AccueilUniversité populaire du musée du quai Branly (2010-2011)

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Publié le vendredi 19 novembre 2010 par Marie Pellen

Résumé

Pour sa cinquième saison, l’université populaire, sous la direction de Catherine Clément, approfondit les notions d’altérité, la mémoire, le regard. Avec plus d’une trentaine de conférences en accès libre, elle poursuit sa route et propose au public de découvrir, décrypter et analyser des parcours, des histoires et des questions philosophiques universelles.

Annonce

9 rencontres avec des Grands Témoins
15 leçons sur l’Histoire mondiale de la colonisation
8 confrontations thématiques

Pour sa cinquième saison, l’Université populaire, sous la direction de Catherine Clément, approfondit les notions d’altérité, la mémoire, le regard. Avec plus d’une trentaine de conférences en accès libre, elle poursuit sa route et propose au public de découvrir, décrypter et analyser des parcours, des histoires et des questions philosophiques universelles.

Les expériences biographiques particulières se poursuivent avec les Grands Témoins, plus nombreux cette année à venir d’Asie et d’Afrique.

L’histoire mondiale de la colonisation, initiée en septembre 2006, à l’ouverture du musée, explore de nouveaux archétypes coloniaux dont les représentations nourrissent encore aujourd’hui notre imaginaire. Le cycle suivant intitulé « les grands figures » concerne les grandes figures de la décolonisation, depuis Toussaint Louverture.

Enfin, un nouveau cycle, Décalages : les Autres et nous, propose de décrypter les schémas de la vie quotidienne en fonction des visions occidentales et extra-occidentales, chacune mise en regard de l’autre.

L’Université populaire du musée du quai Branly attire un large public. Elle a déjà accueilli, lors de ses quatre premières saisons, près de 38.000 personnes.

Ils ont été prés de 10.000 à profiter de l’une des 35 conférences proposées lors de la saison 2009/2010.

Des rendez-vous qui se prolongent sur le site Internet du musée grâce aux podcasts (ou balados) disponibles en téléchargement et permettant d’accéder à l’ensemble des archives de l’Université Populaire.

AL de Catherine Clément

Les Grands Témoins

Un samedi par mois, l’Université populaire du quai Branly propose la rencontre avec des « Grands Témoins », porteurs d’une expérience universelle ou, au contraire, de singularités extraordinaires. Nés ici ou ailleurs, ces Grands Témoins sont à la fois le proche et l'étranger, comme le musée du quai Branly.

Cette saison, le programme permet de découvrir le parcours d’intellectuels comme Béchir Ben Yahmed, ancien ministre d‘Habib Bourguiba, fondateur et président du groupe de presse Jeune Afrique, Mamadou Diouf, d'origine sénégalaise, directeur du département des études africaines à l’Université Columbia aux Etats-Unis, mais aussi de Françoise Héritier, africaniste, élève de Claude Lévi-Strauss qui lui a succédé au Collège de France, de Patrice Leconte, le célèbre réalisateur français, de Malik Peiris, médecin d’origine sri-lankaise de l'Institut Pasteur à Hong Kong, qui a découvert le virus de la grippe aviaire, ou encore de Jean-Claude Milner, linguiste et écrivain, Elisabeth Roudinesco, historienne de la psychanalyse et écrivain, et de deux personnalités indiennes de premier plan, Dileep Padgaonkar, ancien rédacteur en chef du Times of India et collaborateur d’Henri Langlois à la Cinémathèque française, et Harbans Mukhia, historien, écrivain, spécialiste de l'histoire moghole, et plus largement des musulmans de l’Inde.

Samedi 4 décembre 2010, 14h30

Mamadou Diouf

Né en 1951, historien sénégalais, Mamadou Diouf dirige l’Institut d’Études Africaines (Institute for African Studies) à la School of International and Public Affairs de l’université de Columbia (New York) aux Etats-Unis. Il est également Leitner Family Professeur d'Etudes Africaines et d'histoire au département de Middle East, South Asian and African Studies et au département d'Histoire de cette université.

Diplômé de l’Université de Paris I - Panthéon-Sorbonne en 1981, il est enseignant-chercheur au département d’histoire de l'Université Cheikh Anta Diop, à Dakar, de 1991 à 1998, et dirige également le département de recherche et de documentation du Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) de 1991 à 1999.
Depuis 2000, il enseigne aux Etats-Unis, tout d’abord à l'Université du Michigan, Ann Arbor (2000-2007) et depuis 2007 à l’Université de Columbia. Ses recherches portent sur l’histoire politique, sociale et intellectuelle de l’Afrique coloniale et post-coloniale.

Auteur de nombreux articles, il est membre du comité de rédaction de différentes revues scientifiques comme le Journal of African History (Cambridge), Psychopathologie Africaine (Dakar), la vie des idées.fr (Paris), Public Culture, et co-éditeur avec Peter Geschiere de la série Histoires du Sud publiée par Karthala, et New National Histories in Africa publiée par Palgrave MacMillan.

Samedi 8 janvier 2011, 14h30

Patrice Leconte

Né en 1947 à Paris, Patrice Leconte entre à l'IDHEC - Institut des hautes études cinématographiques devenu aujourd’hui la Femis - en 1967. Il débute dans la réalisation en concevant et réalisant de nombreux courts métrages. Eclectique, il s'intéresse également à la bande dessinée et collabore au journal Pilote en tant qu'auteur et dessinateur de 1970 à 1975. C'est cette année-là qu'il met en scène son premier long-métrage : Les Vécés étaient fermés de l’intérieur, avec Coluche et Jean Rochefort dans les rôles principaux, adaptés de personnages de Gotlib. Sa rencontre avec l'équipe du Splendid marque le début de sa longue carrière de cinéaste : la bande de comédiens lui propose porter à l'écran la pièce Amours, coquillages et crustacés, qui devient en 1978, Les Bronzés, immense succès public, qui donne lieu à une suite en 1979, Les Bronzés font du ski. Dans cette même veine, Patrice Leconte coécrit avec Michel Blanc trois autres comédies populaires : Viens chez moi, j’habite chez une copine (1980), Ma femme s’appelle reviens (1982), et Circulez y’a rien à voir (1983).

En 1985, Patrice Leconte change de registre et réalise un film de braquage et d’action avec Les Spécialistes, campés par Gérard Lanvin et Bernard Giraudeau. Cette rupture de ton est assez caractéristique de la carrière de ce cinéaste polyvalent et éclectique, qui s’intéresse à tous les genres. En 1987, il réalise le drame intimiste Tandem, incarné par Gérard Jugnot et Jean Rochefort. Il poursuit avec Monsieur Hire (1989), adaptation d’un roman de Simenon, sélectionné à Cannes, avec Michel Blanc. Le mari de la coiffeuse en 1990 obtient le Prix Louis Delluc. Nouveau changement de registre avec Ridicule, en 1996, succès public et critique, César du meilleur réalisateur et César du meilleur film de l’année, et nomination à l'Oscar du Meilleur film étranger.
En 1997, il réunit pour la première fois depuis Borsalino, deux monstres sacrés du cinéma français : Alain Delon et Jean-Paul Belmondo dans Une chance sur deux, tourne ensuite avec Daniel Auteuil et Vanessa Paradis un film en noir et blanc La fille sur le pont (1998), puis La veuve de Saint-Pierre, toujours avec Daniel Auteuil (1999).

Aux débuts des années 2000, il explore à nouveau la veine intimiste avec Félix et Lola (2001), Rue des plaisirs (2002), L’homme du train avec Johnny Halliday, et Confidences trop intimes avec Sandrine Bonnaire et Fabrice Lucchini (2003). Il retourne à la comédie avec Les Bronzés 3, amis pour la vie en 2005 où il retrouve l’ancienne équipe du Splendid, puis Mon meilleur ami avec Dany Boon et Daniel Auteuil et La guerre des Miss (2009).

En 2011, sort son nouveau film, Voir la mer. Enfin, après la comédie, le polar, le drame et le film à costumes, le cinéaste s'attaque à un nouveau genre, l'animation, en signant une adaptation du best-seller de Jean Teulé Le magasin des suicides, long-métrage conçu en 3D.

Samedi 5 février 2011, 14h30

Jean-Claude Milner

Né à Paris en 1941, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, Jean-Claude Milner est écrivain et linguiste. Il a enseigné la linguistique à l’Université Paris VII et a présidé le Collège International de Philosophie de 1998 à 2001.

Ses travaux portent sur la science du langage, le structuralisme, l’œuvre de Lacan, et sur la politique et les diverses figures juives dans l’Europe moderne.

Samedi 5 mars 2011, 14h30

Elisabeth Roudinesco

Née en 1944, Elisabeth Roudinesco est historienne de la psychanalyse, psychanalyste et écrivain.

Directeur de recherches au département d’histoire de l’université de Paris VII depuis 1991, elle y donne un séminaire sur l'histoire de la psychanalyse dans le cadre de l'École doctorale Economie, Espaces, Sociétés, Civilisations. Chargée de conférences à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales de 1992 à 1996, elle a également été chargée de conférences à l’École Pratique des Hautes Études de 2001 à 2008.

Elle collabore au journal Libération entre 1986 et 1996 puis au Monde depuis 1996. Membre de l’Ecole freudienne de Paris fondée par Jacques Lacan, entre 1969 et 1981, elle a participé au documentaire Sigmund Freud, l’invention de la psychanalyse pour France 3 et Arte, en 1997.

Samedi 2 avril 2011, 14h30

Dileep Padgaonkar

Dileep Padgaonkar est un intellectuel indien, écrivain et journaliste, ancien rédacteur en chef du Times of India.

Né à 1944 à Poona en Inde, diplômé de sciences politiques, il fait des études de cinéma à Paris à l’IDHEC - devenu aujourd’hui la Femis -, travaille avec Henri Langlois à la Cinémathèque française, et obtient un diplôme de sciences sociales à la Sorbonne en 1968. Journaliste passionné, il travaille à Paris en tant que correspondant étranger du quotidien indien The Times of India à partir de 1968, et occupe ensuite différents postes au sein du journal, notamment à Bombay en 1973 puis à New Delhi en 1974.

Entre 1978 et 1986, il est consultant pour l’UNESCO à Bangkok et à Paris, avant de revenir en Inde où il devient directeur de la rédaction de The Times of India. En 1994, il fonde sa propre société de multimédia, Asia Pacific Communication Associates.

Il a été décoré de la Légion d'honneur par Jacques Chirac en 2002 pour services rendus au journalisme mondial.

Samedi 7 mai 2011, 14h30

Malik Peiris

Médecin de formation, Joseph Malik Peiris enseigne la microbiologie à l’Université de Hong Kong et a fondé le département de virologie du Queen Mary Hospital.

Né au Sri-Lanka, il étudie la médecine à l’Université de Ceylan, avant d’obtenir son doctorat à l’Université d’Oxford où il fait d’importantes découvertes sur le mécanisme de la pathogenèse du virus de la dengue et sur le réservoir animal de l'encéphalite japonaise.
Il étudie le virus de la grippe aviaire, H5N1, depuis 1997, et est connu pour avoir joué un rôle majeur dans la découverte et l’identification du virus du SRAS en 2003.

Membre de l’Académie des Sciences britannique depuis 2006, Légion d'Honneur, il est aujourd’hui le directeur scientifique du Centre Pasteur rattaché à l’Université de Hong Kong.

Samedi 4 juin 2011, 14h30

Harbans Mukhia

Né en 1939, historien et essayiste indien, Harbans Mukhia est un spécialiste de l’Inde médiévale, de l'histoire moghole, et plus largement des musulmans de l’Inde. Après avoir obtenu son doctorat d’histoire à l’Université Jawaharlal Nehru de New-Delhi, il a été professeur d’histoire médiévale au Centre d’études historiques de cette université.

L’Histoire mondiale de la colonisation. Les archétypes coloniaux 

Les premières conférences du cycle continuent leur périple au sein des archétypes issus de la colonisation avec les figures du « blanc d’Afrique », de Tintin, du cannibale, du supplice chinois, du coolie, du chamane, du mandarin, ou encore un éclairage particulier sur la colonisation dans les opéras. Sous le charme poétique ou l’exotisme cruel de ces clichés se cachent des formes subtiles d’oppression coloniale qu’analysent leurs spécialistes, anthropologues et historiens.

A partir de mars, le cycle prend une nouvelle orientation en mettant en lumière les figures mythiques de la décolonisation : Souleymane Bachir Diagne, philosophe sénégalais professeur à l’Université Columbia, ouvre cette série en évoquant les poètes Léopold Sédar Senghor et Mohammed Iqbal, qui ont chacun marqué le XXe siècle et transformé la vie politique de leurs pays. Suivent les figures de Gandhi raconté par Catherine Clément, Mao par Yves Chevrier et deux conférences exceptionnelles sur l’aventure du bolivarisme par Yves Saint-Geours, ambassadeur de France au Brésil.

Jeudi 2 décembre 2010, 18h30

Le chamane par Charles Stépanoff

Docteur en ethnologie et ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, Charles Stépanoff est maître de conférences à l’École Pratique des Hautes Études depuis 2008, au sein de la Section des Sciences religieuses.

À l’issue de ses études de philosophie et de lettres à l'ENS, il a enseigné la littérature française pendant un an à l'université Herzen de Saint-Pétersbourg. Après une recherche sur le philosophe autrichien Wittgenstein, il a entrepris des études d'anthropologie et a effectué plusieurs enquêtes de terrain chez les Touvas et les Khakasses, peuples turcophones de Sibérie du Sud, depuis 2002.

En 2007, il a soutenu à l'EPHE une thèse dirigée par Roberte Hamayon sur le chamanisme chez les Touvas. Ses thèmes de recherche sont le rapport aux animaux, les relations rituelles et les conceptions concernant les êtres singuliers, monstres, chamanes et génies.


La colonisation dans les opéras par Gérard Fontaine
Jeudi 16 décembre 2010, 18h30

Docteur en philosophie, Gérard Fontaine a passé la majeure partie de sa carrière au Ministère des Affaires étrangères, avant de partir en poste comme conseiller culturel et de coopération aux Pays-Bas, en République Tchèque et au Mexique.

Jeudi 6 janvier 2011, 18h30

Le cannibale par Frank Lestringant

Historien de la littérature, Frank Lestringant est, depuis 1999, professeur de littérature française de la Renaissance à l’Université de Paris IV-Sorbonne.

Spécialiste des voyages français au Nouveau Monde au XVIe siècle et plus généralement de la littérature géographique, il est le grand spécialiste de Jean de Léry, dont Claude Lévi-Strauss a qualifié l’ouvrage Histoire d'un voyage fait en la terre du Brésil (1578) de « bréviaire de l’ethnologue » (in Tristes Tropiques, 1955).

Jeudi 13 janvier 2011, 18h30

Le supplice chinois par Jérôme Bourgon

Historien, Jérôme Bourgon est directeur de recherche au CNRS, chercheur à l’Institut d’Asie Orientale de Lyon, spécialiste de l’histoire de la modernisation du droit chinois et des supplices chinois. Il est depuis 2008 affecté au CNRS à Pékin. Il a notamment dirigé le projet Supplice chinois / Chinese Torture : Approche historique, littéraire et iconographique d’une représentation exotique, site Internet de recherche, entre 2003 et 2006.

Jeudi 20 janvier 2011, 18h30

C’est du chinois ! par Viviane Alleton

Linguiste française et sinologue, Viviane Alleton est directrice d’études à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (Langue, savoirs et société en Chine). Ses thèmes de recherche actuels sont les représentations, en Chine et hors de Chine, de la langue (en particulier de la grammaire) et de l'écriture chinoise.

Jeudi 27 janvier 2011, 18h30

Les coolies par Xavier Paulès

Né en 1973, agrégé d’histoire, ancien élève de l’École Normale Supérieure de Cachan, Xavier Paulès est historien.

Il a soutenu en 2005, à l’Université Lyon 2, sa thèse L’opium à Canton 1912-1937. Essais de mainmise politique et pratiques sociales, récompensée par deux prix et publiée aux éditions de l’EHESS. Après un post-doctorat à l'Université de Tokyo, il a occupé des postes d'Attaché temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) dans les Universités Paris VII, Paris XIII, et à l'Université du Littoral Côte d'Opale. Il a été élu maître de conférences à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales en 2010.

Xavier Paulès a publié de nombreux articles consacrés à l'opium en Chine. Son premier livre, tiré de sa thèse, sortira aux éditions de l'EHESS en 2010, sous le titre Une drogue en sursis. L’opium à Canton, 1906-1936.

Il a étendu ces dernières années le domaine de ses recherches aux jeux de hasard en Chine à l'époque moderne (loteries, combats de criquets, d’oiseaux, jeux de dés, mah-jong ou poker).

Les grandes figures

Conférence d’introduction aux grandes figures de la décolonisation, avec un éclairage particulier sur Léopold Sédar Senghor et Muhammad Iqbal

Jeudi 3 mars 2011, 18h30

par Souleymane Bachir Diagne

Né en 1955, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, Souleymane Bachir Diagne est un philosophe sénégalais.

Agrégé de philosophie en 1978, il a enseigné pendant vingt ans la philosophie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal.

Conseiller du Président du Sénégal Abdou Diouf pour l’éducation et la culture de 1993 jusqu’en 2001, il est ensuite nommé professeur de philosophie et de religion à Northwestern University à Chicago où il enseigne pendant cinq ans. Il est aujourd’hui professeur à l’Université de Columbia, aux Départements d’Etudes francophones et de Philosophie.

Ses travaux portent sur l’histoire de la logique, des mathématiques et de la philosophie, en particulier dans le monde islamique et en Afrique.

Jeudi 31 mars 2011, 18h30

Toussaint Louverture par Patrick Lozès

Patrick Lozès est le fondateur et le président du Conseil représentatif des associations noires de France, le CRAN, qui regroupe 120 associations et fédérations d'associations qui ont pour objectif la lutte contre les discriminations, ainsi que la mémoire de l'esclavage et de la colonisation.

Né en 1965 au Bénin, il obtient un diplôme de pharmacien, qu’il complète par des études commerciales à l’ESCP Paris. Très vite, il se tourne vers la politique et rejoint l’UDF de François Bayrou en 1988. Quatre ans plus tard, en 2002, il est investi comme candidat de l’UDF dans la première circonscription de Paris. En 2003, il fonde le Cercle d'action pour la diversité (CAPDIV) qui milite contre les toutes les formes de discriminations touchant entre autres les noirs, mais aussi les homosexuels et les juifs. En 2005, il fonde le CRAN, dont il est élu président, puis réélu en 2008.

En 2007, Patrick Lozès se voit confier par le ministre de l'écologie, Jean-Louis Borloo, une mission sur le développement écologique de la Martinique, portant notamment sur la pollution dans ce département d'outre-mer. Il démissionne quelques semaines plus tard, refusant les pressions qui veulent le dissuader de s’intéresser au chlordécone, un pesticide cancérogène utilisé notamment dans les bananeraies.

En 2009, il devient membre du Conseil scientifique et d'évaluation de la Fondation pour l'innovation politique.

En novembre 2009, Patrick Lozès se voit confier la direction d'une mission de lutte contre le racisme et contre le communautarisme par le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et celui de l'Intérieur, des collectivités territoriales et de l'Outre-mer, Brice Hortefeux.

Jeudi 7 avril 2011, 18h30

Abd El Kader par Benjamin Stora

Né en 1950 en Algérie, Benjamin Stora est historien. Il enseigne l’histoire du Maghreb contemporain (XIXe et XXe siècles), les guerres de décolonisations et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe, à l’Université Paris 13 et à l’INALCO.

Docteur en sociologie (1978) et docteur d’Etat en Histoire (1991), il est le fondateur et le responsable scientifique de l’Institut Maghreb-Europe à l’Université Paris VIII-St Denis depuis 1991. Membre de l’École Française d’Extrême-Orient, il poursuit en 1995 et 1996 des recherches au Vietnam, à Hanoi, pour une étude portant sur les imaginaires des guerres Algérie-Vietnam. Professeur invité à l’Université de New York en 1998, il est ensuite détaché à Rabat, au Maroc, entre 1998 et 2001, pour une recherche sur les nationalismes marocain et algérien.

Jeudi 12 mai 2011, 18h30

Gandhi par Catherine Clément

Née en 1939, Catherine Clément, ancienne élève de l’École Normale Supérieure, est agrégée de philosophie.

Après douze ans d’enseignement à la Sorbonne aux côtés de Vladimir Jankélévitch, elle devient chef du service Culture au journal quotidien Le Matin de Paris, puis directrice de l’Association française d’action artistique (AFAA) au ministère des Affaires Etrangères, où elle est notamment chargée de l’organisation de l’Année de l’Inde en France. De 1987 à 1991, elle vit en Inde où elle retourne depuis chaque année. Elle est chargée des programmes de l’Université populaire du quai Branly depuis 2003.

Jeudi 2 juin 2011, 18h30

Mao par Yves Chevrier

Historien spécialiste de la Chine, Yves Chevrier est directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Il est également chercheur au CNRS et enseignant à l’INALCO.

Ses travaux ont été consacrés principalement à l'histoire de la construction du politique en Chine au XXe siècle. Il a tout particulièrement exploré le répertoire des idées politiques et les trajectoires de la politisation de la société chinoise dans la première moitié du siècle, mais aussi l'itinéraire des réformes post-maoïstes et les relations entre un contexte historique « local » (l’espace chinois) et la mondialisation du monde à l’horizon du XXe siècle.

Jeudi 9 juin 2011, 18h30

Le bolivarisme

Jeudi 16 juin 2011, 18h30

Le néo-bolivarisme par Yves Saint-Geours

Agrégé d’histoire, spécialiste de l’Amérique latine, Yves Saint-Geours est depuis 2009 Ambassadeur de France au Brésil.

Né en 1953, pensionnaire à l'Institut français d'études andines en Équateur de 1977 à 1979, il a ensuite été directeur de l'Institut français d'études andines (1985-1989) à Lima, Quito, Bogota, et La Paz, puis responsable de l'Agence nationale française du programme européen de mobilité étudiante ERASMUS (1989-90). Il rejoint ensuite le ministère de l’Eduction nationale, en tant que délégué-adjoint aux Relations européennes, internationales et à la francophonie (1993-1995), puis aux Relations internationales et à la coopération (1995-96).

Conseiller technique au cabinet du ministre des Affaires étrangères entre 1996 et 1997, il y est ensuite nommé Adjoint au Directeur général des relations culturelles, scientifiques et techniques, puis Directeur de la coopération scientifique, universitaire et de recherche en 1999, Directeur général adjoint de la coopération internationale et du développement en 2000, et Conseiller auprès du ministre entre 2003 et 2004.

Il est nommé Ambassadeur de France en Bulgarie en 2004, avant de présider l’établissement public du Grand Palais à Paris de 2007 à 2009.

Chargé de conférences à l'Institut des hautes études d'Amérique latine depuis 1980, il a été maître de conférences à l'Institut d'Études Politiques de Paris entre 1995 et 2004, et à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales entre 1995 et 2001.

Décalages : les Autres et nous

Ce nouveau cycle propose de confronter les visions de tous les continents, à partir de leurs concepts fondamentaux.

Ainsi, la charité chrétienne expliquée par le père Jean-Robert Armogathe est confrontée à la compassion bouddhique expliquée par Fabrice Midal, la sexualité en Inde, analysée par Sudhir Kakar est mise en regard de la sexualité en Occident par Vincent Cespedes, le respect dans les familles européennes expliqué par Florence Weber et envisagé face au respect dans les familles chinoises par Zhang Ning, la violence en Occident par Elisabeth Claverie à celle au Mexique analysée par Gilles Bataillon, l’ascèse hindoue décryptée par André Padoux à l’ascèse chrétienne par Jean-Marie Gueullette, l’espace en Occident à l’espace en Australie par Barbara Glowczewski, ou encore l’histoire chez les philosophes occidentaux envisagée par François Hartog face à l’histoire chez les peuples autochtones par Philippe Descola.

Une nouvelle façon de se déplacer à travers le regard des autres.

Jeudi 9 décembre 2010, 18h30

La violence en Occident et au Mexique par Gilles Bataillon et Elisabeth Claverie

Né en 1956, Gilles Bataillon est sociologue, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, au Centre d’études mexicaines et centraméricaines, et professeur associé à la Division d’histoire du CIDE (Centro de Investigación y Docencia Económicas) à Mexico. Spécialiste de l’Amérique latine contemporaine, ses thèmes de recherche sont la sociologie de l’action armée et de la violence et la sociologie de l’expérience démocratique.

Anthropologue, Elisabeth Claverie est directrice de recherche au CNRS et enseignante à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales. Ses recherches actuelles portent notamment sur la Bosnie-Herzégovine et le droit des victimes dans un cadre pénal international.

Elle a notamment étudié et analysé l’histoire de l’apparition de la Vierge en 1981 à Medjugorje, en Bosnie-Herzégovine.

Cette première tentative de saisie totale d'un phénomène rarement traité par les anthropologues et les sociologues, celui des apparitions, a été publié en 2003 aux éditions Gallimard sous le titre Les Guerres de la vierge. Une anthropologie des apparitions. 
Elle est également l’auteur de Le Monde de Lourdes (Gallimard Découvertes, 2008).

Jeudi 3 février 2011, 18h30

L’ascèse hindoue et l’ascèse chrétienne par Jean-Marie Gueullette et André Padoux

Né en 1960, docteur en médecine et en théologie, Jean-Marie Gueullette, dominicain, est maître de conférences à la faculté de théologie de l'Université catholique de Lyon depuis 2003, et membre permanent de l'équipe de recherche RESEA-LARHRA (Équipe Religions, sociétés, acculturation du Laboratoire de recherche historique Rhône-Alpes) depuis 2008.

Il est également membre du Centre interdisciplinaire d'éthique de l'Université catholique de Lyon depuis 2004, et son directeur depuis 2008.
Enfin, Jean-Marie Gueullette est membre de l'A.T.E.M. (association de théologiens pour l'étude de la morale). Ses travaux portent sur l'histoire de la spiritualité et sur le père Lataste, fondateur des Sœurs dominicaines de Béthanie qui œuvra pour les femmes en prison.

Né en 1920, André Padoux, directeur de recherche honoraire au CNRS, est le spécialiste français du tantrisme hindou. Il est l’auteur de nombreux articles et ouvrages sur le sujet.

Jeudi 10 février 2011, 18h30

L’espace en Occident et en Australie par David Rabouin et Barbara Glowczewski

Né en 1971, ancien élève de l’École Normale Supérieure, agrégé de philosophie, David Rabouin est chargé de recherche au CNRS dans l’équipe REHSEIS (Recherches Epistémologiques et Historiques sur les Sciences Exactes et les Institutions Scientifiques), dont il est directeur depuis 2009. Il a soutenu en 2002 une thèse de philosophie publiée aux PUF sous le titre Mathesis universalis. L’idée de mathématique universelle d’Aristote à Descartes, en 2009.
Ses recherches portent sur les rapports entre philosophie et mathématiques, plus particulièrement sur l’idée de « logique de l’imagination », une des définitions données par Leibniz à l’idée de « mathématique universelle ». Après avoir exploré ces notions d’un point de vue historique, il s’intéresse aux prolongements actuels de ces questions.

Docteur en ethnologie, Barbara Glowczewski est une spécialiste des Aborigènes d’Australie. Directrice de recherche au CNRS, elle est membre du Laboratoire d'Anthropologie Sociale du Collège de France et dirige l’équipe « Anthropologie de la perception. Impact social et cognitif des productions d'altérité par les médias, les sciences et les acteurs concernés », dont le séminaire a lieu à l’EHESS et au musée du quai Branly.

Elle a travaillé auprès des Aborigènes d'Australie, notamment les Warlpiri du désert central, les Yawuru et leurs voisins du Kimberley, dans le Queensland, en tant que professeur à la James Cook University en 2004-2005.

Jeudi 10 mars 2011, 18h30

L’histoire en Occident et chez les peuples autochtones par Philippe Descola et François Hartog

Né en 1949, ancien élève de l'École Normale Supérieure, Philippe Descola est anthropologue.

Il a suivi des études de philosophie et d’ethnologie, notamment à l’École Pratique des Hautes Études, où il a soutenu une thèse dirigée par Claude Lévi-Strauss, qui annonce les prémisses d'un nouveau champ de recherche : l'anthropologie comparative des modes de socialisation de la nature.

Après plusieurs années de recherches ethnographiques en Amazonie, auprès des Jivaros Achuar, il est nommé à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales maître de conférences puis directeur d'études.

En juin 2000, il est nommé professeur au Collège de France, titulaire de la chaire d'Anthropologie de la nature, succédant à Françoise Héritier. En 1996, Philippe Descola a reçu la médaille d'argent du CNRS pour ses travaux sur les usages et les connaissances de la nature dans les sociétés tribales. Il est aujourd'hui directeur du Laboratoire d'Anthropologie Sociale.

Né en 1946, ancien élève de l'École Normale Supérieure, François Hartog, historien, occupe la chaire d'historiographie antique et moderne à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales.
Membre du Centre Louis Gernet de recherches comparées sur les sociétés anciennes fondé par Jean-Pierre Vernant, dont il a été directeur, membre associé du Centre de recherche historique (CRH) de l’EHESS, il est l'un des 60 membres fondateurs de L'Association des Historiens. Il s'attache à privilégier une approche anthropologique de l'Histoire.

Jeudi 5 mai 2011, 18h30

Le voile dans l’histoire de l’Europe et dans l’histoire de l’Orient par Elisabeth Dufourcq et Fanny Colonna

Docteur en sciences politiques, ancienne secrétaire d'État à la Recherche, Elisabeth Dufourcq n'a cessé, depuis quarante ans, de décrypter l'histoire comparée des femmes.

Née en 1940, après des études à l’Institut d’études politiques de Paris, un doctorat en sciences politiques et un DEA en santé publique et pays en développement, elle est chargée de mission à la société d’études et de développement de l’Algérie en 1961-62, elle est professeur d’histoire et géographie en lycée à Ivry et Paris, puis chargée de mission, responsable du bureau de développement des échanges scientifiques avec l’Amérique du Nord au ministère des Affaires étrangères en 1979.

Elle intègre ensuite l’Inserm (Institut national de la Santé et de la Recherche médicale) : chargée de mission, elle est chef du cabinet du directeur général entre 1980 et 1982, chef du bureau de développement de la recherche médicale dans les pays du tiers monde entre 1982 et 1985, ingénieur de recherche dans l’unité « maladies tropicales et sida » entre 1988 et 1995, membre de la commission scientifique spécialisée « épidémiologie et santé publique » et de l’intercommission « recherche clinique » entre 1991 et 1995.

Elle a été chargée de cours à la faculté de théologie de l’Institut catholique de Paris entre 1995 et 2005. Elisabeth Dufourcq a également été membre du Comité consultatif national d'éthique pour les sciences de la vie et de la santé entre 1993 et 1995, secrétaire d’Etat à la recherche en 1995, et inspectrice générale des affaires sociales en 1996.

Directrice de recherche émérite au CNRS, Fanny Colonna est sociologue, anthropologue et écrivain. Née en Algérie, elle est spécialiste de la transmission et la création intellectuelles dans le monde arabe et en particulier au Maghreb et en Égypte, pendant les périodes coloniales et depuis les indépendances, et conduit des recherches à ce sujet.

INFORMATIONS PRATIQUES

LE MUSÉE DU QUAI BRANLY, UNE PASSERELLE ENTRE LES CULTURES

Situé en bord de Seine au pied de la tour Eiffel, le musée du quai Branly se veut un lieu de dialogue scientifique et artistique, carrefour d’échanges entre le public, les chercheurs, les étudiants ou encore les créateurs contemporains. Tout au long de l’année, expositions, spectacles, conférences, ateliers, projections rythment la vie du musée.

LE THÉÂTRE CLAUDE LÉVI-STRAUSS

Situé au niveau Jardin Bas, le théâtre Claude Lévi-Strauss est une grande salle modulable d’environ 500 places. Elle se présente comme un cirque dont le point le plus bas est le plateau scénique.

C’est un espace de jeu et de parole permettant de remettre en question, pour certains événements, le rapport scène/salle frontal à l’occidentale.

Théâtre Claude Lévi-Strauss © musée du quai Branly

Le théâtre Claude Lévi-Strauss est un dispositif fondamental du musée : espace ouvert au public, il accueille une grande variété d'évènements dans le cadre de la programmation pluridisciplinaire du musée consacrée aux arts vivants et au partage des savoirs.

ACCES L’entrée au musée s’effectue par les 206 et 218 rue de l’Université ou par les 27 ou 37 quai Branly, Paris 7e. 6 Accès visiteurs handicapés par le 222 rue de l’Université.

L’accès au théâtre Claude Lévi-Strauss se fait par le hall d’entrée, niveau Jardin bas (JB : escalier ou ascenseur). Ouverture des salles : une demi-heure avant le début des manifestations.

RENSEIGNEMENTS : www.quaibranly.fr

L’ensemble des rencontres et conférences de l’Université Populaire du musée du quai Branly est disponible en podcasts (balados) sur le site Internet du musée.

Théâtre Claude Lévi-Strauss : Accès libre dans la limite des places disponibles

Lieux

  • 37, quai Branly (Musée du Quai Branly)
    Paris, France

Dates

  • jeudi 06 janvier 2011
  • samedi 04 décembre 2010
  • samedi 05 février 2011
  • samedi 05 mars 2011
  • samedi 02 avril 2011
  • samedi 07 mai 2011
  • samedi 04 juin 2011
  • jeudi 02 décembre 2010
  • samedi 08 janvier 2011
  • jeudi 13 janvier 2011
  • jeudi 20 janvier 2011
  • jeudi 27 janvier 2011
  • jeudi 03 mars 2011
  • jeudi 31 mars 2011
  • jeudi 07 avril 2011
  • jeudi 12 mai 2011
  • jeudi 02 juin 2011
  • jeudi 09 juin 2011
  • jeudi 16 juin 2011
  • jeudi 09 décembre 2010
  • jeudi 03 février 2011
  • jeudi 10 février 2011
  • jeudi 10 mars 2011

Mots-clés

  • musée du quai branly, université populaire, sociologie

Source de l'information

  • Pierre Laporte Communication
    courriel : actu [at] pierre-laporte [dot] com

Pour citer cette annonce

« Université populaire du musée du quai Branly (2010-2011) », Cycle de conférences, Calenda, Publié le vendredi 19 novembre 2010, http://calenda.org/202599