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Les déplacements forcés dans les villes du Sud. Les déguerpissements en questions

Forced Migration in Southern Cities. Issues of Escape

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Publié le mardi 25 janvier 2011 par Loïc Le Pape

Résumé

Cette journée souhaite rassembler des chercheurs de sciences sociales s'intéressant aux évictions de citadins considérées « indésirables » dans les villes du Sud. Quelles sont les différentes formes de déguerpissement d'une société à l'autre, d'un système politique à l'autre ? Quelles sont les procédures en vigueur ? Par qui sont-elles menées ? Quelles formes prennent les nouveaux espaces alloués aux déplacés ? Comment évoluent-ils dans le temps ? Y a t-il des expériences socialement plus durables et justes ?

Annonce

Journée d'étude: Les déplacements forcés dans les villes du Sud. Les déguerpissements en questions

Argumentaire

À mesure que la croissance urbaine se poursuit dans les villes du Sud, les bidonvilles se multiplient, posant de multiples enjeux aux autorités urbaines comme aux organisations humanitaires. Dans la déclaration du Millénaire, l'ONU a placé l'amélioration des conditions de logement parmi les objectifs prioritaires du développement pour les décennies à venir,  tentant ainsi d'inciter les municipalités des grandes villes du Sud à se concentrer sur la gestion des quartiers dits informels, tout en fixant l'attention de l'aide internationale sur ces questions. La Banque Mondiale cherche à influencer les politiques de résorption de l'habitat précaire en finançant prioritairement les projets allant dans le sens de l'amélioration de l'habitat sur site ou du relogement dans des conditions jugées meilleures.

Quelles sont les pratiques en la matière dans les villes du Sud actuellement ?

Malgré les alternatives proposées et les recommandations formulées par les instances internationales, l'éviction reste une méthode très souvent employée pour « nettoyer » les villes de citadins considérées « indésirables ». Liée aux aménagements urbains et touchant des populations perçues « illégales », donc non éligibles aux procédures d'expropriation, cette forme de mobilité sous contrainte fait l'objet de nombreuses études qu'il serait intéressant de croiser afin de souligner la transversalité de certaines problématiques.

 Nous aimerions recueillir des propositions de communications ayant trait aux questions suivantes, bien que non exhaustives :

  • Quelles sont les différentes formes de déguerpissement d'une société à l'autre, d'un système politique à l'autre? Quelles sont les procédures en vigueur ? Par qui sont-elles menées ?
  • Quelles formes prennent les nouveaux espaces alloués aux déplacés ? Comment évoluent-ils dans le temps ? Y a t-il des expériences socialement plus durables et justes? Les pratiques s'améliorent-elles à mesure que les pays s'enrichissent ?

 Le terme « déguerpissement », dont l’usage semble se limiter à des opérations menées dans des villes africaines, est soumis à débat. Pourquoi est-il réservé à certaines villes ? Quelles réalités spécifiques souhaite-t-on désigner par ce terme ? Selon les auteurs, une "zone de déguerpissement" désigne soit la zone qui est évacuée, soit la zone d'accueil des déguerpis et on entend par « déguerpir » autant l'acte d'éviction que le fait de relocaliser des populations de force sur un autre terrain. Les pratiques et les juridictions caractérisant les déguerpissements sont très variables. Dans certains pays, le déguerpissement est légalement défini, étant l'équivalent de l'expropriation pour des occupants illégaux. Dans d’autres contextes, les processus d'éviction demeurent – volontairement ? – dans un flou juridique.

 Ce sont les thèmes que nous nous proposons de discuter ensemble lors d'une journée d'étude ouverte aux chercheurs confirmés ou en formation qui s'intéressent aux populations déplacées. Dans une perspective pluridisciplinaire, plusieurs points pourront être abordés :

  • les processus de déplacement: éviction / compensation/ négociation
  • les modes en matière recommandations internationales sur la réhabilitation et leurs applications sur le terrain : slum upgrading, site and service, land sharing, reblocking...
  • la réimplantation des déplacés en périphérie : quel accès à la ville ?
  • les points de convergence et de divergence avec les expériences occidentales en matière de gestion des squats
  • déguerpissement, relogement, relocalisation, réimplantation, recasement : les expressions du déplacement forcé en milieu urbain

Les propositions de communication (sous forme de résumés de 6000 signes maximum) accompagnées d'une présentation succincte de l'auteur (mentionnant le statut, l'institution de rattachement, une adresse électronique ainsi que les publications et/ou communications récentes) devront être envoyées à

Amandine Spire : amandinespire@gmail.com et Julie Blotjulie.blot@paris-sorbonne.fr,

avant le 31 mars 2011.

Les réponses seront envoyées au plus tard le 15 mai 2011 et seront suivies du programme de la journée d’étude, prévue fin octobre 2011. Grâce à l’appui du laboratoire ENeC, la rencontre se déroulera à l’Institut de Géographie à Paris. Les communications dureront une demi-heure, suivi d'un quart d'heure de débat/question.

 Contacts et sélection des propositions :

Lieux

  • Institut de Géographie
    Paris, France

Dates

  • jeudi 31 mars 2011

Mots-clés

  • Déplacements forcés, ville, éviction, déguerpissement, relégation urbaine

Contacts

  • amandine spire
    courriel : lescarnetsdegeographes [at] gmail [dot] com
  • Julie Blot
    courriel : julie [dot] blot [at] voila [dot] fr

Source de l'information

  • amandine spire
    courriel : lescarnetsdegeographes [at] gmail [dot] com

Pour citer cette annonce

« Les déplacements forcés dans les villes du Sud. Les déguerpissements en questions », Appel à contribution, Calenda, Publié le mardi 25 janvier 2011, http://calenda.org/203158