AccueilHégémonies et singularités : comment orchestrer les langues de spécialité ?

Hégémonies et singularités : comment orchestrer les langues de spécialité ?

Hegemony and singularities: orchestrating languages for specific purposes

32e colloque du GERAS

32nd GERAS Conference

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Publié le jeudi 21 octobre 2010 par Marie Pellen

Résumé

La thématique du 32e colloque du GERAS s’inscrit dans la continuité de la recherche menée par notre communauté scientifique et elle reprend le fil conducteur « multiplicité et unité » des langues de spécialité. L’un des enjeux majeurs de l’anglais de spécialité demeure son ancrage théorique et son positionnement par rapport aux autres branches de l’anglistique. Le temps est-il venu au sein de chaque axe de définir son mode majeur et ses modes mineurs ? Une harmonisation est-elle possible, souhaitable, envisageable ? La thématique retenue peut se décliner tant à l’interface de l’anglais de spécialité avec les autres branches de l’anglistique qu’à l’intérieur même des langues de spécialité. Les propositions de communication pourront aborder les questions selon les perspectives de recherche constitutives du GERAS : axes linguistique et discursif, culturel, didactique et technologique.

Annonce

32e colloque du GERAS

Université de Bourgogne 17-19 mars 2011 à DIJON

Hégémonies et singularités : comment orchestrer les langues de spécialité ?

La thématique du 32e colloque du GERAS, qui se tiendra à Dijon en 2011, s’inscrit dans la continuité de la recherche menée par notre communauté scientifique depuis 2008 et elle reprend le fil conducteur « multiplicité et unité » des langues de spécialité. L’Université de Bourgogne, qui a déjà accueilli le colloque du GERAS en 2000, propose le thème : Hégémonies et singularités : comment orchestrer les langues de spécialité ?

L’un des enjeux majeurs de l’anglais de spécialité, dont les quatre partitions traditionnelles sont les axes de travail linguistique, culturel, didactique et technologique, demeure son ancrage théorique et son positionnement par rapport aux autres branches de l’anglistique. Le temps est-il venu au sein de chaque axe de définir son mode majeur et ses modes mineurs ? Une harmonisation est-elle possible, souhaitable, envisageable ? La thématique retenue peut se décliner tant à l’interface de l’anglais de spécialité avec les autres branches de l’anglistique qu’à l’intérieur même des langues de spécialité. Les propositions de communication pourront aborder les questions suivantes selon les perspectives de recherche constitutives du GERAS.

Axe linguistique et discursif

Depuis la création du GERAS se pose la question du fondement théorique en linguistique. Faut-il inscrire l’étude des discours spécialisés dans l’une des grandes écoles linguistiques existantes (écoles énonciativistes, grammaires fonctionnelles systémiques, linguistique de corpus…) ? Les études énonciativistes sont-elles toujours en affinité avec la perspective polyphonique du discours telle qu’elle a été définie par Bakhtine ?

Quelles approches singulières de la linguistique appliquée ont été développées à partir des langues de spécialité ?

Existe-t-il une forme de discours dominant dans chaque communauté professionnelle et, si tel est le cas, peut-on dégager des caractéristiques communes à ces discours dominants ?

En ce qui concerne l’objet d’étude, faut-il que la recherche s’intéresse davantage aux types de discours majeurs d’une communauté plutôt qu’à des productions de discours considérées comme mineures ?

L’outil statistique devenu indispensable à la linguistique de corpus n’est-il pas en train de privilégier progressivement les approches systématiques de macro-analyses aux dépens des micro-analyses ?

Axe culturel

Il est possible de s’interroger sur le statut dominant de la langue anglaise dans le monde par rapport aux autres langues, et surtout aux conséquences qu’entraîne ce positionnement à la fois sur la langue anglaise elle-même, sur ses représentations, ses différentes productions et les modes de certification. Plus généralement, la thématique peut être également envisagée sous l’angle de l’hégémonie grandissante de la pensée préformatée, qu’il s’agisse de l’allégeance au politiquement correct ou du développement de logiciels d’écriture.

Y a-t-il encore une place pour la pensée personnelle et singulière ? Que dire des ateliers d’écriture (novel writing, thriller writing…) si populaires dans certains pays, ainsi que des formations intégrées d’apprentissage à des styles formatés tels que ceux qui sont intitulés academic writing dans certaines universités ?

Le GERAS a-t-il contribué à créer une image harmonieuse de sa communauté ou, au contraire, la communauté des langues de spécialités souffre-t-elle d’un manque de lisibilité résultant de la multiplicité de ses singularités ?

Comment l’enseignant de langue de spécialité peut-il affirmer sa singularité au sein d’une UFR scientifique, médicale, juridique, économique ou des sciences humaines… ?

Existe-t-il une culture propre aux langues de spécialité ? Si cette culture est avérée, comment mieux la cerner et en faire un atout ? Comment la faire connaître et reconnaître auprès des futurs chercheurs ?

Axe didactique

On pourra se pencher sur diverses pratiques spécifiques et sur les perspectives didactiques en langue de spécialité (approche globale, approche actionnelle, approche par tâches…) en regard du Cadre Européen Commun de Référence pour les langues.

Faut-il avoir systématiquement recours à des sources primaires, à des documents authentiques et à de vrais discours professionnels ? Quelle place consacrer alors aux articles de vulgarisation, à la FASP et aux documents didactisés dans l’enseignement de l’anglais de spécialité ? Existe-t-il, par exemple, un rapport vertueux ou une progression linéaire dans l’utilisation des textes de spécialité par rapport aux articles de vulgarisation ?

Sur quelle approche théorique de la langue peut ou doit se construire l’enseignement des langues de spécialité ? Quelle métalangue privilégier ?

Axe technologique

La réflexion peut porter sur la prépondérance des cours en présentiel par rapport aux cours en ligne ou vice versa. À ce sujet, il sera intéressant de s’interroger sur les progrès accomplis dans les centres de langues et les plateformes numériques.

L’enseignement des langues de spécialité présente-t-il encore quelque singularité par rapport à l’utilisation des TICE au sein du monde éducatif ?

Peut-on acquérir ou développer la pratique de l’anglais de spécialité par l’intermédiaire de plateformes de ressources ou de cours en ligne ?

La publication scientifique écrite sur papier a-t-elle déjà perdu son hégémonie face à la publication en ligne et si oui, quelles peuvent en être les conséquences ?

Comment analyser les singularités de certaines publications en ligne qui rendent publics échanges et critiques entre comités de lecture et auteurs ?

Quelle attitude adopter face aux hégémonies confirmées ou naissantes dans le domaine de la construction du savoir ou de sa mise à disposition du public par une numérisation qui peut paraître sauvage du contenu des bibliothèques (moteurs de recherche, sites de productions collectives…) ?

Calendrier 

15 décembre 2010 : date limite d’envoi des résumés

31 janvier 2011 : notification de la décision du comité scientifique aux auteurs

Résumé des communications

Le résumé pourra être rédigé en anglais ou en français et correspondra à la langue utilisée pour la communication orale. Il comprendra un titre, cinq mots-clés et une description précise, concise et néanmoins informative du contenu (300 mots maximum).

Les propositions de communication sont à adresser à l’adresse suivante :

martine.goiset@u-bourgogne.fr

Catégories

Lieux

  • Université de Bourgogne Faculté de Langues et Communication, 2 boulevard Gabriel
    Dijon, France

Dates

  • mercredi 15 décembre 2010

Mots-clés

  • anglais de spécialité, anglistique, enseignement supérieur, recherche

Contacts

  • Jean-Pierre Charpy
    courriel : Jean-Pierre [dot] Charpy [at] u-bourgogne [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Monique Memet
    courriel : m [dot] memet [at] orange [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Hégémonies et singularités : comment orchestrer les langues de spécialité ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le jeudi 21 octobre 2010, http://calenda.org/202242