AccueilLa contribution du tourisme alternatif au développement de communautés viables. Quels résultats ? Quels modèles ?

La contribution du tourisme alternatif au développement de communautés viables. Quels résultats ? Quels modèles ?

The Contribution of Alternative Tourism to the Development of Viable Communities. What Results? What Models?

Session spéciale dans le cadre du colloque international annuel de l'Association de science régionale de langue française (ASRDLF)

Special Session in the framework of the Association de Science Régionale de Langue Française (ASRDLF) annual international conference

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Publié le mardi 07 décembre 2010 par Karim Hammou

Résumé

Depuis près de quarante ans, de nouvelles formes de tourisme apparaissent, questionnant indirectement le mode dominant du tourisme de masse. Le tourisme durable, l’écotourisme, le tourisme éthique et le tourisme solidaire font partie d’une nébuleuse en construction, parfois regroupée sous la dénomination de « tourisme alternatif ».

Annonce

Depuis près de quarante ans, de nouvelles formes de tourisme apparaissent, questionnant indirectement le mode dominant du tourisme de masse. Le tourisme durable, l’écotourisme, le tourisme éthique et le tourisme solidaire font partie d’une nébuleuse en construction, parfois regroupée sous la dénomination de « tourisme alternatif ».

Comme pour le développement durable, ces formes de tourisme ont été propulsées d’abord par le haut, par des organisations internationales, telles que l’OMT, le PNUE… Malgré la profusion de ces formes et leurs caractères distinctifs, elles sont globalement appréhendées comme une sorte d’alternative au tourisme de masse, comme une forme de réappropriation, voire de valorisation territoriale des ressources et du paysage (Davodeau, 2005) conduisant à un développement local plus équitable et viable. Dans le cas de l’écotourisme, par exemple, les retombées économiques au profit des communautés locales (Boo, 1990; Fennel, 2000) constituent un des quatre métaprincipes qui le définissent (Gagnon et Lapointe, 2005). Mais, au-delà du discours et du consensus scientifique, que révèle l’examen des pratiques ?

La popularisation de ces formes de tourisme a, entre autres choses, donné lieu à de nombreux projets territoriaux de développement (éco)touristique. Ils sont généralement portés par des associations, des petites entreprises ou par des collectivités territoriales. Au-delà de vouloir tirer profit de ce nouveau «segment de marché», elles y cherchent une façon d’assurer leur devenir et de maîtriser les impacts négatifs d’une industrie mondiale délocalisée et génératrice d’impacts sociaux et environnementaux destructeurs. Les expériences locales sont multiples et pertinentes du point de vue de l’expérimentation socioterritoriale (Breton, 2006, 2009, Gagnon et Gagnon, 2007, Gagnon, 2010). Toutefois, cette expérimentation est-elle pour autant porteuse d’innovation sociale? La mise en tourisme des parcs et de la Nature est-elle une voie à privilégier ? Les expériences en cours de tourisme alternatif ont-elles la capacité de «socialiser» l’industrie touristique ? Les formes de tourisme sous-tendent-elles des nouveaux modèles d’organisation et de gouvernance participative (Lequin, 2001) ? Et plus encore: sous-tendent-elles des nouveaux rapports sociaux, basés sur une justice sociale et environnementale (Scholsberg, 2007) ? Bref ces formes de tourisme sont-elles réellement porteuses d’un modèle «capacitant» de transformation sociale ?

Voilà autant de questions à lesquelles nous convions les participants et les chercheurs en sciences sociales et régionales. Cette filière industrielle mondiale qu’est le tourisme, bien que délaissée et sous-estimée par les sciences régionales, n’en constitue pas moins un lieu d’observation fécond et robuste permettant d’interpréter et réinterpréter les tendances de structuration ou de déstructuration des territoires.

Propositions de communications:

Calendrier :

Délai d’envoi des abstracts 31 janvier 2011

Avis du comité scientifique 31 mars 2011

Envoi du papier complet 31 mai 2011

Modalités d’envoi :

Les envois de résumés s’effectueront directement en ligne par les participants (Cf. site du colloque : http://asrdlf2011.com/). Los de la soumission de leur résumé, les participants devront spécifier que leur texte s’inscrit dans le cadre de la session S4 « La contribution du tourisme alternatif au développement de communautés viables. Quels résultats? Quels modèles? ».

En cas de difficulté, un message pourra être adressé à : asrdlf2011@martinique.univ-ag.fr

Format attendu :

Les propositions de communication (3 pages, incluant la bibliographie) devront comprendre les éléments suivants :

  • Les coordonnées précises du ou des auteurs
  • Le titre de la communication
  • L’objectif de la communication et l’originalité du sujet
  • Résumé de maximum 3000 caractères espaces compris
  • Mots-clés

Toute proposition ne respectant pas ces critères ne sera pas soumise pour évaluation.

Langue :

Les textes écrits en anglais sont admis, leur présentation devra se faire en français (à l’exception d’ateliers prévus spécifiquement au programme dans une autre langue).

Publication :

La publication d'une sélection de communications présentées est prévue après le colloque. La publication ne sera envisagée que pour les communications dont le résumé et le texte auront été envoyés dans les délais et formats mentionnés plus haut, et qui auront fait l'objet d'une présentation effective par le(s) auteur(s).

Site de la revue : http://etudescaribeennes.revues.org/

Directeur de la publication : Pascal SAFFACHE
Secrétariat de rédaction : Olivier DEHOORNE

Comité éditorial

Cédric AUDEBERT (Chargé de recherche, CNRS, Université de Poitiers), Dominique AUGIER (Doctorante, Université des Antilles et de la Guyane), Jean-Marie BRETON (Professeur,  Université des Antilles et de la Guyane), Olivier DEHOORNE, (Maître de conférences, Université des Antilles et de la Guyane),  Virginie DUVAT-MAGNAN (Professeur, Université de La Rochelle), Bruno SARRASIN (Professeur, Université du Québec à Montréal), Patrick WATSON (Professor, Director of Sir Arthur Lewis Institute for Social and Economic Studies, University of the West Indies, St Augustine Campus, Trinidad and Tobago)

Comité scientifique

Valérie Angeon (Maitre de conférences, Université des Antilles et de la Guyane), Jeff Baldwin (Assistant Professor, Sonoma State University, USA), Huhua Cao (Professor, University of Ottawa, Canada), Fred Célimène (Professeur, Université des Antilles et de la Guyane), Eduardo Chia (Chargé de recherches, INRA, Montpellier), Omer Chouinard (Professeur, Université de Moncton - Canada), Myriam Cottias (Directrice de recherche, CNRS, Université des Antilles et de la Guyane), Michel Dispagne (Maître de Conférences, Université des Antilles et de la Guyane), Gerry l’Etang (Maître de Conférences, Université des Antilles et de la Guyane), Rodrigo Figueroa Sterquel (Profesor, Pontificia Universidad Católica de Valparaíso, Chile), Christiane Gagnon (Professeur, UQAC, Canada), Serge Gagnon (Professeur, UQO, Canada), Henry Godard (Professeur, Université des Antilles et de la Guyane),José Ángel Hernández Luis (Profesor, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria, España), Daniel Hiernaux (Profesor, Universidad Nacional Autónoma de México - México), Alexandru Ilies (Professeur, University of Oradea, Romania), Kinvi Logossah (Professeur, Université des Antilles et de la Guyane), Klaus J. Meyer-Arendt (Professor, University of West Florida, USA), Josefina Domínguez Mujica (Profesora, Universidad de Las Palmas de Gran Canaria, España), Alan Lew (Professor, Northern Arizona University, USA), Alexandre Magnan (Chargé d'études, Institut du Développement Durable et des Relations Internationales), Brij Maharaj (Professeur, University of KwaZulu-Natal, Pietermaritzburg, South Africa), Corine Mencé-Caster (Professeur, Université des Antilles et de la Guyane), Nicolas Meynen (Maître de Conférences, Université de Brest), Monique Milia Marie Luce (Maitre de conférences, Université des Antilles et de la Guyane), Alain Miossec (Professeur des Universités,  Recteur de la Bretagne), Olivier Pulvar (Maître de Conférences, Université des Antilles et de la Guyane), Roger Roberge (Professor, University of Ottawa, Canada),  Pere A. Salva-Tomas (Profesor, Universitat de les Illes Balears, España), Mimi Sheller (Professor & Director, Center for Mobilities Research and Policy, Drexel University, USA), Yves-François Thomas (Directeur de Recherches, CNRS, Meudon),  François Vellas (Professeur, Université de Toulouse),  Yvette Veyret-Mekdjian (Professeur des Universités, Paris X), Gabriel Wackermann (Professeur émérite, Paris IV), Graciela Zuppa (Profesora, Universidad Nacional de Mar del Plata - Argentina).

Catégories

Lieux

  • Schoelcher (97233)
    Schœlcher, Martinique

Dates

  • lundi 31 janvier 2011

Contacts

  • Christiane Gagnon
    courriel : Christiane_Gagnon [at] uqac [dot] ca
  • Oliver Dehoorne
    courriel : dehoorneo [at] gmail [dot] com

URLS de référence

Source de l'information

  • Olivier Dehoorne
    courriel : dehoorneo [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« La contribution du tourisme alternatif au développement de communautés viables. Quels résultats ? Quels modèles ? », Colloque, Calenda, Publié le mardi 07 décembre 2010, http://calenda.org/202741