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Le peuplement : catégorie insaisissable des politiques urbaines ?

Populating: the elusive category of urban policies?

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Publié le vendredi 17 décembre 2010 par Karim Hammou

Résumé

Le peuplement, entendu comme action, plus ou moins délibérée et formalisée, consistant à intervenir sur la répartition spatiale des groupes sociaux, fait figure d’enjeu saillant autant qu’insaisissable des politiques urbaines actuelles ou plus anciennes. L’objectif de ce colloque est de faire le bilan des connaissances internationales sur le sujet et d’identifier les chantiers de recherche en cours et à venir afin d’analyser la façon dont le peuplement est construit comme objectif et enjeu des politiques urbaines, dans des contextes sociaux, historiques et politiques distincts. Autrement dit, il s’agit d’appréhender le peuplement à la fois comme politique(s) et comme catégorie(s) d’action publique, en confrontant à travers ce prisme des travaux qui ne le sont pas habituellement, soit parce qu’ils portent sur des terrains et des époques éloignés, soit parce qu’ils sont issus de disciplines différentes (géographie, science politique, sociologie, urbanisme, histoire, etc.).

Annonce

Appel à communications

 Le peuplement : catégorie insaisissable des politiques urbaines ?

Colloque international

organisé par les laboratoires CERAPS (CNRS UMR 8026), EVS (CNRS UMR 5600) et TRIANGLE (CNRS UMR 5206)

Lieux : Université Jean Monnet de Saint-Etienne et TRIANGLE-ENS Lyon

17 et 18 novembre 2011

Le terme de peuplement est traditionnellement défini de deux grandes manières : il peut renvoyer soit à un état (à savoir la distribution spatiale des populations sur un territoire, ou au sein d’un parc de logements), soit à une action (visant à modifier ou maintenir cette distribution). Nous le définirons ici dans ce deuxième sens, c'est-à-dire comme une action, plus ou moins délibérée et formalisée, consistant à intervenir sur la répartition spatiale de populations, en fonction de certaines de leurs caractéristiques sociales, ethniques, religieuses, sexuelles ou autres, réelles ou présumées.

Le peuplement, ainsi entendu, fait figure d’enjeu saillant autant qu’insaisissable des politiques urbaines actuelles ou plus anciennes. Saillant, il l’est au regard de l’intensité des réflexions et des mobilisations qu’il suscite, tant chez les acteurs de ces politiques publiques que chez les chercheurs qui les étudient. La connaissance, le contrôle socio-spatial et le modelage des populations sont au cœur de la « volonté de savoir » et des « dispositifs de gouvernementalité » (Foucault, 2004) des Etats modernes. Insaisissable, le peuplement l’est néanmoins en raison des difficultés auxquelles se heurtent les chercheurs pour objectiver cette dimension de l’action publique, en particulier dans les démocraties occidentales « pacifiées » où il prend souvent des formes non officielles, donne lieu à des catégorisations et des modes d’action discrets. On peut faire l’hypothèse que si les « politiques de peuplement » y sont parfois suspectes ou illégitimes, au point de devoir être tues voire déniées, c’est parce que la notion est plus facilement associée à des expériences historiques de domination et de violence extrêmes, telles que guerres civiles et politiques d’ « épuration ethnique », construction de ghettos (ARSS, 2005), politiques d’apartheid (Houssay, 1999 ; Massey et Denton, 1993 ; Morange, 2006), entreprises de colonisations, construction des Etats nations et déplacement de populations, dont il s’agit de se démarquer.

Depuis les enquêtes pionnières de l’Ecole de Chicago, de nombreuses recherches portent pourtant sur les processus de ségrégation socio-spatiale, sur les effets des politiques urbaines sur la composition des quartiers et la gentrification, ou encore sur les formes et déterminants des mobilités résidentielles et géographiques. Dans ce colloque, nous souhaitons nous concentrer non pas tant sur la question des effets des politiques urbaines sur le peuplement que sur celle des intentions, choix et stratégies politiques en la matière, ainsi que des représentations sociales et catégorisations qui orientent ces choix. Un traitement comparatif de cette question semble nécessaire dans la mesure où les contextes nationaux (en termes d’histoire de la construction de l’Etat et de la nation, de conception de la citoyenneté et de l’ethnicité, d’histoire et de caractéristiques de la politique du logement, de formes de la ségrégation urbaine, etc.) ont une forte influence sur ces politiques de peuplement et également sur leur caractère plus ou moins tabou. Ainsi, dans le cadre du « modèle français républicain », la prise en compte de critères ethniques dans l’élaboration et la mise en oeuvre du peuplement est très largement dissimulée. Dans d’autres contextes, ces intentions, choix et stratégies de peuplement sont au contraire plus affirmés et politiquement assumés, notamment dans le sillage des réformes des politiques du logement survenues suite à la détérioration de la situation financière des bailleurs sociaux au cours des dernières décennies (Baillergeau, Duyvendack, Van der Graaf, 2008).

L’objectif de ce colloque est précisément de faire le bilan des connaissances internationales sur le sujet, d’identifier les chantiers de recherche en cours et à venir afin d’analyser la façon dont le peuplement est construit comme objectif et enjeu des politiques urbaines, dans des contextes sociaux, historiques et politiques distincts, qu’ils soient ouvertement conflictuels ou apparemment pacifiés, qu’ils renvoient à des modèles politiques et idéologiques démocratiques ou non, inégalitaires ou égalitaires. Autrement dit, il s’agit d’appréhender le peuplement à la fois comme politique(s) et comme catégorie(s) d’action publique, en confrontant à travers ce prisme des travaux qui ne le sont pas habituellement, soit parce qu’ils portent sur des terrains et des époques éloignés, soit parce qu’ils sont issus de disciplines différentes (sociologie, histoire, géographie, science politique).

Afin d’avancer dans cette direction, plusieurs axes de réflexion sont envisagés, qui pourront inspirer les propositions de communications.

1. Le peuplement comme objet de recherche : défis théoriques et méthodologiques

Il s’agit d’abord de débattre de la construction du peuplement comme objet de recherche. Dans cette perspective, trois types de questions pourront notamment être abordés.

Tout d’abord, comment penser le peuplement comme enjeu protéiforme de l’action publique, officiel ou officieux ? Quelles grilles de lecture peut-on mobiliser ? Comment les perspectives théoriques sur les politiques urbaines et leurs transformations, mais aussi sur les formes renouvelées du contrôle social et du gouvernement des sociétés, permettent-elles d’en rendre compte ? Il s’agit notamment d’encourager la pluralité des regards disciplinaires et la transposition de grilles de lecture et de concepts issus d’une multitude de terrains, non cantonnés au cas français et à la période contemporaine. En ce sens, les propositions de communication abordant les politiques de peuplement dans les situations de conflit, dans les espaces coloniaux, ou dans les contextes politiques de « transition » sont vivement souhaitées. Nous aimerions notamment interroger les différences, mais aussi les éventuels points de convergence, entre des politiques de peuplement en temps de guerre et en temps de paix, en démocratie ou en régime autoritaire, etc.

Ensuite, comment relever les défis méthodologiques d’une enquête sur le peuplement ? Enquêter sur ce sujet pose toute une série de problèmes, parfois difficiles à surmonter. Au rang de ces difficultés, on peut citer le fait que ces politiques peuvent être dissimulées, d’autant plus quand elles sont illégales (on pense par exemple aux catégorisations ethniques des clients du logement social en France). Analyser des politiques de peuplement suppose de reconstituer des intentions ou des chaînes d’intentions, ce qui est d’autant moins aisé que les sources ou les témoignages manquent pour administrer la preuve. En outre, dans un certain nombre de cas, les effets d’une politique publique sur le peuplement constituent un résultat indirect (les processus de gentrification à la suite d’opérations de rénovation urbaine par exemple), voire un résultat non souhaité (renforcement de la ségrégation sociale d’un quartier à la suite de politiques menées au nom du renforcement de la « mixité sociale »). Dès lors, à partir de quand peut-on parler de « politique » de peuplement ? Lorsque les politiques de peuplement sont étudiées en contexte « extraordinaire » (guerre ou conflits armés), ces difficultés méthodologiques sont redoublées. Dans le cadre de la construction des Etats-nations, on observe une volonté fréquente de faire disparaître a posteriori les politiques de peuplement. Mettre au jour ces dernières revient en effet à aller à l’encontre du « roman national » (Thiesse, 2001) et des fictions qu’il véhicule (unité spontanée, absence de phénomènes de domination, etc.). Dans le cas des études sur les politiques urbaines contemporaines, se pose d’une autre manière la question de la réception de résultats d’enquêtes qui peuvent aller à l’encontre des objectifs affichés par les acteurs locaux ou qui battent en brèche certains mythes d’action publique bien ancrés (par exemple, dans le cas français, sur les effets positifs de la « mixité sociale »).

Une troisième série de questions porte enfin sur l’objectivation même du peuplement, c'est-à-dire la production de connaissances liées à celui-ci. Comment les acteurs des politiques publiques (et les chercheurs) s’y prennent-ils pour catégoriser une population donnée en sous-ensembles, pour identifier ses membres, les localiser et agir sur leur répartition spatiale ? Comment font-ils pour analyser les flux, réseaux, mobilités et circulations ? Quels sont les instruments mobilisés à cette fin, les formes de connaissances savantes ou profanes sur la question et leurs influences réciproques ? On cherchera par exemple à élucider la place des catégorisations ethniques, explicites ou implicites, et de leur articulation avec des catégorisations classistes (Fassin et Fassin, dir., 2006). Il se pourrait que les politiques de peuplement menées au nom de la mixité sociale aient contribué, par exemple, à l’ethnicisation latente et inassumée de certaines politiques publiques (GELD, 2001 ; Tanter et Toubon, 1999).

2. Le peuplement comme objectif des politiques urbaines

Des travaux socio-historiques sont également attendus afin de retracer la genèse et le développement de politiques ayant pour objectif –explicite ou implicite- d’agir sur le peuplement, dans différents contextes spatiaux et temporels, jusqu’à la ville contemporaine « postfordiste » et « entrepreneuriale » (Jessop, 1997 ; Brenner, Theodore, dir., 2002). Il peut s’agir notamment de questionner les déclinaisons/variations de cet objectif, au sein de différents types de politiques publiques (logement, rénovation urbaine, gestion des migrants et des minorités, éducation, etc.).

Dans cette perspective, on pourra s’interroger sur l’évolution des représentations des acteurs des politiques urbaines concernant les groupes sociaux en ville, leur place et leurs frontières, les « équilibres » à construire ou à maintenir, les cohabitations possibles ou impossibles, désirées ou non désirées (De Rudder, 1980 ; Actes de la recherche en sciences sociales, 2005). De même, comment ont évolué les représentations du rôle des politiques urbaines et, plus largement du politique, dans le peuplement des villes ? Ce que certains auteurs ont qualifié de « tournant néolibéral » des politiques urbaines (Brenner, Theodore, dir., 2002) a-t-il eu une influence sur ces représentations ? Dans quelle mesure le contexte de compétition accrue des territoires pour l’attraction de diverses ressources mobiles (dont les populations) et la montée en puissance des mots d’ordre de l’« attractivité » et de l’« image » ont-ils influencé les normes en matière de peuplement et leur mise en œuvre ? La gentrification constitue-t-elle le nouveau modèle généralisé des politiques urbaines (Sociétés contemporaines, 2006 ; Smith, 1996) ? L’implantation de certains groupes sociaux semble devenue un objectif prioritaire des opérations de « revalorisation urbaine », là où d’autres populations semblent écartées du « droit à la ville » (Lefebvre, 1968), voire sommées de se cacher (SDF, camps de migrants, aires d’accueil des « gens du voyage » (Bernardot, 2008)). Les politiques de peuplement entendent agir sur la répartition spatiale des populations, mais peuvent également se rapporter à l’ensemble des politiques cherchant à agir sur l’espace en vue d’influencer les relations entre groupes, que ce soit pour construire des barrières, des mises à distance, ou pour favoriser les rencontres et les cohabitations.

On s’intéressera donc à la façon dont le peuplement est construit à la fois comme problème et comme solution, par la multitude d’acteurs qui « produisent » la ville, l’habitat et le peuplement, à savoir les élus locaux, les fonctionnaires des collectivités territoriales, les experts -bureaux d’étude et d’ingénierie sociale, agences d’urbanisme, universitaires, etc.-, les organismes de logements sociaux, les promoteurs privés, les acteurs économiques (les entreprises ayant historiquement joué un rôle essentiel dans les politiques de peuplement visant à fixer la main-d’oeuvre), les habitants, etc. Cette construction du peuplement comme problème et comme solution s’inscrit aujourd’hui dans un contexte où l’attraction des catégories sociales moyennes et supérieures est érigée en enjeu fort du développement urbain, tandis que l’objectif de mixité sociale est constitué en principe clé de l’action publique, en matière d’habitat et de rénovation des quartiers populaires (Kirszbaum, 1999). On pourra d’ailleurs ici interroger l’influence de certains travaux sur le développement économique local qui tendent depuis une dizaine d’années à faire du peuplement ou d’un certain type de peuplement l’un des moteurs de la croissance urbaine, des travaux de Richard Florida (2005) sur la « classe créative » à ceux, en France, de Laurent Davezies (2008) sur l’économie résidentielle. Ces travaux, qui semblent avoir une visibilité très forte dans les réseaux d’experts et également auprès des élus locaux, ont pu peser dans la montée en puissance de l’enjeu « peuplement ». On s’interrogera enfin sur la façon dont les divers acteurs du « peuplement » inventent, « bricolent », et mobilisent différents outils et instruments (cognitifs, financiers, normatifs, juridiques, etc.) pour conduire ces politiques de peuplement à des échelles variées (immeuble, rue, quartier, ville, agglomération, aire urbaine, etc.).

3. Le peuplement : (dé)politisations, récits et controverses

Dans un dernier axe, il nous semble nécessaire de réfléchir aux multiples formes de politisation et de dépolitisation des enjeux liés au peuplement. Ces processus peuvent être envisagés au moins dans deux sens.

D’abord, se pose la question des enjeux proprement politiques (au sens d’accession ou de maintien au pouvoir) et électoraux des politiques de peuplement. On sait que la composition sociodémographique des espaces urbains est souvent perçue comme un enjeu majeur par les élus ou leurs concurrents. Historiquement, dans le cas français, les politiques de rénovation urbaine des centres anciens et de construction et de peuplement des grands ensembles à la périphérie des villes ont ainsi eu partie liée avec des stratégies de conservation de certains fiefs ou de conquête électorale (Groupe de sociologie urbaine de Nanterre, 1970 ; Castells, 1972). Qu’en est-il aujourd’hui ? On sait par exemple que le clientélisme s’est transformé et son déclin pour ce qui touche au logement social a été documenté (Mattina, 2003). Dans quelle mesure le peuplement reste-t-il au moins partiellement pensé (et agi) par les élites politiques locales comme un enjeu électoral et quelles sont les conséquences de ces anticipations sur l’action publique ? L’échelle locale n’est d’ailleurs pas la seule à prendre en compte : les travaux des chercheurs du CSU sur la rénovation de Paris dans les années 1960 ont montré que ce projet de transformation du peuplement francilien, qui n’était pas dénué d’arrière-pensées électorales, était porté par des élites politiques nationales et largement imposé aux élites politiques locales, d’autant plus aisément que celles-ci, qu’elles soient communistes ou gaullistes, s’y retrouvaient souvent (Groupe de sociologie urbaine de Nanterre, 1970).

Il s’agit par ailleurs d’analyser la politisation du peuplement comme processus de publicisation et de mise en débat dans l’espace public des questions afférentes. On étudiera ces formes de politisation tant « par le haut » que « par le bas ». « Par le haut », il s’agit d’analyser la mise en débat des enjeux de peuplement, ou à l’inverse leur occultation, dans les arènes parlementaires et partisanes, et par les élus locaux (que ce soit à l’échelle de leur territoire ou dans le cadre d’associations d’élus locaux, celles-ci ayant dans le contexte français joué un rôle important dans la mise en débat de la question du peuplement depuis les années 1960). On pourra notamment s’interroger sur l’influence des idéologies politiques et partisanes sur la construction de politiques spécifiques. Peut-on par exemple identifier des politiques de peuplement « de droite » et « de gauche » ? S’il n’est pas connecté directement à des clivages partisans, le peuplement constitue-t-il malgré tout un produit idéologique ? Dans ce cas, par quels types de croyances ou de cultures (professionnelles ou autres) est-il façonné (Sciences de la société, 2005) ? « Par le bas », l’enjeu est de rendre compte des processus de politisation initiés par les « profanes » (qu’ils soient habitants plus ou moins directement concernés, militants, membres des groupes cibles de l’action publique), d’étudier la construction de mobilisations et de luttes urbaines autour de ces enjeux (lutte contre la gentrification, défense du droit au logement, mais aussi mobilisations contre l’implantation de logements sociaux ou d’aires d’accueil de gens du voyage, implication des habitants et locataires dans la gestion des attributions des logements sociaux, etc.). On pourra également recenser ici les types de récits et de discours produits sur le peuplement et s’interroger sur les modalités de leur justification, dans des contextes où ces objectifs et les catégories qu’ils recouvrent apparaissent plus ou moins dicibles.

Ce colloque s’inscrit dans le cadre du projet ANR SPACECONTROL (programme « Espace et territoire », édition 2010 ; coordinateur : Dominique Duprez), qui vise à comprendre les transformations des logiques et dynamiques du contrôle socio-spatial des classes populaires.

Bibliographie indicative

  • Actes de la recherche en sciences sociales, 2005, « Politique des espaces urbains. Penser, classer, administrer la pauvreté (1) », n° 159, septembre, et « Figures du ghetto. Penser, classer, administrer la pauvreté (2) », n° 160, décembre.
  • Baillergeau, Evelyne, Duyvendack, Jean Willem, Van der Graaf, Peter (2008), Les politiques de mixité sociale dans l’Europe du Nord : Belgique, Pays-Bas, Suède, Paris, PUCA.
  •  Bernardot, Marc (2008), Camps d’étrangers, Bellecombe-en-Bauges, Editions du Croquant.
  •  Brenner, Neil, Theodore, Nik (dir.) (2002), Spaces of Neoliberalism: Urban Restructuring in North America and Western Europe. Blackwell Publishers: Oxford.
  •  Castells, Manuel (1972), La question urbaine, Paris, Maspero.
  •  Davezies, Laurent (2008), La République et ses territoires. La circulation invisible des richesses, Paris, Seuil.
  •  Fassin, Didier, Fassin, Eric (dir.) (2006), Question raciale, question sociale ?, Editions du Croquant.
  •  Florida, Richard, Cities and the creative class, New York-Londres, Routledge, 2005.
  •  Foucault, Michel (2004), Sécurité, territoire, population. Cours au collège de France 1977-1978, Paris, Seuil.
  •  Groupe d’étude et de lutte contre les discriminations (GELD) (2001), Les discriminations ethniques et raciales dans l’accès au logement social (T. Kirszbaum et P. Simon), Paris, GELD, note n° 3.
  •  Groupe de sociologie urbaine de Nanterre (1970), « Paris 1970. Reconquête urbaine et rénovation-déportation », Sociologie du travail, 4, octobre-décembre, p 488-514.
  •  Houssay, Myriam (1999), Le Cap, ville sud-africaine : Ville blanche, vies noires, Paris, L'Harmattan.
  •  Jessop, B. (1997), « The entrepreneurial city », in N. Jewson, S. McGregor (ed.), Transforming cities. Contested governance and new spatial divisions, Londres, Routledge, p. 28-41.
  •  Kirszbaum T. (1999), « Les immigrés dans les politiques locales de l’habitat. Variations locales sur le thème de la diversité », Sociétés contemporaines, 33/34.
  •  Lefebvre, Henri (1968), Le droit à la ville, Paris, Seuil.
  •  Massey, Douglas S., Denton, Nancy A. (1993) American Apartheid. Segregation and the making of the underclass, Harvard University Press.
  •  Mattina, Cesare (2003) La régulation clientélaire. Relations de clientèle et gouvernement urbain à Naples et à Marseille, thèse de science politique, IEP de Grenoble, 2003.
  • Morange, Marianne (2006), La question du logement à Mandela City, IFAS, Karthala.
  • De Rudder, Véronique (1980), « La tolérance s'arrête au seuil », Pluriel-Débat, n° 21, p.3-13.
  •  Sciences de la société (2005), « Les idéologies émergentes des politiques territoriales », n° 65.
  • Smith, Neil (1996), The new urban frontier : gentrification and the revanchist city, Routledge.
  • Sociétés contemporaines (2006), « Gentrification : discours et politiques », n° 63, octobre.
  • Tanter A., Toubon J.-C. (1999), « Mixité sociale et politique de peuplement : genèse de l’ethnicisation des opérations de réhabilitation », Sociétés contemporaines, n° 33-34, p. 59-86.
  •  Thiesse, Anne-Marie (2001), La création des identités nationales, Paris, Seuil.

Modalités de réponse

 Les propositions de communication (5 000 signes maximum) sont à envoyer aux trois organisateurs par courrier électronique (fabien.desage@univ-lille2.fr, christelle.morel.journel@univ-st-etienne.fr, valerie.sala.pala@univ-st-etienne.fr)

avant le 15/03/2011

La sélection des propositions et la réalisation du programme définitif interviendront avant fin avril 2011. Les papiers, en français ou en anglais, d’un format de 50 000 signes maximum, seront transmis avant le 15/09/2011. Une traduction français/anglais sera proposée aux participants du colloque. Une sélection de communications fera l’objet d’une publication dans les mois suivant le colloque.

Comité scientifique

  •  Evelyne Baillergeau, sociologue, chercheure d’établissement, Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations (CREMIS), Montréal, Canada.
  • Françoise de Barros, sociologue, MC Université Paris 8/CRESPPA (UMR CNRS 7217), équipe CSU.
  • Massimo Bricocoli, urbaniste, Assistant Professor au DiAP-Politecnico de Milan, Italie.
  • Lydia Coudroy de Lille, géographe, professeur Université de Lyon (Lumière Lyon 2)/EVS (UMR CNRS 5600)/Bio-Géophile.
  • Fabien Desage, politiste, MC Université Lille 2/CERAPS (UMR CNRS 8026).
  • Bella Dicks, anthropologue/sociologue, Reader in sociology, Université de Cardiff.
  • Mustafa Dikeç, géographe, Lecturer, Department of geography, Royal Holloway, University of London.
  • Dominique Duprez, sociologue, directeur de recherche CNRS, CLERSE (UMR CNRS 8019/Université Lille 1).
  • Renaud Epstein, politiste, MC Université de Nantes/Laboratoire Droit et changement social (UMR CNRS 3128).
  • Myriam Houssay-Holzschuch, géographe, MC ENS Lyon/EVS (UMR CNRS 5600), IUF.
  • Christine Lelévrier, sociologue, MC Institut d’urbanisme de Paris, Université Paris 12, Laboratoire Vie urbaine-LOUEST (UMR CNRS 7145).
  • Christelle Morel Journel, géographe, MC Université Jean Monnet de Saint-Etienne, CRENAM/EVS (UMR CNRS 5600).
  • Jean-François Pérouse, géographe, Observatoire urbain d’Istanbul/Université de Galatasaray.
  • Valérie Sala Pala, politiste, MC Université Jean Monnet de Saint-Etienne, TRIANGLE (UMR CNRS 5206).
  • Sylvie Tissot, sociologue, MC Université de Strasbourg, GSPE-PRISME (UMR CNRS 7012).
  • Mathieu Van Criekingen, géographe, Professeur-assistant à l’Université Libre de Bruxelles (ULB), Laboratoire de géographie.

Comité d’organisation

  • Fabien Desage (Université Lille 2, CERAPS)
  • Christelle Morel Journel (Université Saint-Etienne, EVS)
  • Valérie Sala Pala (Université Saint-Etienne, TRIANGLE)

Call for papers

Populating :The elusive category of urban policies ?

International symposium

organised by CERAPS (CNRS UMR 8026), EVS (CNRS UMR 5600) and TRIANGLE (CNRS UMR 5206)

Venue: Université Jean Monnet de Saint-Etienne and TRIANGLE-ENS Lyon

 17 and 18 November 2011

The term populating is traditionally defined in two main ways ; it can refer to a state (i.e. the spatial distribution of populations on a territory or in housing stock), or an action (intending to modify or maintain this distribution). Here we shall define it with the second meaning, that is to say as a more or less deliberate and formalised action which consists of intervening in the spatial distribution of populations according to certain of their social, ethnic, religious, sexual or other characteristics, real or supposed.

Thus understood, populating appears as a salient issue, all the more so as it eludes present or older urban policies. Salient from the viewpoint of the intensity of the reflections and mobilisations it arouses, both in the actors of these public policies and in the researchers who study them. Knowledge, socio-spatial control and modelling of populations are at the heart of the “will to know” and “governmentality systems” (Foucault, 1973) of modern States. Elusive, populating is nonetheless because of the difficulties that researchers come up against when seeking to objectivize this dimension of public action, in particular in the Western “pacified” democracies where it often takes on unofficial forms, gives rise to discreet categorizations and modes of action. We can put forward the hypothesis that if the “populating policies” here are sometimes suspect or illegitimate, to the point of having to be kept silent or even denied, this is because the notion is more easily associated with historical experience of extreme domination and violence, such as civil war and “ethnic cleansing” policies, the construction of ghettos (ARSS, 2005), apartheid policies (Houssay, 1999 ; Massey and Denton, 1993 ; Morange, 2006), colonization, building nation States and transfer of populations from which it is anxious to be distinguished. 

Since the first pioneer surveys of the Chicago School, many research programmes have looked at the process of socio-spatial segregation, at the effect of urban policies on the composition of neighbourhoods and gentrification, and also on the forms and determinants of residential and geographical mobility. In this symposium, we would like to concentrate not so much on the question of the effects of urban policies on populating as that of intentions, choices and political strategies in this field, and on the social representations and categorizations which direct these choices. A comparative approach to this question appears necessary insofar as national contexts (in terms of the history of building the State and the nation, of the concept of citizenship and ethnicity, history and characteristics of housing policies, of the forms of urban segregation, etc.) have a strong influence on these populating policies and also on their more or less taboo nature. Thus in the context of the “French republican model”, taking ethnic criteria into account when drawing up and implementing populating is largely concealed. In other contexts, these intentions, choices and populating strategies are on the contrary more asserted and politically assumed, particularly in the wake of housing policy reforms which have occurred further to the deterioration of the financial situation of public housing landlords over the last few decades (Baillergeau, Duyvendack, Van der Graaf, 2008).

The objective of this symposium is to appraise international knowledge on the subject, to identify the areas of research in progress and to come, in order to analyse the way in which populating is seen as an objective and stake of urban policies in distinct social, historic and political contexts, whether openly conflictual or apparently pacified, whether they refer to democratic political and ideological models or not, inegalitarian or egalitarian. In other words, populating should be apprehended both as policy/ies and as category/ies of public action, by confronting from this viewpoint studies that are not usually compared, either because they concern distant fields and times, or because they come from different disciplines (sociology, history, geography, politics).

In order to make progress in this direction, several lines of reflection are envisaged, which may be able to inspire the proposals for papers.

1. Populating as a subject for research : the theoretical and methodological challenges

The first question for debate is the construction of populating as a subject for research. In this perspective, three types of questions will be considered.

 Firstly, how can populating be seen as a protean issue of public, official or unofficial action? What angle can be used to interpret it? How can theoretical perspectives of urban policies and their transformation, but also of renewed forms of social control and government of societies explain this? It is also necessary to encourage the plurality of disciplinary approaches and to transpose the systems of interpretation and concepts from a host of fields, not just limited to the French situation and the contemporary period. In this way, proposals for studies which consider populating policies in situations of conflict, in colonial areas or in “transitional” political contexts are highly desirable. We would also like to look at the differences, but also possible points of convergence, between populating policies in wartime and in peacetime, in a democracy or an authoritarian regime, etc.

 Then, how can the methodological challenge of a survey of populating be met ? Investigating this subject poses a whole series of problems which can be difficult to overcome. Amongst these difficulties, we can mention the fact that these policies can be concealed, all the more so when they are illegal (we can think for example of the ethnic categorization of public housing tenants in France). Analysing populating policies supposes reconstituting intentions or chains of intentions, which is all the more difficult as sources or testimonies to supply proof are lacking. Furthermore, in a certain number of cases, the effects of a public policy on populating are an indirect effect (the gentrification process further to urban renewal operation, for example) or an unsought for result (reinforcement of social segregation in an area following policies applied in the name of “social mix”). From what point can we speak of a populating “policy”? When populating policies are observed in an “extraordinary” context (war or armed conflict), these methodological difficulties are intensified. In the context of the construction of nation states, a frequent will to make populating policies disappear a posteriori can be seen. Revealing them amounts to going against the “national novel” (Thiesse, 2001) and the fictions it conveys (spontaneous unity, lack of phenomena of domination, etc.). In the case of surveys of contemporary urban policies, with the findings of surveys which can go counter to the objectives announced by the local actors or completely demolish certain well-rooted myths of public action (for example in the French case, on the positive effects of “social mix”), the question of the reception of these findings is posed differently.

 A third series of questions concerns the very objectivation of populating, i.e. the production of knowledge linked to it. How do public policy actors (and researchers) go about categorizing a given population into sub-categories, identifying its members, localizing them and acting on their spatial distribution? How do they manage to analyse the flows, networks, mobility and circulation? What instruments are mobilized in order to do this, what are the learned or lay knowledge forms on the questions and their reciprocal influences? We will seek for example to elucidate the place of explicit or implicit ethnic categorizations, and their interlinking with classist categories (Fassin, Fassin, ed., 2006). The populating policies led in the name of social mixing may have contributed, for example, to the latent and unaccepted ethnicization of certain public policies (GELD, 2001 ; Tanter and Toubon, 1999). 

2. Populating as an objective for urban policies

 Socio-historic work is also expected in order to trace back to the beginning and development of policies with the objective –explicit or implicit- of acting on populating, in different spatial and temporal contexts up to the contemporary “post-Fordist” or “entrepreneurial” city (Jessop, 1997 ; Brenner, Theodore, ed., 2002). It can concern questioning the decline/variations in this objective in different types of public policies (housing, urban renewal, management of migrants and minorities, education, etc.).

 In this perspective, we can wonder about the evolution of representations of urban policies actors concerning social groups in cities, their place and their boundaries, the “balance” to establish or maintain possible or impossible cohabitation, desired or not (de Rudder, 1980 ; Actes de la recherche en sciences sociales, 2005). In the same way, how have the representations of the role of urban policies and more widely of politics in city populating evolved? Has what certain authors have called the “neoliberal turning-point” of urban policies (Brenner, Theodore, ed., 2002) influenced these representations? To what extent have the context of increased competition between areas to attract various mobile resources (including populations) and the rise in power of the watchwords “attraction” and “image” influenced standards in questions of populating and their implementation? Is gentrification the new generalised model of urban policies (Sociétés contemporaines, 2006 ; Smith, 1996)? Integrating certain social groups seems to have become a priority objective of the “urban regeneration” campaigns, whilst other populations seem to be excluded from the “right to the city” (Lefebvre, 1968), or enjoined to hide (the homeless, migrant camps, campsites for “travellers” (Bernardot, 2008)). Populating policies thus intend to act on the spatial distribution of populations, but can also concern all the policies which seek to act on space with a view to influencing the relations between groups, either to build barriers or obstacles or to encourage meetings and cohabitation.

 We shall thus look at the way in which populating is constructed at once as a problem and a solution by the many stakeholders who “produce” the city, habitat and populating, i.e. local politicians, the civil servants of territorial authorities, the experts- research consultancies and social engineers, urbanism agencies, university academics, etc.–, public housing authorities, private property developers, economic actors (companies have historically played an essential role in populating policies aiming to fix labour), the inhabitants, etc. This construction of populating as a problem and as a solution is today in a context in which attracting the middle and upper social categories is seen as a strong asset for urban development, whilst the objective of social mixing is seen as a key principle in public action concerning habitat and renovation of working-class areas (Kirszbaum, 1999).We can also investigate the influence of certain work on local economic development which has tended over the last ten years or so to make populating or a certain type of populating one of the driving forces of urban growth, from the works of Richard Florida (2005) on the “creative class” to those of Laurent Davezies (2008) on the residential economy in France. These works which seem to be well known in expert networks and to local politicians, have been able to influence the rise in power of the “populating” issue. We shall finally look at the way in which the different stakeholders in “populating”, invent, “fix” and call on different tools and instruments (cognitive, financial, normative, legal, etc.) in order to carry out these populating policies on various levels (building, street, neighbourhood, city, agglomeration, urban area, etc.).

 3. Populating : (de)politicization, narratives and controversy

 In the last line of research it seems to us necessary to reflect on the many forms of politicization and depoliticization of the issues linked to populating. These processes can be considered in at least two ways.

 First comes the question of truly political issues (in the sense of acquiring or maintaining power) and the electoral issues of populating policies. We know that the socio-demographic composition of urban space is often seen as a major issue by elected representatives or their rivals. Historically, in the case of France, urban renovation policies for old city centres and the construction and populating of large complexes on the city outskirts have been hand in glove with strategies to keep or gain electoral strongholds (Groupe de sociologie urbaine de Nanterre, 1970 ; Castells, 1972). What is the situation today? We know for example that clientelism has been transformed and that its decline in public housing has been documented (Mattina, 2003). To what extent does populating today remain at least partially thought (and acted) by the local political elites as an electoral stake and what are the consequences of these anticipations on public action? The local level is not the only one to be considered: work by CSU researchers on the renovation of Paris in the 1960s showed that the project to transform Ile-de-France populating, not without electoral ulterior motives, was supported by the national political elites and largely imposed on local political elites, all the more easily in that the latter, either Gaullist or communist often found it to their advantage (Groupe de sociologie urbaine de Nanterre, 1970).

 It is also necessary to analyse the politicization of populating as a process of publicizing and launching the public debate on related questions. We shall study the forms of politicisation both “from the top” and “from the bottom”. “From the top” means analysing the way in which the issues of populating are offered for debate or on the contrary hidden away, in the parliamentary and partisan arenas, and by local politicians (either on the level of their territory or in the context of local politicians’ associations, the latter having played an important role in France in launching the debate on the question of populating since the 1960s). We can also question the influence of political and partisan ideologies on the construction of specific policies. Is it possible, for example, to identify “right-wing” or “left-wing” populating policies? If it is not directly connected to these partisan divisions, is populating nonetheless an ideological product? In this case, what sorts of beliefs or cultures (professional or other) fashion it (Sciences de la société, 2005)? “From the bottom”, the issue is to report the politicisation processes initiated by the “laymen” (more or less directly concerned inhabitants, activists or members of targeted public action groups) to study the construction of urban mobilisation and struggles against these issues (the fight against gentrification, defending the right to housing, but also mobilisation against installing public housing or campsites for travellers, involvement of the inhabitants and tenants in managing the allocation of public housing, etc.). We can also compile the types of narratives and discourse produced on populating and think about the way in which they can be justified in contexts in which these objectives and the categories they include appear more or less expressible.

 This symposium is part of the project ANR SPACECONTROL (programme “Espace et territoire”, edition 2010 ; coordinator Dominique Duprez), which seeks to understand the transformation of the logic and dynamics of the socio-spatial control of the working classes.

Indicative bibliography

  •  Actes de la recherche en sciences sociales, 2005, « Politique des espaces urbains. Penser, classer, administrer la pauvreté (1) », n° 159, septembre, et « Figures du ghetto. Penser, classer, administrer la pauvreté (2) », n° 160, décembre.
  •  Baillergeau, Evelyne, Duyvendack, Jean Willem, Van der Graaf, Peter (2008), Les politiques de mixité sociale dans l’Europe du Nord : Belgique, Pays-Bas, Suède, Paris, PUCA.
  •  Bernardot, Marc (2008), Camps d’étrangers, Bellecombe-en-Bauges, Editions du Croquant.
  •  Brenner, Neil, Theodore, Nik (ed.) (2002), Spaces of Neoliberalism: Urban Restructuring in North America and Western Europe. Blackwell Publishers: Oxford.
  •  Castells, Manuel (1972), La question urbaine, Paris, Maspero.
  •  Davezies, Laurent (2008), La République et ses territoires. La circulation invisible des richesses, Paris, Seuil.
  •  Fassin, Didier, Fassin, Eric (ed.) (2006), Question raciale, question sociale ?, Editions du Croquant.
  •  Florida, Richard, Cities and the creative class, New York-Londres, Routledge, 2005.
  •  Foucault, Michel (2004), Sécurité, territoire, population. Cours au collège de France 1977-1978, Paris, Seuil.
  •  Groupe d’étude et de lutte contre les discriminations (GELD) (2001), Les discriminations ethniques et raciales dans l’accès au logement social (T. Kirszbaum et P. Simon), Paris, GELD, note n° 3.
  •  Groupe de sociologie urbaine de Nanterre (1970), « Paris 1970. Reconquête urbaine et rénovation-déportation », Sociologie du travail, 4, octobre-décembre, p 488-514.
  •  Houssay, Myriam (1999), Le Cap, ville sud-africaine : Ville blanche, vies noires, Paris, L'Harmattan.
  •  Jessop, B. (1997), « The entrepreneurial city », in N. Jewson, S. McGregor (ed.), Transforming cities. Contested governance and new spatial divisions, Londres, Routledge, p. 28-41.
  •  Kirszbaum T. (1999), « Les immigrés dans les politiques locales de l’habitat. Variations locales sur le thème de la diversité », Sociétés contemporaines, 33/34.
  •  Lefebvre, Henri (1968), Le droit à la ville, Paris, Seuil.
  •  Massey, Douglas S., Denton, Nancy A. (1993) American Apartheid. Segregation and the making of the underclass, Harvard University Press.
  •  Mattina, Cesare (2003) La régulation clientélaire. Relations de clientèle et gouvernement urbain à Naples et à Marseille, thèse de science politique, IEP de Grenoble, 2003.
  • Morange, Marianne (2006), La question du logement à Mandela City, IFAS, Karthala.
  • De Rudder, Véronique (1980), « La tolérance s'arrête au seuil », Pluriel-Débat, n° 21, p.3-13.
  •  Sciences de la société (2005), « Les idéologies émergentes des politiques territoriales », n° 65.
  • Smith, Neil (1996), The new urban frontier : gentrification and the revanchist city, Routledge.
  • Sociétés contemporaines (2006), « Gentrification : discours et politiques », n° 63, octobre.
  • Tanter A., Toubon J.-C. (1999), « Mixité sociale et politique de peuplement : genèse de l’ethnicisation des opérations de réhabilitation », Sociétés contemporaines, n° 33-34, p. 59-86.
  •  Thiesse, Anne-Marie (2001), La création des identités nationales, Paris, Seuil.

Responses

The proposals for papers (5,000 characters maximum) should be emailed to the three organisers (fabien.desage@univ-lille2.fr, christelle.morel.journel@univ-st-etienne.fr, valerie.sala.pala@univ-st-etienne.fr)

by 15/03/2011

The choice of proposals will be made and the final programme drawn up by the end of April 2011. The papers, in French or in English, 50,000 characters maximum, will be sent out by 50 000 by 15/09/2011. A French/English translation service will be available to symposium participants. A selection of the presented papers will be published in the months following the symposium.

Scientific board

  • Evelyne Baillergeau, sociologist, researcher d’établissement, Centre de recherche de Montréal sur les inégalités sociales et les discriminations (CREMIS), Montréal, Canada.
  • Françoise de Barros, sociologist, MC Université Paris 8/CRESPPA (UMR CNRS 7217), Team Cultures et sociétés urbaines (CSU).
  • Massimo Bricocoli, urbanist, Assistant Professor, DiAP-Politecnico di Milano, Italy.
  • Lydia Coudroy de Lille, géographer, Professor Université de Lyon (Lumière Lyon 2)/EVS (UMR CNRS 5600)/Bio-Géophile.
  • Fabien Desage, political scientist, MC Université Lille 2/CERAPS (UMR CNRS 8026).
  • Bella Dicks, anthropologist/sociologist, Reader in sociology, University of Cardiff.
  • Mustafa Dikeç, geographer, Lecturer, Department of geography, Royal Holloway, University of London.
  • Dominique Duprez, sociologist, Directeur de recherche CNRS, CLERSE (UMR CNRS 8019/Université Lille 1).
  • Renaud Epstein, political scientist, MC Université de Nantes/Laboratoire Droit et changement social (UMR CNRS 3128).
  • Myriam Houssay-Holzschuch, geographer, MC ENS Lyon/EVS (UMR CNRS 5600), IUF.
  • Christine Lelévrier, sociologist, MC Institut d’urbanisme de Paris, Université Paris 12, Laboratoire Vie urbaine-LOUEST (UMR CNRS 7145).
  • Christelle Morel Journel, geographer, MC Université Jean Monnet de Saint-Etienne, CRENAM/EVS (UMR CNRS 5600).
  • Jean-François Pérouse, geographer, Observatoire urbain d’Istanbul/Université de Galatasaray.
  • Valérie Sala Pala, political scientist, MC Université Jean Monnet de Saint-Etienne, TRIANGLE (UMR CNRS 5206).
  • Sylvie Tissot, sociologist, MC Université de Strasbourg, GSPE-PRISME (UMR CNRS 7012).
  • Mathieu Van Criekingen, geographer, Assistant Professor, Université Libre de Bruxelles (ULB), Laboratoire de géographie.

Organisation committee

  • Fabien Desage (Université Lille 2, CERAPS)
  • Christelle Morel Journel (Université Saint-Etienne, EVS)
  • Valérie Sala Pala (Université Saint-Etienne, TRIANGLE)

Lieux

  • Université Jean Monnet de Saint-Etienne (17 novembre 2011) et TRIANGLE-ENS Lyon (18 novembre 2011)
    Saint-Étienne, France
  • Université Jean Monnet de Saint-Etienne (17 novembre 2011) et TRIANGLE-ENS Lyon (18 novembre 2011)
    Lyon, France

Dates

  • mardi 15 mars 2011

Fichiers attachés

Mots-clés

  • peuplement, politiques urbaines, action publique, espace, catégories d'action publique, catégorisations, représentations, groupes sociaux, inégalités socio-spatiales

Contacts

  • Valérie Sala Pala
    courriel : valerie [dot] sala [dot] pala [at] univ-st-etienne [dot] fr

URLS de référence

Source de l'information

  • Valérie Sala Pala
    courriel : valerie [dot] sala [dot] pala [at] univ-st-etienne [dot] fr

Pour citer cette annonce

« Le peuplement : catégorie insaisissable des politiques urbaines ? », Appel à contribution, Calenda, Publié le vendredi 17 décembre 2010, http://calenda.org/202886