AccueilD'une frontière à l'autre. Penser, définir et représenter la notion de frontière

D'une frontière à l'autre. Penser, définir et représenter la notion de frontière

From One Boundary to Another. Conceiving, Defining and Representing the Notion of the Boundary

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Publié le jeudi 07 octobre 2010 par Marie Pellen

Résumé

Le contexte actuel de la mondialisation de l’économie ainsi que du développement accéléré des télécommunications et des échanges culturels peut parfois laisser l’impression que les frontières tendent à se détériorer, voire à s’effacer. Pourtant, elles continuent bel et bien d’exister, d’être construites, d’être remodelées ou redéfinies, et ce, sous plusieurs formes : géographiques, biologiques, politiques, idéologiques, ethniques, culturelles, linguistiques, stylistiques, artistiques, historiques, etc. En outre, la notion de frontière en amène d’autres : identité et altérité, représentation de soi et d’autrui, marginalité et norme, constructions, destructions et remodelages, diversité, etc. De même suscite-t-elle les questionnements : Qui fixe les frontières ; comment et pourquoi sont-elles établies ? Sont-elles immuables ou mouvantes ? Sur quoi débouchent-elles ? Se contentent-elles d’obstruer ou, au contraire, ne sont-elles là que pour être franchies ? S’agit-il de zones de délimitation et de dualité, ou plutôt de zones de mixité et d’échanges ? Comment arriver, en somme, à penser, définir et représenter la notion de frontière ?

Annonce

Appel à communications

4e colloque étudiant en histoire de l’Université de Sherbrooke

Dates : 17 et 18 février 2011

Endroit : Carrefour de l’information de l’Université de Sherbrooke

Comment arriver à penser la frontière? Les dictionnaires usuels de langue française tendent généralement à décrire ce terme comme une limite entre deux espaces ou entre deux choses différentes. Mais comment se définissent, concrètement, les frontières?

Certes, la nature elle-même en impose : chaînes de montagnes, littoraux, déserts, forêt, rivières, îles, etc. Elles peuvent également, sous des formes matérielles telles que des murs, des douanes, des clôtures ou des barrières, être façonnées et érigées. Mais la notion de frontière se complexifie lorsqu’elle dépasse ces aspects naturels et matériels. Au même titre qu’elle représente une lisière entre deux aires géographiques ou matérielles, peut-elle également délimiter des  aspects conceptuels, des croyances, des modes de pensée ou de représentation?

La notion de frontière en amène d’autres : identité et altérité, représentation de soi et d’autrui, marginalité et norme, constructions, destructions et remodelages, diversité, etc. De même suscite-t-elle les questionnements : Qui fixe les frontières ; comment et pourquoi sont-elles établies? Sont-elles immuables ou mouvantes? Sur quoi débouchent-elles? Se contentent-elles d’obstruer ou, au contraire, ne sont-elles là que pour être franchies? S’agit-il de zones de délimitation et de dualité, ou plutôt de zones de mixité et d’échanges?

Le contexte actuel de la mondialisation de l’économie ainsi que du développement accéléré des télécommunications et des échanges culturels peut parfois laisser l’impression que les frontières tendent à se détériorer, voire à s’effacer. Pourtant, elles continuent bel et bien d’exister, d’être construites, d’être remodelées ou redéfinies, et ce, sous plusieurs formes : géographiques, biologiques, politiques, idéologiques, ethniques, culturelles, linguistiques, stylistiques, artistiques, historiques, etc.

C’est dans son caractère multiple et équivoque que sera abordé le thème de la frontière à l’occasion de la quatrième édition du colloque étudiant en histoire de l’Université de Sherbrooke, les 17 et 18 février 2011. L’objectif de cet événement est de susciter le questionnement et la réflexion autour de la notion de frontière, et de voir de quelles façons celle-ci peut être interprétée selon les domaines d’activité et les champs de recherche. Bien qu’il s’agisse d’un colloque en histoire, l’événement est également ouvert aux étudiants de cycles supérieurs des autres disciplines.

Les propositions de communications doivent comprendre :

  • Le titre préliminaire de l’allocution, un résumé d’un maximum de 250 mots (comprenant la problématique et les idées principales qui seront développées);
  • Vos coordonnées complètes en indiquant votre université d’attache, votre domaine et votre cycle d’études.

Vous devez faire parvenir le tout avant le 1er décembre 2010 à l’adresse colloquehst@usherbrooke.ca, en indiquant « proposition de communication » dans l’objet. La sélection des communications se fera pendant les deux premières semaines de décembre et tous les demandeurs recevront une réponse avant le 20 décembre. Un formulaire à remplir est disponible à l’adresse suivante :

http://pages.usherbrooke.ca/aemdhus/wordpress/colloque-des-etudiants

Si vous avez des questions, vous pouvez écrire à Pascal Scallon-Chouinard, coordonnateur, à l’adresse colloquehst@usherbrooke.ca.

Nota Bene :

  • Vos communications pourront être publiées dans un numéro spécial de la revue des étudiants en histoire de l’Université de Sherbrooke, Le Convecteur temporel, qu’il est possible de consulter à l’adresse suivante : http://www.pages.usherbrooke.ca/ctrhus/.
  • Plusieurs universités offrent de couvrir une partie des frais de déplacement des étudiants participants à des colloques.

Call for Submissions

The Fourth Annual Student Conference in History

of the Université de Sherbrooke

Université de Sherbrooke

17-18 February 2011

How do we conceive of boundaries? Common dictionary definitions tend to describe the term as a real or imagined line that marks the edge or limit of something. But how can we definitively understand boundaries?

While some boundaries are natural: mountain ranges, coastlines, deserts, forests, rivers, islands, etc., they may also be of human construction, such as walls, national customs frontiers, fences or barriers. But the notion of boundary becomes more complex when it goes beyond natural features and material manipulation. As a boundary is a demarcation between two geographical areas or material space, can it also delineate conceptual aspects, modes of thought, representation or belief?

The notion of boundary encompasses broader ideas: Identity and distinctness, representation of the self and the Other, marginality and conformity, construction, destruction and rebuilding, diversity, etc. Similarly it raises the questions: Who sets the boundaries; how and why are they established? Are they modifiable or unchanging? Where do they lead? Do they merely obstruct, or, conversely, do they exist to be crossed? Do these boundaries delimit zones and separate, or rather, create mixed space with exchange?

The current context of economic globalisation and the accelerated development of telecommunications and cultural exchanges can sometimes give the impression that boundaries are deteriorating or even disappearing. Yet they continue to exist, to be built, to be reshaped or redefined, this occurs in many forms: physical, biological, political, ideological, ethnic, cultural, linguistic, stylistic, artistic, historical, etc.

It is within these complex and dynamic parameters that the theme will be approached at the Fourth Annual Student Conference in History at the Université de Sherbrooke, 17-18 February 2011. The goal of this event is to foster inquiry and reflection on the notion of boundaries, and to determine ways in which this can be interpreted through various program areas and research fields. While organised as a conference in history, the event is open to graduate students from all disciplines.

Proposals for Submissions should include:

  • A working  title;
  • An abstract, including thesis and the main ideas to be developed (max. 250 words);
  • Your contact details – indicating your university, department and current level of studies.

Please send all the above information to colloquehst@usherbrooke.ca by 1 December 2010; use “proposition de communication” as the subject of the email. Selection will take place during the first two weeks of December and all applicants will be notified by 20 December. A form is available at the following address:

http://pages.usherbrooke.ca/aemdhus/wordpress/colloque-des-etudiants

If you have any questions, contact Conference Co-ordinator Pascal Scallon-Chouinard at colloquehst@usherbrooke.ca.

Note:

  • Your work could be published in a special issue of the Université de Sherbrooke history students’ journal, Le Convecteur temporel, which may be viewed at the following address: http://www.pages.usherbrooke.ca/ctrhus/.
  • Many universities offer to cover a portion of travel expenses for students participating in conferences.

Lieux

  • 2500 boul. de l'Université (Le Carrefour de l'information, Pavillon Georges-Cabana (B1) du Campus principal de l'Université de Sherbrooke)
    Sherbrooke, Canada

Dates

  • mercredi 01 décembre 2010

Mots-clés

  • frontières, identité, altérité, représentations, idéologie, différence, rupture, dualité

Contacts

  • Pascal Scallon-Chouinard
    courriel : pascal [dot] scallon-chouinard [at] usherbrooke [dot] ca

Source de l'information

  • Pascal Scallon-Chouinard
    courriel : pascal [dot] scallon-chouinard [at] usherbrooke [dot] ca

Pour citer cette annonce

« D'une frontière à l'autre. Penser, définir et représenter la notion de frontière », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 07 octobre 2010, http://calenda.org/202023