010, http://calenda.org/201879