AccueilLes élites s'emparent de la ville (XVIIIe-XXIe siècle) : mais que fait la recherche ?

Les élites s'emparent de la ville (XVIIIe-XXIe siècle) : mais que fait la recherche ?

Elites Take over the City (18th-21st centuries): What has Research done about it?

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Publié le mercredi 06 octobre 2010 par Marie Pellen

Résumé

Ce colloque vise à confronter des recherches empiriques, leurs méthodes de travail et leurs engagements éthiques, lorsqu’elles abordent l’étude des élites dans la ville. Il s’adresse aux chercheurs et chercheuses, à l’intérieur et à l’extérieur des universités, qui analysent les modes opératoires - emprise foncière, lobbying, stratégies de justification, inventions téchnico-légales, insertion dans les sphères de décision, etc - qu’utilisent ou qu’ont utilisés des groupes influents pour agir sur la ville, lui donner forme et signification. Il s’agit de stimuler le débat sur la production de l’espace urbain et le fonctionnement du pouvoir, aujourd’hui et par le passé, en même temps que d’explorer les pratiques de recherches qui sous-tendent ces résultats empiriques. La question est donc la suivante : comment étudier le rôle des élites dans la fabrication de la ville, selon quels engagements et avec quels résultats empiriques à la clé ?

Annonce

Appel à communications - date d’échéance: lundi 29 novembre 2010

Colloque transdisciplinaire à Bruxelles, du 28 au 30 avril 2011, en français et anglais, organisé par l’ARC - Action de Recherche Concertée “Les élites dans la ville” de l’Université Libre de Bruxelles.

Ce colloque vise à confronter des recherches empiriques, leurs méthodes de travail et leurs engagements éthiques, lorsqu’elles abordent l’étude des élites dans la ville. Il s’adresse aux chercheurs et chercheuses, à l’intérieur et à l’extérieur des universités, qui analysent les modes opératoires - emprise foncière, lobbying, stratégies de justification, inventions téchnico-légales, insertion dans les sphères de décision, et bien d’autres encore - qu’utilisent ou qu’ont utilisés des groupes influents pour agir sur la ville, lui donner forme et signification. Il s’agit de stimuler le débat sur la production de l’espace urbain et le fonctionnement du pouvoir, aujourd’hui et par le passé, en même temps que d’explorer les pratiques de recherches qui sous-tendent ces résultats empiriques. La question est donc la suivante : comment étudier le rôle des élites dans la fabrication de la ville, selon quels engagements et avec quels résultats empiriques à la clé ?

Le colloque s’éloigne d’une définition substantialiste des élites et propose d’en étudier l’action (qu’elles mènent dans et sur la ville) et/ou la position (qu’elles occupent dans la ville). Il souligne une capacité à infléchir les décisions publiques ou privées, à construire et à transformer la ville. Il ne s’en tient pas aux instances officielles du pouvoir, celles qui gouvernent strictu sensu, et élargit le champ d’étude à toutes les actions et positions qui dominent la ville. L’élite est alors une notion fluctuante - qui doit beaucoup à la façon dont les mécaniques du pouvoir sont envisagées - et ne peut se concrétiser qu’en abordant les enjeux précis que présente une ville particulière à un moment donné. C’est pourquoi la conférence propose de travailler au départ d’études de cas, afin de pouvoir discuter et mettre à l’épreuve des résultats empiriques et des pratiques de recherche concrètes. Les études de cas et la présentation des approches permettent, en outre, de nourrir le caractère transdisciplinaire du colloque. 

Cette transdiciplinarité importe et elle est à l’image de  l’ARC - Action de Recherche Concertée “Les élites dans la ville” de l’Université Libre de Bruxelles, dont les travaux croisent délibérément plusieurs champs et traditions de recherche. Ces travaux ont débuté en octobre 2006 et ils recouvrent les trois derniers siècles, traitent de Bruxelles et combinent des outils et perspectives provenant essentiellement de la géographie, de l’histoire et de la sociologie. Pour plus de renseignements sur ce projet, voir le site de l’ARC : http://www.ulb.ac.be//arc/elites/. A l’origine du projet se trouvent l’ambition et le point de vue critique suivants : renverser une vision des politiques urbaines comme réponse à la précarité et aux problèmes sociaux pour questionner les rapports de force qui ont donné forme à la ville et continuent de la construire, de la détruire et de la recomposer. Revenir sur ce point de départ, étayer ces rapports de force et préciser les façons dont ils se prêtent à l’analyse empirique, permet aux chercheurs et aux chercheuses de l’ARC de conclure le projet en se soumettant à un exercice de réflexion et de discussion avec les autres participant.es du colloque. 

Contributions : mode d’emploi

Le colloque s’adresse aux chercheurs et chercheuses travaillant à l’intérieur ou à l’extérieur des universités, dans les institutions publiques ou sur le terrain associatif, de façon indépendante ou dans un projet collectif et/ou politique. Une approche transdisciplinaire ou, du moins, une approche n’étant pas dictée par les seules règles académiques et théoriques d’une discipline, ou encore, un projet de recherche sans filiation universitaire particulière, est un atout pour la contribution proposée. Toute étude empirique des élites et de leur action sur la ville - pour ne nommer que quelques exemples possibles : ségrégation des quartiers, expertises ou savoirs élitaires sur la ville, empreinte des institutions privées, consolidation des régimes urbains, usages légiférés ou espaces codés, ... -  est la bienvenue. Tout au plus s’agit-il d’éviter des recherches qui prennent le rapport de force comme un acquis, comme un fait établi dont la mise en place concrète sur le terrain et dont l’évolution à travers le temps ne nécessiteraient plus d’être déchiffrées et analysées.

En d’autres termes, les indications à suivre sont les suivantes :
  • étude de cas soumise à une approche transdisciplinaire ou inhabituelle ;
  • étude de cas qui porte sur les élites et leur action dans ou sur la ville ;
  • intérêt pour les rapports de force qui nécessitent un travail de déchiffrage.
La contribution sera rédigée en français ou en anglais. Elle indiquera clairement :
  • le cas et les résultats empiriques relevées ;
  • la réflexion menée sur l’approche de recherche ;
  • les enjeux méthodologiques et éthiques que recèle la proposition.
En termes de textes et de renseignements, la contribution comportera 4 volets :
  1. titre de la communication proposée ;
  2. résumé de la communication proposée (min. 250 mots et max. 750 mots) ; 
  3. contexte : nom(s) et prénom(s), institution ou association de rattachement de(s) auteur(s), projet de recherche, coordonnées : adresse mail, adresse postale, numéro de téléphone (max. 200 mots) ; 
  4. langue : veuillez préciser la langue de présentation lors du colloque ; veuillez préciser votre connaissance de l’autre langue de communication. Vous est-il possible de suivre les présentations et/ou une discussion dans cette langue ? Vous est-il possible de rédiger l’abstract dans l’autre langue ?
Afin de faciliter le travail de lecture et sélection, veuillez préparer deux documents : le premier contenant les quatre éléments énumérés ci-dessus, le second contenant que les deux premiers éléments énumérés ci-dessus. Ces deux documents seront envoyés sous format .doc, .rtf ou .odt à l’adresse suivante : Giulietta.Laki@ulb.ac.be (+32 (0)2. 650.49.27). La contribution doit nous parvenir au plus tard le lundi 29 novembre 2010. Une réponse confirmant la réception du document suivra dans les plus brefs délais.  Mi-janvier, la réponse de refus ou d’acceptation de la proposition de communication sera envoyée à chacun.e des contributeurs proposés.

Suite et publications

Si la contribution est sélectionnée, alors le titre, le résumé ainsi que les renseignements de contexte seront publiés sur le site de l’ARC (http://www.ulb.ac.be//arc/elites/). Il sera aussi demandé aux auteurs sélectionnés de traduire le résumé dans l’autre langue du colloque (français - anglais, éventuellement avec notre aide d’editing). Dès que possible, le temps de parole sera précisé ainsi que les éléments qui ont suscité l’intérêt et amené l’acceptation de la communication. Une semaine avant le colloque, c’est-à-dire le jeudi 21 avril, chaque participant.e est convié.e d’envoyer le texte de sa communcation afin qu'il puisse être transmis aux modérateurs et aux autres orateurs de séance. Cela facilitera aussi le travail postérieur au colloque, notamment la publication des actes du colloque.

Lieux

  • Bruxelles, Belgique

Dates

  • lundi 29 novembre 2010

Fichiers attachés

Mots-clés

  • élites, villes

Contacts

  • Giulietta Laki
    courriel : Giulietta [dot] Laki [at] ulb [dot] ac [dot] be

URLS de référence

Source de l'information

  • Benedikte Zitouni
    courriel : benedikte [dot] zitouni [at] ulb [dot] ac [dot] be

Pour citer cette annonce

« Les élites s'emparent de la ville (XVIIIe-XXIe siècle) : mais que fait la recherche ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le mercredi 06 octobre 2010, http://calenda.org/202038