AccueilÀ l’école des sciences sociales

À l’école des sciences sociales

The School of Social Sciences

*  *  *

Publié le vendredi 10 décembre 2010 par Marie Pellen

Résumé

Le cycle de conférences publiques « À l’école des sciences sociales », une initiative de l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) à Marseille et du département Société de l’Alcazar poursuit, pour cette quatrième saison, ses rendez-vous mensuels de la recherche autour de sujet dits de société.

Annonce

Le cycle de conférences publiques À l’école des sciences sociales, une initiative de l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales) à Marseille et du département Société de l’Alcazar poursuit, pour cette quatrième saison, ses rendez-vous mensuels de la recherche autour de sujet dits de société.

Dans une société où « l’art de résister aux paroles devient utile », comme le soulignait avec force le poète Francis Ponge, il est important de savoir décrypter des discours qui s’imposent trop souvent comme des évidences. Ces conférences favorisent la rencontre entre des travaux de recherche (concepts, méthodes, terrains) portés par ceux qui les réalisent et les questionnements du public (y compris les chercheurs dès lors qu’ils ne sont plus dans leur domaine propre). Un public, le plus large possible, pour qui « parler, au lieu d’être parlé par des mots d’emprunt, chargés de sens social », selon l’expression du sociologue Pierre Bourdieu, est une exigence pour comprendre et rester maître des discours qui gouvernent son quotidien.

Mercredi 20 octobre 2010

à 18h salle de conférences

Une société libérale peut-elle être juste ?

La compatibilité du libéralisme avec la justice sociale ne va pas de soi, tant sont floues les définitions de ces deux termes fréquemment galvaudés, dans le langage courant comme dans le débat public. Une fois distingués libéralisme et utilitarisme trop souvent confondus, sera mieux située toute l’importance de philosophes ou d’économistes contemporains qui affrontent ouvertement la question de la justice sociale (J. Rawls, A. Sen, S.-C. Kolm, P. Van Parijs) ; le but de la conférence est d’esquisser une synthèse de leurs contributions.
Par Claude Gamel, économiste, professeur à l’Université Paul Cézanne, Greqam-Idep

Mardi 2 novembre 2010

à 18h salle de conférences

Pourquoi donner une valeur à la biodiversité ?

On donne une valeur à la biodiversité en vue de la préserver. Faut-il, dès lors, accorder un prix à l’activité  des insectes pollinisateurs pour éviter un monde dans lequel ils auront disparus ? Faut-il nécessairement mesurer la valeur des services écosystémiques pour stopper la déforestation ? La valeur de la biodiversité et des forêts est-elle liée aux enjeux sur le développement durable et le changement climatique ? Cette démarche peut échouer, mais il s’agit bien de s’intéresser aux forces qui compromettent la nature et de trouver un canal par lequel elles participeront, peut-être paradoxalement, à sa préservation. Une entreprise de cette nature fait bien entendu l’objet de vifs débats. La conférence offrira un examen critique des concepts clés qui sont essentiels à une bonne compréhension des méthodes d’évaluation. Des cas concrets d’évaluation seront aussi présentés. Enfin, les défis académiques les plus récents seront évoqués, avec une attention particulière pour les enjeux liés à l’évaluation de politiques environnementales dont les effets s’étalent dans le temps.
Par Charles Figuières, directeur de recherche à l’Inra-Lameta et Sacha Bourgeois-Gironde, philosophe, professeur à l'Université de Provence (UP1)

Jeudi 6 janvier 2011

à 18h salle de conférences

Supporters de l’OM hors de Marseille, l’autre public des matchs de football

Présenté comme un fief aux particularismes locaux, l’OM est aussi un club qui draine beaucoup de gens hors de Marseille et de sa région. Ce sont ces supporters à distance que Ludovic Lestrelin étudie : comment sont-ils devenus partisans ? Sont-ils acceptés par les locaux ? Il livre un éclairage original du célèbre club et, au-delà, du public du football. Les ayant suivi dans leurs déplacements, aux matchs, sur la route, dans leur ville, il rend compte de leur espace et vie quotidiens, de leurs interactions avec les autres supporters, que ce soient ceux des clubs qu’ils ne soutiennent pas ou ceux de l’OM. Basée sur une enquête minutieuse et un ouvrage publié à la fin de l’année 2010, la conférence nous fera vivre les enjeux du supportérisme et comprendre l’engouement pour un club si charismatique et elle ouvrira des pistes de réflexions sur l’engagement, l’identité.
Par Ludovic Lestrelin, sociologue, maître de conférences à l’Université de Caen Basse-Normandie. Avec (sous réserves) la participation de Christian Bromberger, ethnologue
en partenariat avec les Éditions EHESS dans le cadre de l'ouvrage L’autre public des matchs de football, L. Lestrelin

Samedi 29 janvier 2011

à 15h salle de conférences

La statistique sans les maths, une réflexion citoyenne

Le monde moderne est un monde de chiffres. Il faut réaliser que les citoyens du XXIè siècle que nous sommes, sont systématiquement envahis par des chiffres, graphiques, ou encore évaluations. C’est le rôle de la statistique, devenue maintenant un véritable outil de communication, que de faire passer ces messages chiffrés. Il faut donc apprendre à les décrypter, à les transmettre, à les comprendre et surtout à en éviter les pièges. Cependant, son nécessaire apprentissage rebute souvent car les manuels se fondent traditionnellement sur l’utilisation de formules mathématiques. Cette conférence cherchera à expliquer pourquoi le passage par la formalisation mathématique n’est pas toujours indispensable pour comprendre l'observation statistique à condition de bien assimiler la logique de construction des indicateurs. C’est une sorte de « démystification » du domaine qui privilégie la logique de réflexion dans l’apprentissage, sans jamais en trahir l’esprit scientifique : une réflexion contemporaine, utile au citoyen qu’est chacun d’entre nous.
Par Bernard Py, économiste statisticien, enseignant-chercheur à l’Université Paul Cézanne

Mercredi 16 février

à 18h salle de conférences

Boris Petric

Samedi 19 mars 2011

à 15h salle de conférences

À quoi ressemble le monde lorsqu'on a 10 ans? L'exemple des enfants de Belsunce, à Marseille

Les sciences sociales se sont pendant longtemps peu intéressées aux enfants, et lorsqu'elles le faisaient, elles les considéraient avant tout comme des "adultes en devenir". À contre-pied de cette approche traditionnelle, la socio-anthropologie de l'enfance appréhende les "petits" comme des acteurs sociaux à part entière. À partir de l'exemple des enfants grandissant à Belsunce, nous verrons l'intérêt qu'il y a à comprendre le point de vue des enfants sur le monde social à l'heure où ils préoccupent fortement les pouvoirs publics et sont l'objet de nombreuses réglementations politiques. Comprendre comment ils s'approprient l'espace urbain, perçoivent les inégalités sociales et construisent de l'identité, s'insèrent dans les institutions qui organisent leur vie, en premier lieu l'école, sont autant de moyens de cerner leur expérience du monde et mieux les inscrire dans notre société, présente et à venir.
Par Elsa Zotian, sociologue, chercheur correspondant au Centre Norbert Elias
dans le cadre de la Fête des Bibliothèques de la Ville de Marseille

Mercredi 13 avril 2011 

à 18h salle de conférences

Voter ou comment faire un choix collectif ?

Existe-t-il un système électoral « parfait » ? Kenneth Arrow, prix Nobel d’économie en 1972, a répondu par la négative dès 1951 grâce à une analyse mathématique du problème. On dit souvent qu’en démocratie le vote est l’expression de la volonté du peuple qui élit ses représentants et pour cela il existe de nombreux systèmes électoraux différents : scrutin majoritaire, proportionnel, à un tour, à deux tours, uninominaux, multi-nominaux, directs ou indirects. Chacun de ces systèmes traduit une notion différente de la représentativité. Mais que signifie au juste « représenter la volonté du peuple » ? Comment les bulletins de vote sont-ils pris en compte pour choisir le vainqueur d’une élection et en quoi ce vainqueur représente-t-il exactement les électeurs ? Cette conférence a pour but d’exposer le résultat d’Arrow de manière simple afin de comprendre pourquoi il est difficile d’agréger les préférences individuelles en un choix collectif.
Par Sebastian Bervoets, économiste, chargé de recherches au CNRS, Greqam-Idep

Samedi 14 mai 2011

à 15h salle de conférences

Blundo Giorgio,

Samedi 4 juin 2011

à 15h salle de conférences

Sur le banc des accusés : le rap en procès

Depuis son apparition sur la scène publique à la fin du XXe siècle, le rap suscite régulièrement l’attention voire l’indignation, tout spécialement pour ses paroles et leur violence présumée. Nous entendons scruter de près certaines des affaires qui se sont ainsi développées en France et analyser les mécanismes qui sous-tendent la façon dont une musique se retrouve en « procès » (aussi bien dans l’arène judiciaire que politique – par exemple, à l’Assemblée nationale).
Qu'est-ce qui se trouve en jeu dans ces présentations publiques d’une musique : les rappeurs et/ou leurs publics, une forme artistique et/ou une activité sociale, etc.? Mais, au-delà, que visent à produire de telles accusations publiques? Il s’agit, au cours de cette conférence, de mettre en lien les présentations du rap avec les contextes précis dans lesquels elles prennent place (acteurs, activités, publicité, etc.), afin de mesurer leur performativité et leurs éventuelles conséquences sociales.

Par Anthony Pecqueux, sociologue, chargé de conférences, Centre Norbert Elias, et Karim Hammou, sociologue, Centre Norbert Elias, avec la participation de Djohar Sidhoum-Rahal, co-auteure de l'album Identité en crescendo et juriste, avocate stagiaire.

En partenariat avec les Éditions EHESS dans le cadre de l'ouvrage Ecologie sociale de l'oreille, 2009, dir. A.Pecqueux & O.Roueff, avec une contribution de K.Hammou.

Conférences organisées par des laboratoires de recherche du pôle marseillais de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) et le département Société de  l’Alcazar. Ce cycle est réalisé en partenariat avec le Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur et Marseille l’Hebdo.
Les laboratoires de l’EHESS impliqués dans le cycle A l’école des sciences sociales sont implantés à la Vieille-Charité, à Marseille : le Centre Norbert Elias (ex-Shadyc, Sociologie, histoire, anthropologie des dynamiques culturelles), le GREQAM (Groupement de recherche en économie quantitative d’Aix-Marseille) et l’IDEP (Institut d’économie publique), un Groupement d’intérêt scientifique créé par le Greqam.

Alcazar
58, Cours Belsunce, 13001 Marseille | 04 91 55 90 00
du mardi au samedi de 11h à 19h – entrée libre
www.bmvr.marseille.fr

Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Sous réserve de modifications

Centre de la Vieille-Charité – Centre Norbert Elias/Greqam/Idep
2 rue de la Charité, 13002 Marseille | 04 91 14 01 27
http://centre-norbert-elias.ehess.fr/
www.greqam.fr
www.idep-fr.org

Catégories

Lieux

  • 58 Cours Belsunce (Bibliothèque de l'Alcazar - Salle de conférences)
    Marseille, France

Dates

  • jeudi 06 janvier 2011
  • mercredi 20 octobre 2010
  • mardi 02 novembre 2010
  • samedi 29 janvier 2011
  • mercredi 16 février 2011
  • samedi 19 mars 2011
  • mercredi 13 avril 2011
  • samedi 14 mai 2011
  • samedi 04 juin 2011

Mots-clés

  • conférence, grand public, à l'école des sciences sociales, sociologie, économie, football

Contacts

  • Yves Doazan
    courriel : yves [dot] doazan [at] univ-amu [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Carole Paris
    courriel : carole [dot] paris [at] univmed [dot] fr

Pour citer cette annonce

« À l’école des sciences sociales », Cycle de conférences, Calenda, Publié le vendredi 10 décembre 2010, http://calenda.org/202800