AccueilLes parlementaires gaullistes du grand Nord-Ouest, 1958-1981

Les parlementaires gaullistes du grand Nord-Ouest, 1958-1981

Gaullist Parlementarians of the North West, 1958-1981

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Publié le vendredi 29 octobre 2010 par Karim Hammou

Résumé

Appel à contributions concernant la journée d'étude organisée le 17 mai 2011 par l'université de Picardie-Jules Verne sur les parlementaires gaullistes du grand Nord-Ouest (1958-1981)

Annonce

 UNIVERSITÉ DE PICARDIE-JULES VERNE

Centre d’histoire des sociétés, des sciences et des conflits

JOURNEE D’ETUDE SUR Les parlementaires gaullistes du grand Nord-ouest (1958-1981)

Date : Mardi 17 mai 2011

Lieu : Université de Picardie-Jules Verne, UFR d’histoire et de géographie, Campus, Amiens.

Coordination : David Bellamy (MCF en histoire contemporaine, CHSSC, ANR Gaulhore)

Contact : davidbellamy@wanadoo.fr 

Le Centre d’histoire des sociétés, des sciences et des conflits de l’Université de Picardie-Jules Verne (directeur : Pr. Philippe Nivet) organise, à Amiens, le mardi 17 mai 2011 une journée d’étude consacrée aux parlementaires gaullistes du grand Nord-Ouest de la France (1958-1981). Cette journée aura lieu en partenariat avec l’ANR Gaulhore (directeur : Pr. Bernard Lachaise), avec le soutien du Centre d’Histoire Parlementaire et Politique (directeur : Pr. Jean Garrigues) et du service des études et recherches de la Fondation Charles de Gaulle (directeurs : Philippe Oulmont et David Valence). 

Cette journée d’étude se situe dans le triple cadre du plan de recherches de l’ANR Gaulhore, des études régionales du phénomène gaulliste et du renouvellement de l’histoire parlementaire.

Le projet de l’ANR Gaulhore, « Les gaullistes. Hommes et réseaux. 1958-1976 », s’étend de 2008 à 2011. Il s’inscrit dans le contexte de l’essor de l’historiographie du gaullisme et de l’étude du personnel politique par la prosopographie et l’analyse des réseaux. Son objectif est d’abord de constituer un corpus biographique gaulliste comportant les cadres des partis gaullistes, les élus, les membres des gouvernements, mais aussi les responsables des mouvements de la « nébuleuse » gaulliste, les entourages et les élites de la société qu’on peut qualifier de gaullistes. Dans une deuxième étape, l’exploitation de ce corpus doit permettre de dresser un portrait de groupe en mettant l’accent sur les phénomènes de générations, d’engagement, d’entrée en politique, sur le rôle des femmes, sur la formation intellectuelle, les ruptures et les reclassements dans cet engagement. Enfin, l’objectif est encore l’étude des réseaux gaullistes, dans leur histoire et leur diversité. Deux membres du Centre d’histoire des sociétés, des sciences et des conflits de l’Université d’Amiens sont membres fondateur ou associé de l’ANR Gaulhore.

Depuis plusieurs années, les études régionales du gaullisme ont montré tout leur intérêt et sont même à la source de l’essor contemporain de l’historiographie gaulliste (on pense à Bernard Lachaise, Le gaullisme dans le Sud-Ouest au temps du RPF, 1996). Récemment, deux rencontres scientifiques ont confirmé cet intérêt. Tout d’abord, le colloque de mai 2007 organisé par l’Université Nancy 2 et le Centre culturel Charles de Gaulle de Lorraine, sous la direction de François Audigier et Frédéric Schwindt (Gaullisme et Gaullistes dans la France de l’Est sous la IVe République, Presses Universitaires de Rennes, 2009). Ensuite, la journée d’étude qui s’est tenue à Nantes en novembre 2009, à l’instigation du Centre de recherches en histoire internationale atlantique de l’Université de Nantes, sous la direction de  Laurent Jalabert (actes à paraître) et qui était consacrée aux gaullistes et aux élections législatives dans la région de l’ouest atlantique sous la Ve République (1958-1981).

À la suite de ces deux manifestations, le CHSSC d’Amiens propose de couvrir une nouvelle ère géographique pour relier la France atlantique à la France de l’Est, en s’intéressant à un grand Nord-Ouest qui comprend les deux régions normandes (Basse-Normandie et Haute-Normandie), la Picardie et le Nord-Pas-de-Calais. L’ensemble est, du point de vue du gaullisme, assez peu homogène. Si la Normandie, singulièrement la Basse-Normandie, et le Nord de la France ont été des zones de force du gaullisme en même temps que des territoires avec lesquels de Gaulle avait un lien particulier, la Picardie a été un peu en retrait dans ces domaines. Cette diversité offrira l’occasion de comparaisons éclairantes.

Enfin, le renouvellement de l’histoire parlementaire a montré qu’au-delà d’une réhabilitation d’un champ de la recherche historique, qui avait connu son heure de gloire avant d’être délaissé, une ouverture de cette recherche à de nouveaux questionnements offre des perspectives fécondes. C’est le cas par exemple de l’étude des carrières parlementaires, de la formation des élus, de leur culture politique, de l’origine de leur entrée en politique, de leurs succès et de leurs échecs, de la manière dont ils gèrent leur enracinement local et leur activité parlementaire parisienne, des liens qu’ils développent entre eux et des réseaux qu’ils mobilisent éventuellement. Ces questionnements ne sont pas à réserver au seul personnel parlementaire de notoriété nationale mais révèlent des pans entiers d’une vie politique locale, parfois délaissée, lorsqu’ils sont utilisés pour mieux connaître des élus marquants dans leur région mais moins présents sur la scène parisienne.

Au croisement de cette histoire du gaullisme, de la focale régionale et de l’étude des parlementaires, la journée d’étude d’Amiens souhaite apporter sa pierre à une meilleure connaissance des gaullistes, des figures parlementaires et de leurs réseaux.

Le choix des limites chronologiques de cette journée a été fait pour s’intégrer dans le cadre des recherches de l’ANR Gaulhore (1958-1976) mais en l’élargissant jusqu’en 1981 afin de privilégier, à l’histoire partidaire, une coupure électorale nette. Évidemment, cette coupure manque de pertinence pour les sénateurs, qui font partie du corpus étudié, mais la proximité du renouvellement de 1980 (pour la série A) limite ce défaut.

Les cadres géographique et chronologique et cette étude composent un corpus de 94 députés et 11 sénateurs, soit 105 parlementaires (49 pour le Nord-Pas-de-Calais, 20 pour la Picardie, 16 pour la Haute-Normandie et 20 pour la Basse-Normandie). Ces chiffres n’informent évidemment pas sur la force du gaullisme dans chacune de ces régions puisqu’un élu reconduit à chaque scrutin ne compte, ici, que pour un. Cet ensemble a le double avantage de permettre des études à un niveau large, régional ou même interrégional, mais également de s’intéresser à des individualités.

C’est d’ailleurs autour de ces deux  angles que l’on souhaite organiser cette journée. Il serait bon que, pour chaque région, une présentation globale des élus soit accompagnée de quelques portraits de l’un ou l’autre. Dans les deux cas, certains questionnements peuvent être communs : l’origine et les caractères de l’engagement, les générations gaullistes, les caractères de la culture politique, l’origine sociologique, les identités religieuses etc. Avec l’étude d’un individu et de sa carrière, ce sont les avantages de la micro-histoire, en ce qu’elle peut décrire plus finement les complexités des engagements, que l’on retrouvera.

Enfin, la proximité de la limite finale de la période étudiée permet d’envisager l’invitation d’un ou de deux témoins et donc de rendre possible cette confrontation fructueuse, à défaut d’être toujours facile, des historiens et des acteurs.  

Proposition de contribution à adresser à David Bellamy

le 1er décembre 2010 au plus tard

Comité scientifique 

  • Philippe Nivet, professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Picardie-Jules Verne, directeur de l’UFR d’histoire et géographie et directeur du Centre d’histoire des Sociétés et des Conflits 
  • Bernard Lachaise, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Michel de Montaigne-Bordeaux 3, directeur de l’ANR Gaulhore 
  • Jean Garrigues, professeur d’histoire contemporaine à l’Université d’Orléans, président du Comité d’Histoire Parlementaire et Politique 
  • David Valence, directeur des Etudes et Recherches à la Fondation Charles-de-Gaulle 
  • David  Bellamy, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Picardie-Jules Verne, membre de l’ANR Gaulhore

 

Lieux

  • Faculté d'histoire et géographie
    Amiens, France

Dates

  • mercredi 01 décembre 2010

Mots-clés

  • parlementaires, gaullisme, Normandie, Picardie, Nord-Pas-de-Calais

Contacts

  • David Bellamy
    courriel : david [dot] bellamy [at] u-picardie [dot] fr

Source de l'information

  • David Bellamy
    courriel : david [dot] bellamy [at] u-picardie [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Les parlementaires gaullistes du grand Nord-Ouest, 1958-1981 », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 29 octobre 2010, http://calenda.org/202271