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La politique étrangère britannique en Afrique sub-saharienne depuis 1957

British Foreign Policy in sub-Saharan Africa since 1957

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Publié le mardi 09 novembre 2010 par Marie Pellen

Résumé

L’arrivée au pouvoir du New Labour en 1997 fut suivie d’un intérêt renouvelé pour le continent africain : si Tony Blair n’avait qu’une expérience limitée des affaires internationales, les fondements de la troisième voie du New Labour, l’importance accordée à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’internationalisme dans les discours officiels, amenaient à placer au cœur de la politique étrangère et de la diplomatie britanniques l’aide à la résolution des conflits, la promotion de la bonne gouvernance et le développement (Williams, 2004; Casey, 2009).

Annonce

Appel à Communications

La politique étrangère britannique en Afrique sub-saharienne depuis 1957

Université Paris Diderot, Institut Charles V, 10 rue Charles V, 75004 Paris

Vendredi 25 mars 2011

L’arrivée au pouvoir du New Labour en 1997 fut suivie d’un intérêt renouvelé pour le continent africain: si Tony Blair n’avait qu’une expérience limitée des affaires internationales, les fondements de la troisième voie du New Labour, l’importance accordée à la démocratie, aux droits de l’homme et à l’internationalisme dans les discours officiels, amenaient à placer au cœur de la politique étrangère et de la diplomatie britanniques l’aide à la résolution des conflits, la promotion de la bonne gouvernance et le développement (Williams, 2004; Casey, 2009). La création du Department for International Development (DfID) en 1997, qui consacre 50% de son budget à l’Afrique, l’intervention militaire en Sierra Leone en 2000, suivie d’importants programmes d’assistance, le soutien au NEPAD (New Partnership for African Development) depuis 2001, la mise en place d’une commission pour l’Afrique en 2004, la coordination accrue au sein de Whitehall entre Affaires étrangères, Finances, Industrie et Défense sur les questions africaines sont autant de facteurs qui soulignent la place nouvelle accordée au continent africain dans les relations internationales britanniques. Nombreuses sont toutefois les ambiguïtés derrière les processus décisionnels et les limites d’un nouvel engagement avec l’Afrique qui dit œuvrer à l’émergence de nouveaux principes internationaux sur le droit des populations (Porteous, 2008 ; Gallagher, 2009).

Le propos de cette journée est d’analyser les objectifs et voies des relations entre la Grande-Bretagne et l’Afrique actuelles à la lumière des évolutions qui ont eu lieu depuis 1957, lorsque le Ghana fut le premier territoire britannique au sud du Sahara à obtenir son indépendance, à rejoindre le Commonwealth et à passer officiellement du statut de possession coloniale à celui de partenaire international. Trois grandes problématiques méritent d’être abordées :

  1. politique étrangère et décolonisation

Dans quelle mesure les processus de décolonisation en Afrique britannique ont-ils influencé les relations diplomatiques établies avec les Etats devenus indépendants ? Comment les relations internationales ont-elles joué sur les modalités des transferts de pouvoir qui ont lieu entre 1957 et 1980 (relations avec les Etats-Unis, la France, relations intra-Commonwealth)? Si l’Afrique anglophone retient certes l’attention, l’évolution des relations britanniques avec les ‘autres’ Afriques, notamment francophone et lusophone, mérite également d’être étudiée, en relation avec les processus de multilatéralisation des rapports internationaux.

  1. intérêt national et impératif moral 

Quelle part le gouvernement et la société britanniques prennent-ils  à la réflexion actuellement menée par la communauté internationale sur les principes de responsabilité des Etats, la question du droit à la protection et la légalité des interventions, militaires notamment, dans les Etats en déliquescence ? Dans quelle mesure la fin de la guerre froide et les nouveaux enjeux sécuritaires, du terrorisme au crime organisé, ont-ils entraîné un regain d’intérêt pour l’Afrique ? Il est important dans ce contexte d’analyser les choix britanniques en matière de promotion de la démocratie, des droits de l’homme et du développement en Afrique depuis l’ère de la décolonisation. Si les questions de l’Afrique australe sont fondamentales, l’évolution des politiques britanniques dans les autres régions africaines est également cruciale pour la compréhension des relations entre la Grande-Bretagne et l’Afrique.

  1. les acteurs des relations africaines 

On pourra enfin s’interroger sur les moteurs de la politique étrangère britannique en Afrique, et en particulier réfléchir à l’émergence de nouveaux acteurs et de nouvelles forces transnationales. Quel poids attribuer aux institutions, aux partis politiques, à l’opinion publique et à la société civile ? Quelle influence les missions diplomatiques et les ambassadeurs, britanniques et africains, exercent-ils ? Comment interpréter le rôle grandissant joué par les ONGs et le pouvoir de certaines sociétés militaires privées ? Quel rôle attribuer aux organisations internationales intergouvernementales dans laquelle les Britanniques s’insèrent (ONU, Commonwealth, C.E.E. puis U.E., entre autres), et aux organisations africaines elles-mêmes (Organisation de l’Unité Africaine puis Union Africaine, Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest…) ?

Les propositions (500 mots maximum), accompagnées d’un court CV, sont à envoyer à Mélanie Torrent (melanie.torrent@univ-paris-diderot.fr) avant le 20 décembre 2010.

Toutes les communications pourront être considérées pour publication dans la Revue Française de Civilisation Britannique (automne 2012) mais tout article sera soumis à un comité de lecture dont l’avis sera prépondérant. Les personnes intéressées par la publication mais ne pouvant assister à la journée d’étude sont invitées à prendre contact avec Mélanie Torrent.

Calls for Papers

British Foreign Policy in sub-Saharan Africa since 1957

Université Paris Diderot, Institut Charles V, 10 rue Charles V, 75004 Paris

Friday 25 March 2011

Following its victory in the 1997 general election, New Labour gave the African continent renewed attention, as Tony Blair built on an initially limited experience in international affairs. Official speeches focused on democracy, human rights and internationalism and New Labour’s Third Way placed conflict resolution, good governance and development at the heart of British foreign policy and diplomacy (Williams, 2004; Casey, 2009). During the successive New Labour Governments, a number of key developments were put in place: the creation of the Department for International Development (DfID) in 1997, which devotes half of its budget to Africa, the British military intervention in Sierra Leone in 2000, reconstruction and assistance programmes, support for the New Partnership for African Development (NEPAD) since 2001, the establishment of the Commission for Africa in 2004 and increased coordination across Whitehall on African issues. However, substantial ambiguities behind British decision-making and clear limits to the implementation of a new engagement with Africa claiming to foster new international principles on the rights of people have surfaced (Porteous, 2008 ; Gallagher, 2009).

How significant are these evolutions in relation to British foreign affairs and diplomacy since the first formal retreat from empire? The purpose of this conference is to shed light on the objectives and modalities of contemporary relations between Britain and Africa by investigating evolutions since 1957, when Ghana became the first British territory south of the Sahara to be granted independence, join the Commonwealth and move from colonial possession to international partner. Three major questions will be of particular interest:

  1. Foreign policy and decolonisation

To what extent did decolonisation processes in British Africa influence British diplomacy with the newly independent states? What impact did international relations (with the United States, France or within the Commonwealth) have on the transfers of power between 1957 and 1980? Beyond relations with Anglophone Africa, the evolution of British relations with the ‘other’ Africas, Francophone and Lusophone in particular, should also be assessed in the context of the multilateralisation of international relations.

  1. National interest and moral imperatives

What role do the British government and British society play as the international community reviews state responsibility, the right to protect and the legality of intervention, including military intervention, in failing and failed states? To what extent have the end of the Cold War and new security issues, from terrorism to organised crime, led to renewed interest in Africa? What has motivated British decisions in terms of democracy, human rights and development in Africa since decolonisation and what impact have these choices had? Southern Africa has often been analysed but the evolution of British policies in other African regions is equally fundamental to an in-depth investigation of Britain’s relations with Africa.

  1. The actors of Britain’s African policy

What drives British foreign policy in Africa? What influence has the emergence of new actors and new transnational forces had? What weight should be attributed to institutions, political parties, public opinion and civil society? What influence do diplomatic missions and British and African ambassadors have? How can the increasingly important role of NGOs or the new power of private military companies be interpreted? What impact do intergovernmental institutions (the UN, the Commonwealth, the EEC/EU, the OAU/AU, ECOWAS…) have on Britain’s African policies and on Britain’s relations with Africa and African countries? The changing role of the traditional actors of foreign policy and diplomacy and the emergence of new actors will therefore be a final key area of study in the African context.

 Proposals (500 words maximum) and a brief CV should be sent to Mélanie Torrent (melanie.torrent@univ-paris-diderot.fr) before 20 December 2010. 

All papers may be considered for publication in the Revue Française de Civilisation Britannique (autumn 2012). All articles will be peer-reviewed before a final decision is made by the editorial board. Anyone interested in the publication project but unable to attend the conference is invited to contact Mélanie Torrent.

Catégories

Lieux

  • 10 rue Charles V (Université Paris Diderot, Institut Charles V)
    Paris, France

Dates

  • lundi 20 décembre 2010

Contacts

  • Melanie Torrent
    courriel : melanie [dot] torrent [at] univ-paris-diderot [dot] fr

Source de l'information

  • Melanie Torrent
    courriel : melanie [dot] torrent [at] univ-paris-diderot [dot] fr

Pour citer cette annonce

« La politique étrangère britannique en Afrique sub-saharienne depuis 1957 », Journée d'étude, Calenda, Publié le mardi 09 novembre 2010, http://calenda.org/202464