AccueilLes mobilités sociales, géographiques et professionnelles dans les fonctions publiques, du XIXe siècle à nos jours

Les mobilités sociales, géographiques et professionnelles dans les fonctions publiques, du XIXe siècle à nos jours

Social, Geographical and Professional Mobilities in Public Positions from the 19th Century to the Present Day

Numéro thématique de la revue Travail et emploi

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Publié le lundi 18 octobre 2010 par Karim Hammou

Résumé

La revue Travail et emploi, attachée à perpétuer son caractère pluridisciplinaire, s’intéresse notamment aux approches historiques et ethnographiques. Elle lance un appel à contributions pour un numéro spécial sur « Les mobilités sociales, géographiques et professionnelles dans les fonctions publiques, du XIXe siècle à nos jours ». Il s'agit d'étudier les différences de mobilité en fonction du genre, de l'origine sociale, du niveau hiérarchique; les comparaisons public-privé; l'articulation entre les différentes formes de mobilité en mobilisant des outils issus de diverses traditions disciplinaires (par exemple l'analyse de dossiers de carrière et d'entretiens ou témoignages).

Annonce

Argumentaire 

Depuis les années 1980, la « mobilité » est au cœur des discours de management qui se sont diffusés à toutes les administrations et entreprises, du secteur public comme du secteur privé. Mais de quelle mobilité parle-t-on ? Au-delà des discours et incitations à la développer, qu’en est-il des mobilités effectives et des déplacements des fonctionnaires à travers l’espace social, géographique et professionnel ? Aujourd’hui au cœur de l’actualité politique (loi du 3 août 2009 relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique), la mobilité des fonctionnaires est aussi depuis plusieurs années un chantier de recherche en sciences sociales. 

Afin de mieux comprendre comment ces nouveaux dispositifs peuvent modifier les pratiques ou requalifier les mobilités, un détour par le passé proche ou lointain est utile. Les questions posées par la mobilité des fonctionnaires ne datent pas d’aujourd’hui : elles ont été au cœur de la construction des trois fonctions publiques (d’Etat, territoriale, hospitalière), selon des temporalités propres. Il s’agit donc d’inviter les chercheurs à explorer les mobilités sociales, géographiques et professionnelles dans la fonction publique, du XIXe siècle à nos jours, pour en mesurer l’ampleur et les formes précises. L’approche longitudinale, sur le moyen ou long terme, pourrait notamment concerner : 

  • les différences de mobilité en fonction de l’origine sociale, du genre, du statut (titulaire/non titulaire), du niveau hiérarchique des agents ;
  • les comparaisons public-privé. On pourra par exemple s’intéresser à l’ensemble du cycle de vie pour observer comment les individus passent d’un secteur à un autre, ou aux changements de statut juridique d’entreprise à administration ou d’administration à entreprise et leurs conséquences sur la mobilité. On pourra aussi par exemple mener des comparaisons des carrières salariales entre les deux secteurs ou des études des carrières de fonctionnaires entre la France et les (ex-)colonies ;
  • l’articulation entre les diverses formes de mobilité (professionnelle, sociale, géographique) au sein des trois fonctions publiques ; la mobilité sociale implique-t-elle par exemple systématiquement et à toutes les époques une mobilité géographique ? L’étude des mobilités dans leur complexité et leur ambivalence, du point de vue de la façon dont les acteurs s’en saisissent et des significations qu’ils leur donnent, pourra éclairer en creux la part de l’immobilité. 

Seront privilégiées les recherches qui associent une perspective quantitative et qualitative et développent une perspective longitudinale articulant les outils de différentes traditions disciplinaires (par exemple l’analyse combinée de dossiers de carrière ou de fichiers de personnel et de témoignages ou d’entretiens) mais aussi les recherches sur les mobilités sociales, géographiques ou professionnelles sur plusieurs générations qui reposent sur la combinaison d’archives et d’entretiens approfondis et/ou d’observations).  

Modalités de réponse 

Les contributeurs sont invités dans un premier temps à proposer une intention d’article de 5 000 à 7 000 signes environ (trois à quatre pages), présentant clairement l’objet étudié, les matériaux utilisés et les outils d’analyse, d’enquête ou de production des données sur lesquels portera le propos. L’appel est également ouvert aux propositions issues de l’association d’équipes travaillant à partir de méthodes quantitatives et qualitatives. Ces intentions sont à envoyer par courriel, en pièce jointe, à la rédaction de la revue travail.emploi@dares.travail.gouv.fr et en copie à marie.cartier@univ-nantes.fr ; odile.join-lambert@ires-fr.org ; micheline.leger@dares.gouv.fr

pour le 1er janvier 2011 au plus tard

Les auteurs dont les projets seront susceptibles de s’intégrer dans ce dossier thématique devront ensuite envoyer leur article complet pour le 15 juin 2011. Les travaux soumis ne doivent pas être déjà publiés ou en cours de publication dans une autre revue.

Catégories

Dates

  • samedi 01 janvier 2011

Fichiers attachés

Contacts

  • marie cartier
    courriel : marie [dot] cartier [at] univ-nantes [dot] fr

Source de l'information

  • marie cartier
    courriel : marie [dot] cartier [at] univ-nantes [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les mobilités sociales, géographiques et professionnelles dans les fonctions publiques, du XIXe siècle à nos jours », Appel à contribution, Calenda, Publié le lundi 18 octobre 2010, http://calenda.org/202160