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Justice sociale et sentiments d’injustice

Social Justice and the Feeling of Injustice

Congrès de l'Association française de sociologie - Appel à communications du Groupe de travail 44

French Sociology Association conference - call for papers by the 44 working group

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Publié le mardi 26 octobre 2010 par Marie Pellen

Résumé

Initié à l’occasion du dernier congrès de l’Association française de sociologie, le GT « Justice sociale et sentiments d’injustice » s’est structuré autour de l’idée qu’il y avait place pour un questionnement examinant à nouveaux frais des problématiques initialement liées à la sociologie des inégalités, du travail, de l’éducation, ou encore à la sociologie morale et politique. Le congrès de Grenoble 2011 sera l’occasion de faire un pas supplémentaire dans cette direction. En lien avec le thème du congrès, l’accent sera mis sur les processus d’innovation et de création afférents à la question de la justice sociale.

Annonce

Appel à communications du GT 44 « Justice sociale et sentiments d’injustice » pour le congrès de Grenoble 2011

« Innovation et création »

            Initié à l’occasion du dernier congrès de l’AFS, le GT « Justice sociale et sentiments d’injustice » s’est structuré autour de l’idée qu’il y avait place pour un questionnement examinant à nouveaux frais des problématiques initialement liées à la sociologie des inégalités, du travail, de l’éducation, ou encore à la sociologie morale et politique.

            Les quatre sessions organisées en 2009 ont permis d’éprouver la fécondité heuristique d’une lecture en termes de « justice sociale » et de faire un premier état des recherches menées dans ce domaine. En 2009-2010, la co-organisation, avec le GRECO, du séminaire de l’EHESS « Dilemmes moraux pratiques et justice sociale » a conduit à mettre l’accent sur les contradictions sociales et sur les conflits axiologiques qui pouvaient présider aux choix collectifs comme aux choix individuels en matière de justice sociale.

            On a ainsi remarqué que les expériences du « juste » et de l’« injuste » gagnaient à être comprises sous la forme de jugements moraux adossés à des régimes d’actions pratiques qui font signe, non seulement vers des normes socialement dominantes, mais aussi vers des principes susceptibles d’être investis par les acteurs et les groupes sociaux de manière très variable. On a également souligné combien les sentiments ordinaires d’injustice pouvaient être éclairés à la mesure de principes de justice qui sont sous-tendus, d’un côté par la mise en oeuvre de compétences critiques de la part des individus, et d’un autre côté par une tendance plus globale à l’individualisation et à la psychologisation des rapports sociaux.

Appel à communications propre au GT 44

            Le congrès de Grenoble 2011 sera l’occasion de faire un pas supplémentaire dans cette direction. En lien avec le thème du congrès, l’accent sera mis sur les processus d’innovation et de création afférents à la question de la justice sociale. Prenant note du caractère plutôt récent de l’introduction de cette thématique dans les sciences sociales, le questionnement pourra se déployer dans deux directions :

  • Les approches de la justice sociale comme facteurs d’innovation scientifique et d’enrichissement de l’outillage sociologique. Quels sont les apports de cette thématique à la recherche et à la compréhension du social ? Quelles nouvelles approches et méthodes se saisissent de la question de la justice sociale ? Réciproquement, on pourra aussi se demander comment la prise en charge sociologique de la notion de justice contribue à enrichir la compréhension de ce concept « transfuge » de la philosophie politique et morale.
  • La justice sociale comme vecteur d’innovation sociale. Quelles dynamiques sociales de transformation et d’innovation les questionnements sur la justice sociale portent-ils ou aident-ils à éclairer ? En quoi une interrogation en termes de justice sociale peut-elle alimenter une sociologie du changement ?

            Les communications pourront traiter ces différentes questions sur un plan conceptuel autant qu’empirique. Les propositions s’intéressant à des problèmes sociaux concrets et s’appuyant sur des résultats d’enquête quantitatifs ou qualitatifs sont particulièrement encouragées. Plusieurs entrées peuvent être envisagées.

  • La première est une entrée par la question de la normativité. Les questions de justice seront alors appréhendées dans leurs dimensions épistémiques, selon leurs liens aux normes, aux usages, aux présupposés qui fondent la vie sociale. Comment des questions et des thèmes antérieurement associés à la seule sphère privée, ou aux nécessités du destin, de la nature, de la biologie, etc., accèdent-ils aux débats publics sur la justice sociale ? Comment ce qui était naturalisé devient alors objet de délibérations et de critiques ? Autrement dit, comment émergent et se construisent les enjeux collectifs liés à la « justice sociale » ? De façon complémentaire, les communications pourront aussi porter sur les mécanismes de clôture, d’exclusion, d’invalidation, qui balisent l’espace de ce qui est socialement constitué en problème de justice. Existe-t-il des inégalités « non perçues comme telles », des demandes sociales interdites ou empêchées ? Quelles sont-elles et quels sont les mécanismes en jeu ? Relèvent-ils de formes de pouvoir, de dynamiques pragmatiques, de mécanismes cognitifs ? etc.
  • Une autre entrée pourra inscrire la référence à la justice sociale dans une interrogation sur ses différents usages sociopolitiques, et notamment sur les stratégies d’appropriation dont elle peut faire l’objet. Comment décrire et analyser le « travail » de formulation par les individus et les collectifs de problèmes en termes de justice ? Comment les acteurs « cadrent-ils » les enjeux de mobilisation en termes de justice et d’injustice ? Comment la (re)formulation en termes de justice d’objectifs, d’intérêts ou de prérogatives permet-elle à des groupes ou à des mouvements sociaux d’accéder à la scène publique et de se faire entendre dans le débat citoyen ? On pourra ainsi s’intéresser aux liens manifestes ou latents entre la question de la justice sociale et la question de la multidimensionnalité des inégalités. Comment la référence à la justice sociale permet-elle de penser de manière conjointe les catégories sociales d’ « ethnie », de classe et de genre ? Comment se réalise l’inscription dans l’espace public des mouvements sociaux qui, à la manière de la troisième vague féministe, s’appuient sur une analyse intersectionnelle des rapports sociaux ?

            D’une manière plus générale, toutes les communications travaillant ces questions autour de la justice sociale, telles qu’elles se trouvent en jeu dans les domaines les plus divers de la vie sociale - famille, école, travail, territoire, santé, environnement, religion, droit, sport, etc. -, sont les bienvenues.  De façon plus ciblée, elles pourront examiner les domaines suivants :

  • L’élargissement des affirmations et des revendications d’égalité : genre, handicap, âge, ethnicités, affirmation des singularités culturelles, etc.
  • La revendication et l’administration de « droits » : discriminations, problématiques et agencements pratiques liés aux questions multiculturelles dans les mondes du travail, de l’entreprise, de la ville, droits des peuples et des cultures, questionnements sur la justice « postcoloniale », etc.
  • les objets ou les interrogations émergents dans différents domaines de la sociologie : la sociologie du travail et des organisations ; la socio-anthropologie des émotions, du corps, de la santé, etc., et leurs liens avec la question de la justice sociale.     

            Plusieurs séances jointes sont également programmées avec le RT4 « Sociologie de l’éducation et de la formation », le RT9 « Sociologie de l’urbain et des territoires » et le RT38 « Sociologie de l’environnement et des risques ». Des communications sont ainsi attendues sur les thèmes suivants :

Appel à communications pour la séance jointe avec le RT4 « Sociologie de l’éducation et de la formation ».

Justice sociale et sentiments de justice à l’école : nouvelles pistes d’analyse face à une institution en mutation

            La prise en compte des questions de justice s’est récemment imposée dans le raisonnement sociologique en essaimant dans un nombre important de champs de la discipline. La sociologie de l’éducation est fortement concernée, avec l’impulsion de travaux marquants comme ceux de J.L. Derouet (1992) ou encore de F. Dubet (2000).

            Dans le fil du questionnement général du congrès, cette session conjointe propose d’explorer cette rencontre de deux manières complémentaires : qu’est-ce que l’interrogation en termes de justice sociale apporte à l’analyse sociologique de l’école d’une part ? En quoi les mutations de l’école sont-elles liées aux problèmes et à l’expérience de la justice d’autre part ?      En prenant en compte ce cadre, les propositions de communication pourront s’articuler à quatre grands axes.

1.      Genèse et nature des débats sur la démocratisation scolaire. L’essentiel des débats sur la justice scolaire se réfère aujourd’hui à la question de la démocratisation scolaire. Plusieurs aspects pourront retenir l’attention :

  • Quelle « crise » de la démocratisation scolaire ? Comment diagnostiquer les difficultés auxquelles se heurte le modèle de démocratisation qui a dominé après la Seconde guerre mondiale ? Relèvent-elles d’une inadéquation des principes et pratiques de l’enseignement secondaire à ses nouveaux publics (Prost 1992) ?  Trahissent-elles les apories d’un modèle de justice qui fonde cette forme de démocratisation en l’articulant à l’idée de mérite (Duru-Bellat 2009)? Quelles tensions, quels rapports de complémentarité relient ces deux perspectives ? Des voies de dépassement  sont-elles envisageables ? 
  • Les principes de justice et leur historicité. Le projet de démocratisation n’est pas monolithique et les principes qui le régissent évoluent dans le temps (Derouet 2005). Comment décrire et interpréter les multiples déplacements et accommodations du modèle de l’égalité des chances ? Quelles sont les critiques et reformulations dont il a fait l’objet ? Comment s’accommode-t-il de l’avènement d’un individualisme libéral, voire d’un « nouvel esprit du capitalisme » et, le cas échéant, comment arbitrer entre ces deux interprétations ?
  • En quoi les politiques scolaires, qu’elles soient de niveau local, régional, national ou supranational, reflètent-elles la mobilisation de principes de justice ? Quelles tensions peut-on percevoir de ce point de vue entre les différents niveaux de régulation et de mise en œuvre de ces politiques ? Quel est l’impact des contextes nationaux sur la définition, la mise en jeu et la mise en œuvre des principes de justice ?

2.      Elèves et familles dans une école inégale. Sur ce deuxième axe, les contributions pourront porter sur les questions suivantes :

  • Les sentiments d’injustice et la fragmentation des inégalités. L’inégalité sociale face à l’école, thème classique de la sociologie, est redoublée d’une multitude d’inégalités, réelles ou perçues, opérant selon des critères et sur des registres différents : différences de traitement selon l’origine ethnique, le territoire, le genre, la religion, le handicap etc. Comment ces inégalités sont-elles perçues? Quels sont les effets des politiques scolaires sur cette perception (e.g. assouplissement de la carte scolaire) ?
  • Sentiments de justice, niveaux et espaces de la formation. La question du sentiment d’injustice peut être spécifiée selon les types et les niveaux de formation : les critères et les attentes sont-ils les mêmes dans les grandes écoles, dans l’université massifiée, dans les filières générales, techniques, professionnelles, etc. ? Cette question peut être rapportée au système scolaire lui-même, et au temps de la scolarisation, ou encore au lien école/emploi et à la période postscolaire. Quelles différences ou quelles particularités dans l’appréciation du sentiment de justice pour chacun de ces cas ?
  • Sentiments d’injustice et mutations de la formation : La montée en force du thème de la formation tout au long de la vie modifie-t-elle le rapport à la formation initiale ? Quels enseignements peut-on tirer des expériences étrangères sur ce point ? Comment la question scolaire et les appréciations portées par les acteurs sont-elles affectées par une perspective plus large en termes de parcours de vie, où les positions sociales et les identités restent à construire par delà les seules sanctions proprement scolaires ?
  • La « nature » de la demande de justice. De façon transversale, les contributions pourront aussi s’interroger sur les conceptualisations les plus pertinentes pour rendre compte des sentiments de justice ou d’injustice. On pourra notamment s’interroger sur la pertinence de notions cousines de celle de la justice, comme celles de respect (Sennett, 2003), de reconnaissance (Fraser, 2005 ; Honneth, 2000 ; Taylor, 1994) ou de décence (Margalit, 1999).

3.      Les acteurs du monde scolaire et l’exigence de justice. La question de la justice se pose également aux acteurs du monde scolaire lorsqu’ils sont confrontés à ses exigences. :

  • Quelle interprétation des principes de justice dans la pratique, dans l’exercice quotidien du métier d’enseignant (cf., par exemple, Merle 2007) ?
  • Quelle mobilisation des principes de justice et quels dilemmes dans la gestion des établissements (cf. l’exemple des responsables d’établissement dans Daverne, Dutercq 2008) ?
  • Quelles conséquences de la juridicisation de l’espace scolaire (Dutercq 2010) ? La référence aux règles supplante-t-elle la référence au juste ?
  • Comment la montée en force des préoccupations éthiques et déontologiques (Prairat 2009), notamment dans les pratiques et la formation des enseignants, affecte-t-elle la mise en œuvre du sens de la justice ?

4.      Qu’est-ce qu’une école juste ? La question de la justice relève traditionnellement de la philosophie politique et morale. L’appropriation de cette notion par la sociologie pose dès lors la question de son apport propre à la définition du juste, ici en matière scolaire : en quoi les résultats des travaux des sociologues ouvrent-ils des pistes dans la recherche de la justice scolaire et quelles sont-elles ?

Ces propositions doivent être adressées simultanément sous fichier word à Régis Cortéséro (regis.cortesero@wanadoo.fr) et à Yves Dutercq (yves.dutercq@univ-nantes.fr) au plus tard pour le 15 janvier 2011. Les réponses aux propositions retenues seront envoyées au plus tard le 19 février 2011.

Appel à communications pour la séance jointe avec le RT9 « Sociologie de l’urbain et des territoires ».

Inégalités, expériences urbaines et justice sociale

            L’analyse sociologique des inégalités et des expériences urbaines intègre de plus en plus d’approches en termes de justice sociale et de discriminations. Ainsi, les inégalités de positions et de dotations sont davantage articulées aux différents types d’espaces urbains, et à la façon dont les habitants interprètent et vivent ces inégalités. La perception en termes d’inégalités de classe et de domination semble marquer le pas au profit d’une interprétation en termes de discrimination, avec des effets profonds sur le sens de la justice et les dimensions mobilisées pour les décrire (ethno-raciale, genre, génération, quartier, origine sociale).

            Ce processus a bien évidemment des conséquences sur les pratiques, notamment dans les domaines de l’éducation, du logement, de la sécurité et du rapport à la police, ou encore de l’engagement politique. Cette session propose de rassembler des travaux empiriques renvoyant à ces questionnements à partir d’enquêtes réalisées sur tous les types de contextes urbains, qu’il s’agisse de la France ou d’autres pays. Trois axes seront privilégiés :

  • Justice sociale et différenciation des espaces. Comment intégrer la dimension normative de l’étude des inégalités à l’analyse des ségrégations et des inégalités spatiales ? Comment la nature de ces inégalités est-elle construite et affectée par les divers acteurs et processus qui concourent à la formation de la valeur sociale des espaces (politiques urbaines, inégalités de l’offre scolaire, localisation des ressources économiques, des bassins d’emploi, etc.) ? 
  • Expérience des espaces et sens de la justice. Comment analyser l’expérience de l’injustice référée aux inégalités spatiales? Quel regard "normatif" les habitants développent-il sur les différentes caractéristiques de leurs espaces et sur les institutions qu’ils y rencontrent ?
  • Sentiments de justice et action. Comment les sentiments de justice et d’injustice affectent-ils les conduites des acteurs ? Quelles conséquences pour l’interprétation des phénomènes de violence urbaine et plus généralement des mobilisations collectives ? Comment ces sentiments affectent-ils leur rapport aux institutions, aux politiques sociales, urbaines, éducatives ?

Les projets de communication, de 3500 caractères maximum, devront s’inscrire dans une démarche sociologique qui implique de préciser, outre la problématique, le type d’enquête et de matériaux mobilisés, ainsi que les principaux apports théoriques. Ils devront être envoyés avant le 24 janvier 2011 à : Marco Oberti (RT 9) : marco.oberti@sciences-po.fr, Clément Rivière (RT 9) : clement.riviere@sciences-po.org, Régis Cortéséro (GT 44) : regis.cortesero@wanadoo.fr.

Appel à communications pour la séance jointe avec le RT38 « Sociologie de l’environnement et des risques »

La justice environnementale en questions

            La référence simultanée à la justice climatique et la justice sociale, sous la forme du terme de justice environnementale, fait partie d’un répertoire de revendications et d’actions qui semble aujourd’hui fortement consensuel et partagé par l’ensemble des acteurs du champ de l’environnement. Ce référentiel n’en est pas moins lourd de présupposés, notamment dans la conception des inégalités sociales qu’il contribue à véhiculer.

            Constitué initialement aux Etats-Unis au début des années 1980, le thème de la justice environnementale s’appuie en effet sur le constat selon lequel certains groupes sociaux, déjà défavorisés de par leur statut socio-économique, leur origine ethno-raciale ou leur distribution dans l’espace urbain, seraient davantage soumis que les autres aux risques environnementaux. Ils seraient de fait d’autant plus vulnérables qu’ils additionnent handicaps socio-économiques et atteintes environnementales.

            Les travaux consacrés à la « justice environnementale » ont ainsi pour vertu de rendre attentif à la variété des inégalités et aux différentes manières dont s’organise leur cumul. Ils tendent néanmoins à laisser dans l’ombre une série de questions que la double perspective de l’innovation et de la création peut contribuer à dégager. Cette session jointe invite ainsi à déconstruire le référentiel de la « justice environnementale » en lui appliquant ces deux grilles de lecture. Trois axes pourront être suivis, sans exclusive, pour les propositions de communication :

  • On pourra d’abord interroger l’articulation entre questions de justice et questions environnementales au niveau des « macro-acteurs » (Organisation Internationale du Travail, coalition de mouvements sociaux comme Climate Justice Now ! , etc.) ou des « micro-acteurs » (objecteurs de croissance, initiatives citoyennes et militantes à l’occasion du Forum Social Européen, etc.). Il s’agira alors de mettre en évidence tout autant les formes d’hybridation conceptuelle (« mondialisation équitable »), que les pratiques sociales innovantes, expérimentales ou contestataires (action de désobéissance civile non violente, simplicité volontaire, formes nouvelles de coopération ou partage, etc.) et les présupposés idéologiques (rupture avec un modèle consumériste,  antiproductivisme) auxquels le thème de la « justice environnementale » peut être associé.
  • On pourra ensuite se demander en quoi une approche en termes de justice contribue à modifier la manière dont les questions environnementales sont pensées dans le champ sociologique et formulées dans le débat public. Comment et en réponse à quels types de demandes la notion de justice environnementale a-t-elle émergé dans le champ des politiques publiques de développement durable ? Dans quelle mesure, par exemple, des notions comme celles d’équité environnementale ou d’aménité restent-elles tributaires d’une lecture économiciste de la pensée rawlsienne ?
  • Quid enfin des liens entre justice spatiale et justice sociale ? Dans quelle mesure une lecture conjuguant ces deux thèmes permet-elle de dévoiler à la fois des mécanismes de production spatiale des injustices et d’instrumentalisation politique des espaces ou des territoires ?  Comment l’action sociale de proximité et son pilotage administratif s’organisent ou se réorganisent autour de schèmes de classement (redistribution environnementale, solidarité territoriale, etc.), où la dimension spatiale est très fortement marquée ?

Les propositions doivent être adressées simultanément, avant le 15 janvier 2011, aux deux adresses suivantes : RT38@misha.fr (RT 38) et frederic.gonthier@iep-grenoble.fr (GT 44). Les réponses aux propositions retenues seront envoyées au plus tard le 24 janvier 2011.

Organisation d’une plénière avec le RT43

            Parallèlement à ces trois sessions jointes, le GT44 soumettra au Comité Exécutif de l’AFS un projet de plénière.

            Mise en place avec le RT43 « Sociologie et religions », la séance porterait sur les relations entre structures sociales et systèmes de valeurs, et interrogera notamment les liens entre leurs transformations respectives.

            Ce projet de plénière sera également l’occasion de souligner l’intérêt et le caractère méthodologiquement novateur des différents programmes d’enquêtes sociales internationales (EVS, ISSP…) conduits à Grenoble au sein de l’UMR PACTE.

Informations pratiques pour répondre aux quatre appels à communications

            Sauf mentions particulières pour les sessions jointes, les propositions de communication comporteront :

  • une proposition de titre,
  • un résumé (1500 signes maximum, espaces compris) présentant notamment les données et les méthodes mobilisées.
  • une indexation autour quelques mots clés
  • les coordonnées complètes du ou des auteurs (noms, prénoms, adresses électroniques, institutions de rattachement)
  • et, le cas échéant, la session jointe dans laquelle elles souhaitent s’inscrire.

            Ces propositions seront examinées, suivant une procédure de double évaluation, par des groupes ad hoc composés de membres du bureau du GT 44 et, le cas échéant, des bureaux des RT partenaires. On veillera notamment à garantir une représentation équilibrée des communications selon un critère de statut et un critère d’origine géographique. La sélection des propositions se fera début février. Les propositions acceptées figureront, dans une limite de 1500 signes par proposition, dans le volume édité à l’occasion du congrès.

Responsables du GT 44 pour le congrès 2011 :

Bureau :

  • V. Caillet,
  • N. Charles,
  • R. Cortéséro,
  • M. Duru-Bellat,
  • M. Forsé,
  • F. Gonthier,
  • V. Guienne,
  • Y. Lopez,
  • D. Mélo,
  • P. Paperman.

Lieux

  • Université de Grenoble
    Grenoble, France

Dates

  • samedi 15 janvier 2011

Mots-clés

  • sociologie, inégalités, justice sociale

Contacts

  • Frédéric Gonthier
    courriel : frederic [dot] gonthier [at] tiscali [dot] fr

Source de l'information

  • Frédéric Gonthier
    courriel : frederic [dot] gonthier [at] tiscali [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Justice sociale et sentiments d’injustice », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 26 octobre 2010, http://calenda.org/202297