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L'espace des sciences sociales (2011)

The Space of Social Sciences 2011

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Publié le vendredi 05 novembre 2010 par Marie Pellen

Résumé

L'espace des sciences sociales 2011, séminaires interdisciplinaires : EHESS, TESC, MSHS-S Toulouse.

Annonce

L’espace des sciences sociales

EHESS, TESC, MSHS-T

Université Toulouse II-Le Mirail
Maison de la Recherche
Salle D31
10h00-13h00

Lundi 24 janvier 2011

Discipliner la pragmatique

Séance coordonnée par Julien Weisbein, Claire Judde

Le pragmatisme, défini sommairement comme un courant de pensée abordant les phénomènes sous l’angle de leurs implications pratiques, a connu en France, depuis les années 1990, une deuxième consécration par le biais d’une sociologie dite « pragmatique » (sous des énoncés divers, « sociologie de l’action », « sociologie de la traduction », « sociologie des épreuves », « théorie de l’acteur-réseau »). L’histoire, la science politique et l’économie ont à leur tour emprunté à cette approche certains de ses paradigmes et méthodes. Il s’agira donc de discuter des usages possibles du pragmatisme dans les sciences sociales aujourd’hui, en posant la question des sources, des manières de mener une enquête ou de faire preuve, propres à chaque discipline, en évaluant les apports et les limites de cette approche.

Lundi 14 février 2011

Faut-il « durcir » les SHS ?

Séance coordonnée par Michel Bertrand

La naissance des « sciences sociales » à la fin du XIXe siècle exprime la volonté d’offrir un discours « scientifique » construit selon des critères importés depuis les sciences « expérimentales », notamment via le recours à la « mathématisation » des démarches et des discours. Qu’il s’agisse de l’école méthodique en histoire ou de la sociologie durkheimienne, chacune répond, à sa manière, à cette exigence de scientificité. Un siècle plus tard, notamment avec les avancées provenant de ces mêmes sciences expérimentales associées à la « révolution technologique », les sciences sociales ne sont-elles pas à nouveau soumises à de nouvelles exigences méthodologiques afin de « durcir » leurs démarches et leurs discours, toujours au nom du renforcement d’une scientificité suspecte ou incertaine ? L’évolution de la science économique vers un savoir de plus en plus « mathématisé » se retrouve-t-il dans d’autres disciplines relevant des sciences sociales ? Quels impacts peuvent avoir ces exigences sur nos démarches, nos questionnements, nos hypothèses de recherche ?  Ces demandes ne poussent-elles pas les sciences sociales vers des recherches de plus en plus « appliquées » au détriment de leur dimension plus théorique ou conceptuelle ?

Lundi 14 mars 2011

Savoirs profanes et SHS

Séance coordonnée par Jean-Pierre Albert

Dans quelle mesure certaines productions des SHS se distinguent-elles vraiment des savoirs profanes dont disposent les sujets sociaux ou des formes de connaissances présentes dans la fiction littéraire ou cinématographique, l’enquête journalistique, le cinéma documentaire etc. ? L’objet de la réflexion sera de repenser ces partages plutôt que de les poser ou les nier a priori, et de saisir la place de ces modes de discours ou d’information à la fois dans les sources des SHS et dans leurs modes d’expression.

Lundi 4 avril 2011

(salle D 155)

Du bon et du mauvais usage des mathématiques dans les sciences sociales

Séance coordonnée par Olivier Brossard

Les mathématiques et les statistiques sont utilisées à des degrés divers par les différentes sciences sociales : outils dominants en économie, ils semblent aussi prendre une importance croissante dans une certaine sociologie, avec par exemple l’analyse structurale des réseaux sociaux, et dans une certaine science politique (analyse mathématique du vote, théorie des jeux appliquée à la décision politique, etc.). Si les maths ont naturellement le monopole du pouvoir de quantification, la légitimité de leur pouvoir de théorisation va moins de soi. La trajectoire des sciences économiques, caractérisée par une mise sous contrôle mathématique de la majorité des travaux théoriques, risque-t-elle de se reproduire dans d’autres disciplines ? S’agirait-il alors forcément d’« impostures intellectuelles » au sens de Sokal et Bricmont ? N’y aurait-il pas tout de même un usage raisonné des maths dans nos sciences sociales ?

Lundi 18 avril 2011

SHS et santé : l’interdisciplinarité en pratique

Séance coordonnée par Christine Rolland

La séance sera organisée à partir de l’exemple de deux recherches interdisciplinaires dans lesquelles concepts et méthodes des uns et des autres sont discutés et mis en œuvre dans une perspective de produire des résultats disciplinaires propres mais aussi interdisciplinaires, l’une portant sur les inégalités sociales de santé en médecine générale, l’autre sur les notions de pénibilité et santé au/du travail.

Lundi 16 mai 2011

L’émergence

Séance coordonnée par Michel Grossetti

La notion d’émergence a été définie en psychologie au XIXe siècle (« ce qui émerge diffère de ses composants de la même façon que ceux-ci diffèrent entre eux, et ne peut être réduit à leur somme ou leur différence », Georges Lewes, Problems of Life and Mind, 1875). Elle a ensuite été utilisée par les économistes (Hayek) ou des physiciens (Laughlin) pour désigner des propriétés complexes non réductibles à leur composants. En sciences sociales, cette notion peut être utilisée pour éviter certaines formes de réductionnisme et conceptualiser de façon dynamique des formes collectives.

Pour toute information : Claire Judde de Larivière (judde@univ-tlse2.fr)

Lieux

  • Toulouse, France

Dates

  • lundi 24 janvier 2011
  • lundi 14 février 2011
  • lundi 14 mars 2011
  • lundi 04 avril 2011
  • lundi 18 avril 2011
  • lundi 16 mai 2011

Contacts

  • Claire Judde de Larivière
    courriel : judde [at] univ-tlse2 [dot] fr

Source de l'information

  • Claire Judde de Larivière
    courriel : judde [at] univ-tlse2 [dot] fr

Pour citer cette annonce

« L'espace des sciences sociales (2011) », Séminaire, Calenda, Publié le vendredi 05 novembre 2010, http://calenda.org/202399