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Religions sans frontières

Colloque international doctorant

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Publié le mercredi 06 octobre 2010 par Marie Pellen

Résumé

Doctoriales organisées par le GSRL/EPHE. Les 2 et 3 décembre 2010.

Annonce

1ère journée : 2 décembre 2010

GSRL – 59/61 rue Pouchet 75017 Paris
Salle de conférence – RDC
Ouverture à 9h30

9h40-9h50. Présentation du colloque

Philippe PORTIER (Directeur d’études à l’EPHE, Directeur du GSRL)

Religions, nations, frontières

Présidence et discussion :
Denis PELLETIER (Directeur d’études à l’EPHE)

9h50-10h. Denis PELLETIER, Introduction

10h00-10h20. Mathieu TERRIER (Doctorant à l’EPHE)

L’instauration du shiisme comme religion nationale en Iran aux XVIe et XVIIe siècles : territorialisation et déterritorialisation

En 1501, le shiisme imâmite fut proclamé religion officielle en Iran dans des circonstances exceptionnelles : une décision prononcée ex cathedra par un tout jeune shaykh, paraissant vouée à l’échec dans une société en majorité sunnite et non arabophone, qui dessina pourtant la figure de l’Iran moderne. Le shiisme sectaire et « extrémiste » des Safavides ne devint religion nationale en Iran qu’en puisant à l’extérieur des frontières géographiques, linguistiques et religieuses ses éléments de rationalisation et de stabilisation : importations et traductions de manuscrits, immigration choisie de savants religieux, pèlerinages en Arabie ou en Inde. Autour d’un pouvoir centralisé se constitua une caste de savants religieux métis, polyglottes et de large culture, à l’origine de la « renaissance safavide ». La littérature philosophique de l’époque témoigne ainsi de ce phénomène d’acclimatation par hybridation. Elle ancre le shiisme dans la culture iranienne en intégrant la tradition poétique persane et des restes de la religion mazdéenne ; elle inscrit la nouvelle profession de foi nationale dans l’histoire de la sagesse universelle. C’est par ce double mouvement de territorialisation et de déterritorialisation que le shiisme imâmite s’institua comme religion nationale en Iran, une dynamique qui semble encore repérable dans le devenir de la « révolution islamique » depuis 1979.

10h20-10h40. Saïd CHAAYA (Doctorant à l’EPHE)

Les maronites et le Mont Liban du XIXe siècle : une terre, un peuple, une nation ?

L’histoire du Mont Liban, particulièrement au XIXe siècle et jusqu’à la proclamation du Grand Liban, a toujours été assimilée à celle des maronites. Cette histoire est en effet celle de leurs efforts et de leur volonté d’indépendance, à tel point que les récits des voyageurs occidentaux au Proche Orient évoquaient souvent la « nation maronite ». Cette notion de nation associée au qualificatif d’une Église, que l’on rencontre à maintes reprises dans l’historiographie, est due essentiellement à la présence historique des maronites au Liban, qui s’est exprimée dans une culture singulière, tant sur le plan religieux et intellectuel, que sur celui de la politique et du commerce, sans oublier l’agriculture. Il convient de poser la question de la manière dont les maronites ont su se soumettre au système des millets, qui établissait des frontières entre les diverses communautés religieuses de l’Empire Ottoman, autant qu’ils l’ont utilisé. L’attachement viscéral passé et actuel des maronites à la terre du Liban, doit être observé à frais nouveau, car il s’agit encore nolens volens de sa pérennité face aux autres communautés religieuses – pour ne pas dire millets – et surtout de l’actuelle présence des chrétiens au Proche Orient.

10h40-11h. Questions/réponses

11h00-11h20. Pause café

11h20-11h40. Pandora DIMANOPOULOU-COHEN (Doctorante, CARE-EHESS)

L’état des relations entre l’Église et la Nation dans le contexte du rapprochement entre les Églises orthodoxe et anglicane durant la période de l’entre-deux-guerres

En Angleterre, la logique de subordination de la religion à la nation, initiée contre l’Église de Rome, fut menée jusqu’à son terme, en théorie chez Thomas Hobbes, et en pratique avec la création de l’Église anglicane officiellement subordonnée à l’autorité et aux lois de l’État anglais. Toutefois ce processus de nationalisation de l’Église allait connaître des développements plus aléatoires à la fin du XIXe siècle avec le projet de création d’une vaste confédération anglicano-orthodoxe ayant pour capitale Constantinople. Ce projet anti-Vatican possédait une aura non négligeable à la fin de la guerre et suscitait une forte opposition rassemblant un ensemble d’acteurs étatiques (France, Italie, Empire Ottoman) et religieux (l’Église catholique). Il révélait aussi les divisions au sein des deux États les plus impliqués dans ce projet : la Grèce et le Royaume-Uni.

11h40-12h. Fabienne ROBERT (Doctorante, IEP Aix en Provence)

La religion, un ciment identitaire primordial accentué en situation d'éloignement : l'exemple des populations d'origine turque en France

L'islam turc, une religion moulée dans le cadre d'une identité nationale, a su s'affranchir des frontières géographiques pour que perdure, chez les populations d'origine turque en situation d'éloignement, le sentiment d'appartenance nationale. La religion peut devenir un repère dans la société d'accueil. Il peut s'agir d'une réaction par rapport à cette société, d’une protection face à la culture majoritaire et, d'une certaine façon, d’un moyen de perpétuer la frontière. Le franchissement de frontière n'est donc pas sans effet sur la religion d’origine : en situation minoritaire, l'identité nationale se trouve vulnérabilisée et l'identification religieuse s'accentue et revêt une dimension ethnico-nationale. D'où le phénomène de « remodelage du croire ». Si les religions tendent désormais à s'affranchir des frontières nationales, cet affranchissement peut paradoxalement reproduire ces mêmes frontières au travers du renforcement du sentiment d'appartenance nationale chez le citoyen en situation d'immigration. Il conviendrait donc de distinguer la religion qui dépasse géographiquement le cadre des frontières nationales tout en restant subordonnée à son identité nationale, d'une religion qui s'émanciperait idéologiquement de ses racines nationales.

12h-12h20. Questions/réponses

12h20-12h30. Synthèse

12h30-14h00. Repas au restaurant du site Pouchet – CNRS

S'affranchir des frontières

Présidence et discussion :
Sébastien FATH (Chercheur au CNRS)

14h00-14h10. Sébastien FATH, Introduction14h10-14h30. Thierry MATHÉ (Postdoctorant, Université de Paris V – Descartes)

Le bouddhisme tibétain, entre tradition et globalisation

Depuis quelques années est apparu en Occident un bouddhisme de conversion, s’ajoutant au bouddhisme d’immigration représenté de plus longue date par diverses communautés venues d’Asie. Le bouddhisme tibétain, qui participe de ce phénomène, est confronté à une redéfinition consécutive à une forme de globalisation de sa pratique. Il doit faire face à sa transplantation d’un univers où religion, tradition et culture ne sont pas dissociées, à un univers occidental où ces trois notions sont distinguées. On observe dans cette transplantation la volonté de perpétuation d’un ensemble cohérent en péril face à un risque de disparition de son territoire d’origine, en même temps que l’enjeu de séparer le culturel du cultuel, et l’exotique du symbolique, pour assurer sa pérennisation. C’est la survie d’une culture nationale par la propagation d’une religion hors de ses frontières initiales qui constitue aujourd’hui l’un des caractères centraux de la tradition bouddhique tibétaine.

14h30-14h50. Elena ZAPPONI (Postdoctorante, Université de Rome La Sapienza)

Santeria, Cuba et frontières : des histoires imbriquées ?

Le syncrétisme religieux est un phénomène dont l’origine et la diffusion sont notamment liées à des logiques d’établissement de nouvelles frontières, concrètes ou imaginaires. La santeria cubaine s’est renouvelée à partir des années 1990 et a connu un phénomène de transnationalisation à travers une réinvention à la fois locale et dans le reste des Amériques et en Europe. Comment se sont opérés les réajustements de la tradition dans cette religion ? Comment expliquer sa diffusion récente auprès d’un nouveau public ? Les fidèles de la santeria provenant de différentes couches sociales et de divers groupes ethniques suivent des trajectoires croyantes diverses, mais l’appartenance à cette religion constitue un fait majeur dans la production de leur identité. Le rapport de la santeria aux frontières se produit à deux niveaux : d’une part, à l’intérieur de Cuba où cette forme de croire s’affirme dans une relation particulière au laïcisme d’état et au catholicisme ; d’autre part, hors des frontières nationales, où les recompositions sont tout aussi originales.

14h50-15h10. Questions/réponses.

15h10-15h20. Pause café

15h20-15h40. Rachid ID YASSINE (Doctorant à l’EHESS)

Comment l’islam a-t-il pu devenir occidental ?

Au vu des pratiques culturelles des musulmans des sociétés occidentales, exprimer son islamité est incontestablement un besoin que ces derniers éprouvent. Exhibition identitaire, argument commercial, usage politique ou bricolage individuel de l’islam, sociologues, anthropologues et politologues nous fournissent diverses explications de ce processus d’acculturation occidentale de la religiosité musulmane. Perte de l’évidence sociale de la religion, institutionnalisation en contexte séculier, individualisation du choix religieux, déterritorialisation… : modernité et mondialisation en constituent l’arrière-fond d’analyse. Ces travaux ont le mérite de considérer dans les faits « le passage à l’Ouest de l’islam […] Quand on se demande si l’islam est compatible avec l’Occident, c’est une question tout à fait intéressante, mais qui n’a pas tellement d’importance : l’islam est passé dans l’Occident. L’islam est une religion occidentale, européenne » [Olivier Roy]. Reste à comprendre comment ce passage a pu avoir lieu. L’inédit de cet affranchissement des frontières s’appuierait sur un recours systématique à l’éthique. Respectivement quête originale d’une éthique universelle et quête singularisée d’une éthique originelle, le soufisme et le salafisme contemporains illustrent paradoxalement cette même évolution : le besoin d’éthique.

15h40-16h00. Julia PEYRON (Doctorante à l’Université  Bordeaux II)

Le développement du pentecôtisme au sein des populations tsiganes

La religion pentecôtiste connaît un engouement spectaculaire chez les Tsiganes, tant au niveau de la démonstration de la foi qu'au niveau quantitatif. Une véritable mise en concurrence entre la religion traditionnelle catholique et ce nouveau mouvement apparaît. Ainsi, avec la diffusion massive du pentecôtisme chez les populations tsiganes en France, de nouvelles stratégies identitaires et mobilités se mettent en place, notamment par le biais des rassemblements au sein des conventions. Auprès des Tsiganes, un tel développement peut témoigner de la réalité d’une certaine crise identitaire. Pour le regard extérieur, le pentecôtisme donne une visibilité sociale positive. Face à des difficultés de circulation et de stationnement toujours plus importantes, le pentecôtisme pourrait être une stratégie utilisée par ces populations pour renouer avec le voyage, support de l’identité tsigane. Dans un contexte de redéfinition des relations des populations tsiganes avec la société environnante, la religion pentecôtiste est à prendre en compte, d'autant plus que cette dynamique évolue très vite. Ce mouvement religieux représente aujourd’hui une clef de compréhension majeure de l’évolution du monde tsigane.

16h00-16h20 : Questions/réponses

16h20-16h30. Synthèse

2ème journée : 3 décembre 2010

IESR – 14, rue Ernest Cresson 75014 Paris
Ouverture 9h25

9h30-9h40. Présentation de la journée

Hubert BOST (Doyen de la Vème section de l’EPHE)

Conversions et Prosélytisme

Présidence et Discussion :
Vincent DELECROIX (Maître de conférences à l’EPHE)

9h40-9h50. Vincent DELECROIX, Introduction

9h50-10h10. Julie PICARD (Doctorante à l’EHESS)

Néo-missionnaires et migrants-pasteurs africains chrétiens en terre d'islam : l'exemple de la métropole du Caire

Les néo-missionnaires africains chrétiens à tendance évangélique sont plus nombreux à migrer vers l’Égypte depuis que la capitale cairote s’est constituée, dans les années 1970 et 1980, en un important point de passage pour les migrants subsahariens. Remodelant les frontières de la chrétienté en Afrique et s’appuyant sur des institutions plus souples, adaptées au contexte de transnationalisation religieuse, ils sont également quelques-uns à découvrir a posteriori une vocation religieuse sur cette terre d’Évangile et à s’engager dans des Églises, des formations ou des processus stratégiques afin d’acquérir le statut de leader ou de pasteur. Le contexte historique, politique et religieux – malgré une liberté de culte strictement contrôlée et des exigences quant à la discrétion, la visibilité de leurs activités – peut jouer en faveur de ces néo-missionnaires. Utilisant des lieux chrétiens préexistants, négociant des espaces urbains semi-privatifs, profitant à la fois des offres de formation et de la demande locale et s’appuyant pour certains sur le récit biblique du peuple hébreu en Égypte, les migrants africains chrétiens puisent dans le religieux de nombreuses ressources, permettant de donner du sens à leur présence durable dans la métropole cairote.

10h10-10h30. Fatiha KAOUES (Doctorante à l’EPHE)

L’Abundant Church Life et l’activité missionnaire évangélique dans le monde musulman

L'activité missionnaire évangélique est un phénomène qui a pris une ampleur mondiale au point de modifier de façon spectaculaire le paysage religieux de pays voire de continents entiers, en particulier en Amérique du Sud ou en Afrique noire. Un des seuls ensembles culturels qui semble opposer une résistance farouche à cette évolution est le monde arabo-musulman. Dans ces pays où l'identité citoyenne recoupe bien souvent celle de l'appartenance religieuse, la conversion est un enjeu majeur aux plans politique et socioculturel. Le Liban constitue toutefois une exception. Seul pays arabe où réside une minorité chrétienne très importante, rapportée au nombre de sa population (40%), l'activité missionnaire conduite par des protestants évangéliques étrangers – en particuliers américains – ou libanais prend une ampleur nouvelle depuis quelques années, au point de servir de lieu de départ – voire de repli – vers les autres pays du Moyen-Orient. L'Abundant Church Life est l'une des principales églises évangéliques du pays. À travers elle, apparaissent les méthodes et limites de l'évangélisation. Dans un pays où le jeu politique est fonction des équilibres religieux, les enjeux de l’apparition de l’évangélisme sont légion. S'agit-il là d'un facteur de démocratisation ou d’un nouveau ferment d'agitation politique ?

10h30-10h50. Questions/réponses

10h50-11h10. Pause café

11h10-11h30. Aurélien GAMPIOT (Postdoctorant, Université Rennes 2)

Les Juifs afro-antillais de France

Le Judaïsme laisse percevoir qu’au travers son histoire, il a accordé une place considérable aux convertis. En France, on peut observer depuis le début du troisième millénaire un nouveau visage du judaïsme, formé par des pratiquants juifs inhabituels. Dans cette catégorie, des Africains et Antillais convertis déplacent les lignes de clivage ethnique : ashkénaze et sépharade. Ces nouveaux convertis, à travers l’organisation associative de la Fraternité judéo-noire, sont devenus un véritable moteur de changement de la physionomie identitaire juive de France. Comment s'exprime le rapport entre religion et ethnicité à travers cette double identité : noire et juive ? Comment s'intègrent ces Juifs « noirs » au sein de la communauté juive globale et dans la société française ?

11h30-11h50. Frédérique HARRY (Doctorante, Université Paris-Sorbonne)

Réaffirmation du militantisme missionnaire dans un contexte de globalisation :
les missions norvégiennes depuis l’an 2000

En Norvège, pays marqué par les « réveils », la pratique missionnaire s’est ancrée dans la culture populaire par le biais des grandes organisations de laïcs du xixe siècle. La nouvelle donne sociologique et géopolitique a provoqué la mutation de cet héritage : le soutien populaire massif s’est resserré autour d’un noyau militant, la population visée par la mission s’est élargie et de nouvelles méthodes sont apparues. Les discours et les pratiques des organisations missionnaires se sont adaptés à un environnement sécularisé et pluraliste. Ces changements esquissent l’évolution profonde des représentations : les témoignages récoltés révèlent que la compréhension du mandat missionnaire se base désormais sur une lecture globalisée où espace et temps sont « désenchâssés », donnant à la mission une dimension eschatologique et idéologique plus forte. La globalisation de l’enjeu missionnaire mène les militants protestants norvégiens dans un processus de réaffirmation militante, dans un contexte où le « mandat missionnaire » est vécu comme un retour au christianisme originel marqué par un horizon eschatologique.

11h40-12h00. Questions/réponses

12h00-12h10. Synthèse

12h10-14h00. Repas dans les locaux de l’EPHE

Face aux frontières, stratégie des acteurs

Présidence et Discussion :
Valentine ZUBER (Maître de conférences à l’EPHE)

14h00-14h10. Valentine ZUBER, Introduction

14h10-14h30. Denise LOMBARDI (Doctorante à l’EPHE)

Le néo-chamanisme comme quête d’authenticité face à la
globalisation de la croyance : le centre cérémoniel Otomi de Temoaya (Mexique)

Pour expliquer les stratégies des constructions identitaires des néochamanes mexicains, il est indispensable d’illustrer le rapport à l’altérité qu’ils ont avec leurs consultants. Ce rapport se déploie à travers les périples des nouveaux experts rituels entre la France et le Mexique. Les néo-chamanes tissent à travers leurs voyages les fils d’un réseau, y compris via internet, habité par des individus qui, eux aussi, se déplacent pour suivre les experts rituels qu’ils préfèrent, en intégrant un univers de référence partagé avec d’autres inconnus. Les participants aux activités néo-chamaniques sont, pour leur part, invités à se penser comme membres d'une communauté étendue et partagée avec d’autres sujets qui ne sont ni proches ni connus auparavant. Ces communautés se caractérisent par une quête de légitimité religieuse, cherchée dans des pratiques indigènes considérées comme « pratiques authentiques ». Ces pratiques forment un amalgame de croyances bricolées, un bric-à-brac insaisissable, résultat de l'improvisation individuelle. Ces mêmes pratiques ont comme lieu de référence le centre cérémoniel Otomi, lieu censé devenir destination de pérégrination pour les Français en quête de religiosité.

14h30-14h50. Aurélien FAUCHES (Doctorant à l’EPHE)

Hillsong Church et la transnationalisation du religieux

“The Church that I see is a Church of influence. A Church so large in size that the city and nation cannot ignore it. A Church growing so quickly that buildings struggle to contain the increase.” Première formule amorçant la Vision reçue par Brian Houston, pasteur fondateur et principal d’Hillsong Church, cette citation révèle pleinement l’ambition internationale de l’Église. Soucieuse de visibilité, cette megachurch pentecôtiste charismatique créée en août 1983 et issue des Assemblées de Dieu australiennes, recherche ostensiblement à accroitre son champ d’influence. Son objectif expansionniste est clair : diffuser largement son message par un matériel moderne, une musique pop rock et des prêches hédonistes afin de toucher le plus de fidèles en élargissant ses frontières. Hillsong s’inscrit donc dans un phénomène de transnationalisation, reprenant l’effet label, compris comme icône planétaire d’un monde chrétien, s’appuyant sur la figure du « connecté » et du réseau, connue sous la mention d’« Evangile relationnel », avec la particularité de s’appuyer sur la musique qui y joue un rôle prépondérant : élément fédérateur, créatrice d’émotions et garde fou.

14h50-15h10 : Questions/réponses

15h10-15h30. Pause café

15h30-15h50. Chrystal VANEL (Doctorant à l’EPHE)

Deux mormonismes sans frontières : l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours et la Communauté du Christ

Le mormonisme s’est scindé en plusieurs mormonismes à la mort de Joseph Smith en 1844, les deux mouvements principaux étant l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (Église SDJ) et l’Église Réorganisée de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (« Communauté du Christ » depuis 2001). A l’origine profondément américaines, ces deux Églises ont accru leur présence en dehors du territoire états-unien avec des succès différents : l’Église SDJ compte aujourd’hui plus de 14 millions de membres dans le monde alors que la Communauté du Christ n’en compte que 250 000. Forte d’une organisation missionnaire de pointe, l’Église SDJ a su imposer une culture mormone particulière, fortement influencée par la culture américaine dont elle est issue, à ses membres de part le monde. Partout où elle se trouve, l’Église SDJ présente le même produit religieux, ce qui se manifeste jusque dans l’hymnologie. L’internationalisation a, au contraire, conduit l’Église Réorganisée à redéfinir et à adapter ses croyances et ses pratiques selon les pays dans lesquels elle se trouve : elle est devenue une Église pluraliste et a progressivement abandonné son identité mormone allant jusqu’à prendre le nom de « Communauté du Christ ».

15h50- 16h10. Questions/réponses

16h10-16h30. Synthèse

16h30-17h00. Séverine MATHIEU (Prag à l’EPHE)

Conclusion du colloque

Inscription avant le 25 novembre : colloque.rsf.gsrl@gmail.com

Lieux

  • GSRL 59/61 rue Pouchet 75017 Paris (1ère journée) IESR 14 rue Ernest Cresson 75014 Paris (2ème journée)
    Paris, France

Dates

  • jeudi 02 décembre 2010
  • vendredi 03 décembre 2010

Mots-clés

  • religions, frontières, nations, transationalisation, religieux

Contacts

  • Colloque RSF ~
    courriel : colloque [dot] rsf [dot] gsrl [at] gmail [dot] com

Source de l'information

  • Vincent VILMAIN
    courriel : colloque [dot] rsf [dot] gsrl [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Religions sans frontières », Colloque, Calenda, Publié le mercredi 06 octobre 2010, http://calenda.org/202000